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Harmonie en règle
Le conseil municipal de Sutton a approuvé une résolution, en 2005, ayant pour but de procéder à une refonte de son plan d'urbanisme. Cette résolution visait à produire un document de planification qui couvre les deux territoires municipaux (ville et canton) de Sutton regroupés en 2002. Après cinq années de consultations et de négociations, le nouveau règlement portant sur le plan d'urbanisme 114-1, s'est avéré conforme au schéma d'aménagement révisé de la MRC et il entrerait en vigueur avant 2011.
Cette refonte a été une occasion pour les citoyens et l'administration municipale de réfléchir sur l'avenir du développement de Sutton en tant que ville et plus particu-lièrement en tant que milieu de vie social, économique, culturel et environnemental. Le plan d'urbanisme reflète donc l'intention à propos de l'orientation du développement et de l'aménagement du territoire, sur un horizon de 15 à 20 ans.
Or, du plan, découle un aspect normatif dont les détails se retrouvent dans les règlements de zonage (115-2) et de lotissement (116-1). En tout, l'oeuvre comprend environ 200 pages que le commun des mortels n'apprendra pas par coeur ni ne comprendra dans tous ses détails. Il sera donc plus facile de consulter le service d'urbanisme avant d'entreprendre tout projet. Hélas, cette démarche étant rarement empruntée, certains citoyens vont découvrir un règlement particulier seulement lorsqu'ils font une demande de permis ou soumettent leur plan pour approbation... après être très avancé dans leur projet. Le travail sera donc à refaire; la dépense aussi.
Le plan d'urbaniste et ses règlements peuvent être consultés sur le site
www.sutton.ca/f_RegUrbaJuin2009etFevrier2010.html
Quand il ne s'agit pas d'un empêchement normatif, le citoyen peut faire appel au Comité consultatif d'urbanisme (CCU). Celui-ci peut recommander une dérogation relativement à l'application de certaines dispositions du règlement sans qu'il soit nécessaire que la municipalité amende ses règlements. Le CCU fait ensuite ses recommandations au conseil municipal.
Pour en savoir plus, un guide de prise de décision en urbanisme peut être consulté sur le site
www.mamrot.gouv.qc.ca/amenagement/outils/amen_outi_avan.asp.
Aussi excellents que puissent être le plan et ses règlements, il faudrait que les citoyens harmonisent leur vision et leur comportement à ceux du plan, sinon les objectifs communautaires aboutiront bien loin des attentes. Il va sans dire que cette démarche visant l'harmonie exige de la bonne foi. Que faut-il penser d'une personne qui comprend le plan et accepte ses objectifs, mais qui contourne volontairement un règlement en se contentant de verser une amende si elle en abuse? Piquer, c'est voler!
Bonne lecture!
Denis Boulanger
« Fille de la douleur! Harmonie, harmonie! » (A. De Musset)
« Art » et « harmonie » ont la même racine qui évoque la jonction, l'articulation, l'accord (musical ou social), la concorde, l'équilibre, la cohérence, l'union. Au cœur de l'aventure humaine, ces idéaux sont associés à la recherche du bonheur, le malheur résultant, au contraire, de la discorde, de l'aliénation, de la séparation, de l'adversité.
Chaque culture projette à sa manière sa soif d'harmonie dans ses mythes, récits fondateurs qui relatent généralement un combat entre les forces du bien et celles du mal. Dans la version biblique de la création, l'harmonie originelle est rompue dès la consommation du fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal. Exclue du jardin mythique, l'humanité a cependant hérité de la possibilité de retrouver la béatitude originelle en renonçant librement aux velléités d'un égo qui la retranche du Tout. Dans cette optique, Descartes aurait dû dire : « Je pense, donc je suis… retranché ».
La condition humaine s'insère, depuis les origines, dans un ensemble continu de « règnes » (animal, végétal, minéral) entre lesquels il n'existe, en pratique, aucune frontière hermétique, même si les attributs et les facultés de chacun varient dans des proportions considérables. Ainsi, devant l'apparente facilité avec laquelle le pigeon voyageur retrouve son colombier et l'abeille sa ruche, ou devant la beauté d'une fleur ou d'un cristal, l'être humain le plus mentalement doué reste bouche bée. Le mental nous permet, par contre, une grande virtuosité en matière de représentation du monde par une « algèbre » de concepts qui donne lieu à une infinie variété d'arrangements mathématiques et linguistiques que les animaux ne maîtrisent pas. Nous mettons évidemment cette faculté mentale à contribution pour élaborer des stratégies de bonheur, et les bibliothèques regorgent de recettes d'harmonie dont bon nombre ont été concoctées par les Églises et les traditions spirituelles. « Religion » signifiant, à la lettre, « reliure », l'homme religieux a, en effet, pour préoccupation première, de retrouver l'harmonie perdue en corrigeant un désordre chronique (originel, selon certaines traditions). Il s'inspire, pour cela, de personnages emblématiques ayant en commun d'avoir prêché par l'exemple plus que par la théorie. Pour le christianisme, l'invitation à se mettre concrètement en marche vers l'harmonie est un thème fréquent :
« Viens et suis-moi », « lève-toi et marche » et « Lazare, sors du tombeau » en sont des exemples.
