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Le prisme de la docilité
Que serait la liberté sans l'acceptation des multiples contraintes de la vie? Que serait la vie sans une
certaine docilité? À la campagne et dans de petites communautés tissées serrées comme celles de la région, la docilité prend un sens positif. Ces milieux comportent des gens qui y vivent depuis leur enfance et qui possèdent un grand sens d'appartenance. Ces derniers côtoient de nombreux autres citoyens néo-ruraux qui ont vécu « ailleurs » toute leur vie et qui s'insèrent comme une nouvelle fibre dans le tissu local. À leur tour, tous ces résidents partagent leur environnement et cohabitent par période avec des visiteurs, touristes ou villégiateurs, qui ne sont que de passage. La convenance des uns dépend de la docilité des autres.
Les réseaux sociaux, Internet et les grandes agglo-mérations cultivent une forme d'anonymat qui favorise, chez plusieurs, une attitude de détachement envers leur entourage. Il en résulte une espèce de négligence quant à l'impact que le soi peut avoir sur le grand nombre que représentent les autres. Dans un milieu anonyme, une remarque pénètre facilement par une oreille pour sortir par l'autre. Dans une petite communauté, où le citoyen identifie facilement une personne de l'extérieur, les déviations de la norme sont remarquées et parfois critiquées. Agir en personne anonyme peut être lourd de désagréments : des règlements plus restrictifs, des pertes de privilèges, des contrôles plus sévères... sur les droits de passage, sur la pratique du sport, sur la façon de vivre...
Par ailleurs, la vie comporte de nombreux défis qu'il serait préférable d'affronter avec docilité parce qu'insurmontables. Les tragédies naturelles, la mort, l'économie mondiale, les iniquités sociales... Dès la première tempête de neige, d'aucuns maugréeront jusqu'à la fonte des neiges. D'autres contempleront l'hiver avec docilité comme il n'y a pas grand-chose à faire devant le pouvoir supérieur de la nature. Cependant, une docilité apparente n'empêche personne de se doter de moyens pour rendre une difficulté plus agréable par exemple de pratiquer le ski pour mieux subir l'hiver. En ce sens, la docilité devant l'épreuve signifie une acceptation de l'incontournable sans pour autant baisser les bras.
Dans nos rapports avec les personnes et devant les contraintes de la vie, il ne faudrait pas voir la doci-lité comme un signe de faiblesse, un asservissement ou une résignation de la pire espèce. On pourrait plutôt l'utiliser comme un prisme. Puis, s'il y a lieu, l'exercer en toute liberté de choix.
Bonne lecture!
Denis Boulanger
Docilité, avec discernement …
À qui m'aurait demandé à brûle-pourpoint l'origine du mot « docilité », j'aurais répondu, hier encore et sans grande hésitation, qu'il devait être de la famille du mot « douceur ». Cette association erronée avait pour toile de fond l'histoire bien connue d'une chèvre proven-çale, « avec ses yeux doux, sa barbiche de sous-officier, ses sabots noirs et luisants, ses cornes zébrées et ses longs poils blancs qui lui faisaient une houppelande. Et puis docile, caressante, se laissant traire sans bouger, sans mettre son pied dans l'écuelle… ». Dès ma première lecture de La chèvre de monsieur Séguin, la docilité désigna donc pour moi une tendance à se laisser traire ou tondre la laine sur le dos sans mettre les pieds dans les plats. Depuis les bancs de l'école, chèvres dociles et moutons de Panurge paissaient donc ensemble dans mon dictionnaire et y avaient, au fil des ans, développé une certaine consanguinité. Vérification faite, la docilité, si elle ressemble parfois à de la douceur, n'en a nullement les gènes. Le mot vient du grec « doxa », qui signifie l'opinion, la croyance, et qui a engendré, en français, une docte ribambelle de doctrines, de docteurs et d'orthodoxies. La docilité est, à la lettre, une disposition à recevoir des opinions et, le cas échéant, à se laisser instruire. En tant que porte mentale laissée ouverte, la docilité est, en soi, louable, mais elle s'accompagne d'un devoir de vigilance. Face au voleur, la porte ouverte est un oubli regrettable, devant l'ami, le regrettable serait de l'avoir fermée. L'esprit docile a la responsabilité de se protéger des intrus.
C'est là que le discernement entre en jeu. Complément indispensable de la docilité, il filtre les visiteurs. Lorsque La Bruyère, fin analyste du caractère humain, affirme que « Le docile et le faible sont susceptibles d'impressions : l'un en reçoit de bonnes, l'autre de mauvaises… », s'il fait si peu de cas du discernement, c'est qu'il lance à son sujet ce jugement accablant : « Après l'esprit de discernement, ce qu'il y a de plus rare au monde, ce sont les diamants et les perles. »

La sagesse populaire, en reconnaissant qu'on y voit toujours plus clair rétrospectivement, confirme la rareté du discernement et en fait l'équivalent d'une myopie. L'art du discernement est, en effet, des plus exigeants. Il est au centre des exercices spirituels d'Ignace de Loyola, fondateur de la spartiate Compa-gnie de Jésus, exercices qui peuvent se caricaturer ainsi : « Toc-toc… qui est là? Ouvrez, je suis un ange! Minute, montrez plume blanche! » La sentinelle exa-mine la plume et ne donne accès à la porte docile que si le blanc résiste à la pierre de touche.
Le discernement étant aussi rare que l'affirme La Bruyère et aussi laborieux que l'a montré saint Ignace (ceci expliquant cela), nombreux sont ceux qui pensent en faire l'économie lorsque l'on frappe à leur porte : les uns disent systématiquement Oui, quitte à le regretter, les autres disent systématiquement Non, quitte à tenter plus tard de renégocier. Plus compulsives que réfléchies, ces réponses exigent ensuite des efforts plus ardus que ceux qu'aurait demandés un sain discernement : les tenants du Oui devront, si leur docilité s'avère faiblesse, reconduire les intrus à la porte, réparer les dégâts et apprendre à dire Non; les tenants du Non devront, quant à eux, tenter de rattraper les occasions perdues et apprendre à dire Oui. Dans Antigone, Jean Anouilh ne cache pas sa préférence pour le Oui et ne mâche pas ses mots envers les tenants du Non : « Pour dire oui, il faut suer et retrousser les manches, empoigner la vie à pleines mains et s'en
mettre jusqu'aux coudes. C'est facile de dire non, même si on doit mourir. Il n'y a qu'à ne pas bouger et attendre. Attendre pour vivre, attendre même pour qu'on vous tue. C'est trop lâ-che. ». Comme La Bruyère, il déplore la rareté du discernement : « Dieu, en donnant le désir, aurait pu donner en même temps aux hommes un peu plus de discernement. Ce n'est pas tout à fait au point son invention! »
Les dispositions individuelles à la docilité fluctuent selon l'âge et selon le vécu. L'enfance est, généralement, un âge docile, même si les dispositions à apprendre s'y manifestent souvent par un Non qui traduit l'aspiration au Oui plus grand de l'autonomie. Même si les portes de l'adolescence semblent se fermer en direction de la famille d'origine, elles s'ouvrent en contrepartie vers une famille « élargie », humaine ou même cosmique. La vie adulte conjugue docilité et faiblesse selon les acquis de l'enfance, chat échaudé craignant l'eau froide. Quant à la vieillesse, elle s'accompagne souvent d'une docilité éclairée par un discernement forgé au feu de l'expérience. La joyeuse complicité fréquente entre enfants et aînés s'explique sans doute par une docilité commune envers l'essentiel « invisible pour les yeux ». Elle répond à l'invitation à redevenir « comme des petits enfants » pour ouvrir la porte du Royaume. Au soir de sa vie, l'auteur du Matin des magiciens, Louis Pauwels, louait en ces mots ce docile retour aux sources : « la grâce du vieillissement est de faire fleurir de l'innocence sur une masse d'expérience. Je veux mettre de l'enfance dans ma fin de vie, non de la jeunesse. »
Daniel Laguitton
www.grandby.net/~d_lag
Docilité, servitude, facilité, discernement, discipline : choisir
Peu après les voyages de Jacques Cartier, un jeune écrivain de dix-huit ans, Étien-ne de la Boétie, contemporain et ami de Montaigne, publie un petit ouvrage inti-tulé Discours de la servitude volontaire. François 1er et Henri VIII viennent de mourir (1547). Martin Luther aussi (1546). La Réforme protestante se répand des deux côtés de la Manche. Dorénavant, la religion s'ajoutera à nouveau aux prétextes qui alimentent depuis toujours les guerres civiles et les conflits.
Le Discours fait appel à la tolérance et aura des répercussions jusqu'à la cour de France. L'auteur fait intervenir dans le débat des exemples grecs et romains en apparence théoriques, mais toujours éclairants. Il n'était pas bon à l'époque, comme aujourd'hui, de trop « personnaliser » ses jugements. De La Boétie se livre néanmoins à une analyse presque clinique de la servitude. « Quel est ce vice, ce vice horrible, de voir un nombre infini d'hommes, non seulement servir, non pas être gouvernés, mais être tyrannisés, souffrir les cruautés d'un seul? La première raison de la servitude volontaire, c'est l'habitude. Le tyran asservit les sujets les uns par les autres ».
Cartier venait découvrir le pays et tenter d'y établir un poste permanent. À peine cinquante ans après, Champlain viendra aussi pour découvrir, mais avant tout pour créer une « habitation », c'est-à-dire, une véritable colonie. Le premier retournera en France devant l'hostilité trop évidente des Hurons. Le second, protégé d'Henri IV, persistera, sous Louis XIII et Richelieu, face à la résistance des marchands. Chacun à sa façon, les deux refuseront la docilité : ce qui n'était pas facile à cette époque de monarchie absolue.
La résistance à la docilité apparaît donc comme une vertu naturelle et même créatrice. Idéalement, elle devrait s'accompagner de discipline : discipline de l'esprit, discipline des moyens. La démocratie offre cette possibilité. Encore faut-il en reconnaître les règles, pourtant élémentaires : le bien général, la transparence, le leadership. L'actualité nous fournit plusieurs exemples évidents de dérapage, parce que l'un ou l'autre ou même plusieurs de ces facteurs échappent au processus : confort de la sujétion (Haïti), tyrannie des dirigeants (Tunisie).
Dans nos divers patelins, les moyens et les objectifs ne diffèrent pas. Ni les obstacles. À la docilité, à la servitude et à la facilité, il faut aussi opposer le discernement et la discipline. Le discernement, qui suppose un minimum de curiosité, de connaissance et de compréhension des événements. La discipline, de son côté, qui exige une autocritique réelle et constante de nos propres certitudes et de celles qu'on cherche à nous imposer, par la flatterie ou le mensonge, si nous ne voulons pas glisser dans une docilité aveugle, une servitude déshonorante ou une paresseuse facilité.
La responsabilité des leaders, dans la poursuite du bien général, c'est-à-dire du bien commun, est énorme. Le nombre des individus susceptibles de rallier un quelconque consensus populaire n'est jamais très élevé, encore moins celui des personnalités capables de bien discerner les grands enjeux sans céder aux pressions injustifiées ou occultes. La crédibilité ne se mesure pas à une popularité superficielle ou de circonstance. Elle doit s'appuyer sur un sens profond des besoins réels et, à long terme, de la communauté. Donc, sur une réflexion sérieuse et large. Et sur l'aptitude à maintenir le cap. Un élu qui ne réalise pas cette nécessité ou qui succombe aux flatteries du moment doit, ou se rattraper, ou sortir lui-même de la servitude, de la domesticité. Le général de Gaulle aimait répéter qu'il était le président de la France et non celui des Français. Il y a là de quoi réfléchir.
Serge Gagné
Et si l'on troquait le mot DOCILITÉ…
Le dictionnaire définit la docilité ainsi : « Caractère de celui qui est docile ». On dit « docile comme un petit chien ». Pas très valorisant comme approche. Mais, au mot docile, on peut aussi lire discipliné, obéissant, sage, doux, flexible, facile, maniable, souple, soumis.
Dans le milieu des arts de la scène, les termes discipline et souplesse sont des quali-tés impératives pour qui veut mener à bien tout projet artistique.
Chez l'artiste, la discipline signifie un quotidien meublé d'heures d'écriture, de mémorisation, de vocalises, de répétitions. Pour le comédien de soutien comme pour le musicien accompagnateur, il s'agit d'avoir fait ses devoirs et d'être à l'heure aux répétitions, aux tests de son, aux spectacles. La souplesse de part et d'autre pardonnera un trou de mémoire, une fausse note, un retard, un oubli, mais permettra aussi les accommodements si nécessaires à la vie en « gang-on-the-road ».
Chez le producteur discipliné, toutes les énergies sont déployées pour vendre l'artiste, compléter et signer les contrats dans les meilleurs délais et assurer un suivi serré. Il fera preuve de souplesse auprès de l'artiste qui souvent doit concilier travail et famille, et permettra les accommodements si nécessaires à l'artiste heureux.
Chez le diffuseur, la discipline est synonyme de planification et d'efficacité. Tout est mis en œuvre pour accueillir l'artiste selon ses besoins, ses exigences, et même au-delà. Le diffuseur souple est devenu la norme : il y a toujours moyen de s'arranger! Et cette souplesse permettra les accommodements si nécessaires à une équipe épanouie, solidaire et fidèle.
Sur la scène Davignon poursuit sa programmation et vous invite à vivre des moments magiques en compagnie de :
Le 26 février : Luce Dufault
Voyez la nouvelle Luce sur scène livrant les pièces de son dernier album. Elle vous propose un menu varié, qui lui colle parfaitement, unifié par un son Mowtown. Une sélection de chansons R&B et soul qui nous dévoile une Luce touchante, enivrante, fougueuse et explosive.
Le 4 mars : Orange Orange
Orange Orange…un fruit juteux qui rappelle le soleil et la chaleur du sud. Une couleur anti-déprime. Une brune à l'allure féline, un blond qui transforme un vulgaire téléphone en micro et sa voix en Beat box. Mouvements du bassin garantis!
Le 6 mars : Bruno Coppens
« Tant que l'on conjugue les corps à l'impératif pressant, tout est plus que parfait! On ne parle du futur qu'à titre indicatif, car l'amour qui dure, c'est du conditionnel! »
Le 26 mars : Geneviève Jodoin
Geneviève Jodoin nous propose un spectacle étonnant de maturité et de grâce. Entourée de quatre musiciens, elle livre sur scène le riche univers de son premier album où l'expression « entendre un ange chanter » prend tout son sens.
Le 2 avril : Christine Tassan et les Imposteures
Comme des gitans, elles vous feront voyager sur leurs chemins de travers, des folles nuits de Montréal au quartier de Limoilou, poursuivant leur route vers Paris et l'Europe de l'est.
Le 9 avril : Alexander Sevastian
Un habitué des concours internationaux d'accordéon et lauréat de plusieurs prix prestigieux.
Information : www.surlascenedavignon.com ou 450 263-0888.
Raymonde Harrisson
Investissement et docilité : Une contradiction?
Le quotidien des professionnels de la finance est composé d'une série de tâches qui peuvent sembler ennuyeuses à la plupart des gens. La lecture de documents de recherche, l'étude de rapports financiers ainsi que l'analyse des facteurs macro-économi-ques tiennent une place importante dans leurs journées. Ceux qui croient qu'ils ont toujours un bon tuyau à partager sont souvent déçus. L'attention qui est portée à la répartition d'actifs est très importante. Les professionnels s'efforcent de diminuer le risque de leurs portefeuilles le plus possible. En évitant d'avoir de trop grosses pondérations dans un seul secteur ou dans un seul titre, ils évitent à leurs clients de subir de fortes variations liées à des évènements particuliers. La composition d'un portefeuille se fait sur des périodes allant de quelques semaines à quelques mois. Lorsque les facteurs macro-économiques sont moins favorables, les investisseurs devraient rester dociles et écouter leurs conseillers. Les marchés financiers sont parfois beaucoup trop optimistes ou trop pessimistes. C'est pour cela que la docilité, en investissement, a sa place. Trop d'agressivité ou de passivité au mauvais moment peuvent être dévastatrices sur l'avenir financier des gens. C'est pourquoi il est si important de s'assurer d'être entouré par des professionnels qui s'y connaissent et surtout, de les écouter.
Les dernières années ont été riches en événements marquants dans le monde de la finance. Trop souvent, les gens gardent l'histoire récente en mémoire et oublient de prendre du recul. Comme les saisons, les marchés financiers ont leurs cycles. Il faut rester docile dans les épreuves et attendre que les beaux jours soient de retour. Aussi, il faut laisser le temps faire son œuvre. Autant qu'il ne sert à rien de tirer sur une fleur pour la faire pousser plus vite, autant les placements ont besoin de temps pour révéler leur plein potentiel.
Les gestionnaires de portefeuille tentent de prévoir les grands mouvements qui peuvent influencer les marchés financiers sur plusieurs mois, voire des années. Ils élaborent plusieurs scénarios avec des probabilités de réalisation. La gestion de risque fait également partie de leurs préoccupations. Si tout ne se passe pas toujours comme souhaité, les professionnels de la finance savent comment redresser la situation en restant rationnels lorsque des évènements extraordinaires se produisent. Même si la perception des gens est que la docilité est un signe de faiblesse, en investissement, il s'agit peut-être davantage d'une marque de sagesse.
Guy Choinière
Vice-président
Gestionnaire de portefeuille
RBC Dominion valeurs mobilières
guy.choiniere@rbc.com
www.guychoiniere.com
Docilité bien ordonnée
Le mot docilité fait apparaître dans ma tête l'image d'un gros bouvier bernois que j'avais l'habitude de croiser dans le parc Jeanne-Mance à Montréal. Chaque fois qu'il croisait un autre chien, il se couchait sur le dos, en signe de totale soumission. La docilité implique généralement l'abandon de toute résistance, mais contrairement à ce bon toutou, peu d'entre nous sont enclins à se mettre dans une telle position devant n'importe qui ou n'importe quoi.
En interrogeant les gens autour de moi au Cafetier, il est vite devenu évident que le mot docilité évoque un sentiment à la fois positif et négatif. André, du gym de Sutton, trouve que la doci-lité rime avec la douceur. Assis à ses côtés, Clémant n'est pas du même avis : « Être docile, ça fait mouton. Ça manque de cornes. » Et, André d'ajouter : « Mais par la douceur, nous pouvons arriver à d'étonnants résultats. » Faut-il donc avoir un but pour faire preuve de docilité?
Éric, ingénieur et démarreur de centrales thermiques à travers la planète, parle de relation de confiance en milieu de travail : « Il faut que je me sente respecté et que je respecte en retour la personne devant moi pour être docile. Le tout, bien sûr, dans le but d'arriver à bout d'un projet. »
Certains se disent dociles dans le simple but de se faciliter la vie, mais pas à n'importe quel prix. Gaétan le plombier se dit docile avec tout le monde, tant qu'on n'abuse pas de sa grande patience. Et, mon ami Marc Lachance, pourtant pas toujours d'humeur si docile, confirme la tendance en lançant la rime : « Quand t'es docile, tout est facile ». Maurice, grand philosophe, est aussi de cet avis : « Il est important d'être docile. » Lorsque je lui demande pourquoi, il me dit en souriant : « De-mande à un chien indocile pourquoi il vaudrait mieux qu'il le soit. »
Mais, lorsqu'on parle d'animaux ou de rapport de force, la docilité prend un tout autre sens. On parle plutôt d'obéissance ou de soumission. Michel, instructeur en cours de conduite, précise à sa façon : « La docilité, c'est bien pour un prisonnier, mais c'est moins bon pour un gardien de prison. »
Dans ces conversations, le mot « au-thenticité » est peut-être celui auquel je m'attendais le moins. Anik, massothé-rapeute aguerrie, me disait pourtant : « Au travail, lorsque je suis docile et que je suis les conventions, je ne masse pas aussi bien que lorsque je me fie à mon intuition. C'est comme s'il fallait que je m'abandonne à une autorité plus profonde qu'à celle de mon égo. » Et Maryse, deux bancs plus loin, de reprendre : « Lorsque nous sommes authentiques et fidèles à qui nous sommes, nous n'avons pas besoin d'argumenter ou de défendre un point de vue. Nous sommes alors plus enclins à être dociles. La docilité peut être synonyme de fluidité, dans le sens de suivre le courant des choses, de ne pas s'y opposer. »
Somme toute, j'en ai conclu que la docilité facilite la vie, mais rares sont les êtres qui restent dociles lorsque leur intégrité est menacée. Heureusement, parce que comme ajoute Michel : « Lorsque les citoyens sont trop dociles, il n'y a pas d'évolution possible. »
Geneviève Hébert
Le grand feu de 1898
La nouvelle exposition temporaire du Musée de Sutton porte sur Le grand feu du 15 avril 1898 qui détruisit 35 édifices, et sur plusieurs autres incen-dies qui ont suivi. Elle se déroule jusqu'au 30 octobre 2011.
Un événement marquant de l'histoire de Sutton est sans doute ce grand feu qui a détruit une partie importante du village. L'exposition met en valeur les photographies et les textes puisés dans les archives d'Héritage Sutton.
Le système d'aqueduc n'était toujours pas installé le 15 avril 1898 lorsqu'un incendie détruisit le centre de la ville. Les citoyens furent avertis d'évacuer leur maison à 3 heures du matin par la cloche de l'Église Méthodiste, maintenant l'Église Unie. La "Sutton Lumber Co. Mill", était en flammes. Des équipes munies de chaudières arrivèrent à éteindre le feu à même l'eau de la rivière Sutton, située à proximité. Le moulin fut une perte totale (sic)… la suite au musée!

Des photos et des textes portant sur des feux subséquents sont également présentés, gracieuseté d'Hé-ritage Sutton et des Pompiers volontaires de Sutton. Un nouveau film met en scène des citoyens et des pompiers volontaires. Ces gens racontent les histoires qui leur ont été transmises par leurs parents ou grands-parents ou leurs souvenirs à propos des grands feux qui ont touché Sutton plus récemment.
Des reproductions, à l'échelle, d'établissements de Sutton rappellent à quoi pouvait ressembler le village avant la date fatidique. Le musée possède de nombreux accessoires et équipements utilisés à travers les âges. Les pompiers complèteront cette section de l'exposition en fournissant de l'équipement plus récent. Les visiteurs pourront revêtir imperméa-bles et casques pour faire des photos amusantes. Quand la température et la participation de bénévoles le permettront, les deux vieux camions de pompiers, remisés dans le garage du musée, seront également accessibles sur le terrain du musée.
On illustre aussi l'évolution des équipements sur plus d'un siècle, allant des premiers détecteurs de fumée aux outils d'aujourd'hui. Des photos grand format des camions actuels permettent d'identifier tout le matériel utilisé de nos jours pour sauver des vies. Les visiteurs seront surpris de découvrir tous ces éléments, parfois surprenants, qui font partie de l'équipement standard d'aujourd'hui, comme les pinces de désincarcération, fort utiles pour libérer des gens emprisonnés dans un véhicule accidenté.
Les jeunes de l'école de Sutton ont aussi été invités à participer, comme ils le font si bien depuis quelques expositions, en créant des affiches qui portent sur la prévention des incendies. Cette partie de l'exposition est complétée par une collection de jouets du siècle dernier, associés au métier de pompier. Un appel à la population est fait pour trouver tous ces trésors qui sommeillent dans les sous-sols, greniers ou garages. Nous acceptons d'ailleurs tout objet ou témoignage lié aux feux de Sutton, même si l'exposition est déjà amorcée.
Plus de détails sur legrandfeudesutton.blogspot.com.
Le musée est ouvert tous les week-ends, de midi à 16 h. L'entrée est gratuite. Possibilité de réserver pour des visites de groupes ou toute autre activité.
Richard Leclerc
Responsable des expositions
450 538-2883
richard@publiciterre.org
John Massie, journaliste, imprimeur et maire
Né le 19 janvier 1848, John Massie était le fils de John Massie et de Sarah Wilson, d'Aberdeen en Écosse. En 1851, la famille Massie quitte l'Écosse à bord du vaisseau « Empress of Banff » et arrive à Montréal après une traversée de sept semaines. De Montréal, ils se rendent à Saint-Hyacinthe par train, puis à Granby par diligence. John Massie, père, est un meunier de grande expérience et il pratiquera ce métier pendant une vingtaine d'années, d'abord à Granby, puis à Cowansville et finalement à Adamsville. En 1871, il ouvrira, à Cowansville, un commerce de vente de livres, fourniture scolaire et papeterie. Il tiendra ce commerce jusqu'à son décès en 1886.
Au début des années 1860, la famille Massie vient s'établir à Cowansville. John Massie, fils, étudie au Missisquoi High School. Cette école était située au présent emplacement de la résidence pour personnes âgées Le Panier Fleuri au 419, rue Principale. Après ses études, il devient apprenti impri-meur pour un journal de Montréal. Il poursuit son apprentissage aux États-Unis, principalement au Vermont, avant de revenir à Cowansville, en 1870, où il ouvre une imprimerie et lance le journal hebdomadaire, The Observer. Le premier numéro sort le vendredi 2 septembre 1870. L'avocat William Warren Lynch fut coéditeur du journal la première année, avant d'être élu député de Brome en 1871.
L'arrivée de ce nouveau journal semble commencer dans des circonstances peu favorables, car seulement neuf mois auparavant le journal, The District of Bedford Times, publié du 1er août 1866 au 15 mars 1869, vient de quitter Sweetsburg pour fusionner avec le Waterloo Advertiser. Mais Massie a une approche et une vision différentes. À cette époque, les journaux étaient souvent liés à un parti politique ou à la promotion d'idées politiques. Massie, sans négliger cet aspect, veut réserver un espace plus important pour les nouvelles locales. Cette idée de publier un journal avec comme objectif premier la couverture des événements et des gens de la région fut accueillie avec beaucoup de sarcasmes par les compétiteurs.

Pour se faire connaître, un exemplaire du premier numéro est envoyé dans toutes les familles anglophones de la région immédiate de Cowansville. L'accueil est très favorable et Massie a tant de succès avec son journal et son imprimerie qu'il devient rapidement une des personnes les plus influentes de la région. Lancé dans le sous-sol de la maison de son père, sur la rue de la Rivière, l'entreprise manque rapidement d'espace et Massie fait construire un immeuble de deux étages où il y installe son imprimerie et son journal. Cet immeuble était situé sur le présent emplacement de la succursale de la Banque de Montréal, 108 rue Principale.
Massie participe activement à la vie communautaire de Cowansville. Il sera échevin, puis sera élu maire de Cowansville le 1er février 1886. Il sera toujours en fonction lors de son décès. Bon ténor, il fait partie, pendant de nombreuses années, de la chorale de l'église méthodiste de Cowansville. Grand partisan de la tempérance, il deviendra membre de l'Ordre international des Bons Templiers et défendra la tempérance dans les pages de son journal. Massie demeurait dans une maison de briques située sur le site du bureau de poste actuel, rue du Sud.
John Massie épouse Ella Newell, fille d'Herbert Newell et d'Amelia Sargeant, de Fordyce, le 12 mai 1875. Ils auront deux enfants, Bessie et Jay Clinton. Le 12 août 1886, une nouvelle paraît dans le journal racontant que le couple Massie est de retour d'un séjour dans les Montagnes Blanches et que la santé de monsieur Massie s'est détériorée. Il décède le 27 octobre 1886, à l'âge de 38 ans et son épouse s'éteint à son tour le 1er novembre 1887, âgée de 32 ans.
Le journal The Observer survivra au décès de son fondateur. Les propriétaires suivants, A. L. Gilman, L. F. Leach, J. C. Williams, J. J. Barker et le dernier, William U. Cotton, poursuivront la publication du journal. Le 3 décembre 1908, The Observer devient le Cotton's Weekly, un journal politique prenant la défense du socialisme, avant de devenir l'organe officiel du Parti social-démocrate canadien en 1911. En décembre 1914, le Cotton's Weekly est déménagé à Toronto et devient le Canadian Forward lequel cessera de paraître en 1920.