« En marche » est aussi le leitmotiv de certaines traductions des Béatitudes : « En marche, les inspirés…; en marche les persécutés…; en marche les affamés et assoiffés d'harmonie…; etc. ». Le « péché » des théologiens, dont les racines évoquent la perte d'équilibre, n'est rien d'autre qu'une perte d'har-monie qui s'appelait « hamartia », en grec, c'est-à-dire écart par rapport au centre d'une cible, défaut d'union, séparation. La première noble vérité du bouddhisme affirme pareillement que « la vie humaine est comme un essieu désaxé ou une articulation déboitée », image concrète au pays des chars à bœufs qu'est encore la Birmanie rurale. On dirait aujourd'hui : « quelque chose ne tourne pas rond » ou « le monde est désaxé ». Le remède, selon le bouddhisme, consiste à suivre une discipline individuelle de retour à l'harmonie appelée « Noble sentier octuple ».
Aussi multiples et disparates soient-elles, les voies de l'harmonie ont en commun de ramener l'être égaré par le mental et la dualité au centre à partir duquel il pourra s'épanouir dans toutes les directions. Trouver ce centre en soi est la quête du Graal de tous et chacun. Une tendance fréquente dans l'histoire a été, et est encore, la réduction de cette quête à une trajectoire idéologique unique et rigide relevant de chapelles (religieuses, ethni-ques, politiques, sociales ou autres) et d'un esprit de clocher. Or, dès qu'une religion absolutise sa voie, elle devient sectaire et idolâtre. Se servant de ses dieux comme d'une drogue, elle étouffe au lieu d'oxygéner, aggravant le sentiment de manque au lieu de l'apaiser, retranchant et isolant au lieu de relier.
Le besoin criant d'harmonie et de ré-enchantement du monde est assez bien illustré dans le titre du livre à succès « Les hommes viennent de Mars et les femmes viennent de Vénus ». Des milliers d'années avant que la formule devienne emblématique d'une mouvance sociale grinçante où, tout en visant une égalité de droits, chaque sexe perçoit l'autre comme venant d'une autre planète, la mythologie antique, dans sa sagesse, avait pourtant fait naître des amours du dieu de la guerre et de la déesse de l'amour une fille que les Grecs appelèrent Harmonia et les Romains Concordia. À en croire Simone de Beauvoir, l'harmonie est aujourd'hui le fruit d'une conquête moins idyllique que la lune de miel de Mars et de Vénus. L'auteure de la bible du féminisme martial que fut « Le Deuxième Sexe » (1949) écrit en effet dans La force de l'âge (1960) : « Entre deux individus, l'harmonie n'est jamais donnée, elle doit indéfiniment se conquérir. » Alors, conquérantes et conquérants de l'harmonie, en marche!
Daniel Laguitton
www.granby.net/~d_lag
L'harmonie à tout prix ?
La recherche de l'harmonie est une expérience humaine universelle, parce qu'agréable. Pourquoi est-ce agréable? Parce que nous la reconnaissons, comme une musique harmonieuse qu'on écoute avec plaisir.
Il me semble que nous préférons davantage l'har-monie aux conflits et que nous sommes trop souvent prêts à nous taire pour vivre un « semblant » d'har-monie.
Mais, à quel prix? De sa sérénité, de sa santé ou de son estime de soi?
Pour les relations…
L'harmonie, ce n'est pas faire la « paix » à tout prix et cesser de faire vibrer sa note pour laisser vibrer celles des autres. Ce n'est pas non plus de se taire pour laisser les autres jouer leur propre musique.
L'harmonie, c'est d'être en accord avec soi et les autres. Comment? D'abord, en commençant par s'accepter et s'aimer pour ce que nous sommes. Cela peut demander du temps et beaucoup de compassion envers soi. Ensuite, en valorisant ses différences (en les voyant comme des forces complémentaires) puis en utilisant une communication affirmative (non-violente) et authentique afin de résoudre les « différents ».
J'aime l'image de l'orchestre qui, avec la pratique et l'engagement de chaque individu à développer son unique talent, s'accordera afin de créer une harmonie grandiose. Telle la corde d'une guitare bien accordée qui donne le son juste, mais qui seule, ne peut créer une harmonie. C'est l'accord des différences qui a le potentiel de créer une harmonie parfaite, comme le travail d'une équipe qui permet le développement du potentiel de chacun. En harmonisant les forces de chacun vers un but commun, on accomplit ensemble une plus grande mission.
L'harmonie est un art qui demande un engagement, une volonté positive et une confiance envers l'expres-sion individuelle.
Pour la santé physique… L'harmonie du corps et de l'esprit est essentielle.
Pour le bien-être… C'est une question d'harmonie entre la pensée et le cœur.
Pour la spiritualité… C'est d'être en harmonie avec le moment présent.
Pour l'environnement… Vivre en harmonie avec la nature, les plantes et tous les êtres vivants. Sauver la planète pour se sauver.
Pour la beauté… Harmoniser les couleurs, les formes, les traits.
Pour notre Être… C'est vibrer en accord avec le taux vibratoire de son Essence.
En fait, ce sont toutes des façons différentes d'exprimer la même réalité, c'est-à-dire d'être en cohérence et en alignement avec tout son être. L'acceptation de ce qui est, sans faire de jugement. C'est cela être en accord avec soi.
En fait, vivre en harmonie est plus qu'agréable; c'est définitivement bénéfique. Pour commencer, créer ou retrouver l'harmonie en soi, on doit choisir d'être en accord avec ses valeurs et ses besoins. Se respecter et s'exprimer dans l'acceptation de soi et de l'autre afin de devenir le chef d'orchestre qui crée de sa vie une véritable symphonie!