Michel Racicot
Société d'histoire de Cowansville
UNE JOURNÉE AVEC LES OISEAUX DE PROIE
Le 12 septembre dernier, j'avais organisé une sortie du COBM (Club des ornithologues de Brome-Missisquoi), pour l'activité « Chouette à voir » au site de l'UQROP (Union québécoise de réhabilitation des oiseaux de proie) à St-Jude, près de Saint-Hyacinthe. C'est à cet endroit que l'UQROP accueille les oiseaux de proie blessés qui ont été soignés à l'École de médecine vétérinaire de Saint-Hyacinthe. Ils sont réhabilités dans de grandes volières, puis relâchés dans la nature.
Si l'on pense qu'ils ne pourront pas survivre en nature à cause de la gravité de leur blessure, comme une aile cassée ou amputée, ou un œil crevé, ils sont gardés en captivité et participent à des activités de sensibilisation et de vulgarisation puisque l'UQROP visite notamment des écoles. La majorité de ces blessures résultent de collision avec des véhicules ou des fils ou encore de l'utilisation d'armes à feu.
À notre arrivée, en matinée, nous avons été conviés à la visite guidée des grandes volières de réhabilitation. Elles sont dans un bâtiment fermé et on ne peut y voir les oiseaux qu`à travers une fente. En effet, ces rapaces qui devront être remis en liberté, doivent garder intacte leur crainte des humains. À cet effet, il faut limiter au minimum les contacts visuels et auditifs avec les humains. Pour ce faire, on pose des questions à voix basse au guide qui nous explique l'histoire des blessures de chaque oiseau présent, les étapes de sa réha-bilitation et de son retour dans la nature. Nous avons pu y observer l'autour de palombes, le faucon émerillon, le grand-duc d'Amérique, le faucon pèlerin et la petite buse.

À 11 heures avait lieu un spectacle de vol. Deux animateurs-fauconniers nous ont présenté des rapaces, nous ont raconté leur histoire et les raisons de leur captivité. Ensuite, ils les ont fait voler en direction d'une plate-forme ou vers le gant de l'autre animateur. On peut penser qu'ils participent docilement à l'exercice, mais en fait, un morceau de viande les attend à leur arrivée. Il arrive même que l'oiseau refuse de voler ou se fait prier pour le faire. On nous a également présenté un pygargue à tête blanche, une chouette rayée, un harfang des neiges, une crécerelle d'Amérique, une buse pattue, une petite nyctale et, finalement, un urubu à tête rouge, timide et indocile, et un urubu noir docile, mais très entreprenant qui se promenait parmi nous en cherchant quelque chose à se mettre sous le bec parmi les sacs à dos des spectateurs, comme s'ils fouillaient parmi les carcasses d'animaux morts…
Après la présentation, moyennant 5 $, on peut se faire photographier avec une des vedettes. En plus de rapporter un beau souvenir, on contribue aux fonds de l'organisme. Je peux vous dire, photo à l'appui, que c'est assez impressionnant de porter sur sa main gantée, une chouette rayée.
Nous avons ensuite emprunté les sentiers des volières. Encore de grandes volières, mais grillagées cette fois, avec l'histoire de chaque oiseau. Nous nous sommes régalés à la vue d'oiseaux magnifiques comme : le petit duc maculé, la chouette lapone, la chouette épervière, l'épervier de Cooper, le harfang des neiges et plusieurs autres.
Après avoir mangé le lunch que nous avions apporté, puisqu'aucune nourriture n'est disponible sur le site, nous avons assisté au spectacle de vol de l'après-midi avec des oiseaux différents de ceux vus en matinée. Nous avons pu apprécier la présentation d'une buse à queue rousse, d'une effraie des clochers, d'un petit-duc maculé et, plus particulièrement, celle d'un faucon pèlerin. Celui-ci volait librement au-dessus de nous pour attraper une fausse proie que l'animateur faisait tourner au bout d'une corde en nous expliquant les diverses stratégies d'approche et de chasse de l'oiseau. Nous avons été très impressionnés par la beauté, la puissance et le vol du faucon et par sa façon de prendre le vent. À la fin, la démonstration s'est compliquée quand l'oiseau indocile s'est sauvé à tire-d'aile. L'animateur a pu le récupérer à l'autre bout du champ. Heureusement qu'il pouvait le localiser grâce à une clochette que le faucon portait à la patte.
Nous avons été ravis de notre journée. Nous avons coché presque toute la liste des 27 oiseaux de proie du Québec. Je vous encourage à visiter cet endroit qui est parfait pour une journée en famille. Petits et grands adoreront leur expérience et en apprendront beaucoup sur ces oiseaux mystérieux que sont les rapaces diurnes et nocturnes.
Pour en apprendre plus sur l'organisme, les dates et heures d'ouverture, on peut visiter le site Internet www.uqrop.qc.ca
Ghislaine Delisle
Pour le COBM
Arts Sutton
Fidèle à ses membres, la Galerie Arts Sutton présentait, en décembre dernier, le traditionnel Marché de Noël. À cette occasion, plus d'une cinquantaine d'artistes ont présenté des œuvres de petits formats à petits prix. Le Marché de Noël témoigne de l'éclatante créativité qui existe ici, au sein des artistes membres d'Arts Sutton. Grâce à l'implication de nombreux bénévoles, la Galerie Arts Sutton a accueilli quotidiennement les visiteurs du 9 au 23 décembre.
Au printemps 2011, deux expositions attendent le public à la Galerie Arts Sutton
4 février au 20 mars 2011
Depuis le 4 février, la Galerie Arts Sutton présente les œuvres d'Isabelle Leduc et D'Afshin Matlabi. Cette double exposition dévoile deux univers tout à fait distincts. L'exposition de Matlabi, ayant pour titre « The sacred and the divine », est une exploration du sentiment que l'homme porte au sacré. L'union d'œuvres picturales et de la vidéo incarne une idée débordante d'intentions et de messages. Les sujets et les couleurs des œuvres picturales prennent tout leur sens dans cet éclatement de scènes.

Les œuvres d'Isabelle Leduc nous sont révélées sous une tout autre représentation. Glossaire se compose de petites structures s'exposant sur les murs et proposant un voca-bulaire tout à fait singulier. Ce langage laisse libre cours à l'imagination. Le spectateur est libre d'interpréter sa propre histoire et sa propre narration.

8 avril au 22 mai 2011
Du 8 avril au 22 mai, la Galerie Arts Sutton souligne ses trente ans d'existence avec l'exposition L'Ambiguïté du récit présentée par la commissaire Suzanne Pressé. Cette exposition collective se compose d'une dizaine d'œuvres récentes de cinq artistes québécois reconnus s'investissant dans la représentation de l'essence intérieure d'une civilisation fragile et aliénée.

John Heward, Gisèle Leclerc, Naomi London, Richard-Max Tremblay et Edmund Alleyn ont un parcours artistique singulier. Des peintres, photogra-phes et sculpteurs dont l'art est porteur d'interprétation sur les sens de l'existen-ce. « L'exposition entend démontrer que les pratiques contemporaines affir-ment de nouvelles sensibilités par l'exploration d'espaces entre le sensible et l'imaginaire. Elle sera une démonstration de l'indéniable vitalité du Québec en art visuel », mentionne Suzanne Pressé.
L'ambiguïté du récit se trouve dans les œuvres poétiques et ludiques du vocabulaire formel d'un Edmund Alleyn. Cela tourne autour des idées d'assemblage et d'accumulation de fragments qui, par leur association, se traduisent en œuvres d'art aux multiples lectures et interprétations comme dans Tout est bien qui finit mal (1999) d'Alleyn.
L'ambiguïté du récit se situe aussi dans le travail de l'iconoclaste John Heward qui égratigne l'idée de l'œuvre d'art dans ses œuvres abstraites et figuratives, créées sur de la rayonne effilochée, taquées au mur ou suspendues du plafond.
L'ambiguïté du récit s'observe encore dans les ambiances, les états d'âme et les fragments d'existence des tableaux de Gisèle Leclerc qui représentent le tout de l'être et donnent à voir le mystère de la condition humaine.
Enfin, l'ambiguïté du récit se traduit encore dans le travail de Naomi London à travers ses sculptures en feutre qui invitent les spectateurs à s'impliquer dans la réalité concrète de l'œuvre. Il y a ici une volonté de détachement de l'approche purement esthétique qui fait du spectateur un observateur passif.
Venez en grand nombre découvrir les œuvres de ces artistes! La Galerie souhaite organiser des séances de médiation au cours des expositions (dates à confirmer).
Pour son financement, la Galerie organisera à l'été un grand encan.
La Galerie est située au 7, rue Academy à Sutton. Elle est ouverte les samedis et dimanches de 11 h à 17 h.
Les coordonnées pour la joindre sont les suivantes : 450 538-2563 ou info@artssutton.com ou www.artssutton.com
Josiane Noiseux
Coordonnatrice
LE MARCHÉ DE SOLIDARITÉ RÉGIONALE PRÉSENT À SUTTON
Depuis le mois de novembre dernier, il est possible pour les adhérents du Marché de solidarité régionale de Cowansville de récupérer leur commande toutes les semaines directement à Sutton. Bonne nouvelle me direz-vous, mais qu'est-ce exactement que ce marché de solidarité?
Depuis juin 2009, les Amis de la Terre de Brome-Missisquoi animent ce type de marché maintenant présent à travers tout le Québec.
Le Marché de solidarité régionale découle d'une formule originale qui allie la souplesse du commerce électronique et la convivialité de l'achat de proximité. Né du respect de la terre et de l'humain, le Marché de solidarité régionale de Cowansville offre plusieurs produits locaux de qualité provenant des agriculteurs de la région. Le Marché tend vers une autonomie alimentaire par le développement des produits et des emplois chez nous.
En plus de participer au développement de l'éco-nomie locale, le marché améliore la qualité de l'environnement rural. Les adhérents inscrits ont accès au 531, rue du Sud à Cowansville ou encore au Centre Harmonie situé au 50, Principale Nord pour ceux inscrits à Sutton, selon l'horaire du calendrier de livraison. Ce concept de marché est facilement adaptable à chacune des régions du Québec afin que, tous ensemble, les citoyens puissent avoir un impact sur leur agriculture locale.
Par ce geste vous contribuez à ...
- Favoriser l'agriculture de proximité et ainsi diminuer le transport relié à la distribution qui provoque le voyage inutile des aliments sur des centaines de kilomètres, contribuant ainsi à l'augmentation des gaz à effet de serre (GES);
- amener les agriculteurs à produire une alimentation saine, naturelle et diversifiée pour un marché davantage local afin de subvenir, en priorité, à ses besoins et ainsi augmenter sa souveraineté alimentaire;
- encourager le contact entre l'agriculteur et le citoyen pour combattre les OGM, pesticides et autres produits chimiques dans l'alimentation;
- stimuler une agriculture écologique qui vise à nourrir la terre qui, elle, nous nourrit en retour avec des aliments plus frais et de meilleure quali-té, tout en étant équitable pour l'agriculteur;
- inciter la création de liens sociaux, économiques et environnementaux nécessaires à toute communauté tout en assurant une certaine solidarité internationale, entre autres, en respectant le droit à la souveraineté alimentaire de toutes les communautés;
- participer globalement à l'institution d'une société davantage écologique!
Les produits offerts au Marché ne seront pas nécessairement certifiés biologiques, mais ils sont produits en respectant l'équilibre naturel de la terre. Le contact direct avec les agriculteurs permet d'avoir une consommation responsable et d'augmenter la sécurité alimentaire. Cela permet aussi de connaître la provenance des aliments et ainsi d'influencer des pratiques agricoles en soutenant financièrement une agriculture écolo-giquement et socialement viable.
Le bénévolat est très important afin de donner vie à ce beau projet. Dans l'ensemble, le fonctionnement « minceur » du Marché permet de maintenir les frais d'exploitation à seulement 15 pour cent de la facturation. En comparaison, la marge des boutiques et épiceries varie entre 30 et 40 pour cent.
Il ne vous en coûte que 30 $ par année pour être adhérent au Marché de solidarité et pour y placer une commande toutes les semaines ou deux ou... Les frais reliés à l'administration et au système d'information sont les plus bas qui soient afin que l'agriculture puisse en bénéficier. Plus de 85 pour cent de ce que vous dépensez est versé directement aux agriculteurs, et tous ces montants sont clairement indiqués sur chaque commande!
Pour toutes informations complémentaires, n'hésitez pas à composer le 450 955-1100 ou info@marchecowansville.org ou visiter le site www.marchecowansville.org
Comme vous pouvez le constater, il ne s'agit là en rien d'un geste de DOCILITÉ ou de SOUMISSION à un système de consommation de masse, mais bien d'un geste citoyen de CONCIENCE et d'IMPLICATION individuelle et collective. N'est-ce pas ce dont la société a besoin pour faire face aux défis présents et futurs?
Monique Poliquin
Marché de solidarité de Cowansville
Isabelle Coiteux : c'est Iza
Complicité docile ou contradiction éclatante?
Lors de son dernier solo à Dunham, je présentais Isabelle Coiteux comme « une jeune créatrice qui manie énergiquement les pointes d'humour et les plats colorés ». Et voilà que notre éditeur m'offre le plaisir vertigineux de représenter Iza, dans ce numéro du Tour dont le thème porte sur la «docilité »!
Un petit moment de dictionnaire et me voici en train de résoudre une belle contradiction : docile, docilité : du latin docere qui signifie enseigner. Enseigner vs l'œuvre colorée, de plus en mieux structurée, où les insectes, les petites bêtes des forêts et même les gros animaux de la ferme nous exhortent au respect de la nature, en multipliant les clins d'œil par le biais de coups de pinceau clignotants. Et la complicité docile, au service de la nature qui l'inspire, vient résoudre l'apparente opposition…

Isabelle fut d'abord détentrice d'un diplôme en horticulture et les différents volets de cette discipline alimentèrent son inspiration en même temps que se développait sa passion pour la création. De 1988 à 1992, elle apprivoise le pastel sec et l'aquarelle (Gisèle Coiteux), puis l'acrylique grâce à un atelier de « Mandalas » (Blanche Paquette, 1997).
En 1998-99, elle fréquente le cégep du Vieux-Montréal, pour des études en arts plastiques, où elle fait l'expérience de « la ville » fascinante et terrible! De 1999 à 2001, elle prépare un DEP en procédés infographiques, à Cowansville, où elle apprend les techniques 2D et 3D en plus de suivre des ateliers de décors de théâtre, à Granby. La nature continue de l'inspirer (formes et couleurs des plantes, paysages, minéraux), voire de la hanter. En 2005, elle fréquente les ateliers de Seymour Segal et s'inscrit au certificat « Studio Art » de l'Université Bishop (2009).
Son imposante liste d'expositions individuelles et collectives, de symposiums et d'événements publics témoigne d'un fait indéniable : Iza est une artiste engagée envers la création, sa création, et se passe bien des étiquettes! Ses expériences professionnelles d'animation, d'enseignement, d'art public et d'œuvres-trophées, sans oublier les prix et bourses, lui permettent d'évoluer tout en se perfectionnant.
Sur le site de la Commission scolaire du Val-des-Cerfs, vous découvrez la présentation de la démarche de l'artiste invitée dans le cadre du projet « Autour d'une exposition 2010-2011. « L'univers fantaisiste de l'artiste bromontoise inspire ses oeuvres naïves, colorées et ludiques. En s'imprégnant du cadre champêtre qui l'entoure, Isabelle Coiteux exprime sa volonté de protéger son environnement. Ainsi, il est tout à fait naturel pour elle de peindre à partir de peinture récupérée de divers commerces. Partisane de l'écologisme et dotée d'un esprit positif, cette jeune artiste nous propose un univers empreint de vitalité, de lumière et d'expressivité qui saura inspirer et nourrir l'imaginaire des jeunes».
Isabelle Coiteux l'exprime ainsi : « L'équilibre de la natu-re, ses formes, ses couleurs, ses cycles, ses beautés sont mes sources d'inspiration, telle la nature, je travaille à ce que mes oeuvres reflètent une énergie vitale ».
Suite à l'invitation de la Commission scolaire, j'avais donc un triple rendez-vous : à Boréart, où se trouve présentement l'exposition « Spaghettis nature… Hum!», les œuvres récentes d'Iza que les jeunes découvrent, observent, questionnent. Ensuite, ils travaillent un petit tableau (pâtes à modeler de toutes les couleurs, selon la technique « spaghetti » inspirée du travail d'Iza) en compagnie de l'animatrice Hélène Lessard et de leur enseignante.

Mon troisième rendez-vous consistait à revoir l'exposition, et à rendre hommage à l'artiste qui maîtrise si bien ses couleurs, la netteté et les proportions des spaghettis convenant à chaque sujet, sans jamais oublier l'humour qui soutient le message. Iza utilise souvent du sable et il en résulte un effet de vibration qui ravive les couleurs, toujours franches. Je me suis amusée à regrouper les titres de la série des vaches : « Printemps des cantons, Trio d'été (une vache curieuse, échevelée dans les tons de bleu, vert, mauve), Les trois vaches (tableau choisi pour le carton d'invitation), Aneth (une vache rose sur fond de balles de foin) et Duo d'hiver (vaches ou moutons? Fourrure débordante dans une ambiance de saison).
Les autres animaux sont aussi invités à la fête : le chien s'amène dans « Garden delight »; les papillons viennent sentir les fraises dans « Mozaïka » en jaune et rouge; l'écureuil sonne « L'éveil»; les félins « M. le chaccordéon» et « Saute-chat » pratiquent leur instrument en couleurs chaudes; le mouton rose voyage en montgolfière; les coqs et les poules ont adopté les teintes des Caraïbes.
Toute une production de fleurs et de fruits nous invite aux joyeuses dé-gustations : trèfles, iris, tomates, fraises, pommes et raisins. Parties de cache-cache dans les plates-bandes et « Biz-biz » en musique d'accompagnement. Un clic sur le site www. izacoi.com vous donnera sûrement le goût de noter les lieux prévus au calendrier du « Projet autour d'une exposition». Allez-y!
Lise F. Meunier
Docilité à l'inspiration : chemin de création!
au Centre d'art de Dunham
12 février au 10 avril : « Oser s'exposer » une heureuse combinaison des œuvres de Bénédicte Deschamps, Ninon Chénier et Thérèse Gariepy, dans la salle Normand Gaudreau. Vernissage 12 février, 14 h à 16 h.
Jusqu'au 10 avril : « mini-expo Labohem », pour toutes les personnes qui ont raté les dévernissages de Sutton et Cowansville. Dans la salle Kenneth Baker, les mercredis, jeudis et samedis, selon l'horaire de la bibliothèque.
13 au 27 avril (vernissage 14 avril 17 h à 19 h) :
« Rentrer chez soi » une collective d'œuvres récentes de Lise Lefebvre, Denise Caron, Francine Paradis. Voici une exposition « douceur-nouveauté », un beau tour de printemps avec des personnes aidantes qui touchent « au plaisir et à la plénitude de créer » grâce à l'accompagnement de France Bergeron, art thérapeute et responsable de ce volet au Regroupement soutien aux aidants de Brome-Missisquoi (www. rsabm.ca).
Aussi, dans le cadre des activités soulignant la semaine de la santé mentale, du 1er au 7 mai, la source d'entraide Le Phare présente une exposition de ses membres inscrits dans une démarche d'art thérapie. Les ateliers visent à « ouvrir chez chacun(e) ce chemin de découverte de son propre potentiel créatif… à voyager dans le monde de l'imaginaire, des rêves, des fascinants paysages intérieurs ». Le Phare est une alternative en santé mentale et également « un lieu de sensibilisation, de mobilisation et de solidarité pour un mieux-vivre dans une société plus juste, égalitaire et humaine ». Cette expo aura lieu à Cowansville : affiches et communiqués à surveiller!
30 avril au 21 mai : « Spaghettis nature… Hum! » d'Isabelle Coiteux, dans le cadre du projet « Autour d'une Exposition 2011 en tournée ». Bravo pour la« une » du Tour … printemps 2011! Quelle belle occasion de retrouver les couleurs franches et l'énergie « naturelle » d'Iza. Mentionnons que cette artiste a déjà présenté ses œuvres à Dunham dans le cadre d'un duo (« Je vous aime un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout, 2001), et d'un solo (« Traits éclatants », 2006) en plus d'avoir participé à des expositions collectives.
La nouvelle édition de cette belle initiative de la CSVDC (Commission scolaire Val-des-Cerfs) permet aux jeunes de visiter une exposition et de participer à un atelier de création, sur place. Hélène Lessard et Lucie Champoux, deux artistes-pédagogues, animent tour à tour les ateliers où les enseignant(e)s accompagnent leur groupe, après avoir préparé la démarche, en classe, grâce au DVD et au cahier pédagogique. L'exposition est ouverte au public à Bromont, Granby, Sutton, Waterloo, Dunham, Cowansville, Farnham et Bedford, selon le calendrier des ateliers (de décembre 2010 à juin 2011).

5 au 30 juin (vernissage 5 juin) : Œuvres récentes de Johanne Di Narzo, Mylène Gagné et Luc Chabot, (une première pour Mylène et Luc).
Lise F. Meunier
Un, rue Pleasant
Une histoire plus que centenaire.
L'imposant édifice de style Second Empire à toit mansardé, au coin des rues Maple et Pleasant, a subi une nouvelle cure de jouvence intérieure et a pris le nom de Pleasant Hôtel et Café. L'histoire de ce joyau du patrimoine architectural de Sutton est plus que centenaire.

Le 1, rue Pleasant a été construit pour le Dr Robert Tyre Macdonald qui s'est établi à Sutton peu après son mariage avec Annie Boright, la fille d'Henry Boright, un marchand prospère de Sutton dont le commerce occupait ce qui est aujourd'hui La Rumeur affamée. Né à Brockville en Ontario de parents écossais et diplômé de McGill, le Dr Macdonald prenait le relais du docteur Frédérick A. Cutter, le premier médecin de Sutton, mort en 1888.
C'est un médecin dévoué et aimé qu'on appelle affectueusement Dr Mac. Jour et nuit, un conducteur et des chevaux sont sur un pied d'alerte pour répondre aux urgences et visiter les malades. Puis l'automobile remplace la carriole. Dans une entrevue datant de 1977, Jack Shepard raconte avoir servi de chauffeur au Dr Macdonald dont la clientèle était disséminée sur un vaste territoire: « I chauffered the doctor for house calls. And it was nothing strange to leave here and be gone for twelve hours. (...) One time we went to Pinnacle to a confinement case and I parked about four o'clock in the morning underneath a pine tree and he didn't come out till eleven.”
Le bon docteur n'est pas toujours payé rubis sur l'ongle. Il lui faut parfois être patient avec ses patients, faire crédit et accepter l'étalement des paiements. À preuve, cette facture de 1898 qui couvre des services professionnels rendus entre décembre 1890 et juin 1898.
La fin de la première guerre et l'immédiat après-guerre sont des années difficiles pour le docteur Macdonald. Deux de ses fils, Norman Macleod et Colin Campbell, sont tués sur les champs de bataille; une terrible épidémie d'influenza fait rage et plusieurs de ses patients de longue date succombent. Son dernier fils, aussi médecin, pratique quelque temps à Sutton avant de s'établir à Montréal. En 1924, le Dr Mac vend sa pratique au Dr R. Noiseux qui exercera à Sutton pendant de nombreuses années.
Le Dr Macdonald a fait construire le 1, rue Pleasant dans les années 1890. La résidence est luxueuse pour l'époque et richement meublée. Elle dispose d'eau chaude et froide et de tous les équipements sanitaires, une toilette, un bain et six robinets, nous apprend un rapport préparé pour le Water Committee en 1899. Dans la grange, les animaux – cinq chevaux, un poney et deux vaches - possèdent leur abreuvoir.
Il faut dire que le Dr Mac est l'un des principaux actionnaires de la Sutton Water Supply Co. qui alimente le village en eau. En 1897, les dirigeants de cet aqueduc privé avait offert à la nouvelle Ville de Sutton de construire un second réservoir, beaucoup plus grand. La tragédie a frappé avant que la décision ne soit prise. Le 15 avril 1898, un incendie détruit quelque 35 édifices dont la maison Macdonald.
Le Dr Macdonald fait rapidement reconstruire sa demeure selon les plans originaux. De style Second Empire, elle se distingue par son toit mansardé, percé de lucarnes. L'en-semble possède une grande symétrie et l'ornementation des portes et fenêtres est classique. Une grande galerie invite à la détente.
En 1924, le Dr Mac vend sa maison au Dr Noiseux et déménage à Cowansville, puis à Montréal où demeure son fils.
En 1940, la famille Darrah occupe le 1, rue Pleasant.
En 1946, la Légion canadienne en devient propriétaire. Elle le restera jusqu'en 1980. La Légion occupe le premier étage. Un bar y accueille les vétérans. Des danses sont organisées à l'occasion. Un appartement sur deux étages est aménagé à l'arrière.
Le rez-de-chaussée est loué à des professionnels dont le vétérinaire du comté, dans les années 1950; le Dr Jean-Paul Bédard de 1961 à 1968 et le dentiste Guy Bourgeois de 1962 à 1980.
Ont aussi logé au 1, Pleasant: le Dr Yves Langlois, les notaires Lacasse et Vachon, un optométriste, un coiffeur ainsi que les Chevaliers de Colomb, de 1970 au milieu des années 1980.
En 1980, la Légion vend l'immeuble à Eugène Théberge qui le transforme en multilogements. Dans les années 1990, la vocation restauration-hébergement s'impose. Une rôtisserie s'y installe. Puis, en 1993, L'Alcôve, un petit hôtel, ouvre ses portes. L'auberge Le Saint-Amour lui succède en 1994.
L'établissement change de propriétaires en 1998 et en 2005, sans changer de nom. Enfin, nouveau propriétaire et nouveau nom en 2009. Le Pleasant, Hôtel & Café était né.
1) Numérisation d'une facture de 1898
2) Ruines de la maison Macdonald dont la cheminée pointe vers le ciel au lendemain du grand feu d'avril 1898. Photo prise de la rue Mountain (aujourd'hui la rue Maple) par le photographe Frank Wheeler de Richford au Vermont.
3) Mountain Street looking West, Sutton, QC, circa 1910. Musée McCord , Montréal Notman Photographic Archives MP-0000.1053.2. À l'avant-plan, la maison du Dr Macdonald; derrière, l'édifice Greely où le fils du Dr Cutter, aussi médecin, avait une pharmacie. Enfin, de l'autre côté de la rue Principale le Mountain View Hotel.
4) Le 1, rue Pleasant aujourd'hui.
Jeanne Morazain
Vice-présidente Héritage Sutton
La société d'histoire Héritage Sutton qui publie deux fois l'an des Cahiers d'histoire que l'on peut se procurer pour 5 $ à la librairie Le Livre d'or et au Cafetier. Héritage Sutton a une adresse web www.heritagesutton.ca qui donne le sommaire des treize cahiers déjà publiés, et permet d'interroger sa banque d'archives et d'obtenir une liste descriptive des documents qu'elle contient.
Les suiveux…
Un aspect vraiment étonnant de la culture québécoise, du point de vue d'une « maudite française » issue de sans-culottes coupeurs de têtes, c'est la docilité des Québé-cois, un peuple dont les fondateurs étaient pourtant tout, sauf des suiveux…
Durant l'hiver 2009-2010, alors qu'à peine deux Italiens sur cent et un Français sur dix se faisaient vacciner contre LA grippe du siècle, les Québécois ont été parmi les peuples les plus dociles au monde, avec un taux de couverture vaccinale de 57 % — nettement plus que les Canadiens (41 %) ou les États-Uniens (24 %)1.