Francine Dubuc
BSS, ACC, Coach de vie !
info@lantidote.ca
Eau pure
Distillée par la chaleur du soleil, l'eau pure se forme en nuages. Elle se condense au froid et tombe en captant des substances de toutes sortes; elle purifie l'air. Une fois en contact avec le sol, cette eau attire et englobe les minéraux, les sels et métaux inorganiques qu'elle distribue par ruissel-lement aux racines des végétaux.
L'eau dite « potable » des ruisseaux, des rivières, des lacs, des puits et des réservoirs de montagne est distribuée pour consommation par les municipalités et elle représente la grande part de l'eau embouteillée. Saturée à la pleine capacité, cette eau naturelle mélange sels, calcium, magnésium, fer, cuivre, silicone, nitrates, chlorures, virus/bac-téries et bien d'autres éléments encore.
Bonne pour les végétaux, cette eau amènerait dans le corps humain des substances pouvant menacer l'existence des cellules et elle le placerait en état d'alerte.
En effet, diverses substances chimiques peuvent détruire les compartiments électriques des cellules qui deviennent à plat et laiteuses.
Les dépôts calcaires abaissent le niveau d'eau des cellules et peuvent causer un stress cellulaire à la source des maladies du vieillissement, de la minéralisation des articulations et des artères, du ralentissement du rythme cardiaque, des calculs rénaux et biliaires, etc.
Les circuits électroniques des métaux, fer, zinc, argent... peuvent causer des disruptions et des explosions cellulaires et empoisonner lentement l'organisme. Dans le cerveau, les électrons font dévier le courant neuronique ce qui peut causer des disruptions perceptuelles et mémorielles, de la fabulation excessive, des cauchemars, la folie.
Disruption mémorielle sporadique ou permanente? Il ne faudrait pas oublier que les végétaux métabolisent les minéraux inorganiques en molécules complexes assimilables par le corps humain. Par ailleurs, le corps humain ne métabolise aucune matière inorganique minérale ou chimique. Et, n'est-ce pas là, précisément, où se situe la frontière entre les espèces végétales et animales dans leur ensemble?

L'hydrogène assemble les molécules d'eau pure (H2O) qui alimentent tous les organismes des règnes biologiques végétal et animal dont fait partie l'humain. Chaque molécule d'eau pure compte donc deux atomes d'hydrogène et un atome d'oxygène. Pour tous les organismes biologiques, l'hydrogène intègre les molécules d'eau pure à des familles cellulaires en les imprégnant de leur structure électrique spécialisée. L'hydrogène alimente aussi l'oxygène qui protège les cellules, les nettoie et leur prépare leurs nutriments.
L'hydrogène des molécules d'eau pure structure et alimente les cellules d'eau source dont le squelette en pelures d'oignon est constitué de milliers de filaments de protéines qui croissent du noyau ADN et réseaute, à travers ses parois, toute la masse cellulaire.
Entouré par l'eau source et alimenté par son hydrogène, l'ADN envoie ses signaux à l'intérieur de la cellule et à l'extérieur du groupe cellulaire sur une base continuelle. L'information se déplace efficacement aux 10 trillions de cellules structurées, harmonisées et entretenues par l'hydrogène d'eau source ce qui détermine le rythme des échanges intercellulaires. Cette découverte a mérité un Prix Nobel de chimie.
L'hydrogène de l'organisme transforme l'eau potable en cellules d'eau source dont les pelures captent les déchets cellulaires et évacuent les toxines, presque toutes amenées dans l'organisme par l'eau potable… Séparée de toutes ses impuretés par évaporation, l'eau distillée est une eau pure, qui dispose de l'hy-drogène requis pour alimenter les cellules d'eau source de l'organisme humain.
L'eau distillée agit aussi comme solvant. Elle dissout en priorité les substances chimiques et minérales inorganiques et les élimine de l'organisme. Puis, elle reprend sa fonction normale qui est de dissoudre les substances organiques pour les cellules, les déchets cellulaires et éliminer les toxines.
Est-il possible que l'harmonie physique et sensorielle créative de la personne soit la réflexion d'une masse cellulaire bien approvisionnée en eau pure, libre des désordres électroniques causés par les minéraux et métaux étrangers à sa structure?
Clément Pelletier
L'ancêtre du Tour
Pendant quatre mois, en 1879, Sutton a eu son hebdomadaire. De l'aveu même de son fondateur, George Courser, un natif de Glen Sutton (1848), l'aventure était risquée. Les quelques pages retrouvées contiennent de précieuses informations sur le Sutton de cette époque.
George Courser a pratiqué trente-six métiers avant de collaborer, à partir de 1876, à diverses gazettes publiées de part et d'autre de la frontière : le Frontier Sentinel de Richford, The North Troy Palladium, The Waterloo Advertiser et finalement, The Richford Journal pour lequel il travaille pendant une courte période à plein temps. En 1879, il entreprend de doter Sutton et le comté de Brome de son premier journal. Un projet fou, il en convient dans un récit autobiographique rédigé en 1915 pour The Enosburg Standard : « Possessing all the ambition of a Mexican presidential candidate, though lacking in capital and practical knowledge of printing, I conceived the idea of starting a paper at Sutton, Que. Plainly the venture was a foolish one but I was young and my experience in the Richford office had led me to believe that brains were not a vital necessity in publishing a newspaper.”1

Le nouvel éditeur ouvre un bureau à Sutton. Il place bien en vue sur la devanture l'enseigne qu'il a commandée à un artiste local, un certain Julius A. Bruso, « with the Imperial arms of Great Britain blended with those of the Dominion and the words Sutton Pioneer, in plain Roman letters. » Sous la représentation du lion et de l'unicorne, il fait inscrire la devise du journal « Independance Forever with British Connection ». Le premier numéro du Sutton Pioneer paraît le 16 octobre 1879. Dans ses salutations au lecteur, Courser explique son choix : « I consider Sutton an excellent field in which to start a local paper. Situated in one of the richest and most fertile counties in the Province; upon the line of a (… ) and prosperous Railroad which make a journey to the principal cities of the Dominion, and New England, the matter of but few hours; with a score or more of enterprising business firms; with an intelligent, industrious, and loyal population, Sutton can and ought to give a fair share of support to a local paper especially when it is the only sheet published in Brome county.”