En dépit du délire médiatico-catastrophiste ayant accompagné la performance québécoise, les statistiques épidé-miologiques disponibles sur Internet et une dose minimale de sens critique permettaient légitimement de douter, dès le début de la « crise », de la pertinence de l'état d'urgence décrété par l'OMS. Le rapport de la Commission parlementaire du Conseil de l'Europe sur la question, publié en juin dernier, conclut que l'évènement a provoqué « une distorsion des priorités au sein des services de santé publique (…), un gaspillage de fonds publics importants ainsi que des peurs injustifiées sur les risques de santé encourus par la population2 ». Suivant ce rapport, le manque de transparence des processus décisionnels et « l'éventuelle influence que l'industrie pharmaceutique aurait pu exercer eu égard des principales décisions rela-tives à la pandémie » sont les principales causes du problème. La campagne de peur planétaire était en effet due à une subite redéfinition du terme pandémie par l'OMS, qui a permis de déclencher un état d'urgence totalement disproportionné par rapport aux risques réels, pour le plus grand bénéfice… des producteurs de vaccins.
Au Québec, durant la crise, les rares esprits indociles de la communauté médicale québécoise étaient sommés de se taire sous peine de sanctions, pendant que les autres sceptiques étaient taxés d'irresponsables obscurantistes. La pression du consensus était si forte que l'auteure de ces lignes s'est même vu refuser la publication de statistiques officielles de l'Institut de santé publique du Québec qui aurait permis de corriger un article alarmiste basé sur de fausses informations. Prétexte invoqué par l'hebdomadaire local concerné: nous sommes un journal sérieux qui diffuse des informations sérieuses, pas des opinions conspirationnistes…
On ne s'étonnera pas qu'au pays de Machiavel et de la Cosa Nostra, la population ait été nettement plus méfiante qu'ailleurs face à cette vaste entourloupette. Mais à l'inverse, comment les descendants de coureurs des bois, d'autochtones, d'aventuriers et de filles du roi sont-ils devenus si dociles? En fouillant dans l'histoire de ce peuple, on ne trouve qu'une poignée de patriotes insubordonnés, quelques révoltes vite matées, et une révolution si tranquille que même ses artisans semblent avoir oublié en cours de route à quoi elle devait ultimement servir. Le sang chaud des premiers colons a-t-il figé dans leurs veines à la première bordée de neige? Ont-ils été piqués par une mouche aux effets délétères? Ont-ils mangé de drôles de fèves en hiver? Et si les gènes, le climat, les mouches et les fèves au lard ne permettent pas d'expliquer le phénomène, à quoi l'attribuer? À des siècles de soumission mal digérés? À des campagnes de propagande plus efficaces ici qu'ailleurs? À une éducation déficiente? À l'absence de liberté d'esprit des médias?
Et surtout, à l'heure où la survie de nos sociétés semble dépendre de notre capacité à les réinventer, est-ce que ça se soigne? Parce que la créativité, ça passe rarement par la docilité…
Patricia Lefèvre
1. http://www.msss.gouv.qc.ca/extranet/pandemie/etat_situation/#couverture
http://lci.tf1.fr/science/sante/2010-09/grippe-h1n1-seulement-7-9-de-vaccines-en-france-6070015.html
2. Conseil de l'Europe, 2010. La gestion de la pandémie H1N1 : nécessité de plus de transparence. http://assembly.coe.int/Mainf.asp?link=/Documents/WorkingDocs/Doc10/FDOC12283.htm#P18_109
Grandes nouvelles de la part du
Regroupement Soutien aux aidants Brome-Missisquoi
Le Regroupement Soutien aux aidants Brome-Missis-quoi (RSABM) est heureux de partager deux bonnes nouvelles pour l'année 2011, soit l'obtention d'une subvention du ministère de la Famille et des Aînés et la création d'une alliance avec la Maison Gilles-Carle afin de mettre sur pied une maison de répit.
Le RSABM fête ses 15 ans d'existence cette année et offre divers services de répit à plus de 140 proches aidants afin de prévenir leur épuisement. Les services offerts consistent en de l'accueil, de l'écoute, de la relation d'aide et du soutien au moyen d'une banque de références pour ses membres. L'organisme offre également des ateliers d'information, des cafés-rencontres et des ateliers de prévention à l'épuisement. Enfin, le répit-accompagnement et la halte-répit complètent la gamme des services.
Avec la création de la maison de répit, le RSABM compte ajouter un volet d'hébergement court terme de 2 à 14 jours pour accueillir les personnes, c'est-à-dire les aidés, dont les aidants prennent soin au quotidien. De plus, tous les services actuels seront regroupés à ce nouvel emplacement, incluant les bureaux. « Avec le vieillissement de la population qui s'accentuera dans la prochaine décennie, il est important de développer diverses ressources pour répondre aux besoins des aidants et des aidés, et ce, en complémentarité avec les services existants, tant publics que communautaires », mentionne Christelle Bogosta, vice-présidente du conseil d'administration et diplômée en santé communautaire.
À cet effet, le RSABM a obtenu du ministère de la Famille et des Aînés une subvention de 231 000 $ octroyée pour une période de trois ans, laquelle sera dédiée exclusivement au fonctionnement de la maison de répit. « Je tiens à souligner le travail exceptionnel des membres du conseil d'administration et du groupe de travail ayant contribué à mettre sur pied ce projet novateur. Un remerciement particulier va à madame Manon Dupré, organisatrice communautaire au CSSS La Pommeraie, qui a grandement contribué à la rédaction de la demande de subvention », indique madame Sylvie Careau, présidente du conseil d'administration.
De l'alliance avec la Maison Gilles-Carle naîtra une fondation : la Fondation Maison Gilles-Carle-RSABM, dont la porte-parole sera nulle autre que madame Chloé Sainte Marie. Il va sans dire que l'apport bien connu de celle-ci à la cause des proches aidants apportera un formidable rayonnement au projet de maison de répit, ainsi qu'à la région. D'ailleurs, la maison portera le nom de Maison Gilles-Carle et la région pourra se targuer d'avoir ouvert la première maison issue de la fondation.
Outre les services mentionnés, une programmation artistique et culturelle sera offerte sur place afin de poursuivre l'héritage de Gilles Carle tout en contribuant au financement permanent des opérations de la maison. Des abonnements annuels seront offerts à toutes les personnes qui voudront profiter de la programmation et participer à une bonne cause.
« Croire en son rêve, incarner une vision et savoir la transmettre aux autres pour les inspirer, c'est ce qui nous a permis, ensemble, de faire la différence et voir ce beau projet avancer », conclut Veerle Beljaars, directrice générale.
Pour de plus amples renseignements 450 263-4236 ou veerrle@rsabm.ca
Veerle Beljaars
Symbole d'immortalité
« Si les gens du peuple permettent au gouvernement de décider de leur nourriture et de leurs médicaments, leurs corps ne tarderont pas à présenter l'état pitoyable des âmes qui vivent sous la tyrannie. » [sic]
Thomas JEFFERSON (1743-1826), 3e Président des États-Unis, auteur de la Déclaration d'Indépendance
Il y a quelques années, le gouvernement canadien a adopté une nouvelle réglementation en matière de produits de santé naturels. L'élaboration de cette réglementation ne s'est pas faite sans consultations publiques et spécialisées. Elle ne s'est pas faite non plus sans peurs, sans protestations, sans scénario de prise de contrôle des magnats de la pharmaceutique. Le travail et la détermination de gens des milieux tant alternatifs qu'ins-titutionnels ont permis de mettre en place des critères permettant à une majorité de PME de produits traditionnels de survivre. Des compagnies extraordinaires ont par ailleurs choisi de fermer leurs portes, faute de moyens nécessaires pour se conformer aux nouvelles exigences, onéreuses il va sans dire. D'autres ont préféré retourner dans l'anonymat. Tout bien considéré, il convient de dire que toutes ces formes de contrôle limitent la liberté d'action des consommateurs et des thérapeutes en santé naturelle. La docilité est une vertu lorsqu'elle est soutenue par le libre arbitre.

L'humain se soigne avec des plantes médicinales depuis l'origine de l'espèce. Le fait que les médicaments de synthèse soient souvent issus de molécules végétales n'empêche aucunement l'utilisation des plantes desquelles ils sont issus. Prenons comme exemple le saule, Salix alba ou saule blanc plus spécifiquement. Il contient des salicylates, dont la salicortine, qui, après quelques modifications chimiques survenant suite à son absorption, devient de l'acide salicylique, connue dans sa forme acétylée sous la Marque Déposée « Aspirine ».
Au même titre que la petite pilule blanche, le saule est analgésique, anti-inflammatoire et antipyrétique, donc agissant comme un agent diminuant de la fièvre. Il est utilisé pour soulager les douleurs rhumatismales, arthritiques et névralgiques, celles causées par les infections urinaires, les maux de têtes et de dos, les douleurs menstruelles et pour calmer la fièvre. Jean Valnet, médecin et phytothérapeute français, l'a surnommé « l'arbre contre la douleur ». On peut comprendre!
Un autre point intéressant est que le saule soulage l'hyperacidité gastrique, contrairement à son équivalent de synthèse qui, lui, peut provoquer de graves lésions à l'estomac.
Mais le saule n'est plus très populaire. Trop simple, peut-être, comme solution au mal de bloc! Trop peu reconnu? Mal utilisé? Il est clair, comme avec bon nombre de plantes médicinales, qu'il est de première importance d'associer le bon remède au bon trouble. Par exemple, le saule ne sera pas réellement indiqué en cas de migraines, ces dernières étant causées par d'autres mécanismes, inflammatoires, que ceux impliqués dans les douleurs arthritiques.
Du saule, la partie la plus utilisée est l'écorce interne de branches de deux ou trois ans. Le seul inconvénient est que de prélever cette écorce peut grandement nuire à la survie de l'arbre. Certains herboristes auront un concentré liquide d'écorce de saule dans leur dispensaire. Il est aussi possible de se procurer de l'écorce séchée dans les magasins de produits de santé naturels. Les fleurs, appelées chatons, peuvent aussi être consommées en infusion. De cinq à dix grammes de plante séchée par jour, toutes parties confondues, et de deux à quatre millilitres de teinture. Une décoction d'écorce de saule peut aussi être utilisée en externe, soit en compresse ou ajoutée à l'eau du bain pour soulager la douleur et pour accélérer la guérison de blessures.
Les contre-indications ne sont pas fondées sur l'écorce de saule en soi, mais plutôt sur l'extrapolation des effets indésirables de l'Aspirine™. Les personnes hypersensibles ou allergiques à cette dernière doivent quand même être vigilants s'ils choisissent de prendre du saule.
Annie Rouleau
Herboriste praticienne
annieaire@gmail.com
Références:
- The Energetics of Western Herbs, par Peter Holmes,éd. Snow Lotus ©1998
- Medicinal Plants of the World, Ben-Erik van Wyk & Michael Wink, éd. Timber Press ©2004
- Passeportsanté.net
- Diet-and-health.net
Des tuniques rouges de Sutton dans la milice canadienne (1866-1870)
Dans notre histoire locale, la docilité n'a jamais été synonyme de faiblesse. Au XIXe siècle, les habitants de Sutton étaient des cultivateurs ou des marchands pacifiques. Pourtant, plusieurs d'entre eux ont eu le courage d'affronter les horreurs de la guerre, sans pour autant être de véritables guerriers. Incorporés volontaires dans l'armée britannique de Sa Majesté la reine Victoria, des habitants de Sutton deviendront des soldats d'élite, le 25 mai 1870, lors d'une bataille rangée qui se déroula à Eccles Hill, proche du village de Frelighsburg. Portant la tunique rouge britannique, plusieurs soldats originaires de Sutton ont combattu aux côtés des The Red Sashes de Dunham (les écharpes rouges) qui s'opposaient alors à une importante invasion de soldats irlandais Fenians, venus des États-Unis.
La tunique rouge des volontaires de Sutton : symbole du prestige britannique
Le volontaire milicien est représenté par un homme formé militairement et destiné à répondre, sur le moment, à un appel aux armes. Une rémunération est allouée le temps de son incorporation. Inversement, un soldat britannique est un militaire engagé pour une durée déterminée avec une solde fixe selon ses états de service. Des camps d'entraînement de huit jours sont organisés durant les étés pour familiariser tous les nouveaux bataillons à pratiquer les rudiments de la guerre et à cultiver un esprit de corps. La milice d'infanterie incorpore et instruit les volontaires à une formation militaire identique aux régiments réguliers de l'infanterie. Parallèlement, la modernisation de l'armement devient une priorité grâce au fusil anglais Snider-Enfield ayant un chargement par la culasse.

Tunique rouge, modèle 1870. Patrimoine militaire historique canadien www.cmhg-phmc.qc.ca
La glorieuse tunique rouge britannique, du fantassin professionnel de l'armée régulière de Sa Majesté, devient celle des volontaires canadiens en 1866. Encou-rageant l'incorporation, le choix de garder la tunique rouge est à la fois lié au maintien du prestige militaire britannique dans les milices canadiennes et à la volonté de tromper l'ennemi sur l'origine des troupes pour l'amener à confondre les troupes d'élite de l'Angleterre et celle des volontaires du Canada. Cette tunique rouge est rehaussée d'un col et de garnitures couleur bleu foncé aux manches avec des poignets en pointe décorés d'un nœud autrichien en passepoil blanc. Cet uniforme de la milice canadienne va demeurer le modèle standard jusqu'à la fin du XIXe siècle.
Les tuniques rouges de Sutton dans les 52e et 60e bataillons d'infanterie canadienne
Au lendemain des premières incursions Feniennes de 1866, l'adjudant général de la milice à Montréal, le colonel William Osborne Smith, prend en charge des bataillons de volontaires canadiens au Québec. Officier de carrière dans l'armée britannique, il est un vétéran de la guerre de Crimée en Russie. En soldat d'expérience, il est informé par Ottawa et Londres des projets des Fenians, car les services secrets anglais ont infiltré la confrérie secrète irlandaise.
Sur le plan militaire, les attaques irlandaises ont démontré l'importante tactique de petites unités mobiles implantées localement. En 1867, les anciennes milices rurales sont désormais regroupées en compagnies, elles-mêmes structurées en bataillon autour d'un officier britannique aguerri. Le gouvernement recrute de nombreux volontaires à la frontière des États-Unis au sud de Montréal. Entre avril et juin 1870, plusieurs télégrammes sont échangés entre le quartier général de Montréal et de nombreux postes télégraphiques comme Granby, Knowlton et Frelighsburg. Cette correspon-dance entre le colonel Smith et le lieutenant-colonel Miller, commandant en chef des 52e et 60e bataillons, indique le rappel des hommes en armes et leur dépla-cement stratégique le long de la frontière américaine.
Pour Sutton, deux compagnies militaires sont intégrées au 52e bataillon de Granby, sous le commandement de deux échevins suttonais, Asa Frary et James Flannery1. Le 52e est un bataillon composé de huit compagnies, soit la 1re Compagnie de Granby, la 2e et 3e de Waterloo, la 4e d'Abercorn, la 5e de Knwolton, la 6e de Sutton, la 7e d'East-Farnham et la 8e de Mansonville. Le capitaine Asa Frary commande la 4e compagnie des volontaires d'Abercorn et le capitaine James Flannery celle de la 6e Compagnie de Sutton, comprenant trois officiers et 43 hommes de Sutton. Parallèlement, le capitaine James Robinson2, qui commande la 3e compagnie d'infanterie du 60e bataillon de Missisquoi, est originaire de Sutton. Son fils, Albert James Robinson, est dans la même compagnie.
Plusieurs volontaires sont identifiés dans les registres militaires des vétérans médaillés par la Couronne en 1902, soit quarante-deux ans après la confrontation à Eccles Hill du 25 mai 1870. La Société d'histoire de Sutton a publié récemment tous les noms de famille des vétérans de Sutton, ainsi qu'une lettre témoignage du volontaire Boright à Eccles Hill en 1870.
Référence bibliographique :
Des miliciens de Sutton contre les Fenians, Cahiers d'histoire Héritage Sutton no 13, novembre 2010, p.24-37
Laurent Busseau
http://historien-sans-frontiere.com
1. Asa Frary et James Flannery ont été maires et magistrats de Sutton entre 1862 et 1870. Le premier est au Conseil du Comté de Brome en 1855 et le second en mars 1862.
2. Le capitaine James Robinson Jr. est né le 7 février 1819. Entre 1843 et 1857, il était agriculteur à St-Félix-de-Valois au Québec. En juin 1866, il incorpore la milice comme capitaine d'une quarantaine d'hommes de la 3e Compagnie du 60e au combat face à l'invasion des Fenians aux côtés des Red Sashes de Dunham. Il décède le 10 juillet 1900 et est enterré dans le cimetière Fairmount de Sutton.
Dunham
Si docilité a pour synonymes flexibilité, maniabilité, sagesse et souplesse, je crois que Dunham peut s'associer à ce vocabulaire! Qui dit maniable, dit Dunham! Chaque année, la ville de Dunham est prise en charge par un comité qui tente de mettre en valeur la ville sous tous ses aspects. Les membres de ce comité mettent à profit leur imagination et leur savoir-faire pour organiser de grands événements tels que Dunham se fait belle qui est un concours de la plus belle maison de Dunham décorée pour les Fêtes! Tous ces événements sont créés et imaginés par des gens de Dunham! Se rangeant aussi dans la catégorie de la flexibilité et de la souplesse, la ville de Dunham organise d'innombrables activités tout en conciliant temps, artisans, citoyens et plaisir. Par exemple, l'Oktoberfest qui a eu lieu le 30 octobre 2010 et qui est une soirée bavaroise avec musique, souper et accompagnements typiquement bavarois avec des prix de fin de soirée à gagner! Un événement à inscrire pour octobre 2011 à votre agenda!
Aussi, le 19 février dernier a eu lieu LE BAL du Mondial des vitraux de glace. Un bal, un peu comme un bal de graduation, mais au temps du XIXe siècle! Avec de belles robes à corset pour les femmes et un costume d'apparat complet pour les hommes! Ce petit retour dans le temps est si enchanteur et hors de l'ordinaire que l'on ne peut s'empêcher d'aimer. À mettre à vos agendas pour 2012!
Sagesse. Ah la sagesse! La ville de Dunham se trouve parfaitement à l'aise dans cette catégorie puisqu'elle ne cherche pas à urbaniser ou à changer la façon de faire des citoyens et citoyennes de Dunham. Elle cherche simplement à évoluer en toute simplicité et avec le plus de naturel possible. La ville de Dunham cherche la paix en toute chose, le bien-être des citoyens, l'harmonie et bien plus encore.
Pour prospérer, la ville de Dunham dépend entièrement de ses citoyens. La richesse de Dunham, c'est la richesse de ses citoyens. Donc, venez découvrir cette ville riche en beauté! Tous ses artisans locaux vous attendent durant ce début d'année. Tout plein d'événements sont en cours de création pour pouvoir exploser de couleur et d'imagination pour le début de la saison touristique : le printemps! Avec l'arrivée du printemps arrive la naissance des fleurs suivie d'un brin de nouveauté! Avec l'arrivée du printemps, la ville de Dunham émerge de sa coquille festive pour une nouvelle année! Dunham renaît en fruits, en fleurs, en couleurs, en saveurs, en senteurs, en valeurs… un vrai paradis!
Pour toutes informations consultez http://www.ville.dunham.qc.ca/ ou (450) 295-2418
Elisabeth Noiseux
Citoyenne de 16 ans
La docilité et l'astronomie
La docilité est essentielle pour pratiquer ce merveilleux loisir qu'est l'astronomie. D'abord, parce qu'il faut être à l'écoute des éléments. Il faut savoir attendre que le ciel soit clair et qu'il se laisse percer pour dévoiler ses trésors. C'est ce qui en décourage plus d'un! Par exemple, durant le congé des Fêtes, nous aurions eu droit à une magnifique éclipse totale de la Lune, mais une météo nuageuse en a décidé autrement… Autre exemple plus inusité que celui de la météo a été celui de l'éruption du volcan islandais au nom impossible à prononcer qui a assombri le ciel et qui a nui à l'observation pendant quelque temps. Plus près de nous, les feux de forêts ont eu un effet semblable. En effet, il demeure que les astronomes, amateurs comme professionnels, sont à la merci de la météo.
Il est aussi essentiel d'attendre que les astres se positionnent correctement. Par exemple, les anneaux de Saturne ne pouvaient pas être observés jusqu'à tout récemment, car l'alignement de la Terre par rapport à cette planète plaçait ses anneaux directement sur « la tranche ». De façon semblable, Saturne était disparue de notre ciel depuis quelques mois. Il a fallu attendre son retour qui offre, encore une fois, un spectacle à ne pas manquer. Comme la Lune possède un cycle d'environ 28 jours, elle nous donne un spectacle différent qu'il faut admirer en toute docilité. Finalement, il y a un ciel pour chaque saison. Impossible donc d'observer en soirée la magnifique nébuleuse d'Orion ou sa tête de cheval durant l'été. Il faut être docile et accepter d'attendre à l'hiver pour profiter de ce spectacle.
Et, que dire des phénomènes aux cycles encore plus longs, comme le passage de la comète de Halley qui ne reviendra se montrer qu'en 2061 si elle continue de respecter son cycle d'environ 76 ans à cause de son orbite qui la fait voyager de tout près du Soleil jusqu'aux confins du système solaire. Un peu plus fréquentes, il y a aussi les éclipses solaires et lunaires! Même s'il peut y avoir plus de cinq éclipses par année, il reste qu'au même endroit, les éclipses solaires totales se présentent seulement environ une fois tous les 370 ans.
La docilité s'applique d'ailleurs à l'équipement de l'astronome. En commençant par les yeux pour lesquels on doit être très docile. Non pas à cause de leur fragilité, mais surtout pour le temps requis pour qu'ils s'adaptent à la noirceur afin de bien percevoir des objets souvent peu lumineux dans le ciel. La galaxie d'Andromède, ou M31 pour les connaisseurs du catalogue de Messier, est l'une des choses les plus distantes que l'on peut voir à l'œil nu. Elle est située à l'extérieur de notre galaxie à plus de 2 millions d'années-lumière. On la perçoit comme d'une tache laiteuse à condition d'être dans un endroit sombre avec peu de pollution lumineuse et de bien prendre le temps d'adapter les yeux à l'obscurité, sans les exposer à de la lumière blanche pendant au moins quinze minutes. Pour ce qui est de l'équipement matériel, il faut en général être assez docile aussi, car c'est de l'équipement fragile qui nécessite une utilisation minutieuse si l'on veut en tirer le maximum. Un certain temps est nécessaire pour s'y faire et pour bien apprendre à les ajuster, surtout si l'on souhaite les utiliser pour faire de la photographie.
Au lieu de docilité, certains parleront d'occasions, d'autres de patience et certains parleront aussi de ténacité. Mais, peu importe, l'astronomie est un superbe loisir et il faut savoir l'apprécier… quand le ciel nous l'offre. C'est ce qui contribue à lui donner toute sa magie qui, en plus, se renouvelle constamment.
N'hésitez pas à profiter d'une sortie en soirée pour lever la tête et pour profiter du magnifique ciel de Sutton et de ses environs. Consultez le site Internet www.montcosmos.com ou bien celui de la Fédération des astronomes amateurs du Québec (www.faaq.org) pour en apprendre plus ou pour obtenir des réponses à vos questions.
Eddy Szczerbinski
eddy.szczerbinski@montcosmos.com
Êtes-vous un docile suiveur ou leader?
Chronique du coach
Pour commencer, voici ma définition du coaching, une ressource très populaire aujourd'hui. Selon moi, c'est une profession d'accompagnement. Son but est de vous servir de tremplin afin d'atteindre, par des actions efficaces, les objectifs importants pour vous, qu'ils soient reliés aux affaires ou d'ordre personnel. Cette approche s'inspire de la psychologie positive qui reconnaît vos forces et talents afin de développer des stratégies gagnantes. Elle utilise des croyances de base telles que l'autonomie des personnes et leur pouvoir de choisir en toute conscience leurs actions afin de vivre avec plus de bonheur, de vitalité et de mieux-être.
En coaching de vie ou d'affaires, vérifier le sens des mots est essentiel à une communication efficace. Les mots ne sont que des mots. Par contre, selon nos expériences, ils peuvent éveiller en nous des émotions très vives. Alors, quelles émotions éveille en vous le mot docilité? Pour ma part, ce mot me dérange. Je l'associe au mot soumission… et la docilité dans certaines conditions est comme la graine d'une rébellion future. Quelles impressions dans votre vie sont associées au mot docilité? La mémoire que j'en ai réfère au « bon enfant de mon époque », c'est-à-dire à l'expression limitée de ses opinions, à faire ce qu'on lui dit de faire, sans discuter, au risque d'être puni.
J'ai maintenant 48 ans et dans ma famille de « bons employés » la docilité était une valeur à respecter et même une clé pour réussir dans la vie… Je ne pense pas qu'il y ait un problème à avoir le sens de la discipline et le respect de l'autorité. Par contre, avoir le sentiment de se soumettre peut créer certaines difficultés d'affirmation de soi en début de vie. Le coach en moi croit profondément que toutes les expériences favorisent notre développement et que cela pourrait bien même être un facteur déterminant pour devenir un leader des plus inspirants! Par définition, la docilité est liée à la disposition à se laisser diriger, à obéir. Ses synonymes sont la discipline, la soumission, l'asservissement, la sagesse et la souplesse tandis que ses antonymes sont la rébellion, la révolution, l'obstination et l'indiscipline. Intéressant n'est-ce pas? Quant au mot leader, on mentionne qu'il n'y a pas de leadership sans suiveurs (je préfère le mot équipiers). Il se définit comme la capacité de diriger, d'influencer, de motiver et d'inspirer les gens. En résumé, c'est l'aptitude à rendre les autres aptes à contribuer au succès d'une organisation ou d'un projet.
Alors, comment faire ÉQUIPE avec le mot docilité? C'est une question d'application. Si nous sommes volontaires et enthousiastes à contribuer à un projet ou une organisation qui donne un sens plus grand à ce que l'on fait, alors bravo! Quelle satisfaction d'être un équipier apprécié et valorisé dont le travail contribue à augmenter son propre niveau de satisfaction, à utiliser ses talents et ses idées, tout en favorisant son épa-nouissement!
Sous un tel angle, je suis d'accord que la docilité n'est plus une soumission, mais un choix de se laisser guider, inspirer et motiver à devenir une personne meilleure, c'est-à-dire plus heureuse et leader de sa vie.
Voilà une application positive qui représente bien l'émergence de nos jours du leader coach plutôt que du leader autoritaire…
Francine Dubuc
BSS, ACC, Coach professionnelle
info@lantidote.ca
DU NOUVEAU POUR LES FEMMES ENCEINTES À COWANSVILLE
Tout le monde sait que, depuis des millénaires, l'acupuncture a fait ses preuves pour de multiples problèmes de santé. C'est une médecine qui a traité tout un peuple durant des siècles avec une efficacité certaine et plus encore, avec une absence d'effets secon-daires.
Saviez-vous qu'il existe au Québec des acupuncteurs qui sont formés spécifiquement en obstétrique pour assurer les suivis de grossesse, d'accouchement et de post-partum? De plus, ces acupuncteurs peuvent intervenir dans les situations d'infertilité.
Acupuncture comme médecine préventive pour les femmes enceintes
Durant la grossesse, l'acupuncture peut jouer un rôle très efficace en soulageant plusieurs malaises comme les nausées, vomissements, lourdeurs et enflures des jambes, douleurs lombaires, douleurs du sciatique ou pelviennes, constipation, saignements, fatigue et insomnie du dernier trimestre. La réputation de l'acupuncture pour modifier la position du foetus en cas de présentation en siège est maintenant reconnue.
De plus, cette discipline régularise le niveau d'énergie de la mère, et donc du fœtus,
et permet à la femme enceinte d'arriver en meilleures conditions physiques et psychologiques à son accouchement. Nous savons maintenant que l'assouplissement du périnée et du col de l'utérus est aussi un effet observé chez les femmes qui ont reçu des traitements d'acupuncture durant leur grossesse. Tout comme le traitement d'acupuncture peut réduire le temps de travail lors de l'accouchement.
Entrevue préparatoire aux traitements
L'acupuncteur procédera d'abord à un interrogatoire minutieux pour évaluer l'état de santé général de la femme enceinte. Il complétera ses informations avec la prise de pouls chinois et l'examen de la langue. Au cours du suivi de grossesse, il pourra proposer à la femme enceinte une visite par mois, ou plus si nécessaire, durant les huit premiers mois et de deux à trois visites pendant le neuvième mois. Cet accompagnement est toujours jumelé à des visites régulières chez son médecin.