Le Sutton Pioneer compte huit pages de format tabloïd. Une seule page traite de l'actualité locale; les sept autres reprennent des articles d'autres publications provenant des États-Unis ou du Commonwealth. Les conflits et les drames, les gens riches et célèbres, les événements insolites retiennent l'attention de l'éditeur.
Un seul numéro du Sutton Pioneer, le premier, nous est parvenu de même qu'une page de la deuxième édition, celle sur l'actualité locale. Deux pages « locales », c'est peu, mais c'est précieux, car elles renseignent sur la vie sociale et économique de l'époque. Ainsi, on y apprend qu'un Dr Dubuc pratique la médecine à Sutton et que son fils Arthur étudie à Richford pour devenir dentiste; que Pierre Huard exploite une confiserie; que les Boright, Dow, Kemp, Hawley ont aussi des commerces; que Samuel Doray construit un atelier sur la rue Mountain (Maple) qui sera alimenté en électricité par le moulin en amont sur la rivière.
Le vandalisme semble causer bien des problèmes à la South Eastern Railway Company qui offre une récompense de mille dollars – une somme astronomique pour l'époque – à qui permettra d'arrêter les malfaiteurs qui ont endommagé ses voies ferrées. Une course à cheval entre Sutton et Sweetburg, opposant Curley et Golding, est annoncée dans le premier numéro puis rapportée dans le second. Le vainqueur Curley a franchi la distance de dix milles en un peu plus de 36 minutes sous les applaudissements de nombreux spectateurs. Mentionnons enfin que l'ouverture à la colonisation de l'Ouest américain provoque plusieurs départs.
Au mieux, la circulation du Sutton Pioneer atteindra 450 abonnés. Ce n'est pas suffisant pour que le journal soit rentable et George Courser met fin à l'aventure après seulement quatre mois.
Jeanne Morazain
1 Ce récit autobiographique humoristique a été réédité en 2000 par The Brome County Historical Society.
Source : Bibliothèque et Archives Canada. Microfilm du Sutton Pioneer vol.1, no 1 et d'une page du vol. 1, no 2.
Brome County Historical Society. George Courser in Yesterdays, volume 10, pp.75-81.
Pour connaître d'autres pans de l'histoire de Sutton, procurez-vous les Cahiers d'histoire que publie la société d'histoire Héritage Sutton. Le numéro 13, vendu 5 $, sera disponible à compter de la mi-novembre au Cafetier, à la librairie Le Livre d'or et auprès d'Héritage Sutton. On peut aussi obtenir les douze premiers numéros à la librairie ou en communiquant avec la société d'histoire à l'adresse suivante : heritagesutton@bellnet.ca.
La société d'histoire Héritage Sutton a pour mission de préserver la mémoire de Sutton et de ses environs ainsi que des personnes et familles qui l'ont écrite.
La Voix de l'Est de 1960 et le ski à Sutton
Il est toujours passionnant de prendre le pouls d'une époque à partir de documents contemporains. En plein cinquantième anniversaire du centre de ski de Sutton, pourquoi alors ne pas reculer carrément à 1960? Plus précisément à La Voix de l'Est de 1960. C'est ce que nous permet le service de microfilms de la Société d'histoire de la Haute-Yamaska, 135, rue Principale à Granby. Après plusieurs séances de visionnement, voici ce qu'on retrouve aux dates suivantes :
12 janvier 1960, sans titre, sur 3 colonnes : On annonce qu'« Un autre pas vient d'être fait dans la réalisation éventuelle d'un projet d'exploitation de ski sur le mont Sutton ». À l'occasion d'une assemblée convoquée par le président du « Comité industriel », M. George H. Dyer, et tenue dans la salle du conseil de l'hôtel de ville, les principaux promoteurs, MM. Harold et Réal Boulanger, exposent le projet. Ceux-ci insistent sur la nécessaire collaboration de la popu-lation et de la nécessité de réunir les fonds requis. L'acquisition de 2 300 acres du mont Sutton est déjà « pratiquement assurée ». L'avocat François Lévesque, de Bedford, fait part des aspects juridiques du projet. Y assistent, outre les principaux promoteurs, MM. R.S. Miltimore, maire du village, G.G. Gingras, conseiller municipal, Arthur Darrah, ex-maire, Guy Boulay, président de la Chambre de commerce des jeunes, R.J. Shepard, marchand, Jean-Paul Beaudry, épicier, Benoît Boulanger et autres citoyens.
16 avril 1960, sur 2 colonnes : Centre d'exploi-tation récréatif et touristique. Selon la Gazette officielle de Québec, une corporation du nom de « Mont-Sutton Inc. » est officiellement constituée, permettant de réunir un capital de 250 000 $, réparti en 1 000 actions communes de 100 $ (classe A); 250 actions privilégiées de 400 $ (classe B) et 500 actions privi-légiées de 100 $ (classe C).