Acupuncture et problèmes d'infertilité
L'acupuncture offre des solutions intéressantes pour les problèmes d'infertilité. Sans effet secondaire négatif, elle régularise d'abord le cycle menstruel. Elle agit sur le sang et sur les processus naturels de régulation hormonale permettant ainsi d'augmenter l'efficacité des interventions en fertilité assistée.
Pour des informations complémentaires, vous pouvez consulter le site de l'Association des acupuncteurs du Québec www.acupuncture-quebec.com ou le site de l'Ordre des acupuncteurs du Québec www.o-a-q.org
Danielle Viau
acupuncteure
Pour que les enfants disent « oui » aux activités extérieures!
Passer du temps en famille à l'extérieur, c'est si bon! Rien ne vaut ces instants de pur plaisir, dont les souvenirs sont indélébiles. Certaines personnes ont déjà affirmé que le meilleur moyen de se retrouver en famille l'hiver, c'est de faire du ski.
Toujours est-il que parfois, il faut se motiver! Pour que les journées passées au Mont SUTTON soient des plus amusantes, pour vous et vos enfants, voici donc quelques trucs...
Apprentissage amusant et sécuritaire
Quoi de mieux que d'apprendre tout en amusant? L'École de glisse SUTTON vous propose plusieurs cours et programmes de façon à ce que vos tout-petits apprennent la bonne technique en ski, et ce, de façon sécuritaire, tout en ayant du plaisir! Et que dire de l'excitation de revoir semaine après semaine ses amis de ski, et du sentiment de fierté de voir votre enfant s'améliorer au fil de l'hiver, pendant que vous aussi profitez du ski!
Pause « chocolat-chaud »
En plus de réchauffer les petites mains, la pause « chocolat chaud » permet de récompenser les efforts et d'encourager votre enfant à continuer à skier! Vous prendrez plaisir vous aussi à déguster un délicieux chocolat chaud…
Des journées animées et dynamiques à mettre au calendrier
Du 28 février au 4 mars 2011, toute la famille s'amusera au Mont SUTTON! Du bricolage au volleyball géant sur neige, en passant par un rallye sur les pistes, la programmation des activités plaira à tous durant la relâche! Sans parler de la semaine de relâche à l'École de glisse, lors de laquelle toute la famille pourra s'amuser sur les pistes tout en apprenant!
Plus de promotions pour plus de journées ski!
- Pour les débutants et les familles, le billet pour le télésiège IIo desservant la zone famille, est offert à prix réduit
- La carte SUTTON Familiflex est parfaite pour la famille! Six billets adultes et six billets enfants transféra-bles et valides en semaine. Idéale pour la semaine de relâche!
- D'autres rabais au montsutton.com/promotions.
N'oubliez pas! Les enfants de 5 ans ou moins skient toujours gratuitement au Mont SUTTON!
Faire de sa première expérience une sortie mémorable
Pour connaître toutes les installations dédiées à la famille, les trucs pour une première visite au Mont SUTTON, les programmes de l'École de glisse pour toute la famille, le service de garderie, jetez un coup d'œil à la nouvelle page famille au montsutton.com/famille.
À vous maintenant de trouver vos propres trucs pour que votre enfant réponde « oui » à votre question « Est-ce qu'on va jouer dehors?»! Partagez vos « secrets » par le biais de la page Facebook du Mont SUTTON!
« Regarder sa petite fille de 4 ans descendre la cendrillon avec son casque de princesse rose et mauve le sourire aux lèvres, rien ne peut remplacer ces moments de pur plaisir.» N. Bourdages
Mireille Simard
Corporation de développement économique de Sutton
La Petite Séduction
De l'avis de la grande majorité des gens, résidents de Sutton et de nombreuses personnes de l'extérieur, le « Spécial Noël 2010 » de l'émission « La Petite Séduction » tournée à Sutton, avec Gregory Charles comme invité, est un fabuleux succès. La Ville de Sutton, la Corporation de développement économique de Sutton (CDES), les commerçants en général, les nombreux bénévoles, Mont SUTTON et de trop nombreux commanditaires pour pouvoir tous les nommer ici, un grand nombre de Suttonais et Suttonaises ont contribué généreusement, en temps et en argent, pour faire en sorte que Sutton présente une image les reflétant dignement et fidèlement.
Sutton en haut
Au bout du compte, sans préavis, la CDES assume la gestion du centre de ski de fond et raquette Sutton en haut afin d'en assurer le fonctionnement pour la saison hivernale 2011. Les administrateurs de la CDES ont mis leurs ressources humaines à contribution et fait appel aux forces vives de la communauté pour combler le trou béant qu'aurait occasionné la fermeture de Sutton en haut dans l'offre touristique d'activités plein air cet hiver. Merci à tous ceux qui ont répondu à l'appel et son devenus membres. Ils sont plus de 300. Félicitations à Daniel Martin et son équipe qui font un travail formidable. La CDES et la Ville de Sutton invitent les enfants résidents de Sutton, les élèves de l'école de Sutton et les étudiants des secondaires 1, 2 et 3 résidents de Sutton, à skier et faire de la raquette gratuitement à Sutton en haut pour toute la durée de la saison. Les élèves du primaire doivent fournir une preuve de résidence et être accompagnés d'un adulte; les étudiants du secondaire doivent prouver leur admissibilité.
Randonnée pédestre
En janvier, une rencontre de concertation avec l'ensemble des partenaires œuvrant dans le dossier de la randonnée pédestre avait lieu. Il a été convenu de créer une organisation officielle, ou du moins de travailler avec une organisation en place, afin de bien coordonner le développement du produit « randonnée » dans toute la région. À court terme, un comité de pilotage officiel aura le mandat suivant : développer la structure du prochain organisme en précisant le mode de gouvernance (OBNL ou COOP), produire un plan d'affaires, ce qui inclut développer une vision et un projet. Il travaillera aussi un projet de promotion-publicité rassembleur pour la saison 2011.
DÉFI CÔTES SUTTON! - Objectif 750 coureurs!
Le Club de marche et de course des Radars de Sports Sutton, chapeauté par Loisirs Sutton, est fier de présenter le tout premier Défi Côtes Sutton le dimanche 1er mai prochain. Le Club croit que Sutton offre un site enchanteur pour cet événement qui marquera le début de la saison de course dans la région. Il s'agit d'un événement familial qui valorise la santé et la mise en forme. Les défis suivants sont proposés aux participants :
- 1 km enfants;
- 5 km marche et course adolescents et adultes;
- 10 km course adultes.
L'arrivée et le départ auront lieu au parc municipal Goyette-Hill, rue Western.
L'inscription se fait en ligne avec Events Online, au Bureau d'accueil touristique ou sur place le matin de la course. ON VOUS Y ATTEND!
Liane Bruneau
Eau source et résonance bio-sensorielle
L'eau représente la matérialisation de l'intelligence sidérale neutre. Elle constitue quatre-vingts pour cent (80 %) du poids du corps humain et la nature a placé cette source élémentaire partout à l'intérieur et autour d'elle. Cela veut dire qu'une bonne gestion de l'eau du corps est la base évidente de sa bien portance physique.
La vie biologique est inscrite électroniquement dans les protons de l'atome et elle est habilitée par le récipient formé des regroupements cellulaires de l'eau. L'hydrogène de l'eau façonne la vie biologique et sa puissance récipiendaire neutre en gouverne les activités.
L'hydrogène de l'eau active le développement des corps biologiques qu'elle contient. Elle leur donne les impulsions électriques nécessaires pour se développer. La pulsation du noyau atomique ajuste les molécules et les fait s'amalgamer en gouttelettes dont la structure interne, très complexe, s'adapte aux fonctions de communication décrites plus loin.

L'eau source*, est constituée de molécules d'eau pure* intégrées à une famille cellulaire de l'orga-nisme bio-animal par l'hydrogène qui leur confère une structure interne spécialisée. Ce squelette en pelures d'oignon de la cellule est constitué de milliers de filaments de protéines qui réseautent toute la masse cellulaire en un champ de résonances neutre et transparent. Ce champ comporte environ dix trillions de cellules structurées, harmonisées et entretenues par les pulsions électriques de l'hydrogène des molécules d'eau pure qui connectent le corps humain directement aux circuits de la vie.
Les séquences soniques des dimensions supérieures de l'hydrogène vital avivent le champ de résonance bio-sensorielle qui favorise le voir, l'entendre, le goûter, le sentir et le toucher. Elles articulent aussi le rire et les intuitions d'un système cellulaire bien hydrogéné.
De plus, les qualités réflectives de l'eau source du cœur des cellules entrent dans la projection du rêve et de la communication visuelle sur les écrans mentaux.
Lorsque les minéraux et produits chimiques inorganiques suspendus dans l'eau potable* pénètrent le système cellulaire, ils construisent peu à peu des interférences électroniques qui résonnent au cœur des cellules. Ils dérèglent les harmoniques de l'hydrogène d'eau source qui avivent les communications ressenties. Ils divisent aussi la masse cellulaire en zones de puissance magnétique secondaires incompatibles les unes avec les autres, incompatibles avec la structure biologique.
Les cellules contaminées chimiquement par l'eau corrompue et les substances organiques incompatibles ne résonnent pas. Elles suintent plutôt un amalgame blanchâtre qui anesthésie et empoisonne lentement l'organisme.
Le résultat le plus manifeste lié à la consommation de l'eau potable* est une diminution de l'hydrogène vital requis pour ressentir. Comme la plupart des malaises physiologiques naissent de l'insuffisance ou le vide d'hydrogène de groupes cellulaires, la personne en manque d'hydrogène ne peut pas ressentir ou localiser ce manque.
Les communications sensorielles relèvent du champ de résonances bio-sensorielles et vont de pair avec un champ de résonances bio-sensorielles bien approvisionné en eau pure.
Clément Pelletier
*L'eau pure est constituée exclusivement de deux atomes d'hydrogène et d'un atome d'oxigène.
*L'eau source, ou l'eau agglomérée est représentée par les molécules d'eau pure intégrées à la structure d'une famille cellulaire d'un organisme bio animal.
*L'eau potable représente l'eau de consommation ordinaire, soient l'eau du robinet et l'eau embouteillée qui contiennent des particules non organiques ou organiques de quelque nature que ce soit.
LA DOCILITÉ – MÈRE DE NOS VISSICITUDES
Bandes dessinées et musiques
Par Ramon Vitesse
C'est Arseniq 33, le regretté groupe hardcore montréalais, qui chantait Tout doux mouton docile… Quand même, pas besoin d'avoir la fibre libertaire trop développée pour s'ouvrir bien grand les yeux et le cœur et pour entrevoir la grande supercherie de par le vaste monde – castes en Inde, « ti casques » au Canada, etc. Tentons de voir les mécanismes de la soumission volontaire et, comment se sortir d'une docilité héritée d'une histoire empreinte de catholicisme, de coloni-sation, de libéralisme économique outrancier auquel le système d'éducation participe en dodelinant de la tête.
COLTRANE, A Love Supreme (Sarbacane) de Paolo Parisi illustre en noir et blanc et sans fioriture aucune le parcours hasardeux de ce saxo afro-américain qui a lutté toute sa vie en travaillant inlassablement son instrument pour fina-lement révolutionner le jazz. Cette pugnacité l'a amené à surconsommer des drogues et à se défoncer humainement parlant d'autant plus que l'auteur ne passe pas sous silence qu'on deman-dait aux noirs de rester docilement en retrait dans les espaces prévus pour ne pas se mélanger à la population blanche…ZIK & BD, La chanson québécoise en bande dessinée (Les Éditions de l'Homme) réalisée par dix tandems musiciens-bédéistes. Les résultats sont toutefois inégaux. Le meilleur? La chanson Antonio de Mes Aïeux par Daniel Shelton (auteur du comic strip Ben chez Les 400 Coups) sur cet homme fort finalement mort presque clochard et M'accrocher? de Loco Locass par Vincent Giard (48 heures de la BD et bien des livres) questionne le sens de sa vie! SNUFF 1. La mélodie du bonheur (Delcourt) de Nihoul et Lemmens, qui sont des auteurs rentre dedans, aborde, avec un dessin ligne claire presque trop cool, une mélodie plutôt destructrice dans un quiproquo allant en crescendo. Jubilatoires que ces personnages déjantés qui s'entrechoquent pour une histoire de cassette vidéo que des gangs rivaux s'arrachent à qui mieux mieux et pour le pire!!! LO (Gallimard) de Lucie Durbiano s'ouvre sur quelques notes de flûte avec nymphes à l'eau de rose, dieux un peu niais sans oublier un satyre dégourdi… Lo dit ceci : « La seule chose qui me console un peu c'est d'avoir mon chagrin. » L'auteure constitue un modèle d'indocilité féministe à travers ses divers livres qui réécrivent la mythologie et les contes de fées – le dessin rudimentaire et décoincé est à l'avenant.
Qui dit amour ne proclame pas non plus la doci-lité… LES AMOURS INSOLENTS (Casterman) de Loustal et Benaquista offrent dix-sept variations pas piquées de vers sur le couple. Le romancier et le dessinateur, ce dernier adorant réaliser des vignettes soulignées d'un cours texte, font de splendides nouvelles sur diverses acrobaties visant à préserver la flamme dans la relation. ANIMAL LECTEUR, Ça va cartonner (Dupuis) de Salma et Libon traite d'un amour plus prosaïque… Celui des livres et plus précisément des BD! Il s'agit de comic strip toniques dans un format étonnant de micro livre pour aller de surprise en surprise – comme avec ces jeunes amateurs de manga soupçonnés d'imbécillité crasse par un adulte qui finalement se voit scié par leurs propos : « L'espace intericonique devient philosophique. »!!! COMMANDO COLONIAL, Fort Thélème (Dargaud) d'Appollo et Brüno revisite la BD de guerre avec un commando composé de deux Réunionnais qui, paradoxalement, devront rattraper un officier français en plein désert; le gars a pris le large avec la réserve d'or de la France libre pour se construire un paradis en plein désert. Il y est donc question de morale et d'éthique – deux facteurs, comme les croyances, qui favorisent la docilité des subordonnés. LUCKY LUKE contre Pinkerton (Lucky Comics) d'Achdé, Pennac et Benaquista, outre le bon vieux cow-boy solitaire crée par Morris offrent un regard sur le bonhomme Pinkerton qui a été un prédécesseur de l'État (ou de la toile…) Big Brother en fichant systématiquement tout un chacun; ça peut toujours servir et se monnayer!
Faut pas se laisser faire! LE PROCÈS (Actes Sud BD) de Montellier et Mairowitz, d'après le ténébreux livre de Kakfa sur la machine à écraser aussi connue sous le nom de justice, démontre très bien pourquoi il faut refuser et lutter plutôt que de plier l'échine. POUR EN FINIR AVEC NOVEMBRE (Mécani-que Générale / Les 400 Coups) de Lemay et St-Georges tricote un drame de mœurs politisé avec pour toile de fond des allers-retours entre la crise d'octobre d'une cellule méconnue et un maître chanteur qui relance ses membres en 1996. Se rebeller alors que la docilité s'avère récompensée par le pouvoir? Ceci explique cela! FAIT PÈTER LES BASSES, BRUNO! (Futuropolis) de Baru fait figure de roman graphique électrique et jubilatoire sur ceux qui se servent dans la cagnotte… Ainsi, l'argent que de petits truands rivaux tentent de s'approprier finira dans un village africain! Rythmé et éloquent que cet auteur explosif. Et la nature elle? Pas si docile que ça non plus… DOWN ON THE PETAWAWA (Premières Lignes) de Rémillard est un livre muet qui célèbre l'impétuosité d'une rivière ontarienne en se faisant l'ondoyant miroir d'une bande d'amis qui l'affrontent en canotage. Coquine et amante de l'effort physique en forêt, cette œuvre plaide pour que l'humain se rapproche de la nature, de sa nature.
COWANSKATE CULT, Démo Compilation (PAF Disques/ Disques Sapristi!) Le CowanSkate Cult, un évènement alternatif pour et par les jeunes, offre à un maximum de jeunes groupes de Cowansville et des alentours de jouer auprès de formations aguerries depuis 2008. Du nouveau ? Une compilation démo indocile qui donne à entendre l'alternative musicale régionale avec deux pièces de quatre groupes – enre-gistrées par Johnny Love (Le Volume était au maximum) : Justice Civile (punk oï), Second Night (post-hardcore), Soul Drivers (jamming hard blues) et Fear Dies Today (metal core). Ce flamboyant CD est complété par une rétrospective de groupes émergents (La Gachette, Guérilla Poubelle, Bloodshot Bill, Psycose Poetic, Damien, Sweetheart Sebas-tian, OK Volca, etc.) ayant été de l'aventure!
Après-ski plaisant
Quand Michel Gagné et Bertin Jacques ont visité Sutton la première fois, ils n'ont jamais pensé que cela changerait leur vie. Or ils sont tombés amoureux de Sutton, ont acheté une propriété et se sont demandé s'il serait possible de réorienter chacun leur carrière afin de vivre à Sutton à temps plein. Ce questionnement les a menés au Saint-Amour. Étant passionnés de design et d'art de vivre, ils découvraient l'occasion idéale pour exercer leur passion et leur art. Et, le résultat ne cesse de faire les manchettes.
Le premier geste des deux propriétaires a été sans précédent à Sutton : vendre le mobilier par encan silencieux, puis remettre le produit de la vente (6 500 $) à des organismes caritatifs de la communauté. Le deuxième a été d'entreprendre une rénovation de grande qualité touchant tous les aspects de leur hôtel de 10 chambres. « Nous avons misé sur un style contemporain moderne, plutôt que sur un style champêtre comme la majo-rité des auberges et gîtes de la région. Le Pleasant est unique en ce sens », explique Bertin. « Les clients viennent d'abord pour Sutton et ses attraits, puis pour la qualité de notre hébergement. »
Bertin et Michel ont pris possession de l'éta-blissement il y a à peine un an et se réjouissent de l'augmentation du taux d'occupation. Mais, leur vision du succès ne s'arrête pas là. Devant la po-pularité d'accueillir, dans leur salle à manger, les passants pour le petit déjeuner durant le week-end, ils l'ouvriront également pour des « 4 à 8 » à partir de la fin de février. Vous avez bien lu, un « 4 à 8 », une sorte de « 5 à 7 » traditionnel, mais perfectionné en créant une atmosphère détendue et conviviale pour celles et ceux qui voudraient déguster de bons vins, des amuse-gueules et une grande sélection de tapas constituant un repas léger ou en attendant de passer à table... à la maison ou dans un autre établissement.
Les curieux seront heureux d'apprendre qu'ils réservent d'autres surprises pour la saison estivale.
Information : 450 538-6188 www.lepleasant.com
DB
Pour ceux qui cherchent une princesse*, docile ou farouche, d'ici ou d'ailleurs
* Princesse est un terme farfelu pour décrire en réalité une fille toute simple âgée de 15 à 95 ans qui cherche l'amour véritable, enveloppé d'attention et d'affection.
Les relations hommes/femmes m'auront toujours fascinée.
Étant née dans la noble lignée de pensée de Cendrillon, j'ai toujours cru que les princes charmants existaient vraiment. En grandissant, je me suis beaucoup amusée à observer les comportements de convoitise et de séduction de la gent masculine loin de mes contes de fées.
Proche cousine de la princesse au petit pois, j'ai souvent noté ce qui me froissait dans les approches des princes en devenir.
Et puis, en entendant les mêmes remarques de mes consoeurs de palais, j'ai décidé d'écrire douze leçons pour les hommes dans le seul but d'en rire... et, peut-être, espérer provoquer des discussions et réflexions sur ce que cherchent encore les princesses d'ici et d'ailleurs.
Alors, très chers princes, crapauds et autres bes-tioles fabuleuses, voici les deux premières leçons à retenir pour ne pas vous faire « flusher » dès la première rencontre.
J'ai choisi des titres de chansons pour vous aider à vous en souvenir. Faites-vous un « playlist » à écouter sur votre cheval blanc. Ça va finir par rentrer.
Leçon #1 Baby you can drive my car. Yes I'm gonna be a star -The Beatles
La vérité s.v.p. !
Premièrement, montrez votre intérêt avec vos yeux et faites durer le moment... Les princesses ont des millions de papillons en cage dans le ventre qui ne demandent qu'à sortir. Passez du temps à la regarder avant d'aller lui parler. Cultivez le point culminant des jambes molles chez la fille. Go! Vous pouvez aller lui parler avec confiance (mais pas trop, ayez l'air un peu gêné quand même). Ne soyez pas trop intense dans cette première approche, sinon vous aurez l'air d'un cruiseur chronique. Parlez de ce qui vous habite réellement. Vous parlez travail...mmh... En avez-vous un? Vous en avez un, mais ça ne se dit pas? Vous êtes le concepteur du Festival de St-Tite? Vous êtes en train de faire faillite? Dites-le!
Vous êtes marié? Ça serait l'fun de le savoir.
Vous avez une blonde, mais vous n'êtes pas sûr?
Vous n'êtes pas sûr d'avoir une blonde?
Vous avez une blonde, mais vous n'êtes pas sûr d'être son chum?
Pour une chevauchée fantastique ou pour bâtir tout un royaume, une princesse apprécie toujours un terrain limpide et déminé.
Honnêteté dès la première rencontre pour éviter des coups d'épée.
Leçon #2 So, you're Brad Pitt? That don't impress me much -Shania Twain
Un peu d'humilité!
Vous avez une Volvo, une BMW, une Audi, « whatever »!
Trois portables, deux iPhone, un BlackBerry, tous les postes de télé, 12 télés, vous revenez d'Europe, vous repartez pour l'Australie, votre maison a été dessinée par un architecte, votre bureau est décoré comme un condo à l'Île des Soeurs, vous êtes le beau-frère de Sidney Crosby, vous êtes tellement super-top-écolo-bio-végéto qu'on devrait vous cloner et vous composter, vous êtes le meilleur dans tout, vous connaissez tout? Une Princesse ne veut pas le savoir!!!
Sortez de votre image et soyez humble.
Il existe aussi un principe de base qui va avec l'humilité, la politesse... Dire salut suivi d'un vrai comment ça va sur le trottoir comme sur l'Internet. Des fois, on dirait que les gars « chat » avec leur chien. Les ordres du genre Appelle-moi d'un ton sec, fret, ça marche pas. Faites de gentilles phrases complètes avec un pronom (je et tu sont le plus utilisés), un verbe, un adjectif (le plus souvent possible avec un qualificatif positif), un sujet (autre que vous-même de temps en temps) et un sourire (ça paraît même par écrit). Vous allez être en affaires, d'aplomb.
Prochains conseils dans le prochain numéro!
Marie-Claude Lord
Soyons sages, retournons docilement sur les bancs de l'école cet hiver!
La Société Temps libre, qui est l'antenne de l'université du troisième âge dans Brome-Missisquoi, vous invite à nouveau, en cet hiver 2011, à vous adonner au plaisir d'apprendre. Le thème de ce numéro du Tour est la docilité et il va sans dire que personne ne veut être qualifié de « vieux malcommode ». C'est donc dans un esprit de docilité pris dans le sens de sagesse bienveillante que j'aborderai avec vous le programme que vous propose l'UTA.
M. Bruno Landry, M.A. en géographie donnera un cours intitulé L'environnement au quotidien, les mardis de 9 h 30 à 12 h, du 8 mars au 26 avril au Centre communautaire John-Sleeth à Sutton. Il abordera diverses questions comme le développement durable, la contamination de l'atmosphère, les changements climatiques, la pollution de l'eau et traitera aussi des notions d'urbanisme et d'énergie...
Mme Monique Picard, chanteuse et professeure de chant, propose un cours intitulé Tout ce que vous voulez savoir sur la voix chantée, les jeudis de 13 h 30 à 16 h, du 24 février au 31 mars au Centre communautaire John Sleeth à Sutton. L'identification des diverses caractéristiques acoustiques, techniques et musicales de la voix, comme la tessiture, le timbre, le phrasé sont au programme, de même que le classement des voix...
M. Édouard-Charles Lebeau, Ph. D. en sciences des religions donnera un cour intitulé Comprendre l'Islam, les mercredis de 9 h 30 à 12 h, du 23 février au 20 avril au Centre communautaire John Sleeth à Sutton. Il abordera les thèmes suivants : le prophète Mohammed; le Coran et la loi islamique; les cinq piliers de l'Islam; la crise actuelle de l'islam; la spiritualité musulmane.
M. Jean-Pierre Sawaya, Ph.D en histoire propose un cours sur l'Histoire des autochtones du Québec, les vendredis de 13 h à 15 h 30, du 4 mars au 22 avril à la Salle du Club de l'Âge d'or de Cowansville. Ce cours exposera la trame historique reliant les premières alliances franco-amérindiennes jusqu'au régime d'apartheid des réserves instaurées partout au Canada. Au programme : les guerres des fourrures, la diplomatie, la conquête militaire, les épidémies virales, les traités...
M.André Sactouris spécialiste en relations industrielles donnera deux cours d'Initiation à l'informatique à l'école primaire de Sutton :
- Informatique I : les lundis de 14 h 50 à 16 h 20 du 7 mars au 18 avril
- Informatique II : les mercredis de 14 h 50 à 16 h 20 du 9 mars au 20 avril
Conférence le mercredi 20 avril 19 h à l'église anglicane Grace Church de Sutton:
Les jardins du Québec en touriste par M. Laurent Deschamps M. ès sciences en botanique. Une façon de visiter les jardins du Québec selon les régions, les saisons, le parcours et les distances.
Conférence le mercredi 23 mars 19 h à l'église anglicane Grace Church de Sutton:
Trois mois de hiking dans les Rocheuses cana-diennes et les grands parcs nationaux américains par M. André Lamy , ingénieur. Une expédition à couper le souffle, des Rocheuses au Grand Canyon en longeant la côte du Pacifique de San Diego à Vancouver!
Réservations-inscriptions: Alexandrine Poissant 450-538-3135
Guy Côté
C'est le temps des sucres
par Denis Boulanger
Vous voulez vous sucrer le bec ? Voici quatre érablières où l'on peut acheter son sirop directement du producteur. On y offre une sélection complète de grades. Chaque endroit accueille le public et offre une variété de produits spécifiques.
Érablière Gaby-Pierre
L'accueil est impeccable, mais on ne sert pas de repas sur place. En contrepartie, la boutique propose en plus de la vente de sirop d'érable une gamme complète de produits dérivés de l'érable : sucre d'érable granulé, tire à l'érable, sucre du pays, beurre d'érable, etc.
1001, Route 139, Sutton, (450) 538-4046
Érablière Hilltop
La vue panoramique des montagnes ajoute un parfum à la visite à l'érablière où le sirop est fait sur feu de bois. Les repas sont servis le midi ou le soir. La détente est de rigueur, car il n'y a jamais de file d'attente et on ne presse pas les gens à sortir de table. Le menu, qui comprend tous les plats de cabane à sucre traditionnels, offre des saveurs de « cuisine de grand-mère ». Les produits de l'érable en vente sont tous des vedettes, mais le méritas va sans doute à la tarte au sirop d'érable et pacanes. Les propriétaires assurent un service bilingue.
4329, Symington, Dunham, Réservation requise (450) 295-2270
Érablière de Winter
L'érablière est certifiée biologique (Eco-Cert). Le terme et ses implications sont expliqués sur place, lors d'une visite gratuite à l'érablière. Le sirop et des produits transformés tels que le vinaigre d'érable, des vinaigrettes, une sauce BBQ, gelées, sucre d'érable sont disponibles sur place. Une gamme complète de produits de cassis est également offerte.
420, Jackson, Sutton, (450) 242-4287
Érablière Owl Hoot
Érablière traditionnelle où l'on utilise des chevaux pour ramasser l'eau d'érable. On peut visiter l'érablière. En plus du sirop, on peut se procurer sur place les multiples produits d'érable : beurre, sucre, gelée, bonbons, tartes, etc.
85, Ross Rd., Stanbridge East, (450) 248-3616
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