1er septembre 1960, sur 3 colonnes : Le centre de ski à Sutton ouvrira le 15 décembre. On souligne que M. Réal Boulanger, de Sutton, et les maires de Bedford, Cowansville et Sutton sont les responsables de « cette entreprise de grande envergure ». Dès juillet, 25 hommes se sont affairés à la préparation des pistes. Le mont Sutton, à 3 175 pieds d'altitude (200 de plus que le mont Orford), se range immédiatement, après le « deux pics de Mégantic », parmi les plus hautes montagnes des Cantons-de-l'Est. Le centre sera doté d'un remonte-pente de 4 000 pieds et d'un « T-bar » de 1 200 pieds.
23 septembre 1960, titre sur 4 colonnes, texte sur 3 : Sutton, centre de ski le plus perfectionné et le mieux équipé (Investissements et privilèges). « Mont-Sutton Inc. offre 5 875 actions privilégiées, à 25 $ au pair, avec un dividende de 6% ». Les acheteurs de 25 actions pourront échanger leur dividende de deux ans pour un laissez-passer de même durée, etc. Le produit de 117 000 $ servira « à se procurer une chaise double et un élévateur T-Bar, à construire un chalet, un restaurant, une boutique de ski, des terrains de stationnement et quelques autres commodités ». Déjà, « on s'attend à ce qu'il soit le plus lucratif du Canada et qu'il aille sur un pied d'égalité avec Jay Peak au Vermont, et le Centre White Face dans l'état de New York... Après que le dividende de 6% aura été payé, sur les actions de 100 $ au pair, et les actions de 20 $ au pair, la Compagnie s'arroge le droit d'exercer la fonction d'assureur... » En plus des 5 875 actions de classe A à 6%, la « capi-talisation » en compte 75 autorisées et libérées de classe B (à 100 $) au pair et 62 500 actions communes à 20 $ au pair, dont 4 340 libérées. La direction de Mont Sutton Inc. comprend : MM. J.-H. Boulanger, président; J.-R. Boulanger, vice-président et gérant général; R.-S. Miltimore, L.A. Smith, M. Gagné, de Sutton, et F. Lévesque, de Bedford. Enfin, « la ville a déjà formé un bureau de tourisme qui a réuni près de cent chambres dans des maisons privées... qui seront à la disposition des skieurs ».
9 novembre 1960, photo sur 3 colonnes, accompa-gnée du bas de vignette suivant : « LE CLUB DE SKI DU MONT SUTTON tenait ces jours derniers une assemblée générale à Cowansville réunissant son exécutif dans le but de mettre au point une vaste campagne de recrutement. Sur notre photo, de gauche à droite, MM. Jules Bouvier, de Sutton, secrétaire-trésorier; Jean-Paul Deslières, de Sutton, président; Harold Boulanger de la piste de ski du Mont-Sutton; deuxième rangée, MM. Jean-Marie DeGagné, de Bedford, 2ème vice-président et Guy Bilodeau, de Cowansville, 1er vice- président ».
21 novembre 1960, 3 colonnes: Le 3 décembre à Cowansville Grande danse d'inauguration du Club de Ski Mont Sutton. Rappel de la tenue de cette danse « sous le haut patronage du président de la Zone de Ski des Cantons-de-l'Est... L'organisateur de cette danse est M. Jean-Guy Morisseau, qui est assisté de MM. Guy Bessette, Baillon, Bilodeau, Langlois et Pinsonneault ».
2 décembre 1960, 2 colonnes: Grande danse du club de ski Mont Sutton. Nouveau rappel de la soirée de danse du samedi 3 décembre. Selon M. Jean-Jacques Langlois, 200 billets ont déjà été vendus. Parmi les invités d'honneur: « M. Harold Boulanger, président du Centre de ski du Mont Sutton; M. Guy Bilodeau, de Cowansville, vice-président du club de ski du Mont Sutton; Me Jean-Jacques Bertrand, député de Missisquoi à l'Assemblée législative; M. Heward Grafftey, député de Brome-Missisquoi aux Communes; M. Jean Lessard, ancien champion canadien de ski, délégué officiel du Canada aux Jeux olympiques de Squaw Valley et... moniteur en chef de la piste de ski du Mont Sutton... L'orchestre Goulet fera les frais de la musique.»
13 décembre 1960, 3 colonnes : Anne Heggtveit inaugurera les pentes du Mont Sutton. « L'étoile olympique canadienne Anne Heggtveit inaugurera officiellement un nouveau centre de ski dans la région de Montréal, soit à Sutton, le 17 décembre prochain. Ce dernier né de la liste des centres ouverts dans l'est du Canada possède les meilleures pistes de la région de Montréal selon certains experts... Il offre six pistes aux fervents du ski, dont quelques-unes de deux milles de long. Doté de ce qu'il y a de plus récent en monte-pente, celui-ci, de fabrication suisse, couvre une distance de quatre mille pieds. Et peut accommoder 1000 personnes par jour. Les pentes de 1500 pieds de hauteur (dénivelée) assurent une neige abondante tard dans la saison... M. Jean Lessard,membre de la dernière équipe canadienne, a déclaré que la pente fournira du ski sensationnel pour tout le monde et que les pistes étaient de calibre à recevoir les champions de ski... M. Réal Boulanger, directeur des opérations de Mont-Sutton, considère que la région des Cantons-de-l'Est est la meilleure pour le ski à l'est des Rocheuses... À l'ouverture, le 17 décembre, l'usage du monte-pente sera gratuit... »
15 décembre 1960, 2 colonnes : Inauguration du centre de ski de Sutton, samedi. « Tout sera prêt pour procéder à l'inauguration du centre de ski, oeuvre d'hommes d'affaires de Sutton et des localités environnantes, groupés sous le nom de « Ski Mont-Sutton Inc. » On y verra Mlle Anne Heggtveit, championne olympique, qui procédera à l'inauguration; M. Heward Grafftey, député de Brome-Missisquoi aux Communes; M. Glen Brown, député de Brome à l'Assemblée législative; M. Schiller, consul de Suisse au Canada; M. Harold Boulanger, président de la compagnie; M. Jean-Paul Deslières, président du Club de ski de Sutton et la plupart des membres de l'exécutif et des contracteurs... Nul doute qu'avec l'arrivée d'une neige bienfaisante, des centaines de skieurs s'en donneront à coeur joie en fin de semaine. »
17 décembre 1960, 8 colonnes : INAUGURATION DU CENTRE DE SKI MONT-SUTTON AUJOURD'HUI. Microfilm illisible. Suivi de Privilèges accordés aux membres du Club de ski. Texte sur 3 colonnes, également illisible.
19 décembre 1960, 3 colonnes : En présence de plus de 700 personnes Le Centre de ski Mont-Sutton ouvert officiellement samedi. Texte illisible, sauf le renvoi qui suit, à une page ultérieure:
«...(Sutton dispose) de restaurants excellents et modiques, patinoires, théâtres, bureaux de poste, église, service médical, antiquités et maisons de cadeaux, boutique de skieur et garderie pour enfants... En ce qui concerne les chalets et les cafétérias, Mont Sutton en a deux; le chalet principal comprend une cafétéria, des salles de repos, des cases pour les équipements de ski, une boutique où l'on peut louer des skis, un service de réparation, une garderie surveillée pour les enfants de 3 à 6 ans, et une clinique médicale... Le Centre de ski du Mont Sutton est donc officiellement ouvert... »
Notes générales. Parmi les personnes mentionnées, survivent aujourd'hui à M. Harold Boulanger, le « patriarche » fondateur, le président actuel de Ski Sutton, M. Benoît Boulanger, Mme Anne Heggtveit, MM. Jean-Paul Deslières, Guy Boulay et Jean Lessard, de Sutton. Sans compter M. Hercule Boulanger, Mme Michèle Boulanger, et la famille de feu M. Réal Boulanger, son plus enthousiaste promoteur. Rappelons aussi que feu M. Robert Boulanger assura la relève au décès de M. Réal Boulanger.
Serge Gagné
Le passé, c'est ce qu'on choisit de se rappeler
Il y a cinquante ans, avant même ma naissance, mon sort était jeté. Ce serait Sutton et non St-Gabriel. Ma mère, Louise Delorme Kelly, curieuse de nature, voulait en savoir un peu plus sur ce centre de ski que la famille Boulanger construisait dans les Cantons-de-l'Est.
Nous sommes en 1960. Mon père, Charlie « Fix » Kelly, fait de la compétition et de la patrouille de ski depuis belle lurette dans les Laurentides, au Mont St-Gabriel. Mais, après cette première visite au Mont-Sutton, ma mère préfè-re déjà Sutton et s'organise pour que mon père rencontre Réal Boulanger, le directeur général de la station. Celui-ci les invite à l'inauguration le 17 décembre 1960, et il aura neigé...

Réal demande à Charles d'organiser la patrouille de ski. La famille Kelly et les amis voyagent alors à huit, de St-Jean d'Iberville, dans une immense Chrysler déca-potable. Mon père patrouille et dame les pistes enneigées avec ses skis en collaboration avec le reste de l'équipe de travail, tandis que ma mère, enceinte de sa première fille, joue aux cartes au chalet de ski avec un certain Denis Boulanger… encore bien jeune (aujourd'hui éditeur de ce journal)!
En 1962, Charlie a l'idée de s'établir temporairement dans un champ sur la route qui mène au Mont Sutton… Il rencontre M. St-Pierre pour lui demander l'autorisation de mettre une maison mobile sur son terrain. Le parc des maisons mobiles St-Pierre est né. Mais, dès l'année sui-vante, mon père commence la construction d'un chalet. Il fallait emprunter le chemin Poissant, puis un chemin forestier qui menait à un terrain juste en face du bien-aimé Mt-Sutton. Le 22 novembre 1963, mes parents y déménagent à temps plein avec leurs trois filles.
Mon père, maçon de métier, effectue des travaux de rénovation et de construction de foyers, murs et autres maçonneries, en été. En hiver, il patrouille et plus tard, il se joint à l'École de ski de Jean Lessard. Les fins de semaines, plusieurs viennent savourer ses fameux méchouis de cochons à l'Hôtel Horizon.
Il y a le ski… mais il y a aussi le vélo! Bien des jeunes (maintenant pour la plupart surtout jeune de cœur même si certains ont encore les jambes en forme!) se rappellent des voyages en vélo jusqu'à Ogunquit dans le Maine. En 1970, c'était une belle façon de faire voir autre chose à cette belle jeunesse qui fréquentait la station de ski. Charlie aime les jeunes, aime les motiver, les écouter avec un sens d'empathie peu commun, et il aime créer l'harmonie dans un groupe.
À l'époque, il participe à l'ouverture du centre de ski, à l'organisation du Club de ski et, dans la même foulée, à la formation de la Zone de l'Est qui vise à promouvoir l'avancement du ski en général (en permettant aux compétiteurs des Cantons-de-l'Est de compétitionner dans leur propre zone plutôt que dans celle de la zone laurentienne).
Sa passion pour le sport, les jeunes, la nature, l'entraînement et l'ensei-gnement prend tout son sens lors de la création du Club des sports de Sutton vers 1971. Le Club des sports cherchait spécifiquement à promouvoir l'avancement des jeunes lors des compétitions de ski et visait même leur participation aux Jeux olympiques. Charlie trouve sa place, non pas comme entraîneur d'élite (comme Bernard Peissard ou Normand Goulet), mais comme motivateur par excellence. Son sens de l'humour, sa psychologie humaniste, ses aptitudes pédagogiques innées lui permettent de rallier les troupes par temps froid ou pluvieux, l'hiver en ski, l'été en vélo, et l'automne en présaison. Il croit à la synergie du «cross-training» comme le moyen idéal du développement des équipes. Participation et plaisir sont les mots d'ordre. Pour ce qui est des olympiques, l'aboutissement aura pris un peu plus de temps que prévu, avec Andréa Bédard et Paul Boivin et quelques autres, même en cyclisme...
Charlie « Fix » Kelly (« Fix » pour le mot anglais réparer parce qu'il savait « tout arranger »!) est décédé en 1998. Il y a 50 ans, le 17 décembre 1960, il participait au rêve de la montagne que nous aimons. Il a mis la main à la pâte avec et pour le plaisir.
Anik Kelly
Masso-kinésithérapeute
monréseau+
Regroupement Soutien aux Aidants
Connaissez-vous le RSABM? Le Regroupement soutien aux aidants de Brome-Missisquoi est l'organisme qui supporte ceux qui passent leur temps à prendre soin de leurs proches. Il est composé de membres visionnaires avec une énergie vibrante qui font une différence dans la vie des aidants naturels de Brome-Missisquoi!
Être aidant naturel, c'est quoi? C'est prendre soin d`un proche qui souffre d'une incapacité temporaire ou permanente, à la suite d'une maladie, d'un handicap, d'un accident ou simplement à cause d'un âge avancé. C'est à la fois admirable, inspirant… et demandant!
L'organisme contribue au mieux-être des aidants par le biais de divers services comme l'écoute et la relation d'aide, les ateliers de prévention de l`épuisement, les soins qui font du bien au corps et au cœur ainsi que par le « répit accompagnement » à domicile.
Le regroupement redonne à ces gens qui donnent tant. En effet, par le biais de sa halte-répit du vendredi, il permet aux aidants de bénéficier d'une pause bien méritée pendant que son aidé est entre bonnes mains et a du plaisir!
Vous vous sentez interpellé? Vous avez envie d'offrir du temps pour du « répit-accompagnement » à domicile ou pour vous impliquer dans divers secteurs de bénévolat? Vous avez envie de partager votre passion et vos talents en animant un atelier ou en offrant un service? Vous auriez envie de faire un don? Venez nous visiter et nous rencontrer. Appelez-nous, nous sommes en période de recrutement de bénévoles. Les besoins ainsi que le territoire à couvrir sont grands. Aidez-nous à faire une différence et ensemble, prévenons l'épuisement en soutenant nos aidants!
Renseignements : 450 263-4236
Valérie Bienvenue,
Responsable des bénévoles en répit-accompagnement
Veerle Beljaars,
Responsable des bénévoles des autres secteurs
Cultiver l'harmonie, l'énergie et la longévité
par la pratique du Qi Gong (chi kung)
La santé est définie, en médecine traditionnelle chinoise, comme l'harmonie des mouvements à l'intérieur du corps humain. Quand l'énergie (le Qi ou chi) abonde dans le corps, la pensée est claire et les réflexes vifs. Lorsque l'énergie manque, on se sent faible, lourd et sans vitalité. Le Qi Gong, une forme de méditation en mouvement, permet de cultiver l'harmonie physique, psychique et affective, en améliorant la circulation du sang et du Qi (énergie), en dénouant la structure corporelle, en relâchant les tensions et en libérant les blocages ou émotions figées dans le corps. À moyen et long termes, le Qi Gong favorise l'unité en soi, reliant le corps, l'esprit, le psychisme et le cœur.
Pour maintenir le plus longtemps possible les capacités fonctionnelles de l'organisme vieillissant, il faut fortifier ses énergies et sa vitalité. La preuve a été faite que le Qi Gong, en plus de régulariser les grandes fonctions de l'organisme, possède un effet antivieillissement, notamment grâce à l'action sur les hormones de croissance (GH, Growth Hormone), ACTH, mélatonine, cortisol (ou hormone de stress).
Limiter les risques liés au vieillissement et « faire reculer l'âge »
Bien sûr, il ne faut pas prendre ici « anti-âge » au sens strict, puisqu'arrêter le processus de vieillissement est impossible, celui-ci étant inexorable. Mais, nous pouvons viser la pleine forme et la longévité, un même objectif qui concerne tous les âges, et nous offrir les chances de jouir le plus longtemps possible de toutes nos facultés physiques et psychiques. La pratique du Qi Gong nous aide à optimiser notre santé, de 9 à 99 ans (et plus) et il n'est jamais trop tard pour s'y mettre, comme le dit le Dr Yves Réquéna, directeur de l'Institut Européen de Qi Gong (IEQG). Docteur en médecine et acupuncteur, Yves Réquéna nous a beaucoup appris sur la relation entre les mécanismes du vieillissement physiologique, tels que la science occidentale les étudie, et les théories de la médecine énergétique chinoise.
Un art millénaire favorisant l'unité corps-esprit et la relaxation mentale
Issu de la médecine traditionnelle chinoise (tout comme l'acupuncture, le tai-chi et l'acupression), le Qi Gong est une pratique qui favorise la santé globale et la vitalité du corps-esprit, à l'aide d'exercices énergétiques accessibles à tous, quelle que soit sa condition physique. À travers des mouvements lents et méditatifs, des étirements doux et conscients, des sons thérapeutiques et également par l'attention portée à la respiration et au ressenti, le Qi Gong favorise l'exploration et l'expression de sa nature profonde. Il est une voie d'épanouissement personnel, une source de bien-être, d'enracinement et de longévité.
Se responsabiliser et profiter des bienfaits du Qi Gong
En plus de ralentir les effets du vieillissement, la pratique régulière du Qi Gong contribue à maîtriser le stress et les émotions, à soigner la fatigue et la dépression, à favoriser la circulation sanguine, à développer la concentration et la mémoire, à guérir des maladies chroniques, à stimuler le système immu-nitaire, à se développer spirituellement, etc. Bref, la pratique du Qi Gong est une manière accessible de se responsabiliser (sans se culpabiliser!) à l'aide d'une discipline à la fois préventive et curative qui repose, avant tout, sur une approche personnalisée de la santé.
Les cours et ateliers de Qi Gong offrent un espace d'accueil qui nous incite à reconnaître la dualité qui nous habite inconsciemment et qui nous empêche de nous sentir unifié (tensions musculaires ou psychologiques, blocages physiques ou psychiques, identification à des pensées ou émotions para-lysantes). Personne n'a à rester piégé par ces freins. Par l'ouverture et le mouvement, il y a espoir de changement. Offrez-vous donc le bonheur d'ins-taller progressivement plus de calme, d'harmonie, de conscience et de maîtrise de soi dans votre vie.
Nathalie Berger, M. Sc., N. D.,
Consultante, thérapeute en santé globale et enseignante de Qi Gong
www.essencevie.com
450 295-2103
« Le Qi Gong que j'enseigne est une invitation à aller à la rencontre de l'être vivant, vibrant, libre et créatif qui est en chacun de nous. J'arrive d'un séminaire intensif en Chine, directement à la source, auprès de maîtres renommés. Cette expérience enrichissante m'a permis d'approfondir et affiner encore davantage ma pratique et mon enseignement. C'est avec un plaisir renouvelé que je partage le fruit de mes nouveaux apprentissages. »
Harmonie et finances personnelles : une contradiction?
Quel choix de thème pour présenter une première chronique sur les finances et l'investissement!
Pour la population en général, les affaires financières représentent une corvée que l'on ne cesse de reporter. Il y a des exceptions, mais en général, beaucoup de gens aiment mieux un rendez-vous chez le dentiste que d'avoir à s'occuper de leurs finances. Quelles sont les raisons de ce désintérêt, voire cette aversion? Voici selon mon expérience, les raisons les plus fréquemment rencontrées.
La peur de se faire flouer
Au cours des dernières années, le monde de la finance a connu son lot de scandales. Comme professionnels du milieu, nous sommes certainement tout aussi outrés que vous de cette situation. Depuis 10 ans, notre profession a perdu beaucoup de son lustre. Cependant, il ne faut pas générali-ser. Plus de 700 000 personnes ont reçu une formation pour faire le commerce des valeurs mobilières au Canada. Même si, comme dans tous les secteurs d'activité, il y a des indésirables qui se faufilent, vous pouvez généralement faire confiance aux firmes reconnues et, bien sûr, vérifier auprès de l'autorité des marchés financiers de la conformité du représentant avec lequel vous voulez traiter. Mais il y a plus, une chimie doit s'installer entre vous et votre conseiller afin qu'il comprenne bien vos objectifs et les enjeux auxquels vous faites face. Sans complicité, sans confiance ou sans respect, vous n'aurez jamais le niveau de service auquel vous êtes en droit de vous attendre. Si votre relation est bonne, vous pourrez alors vivre en harmonie avec votre portefeuille.
La peur de perdre ou de manquer d'argent
Trop de gens ne sont pas à l'aise avec leur portefeuille, car ils n'ont pas bien évalué leur tolérance au risque. L'harmonie se traduit également par une compréhension des risques auxquels vous êtes exposés. Trop de risque peut nuire à votre sommeil, mais trop peu pourrait compromettre votre indépendance financière. Le juste équilibre entre votre personnalité, votre tolérance et vos objectifs est la seule façon d'atteindre une harmonie financière.
L'incompréhension
Pour plusieurs épargnants, une discussion sur le monde de la finance se rapproche plus du chinois que du français ou de l'anglais. Ce sentiment d'être perdu est effectivement fréquent chez les investisseurs qui, trop souvent, ne veulent pas avouer qu'ils n'y comprennent rien. Comme pour tout secteur d'activité, le monde de la finance comporte ses termes techniques et ses expressions qui lui sont propres. Un bon professionnel doit pouvoir vous expliquer en termes simples ce qu'il vous propose. Si vous embauchez un électricien, vous voudrez qu'il vous explique quelles sont les options pour obtenir du confort dans votre maison. Vous n'avez pas nécessairement besoin de savoir quelle sera la puissance du disjoncteur qu'il installera ou quelle en est la marque. Il en va de même en finance. Le client devrait pouvoir comprendre les grandes lignes, mais laisser le choix des produits à un vrai professionnel qui vous épaule.
Les mauvaises expériences
La bourse, dans son ensemble, a très mauvaise réputation. Ceci est principalement dû au fait que les investisseurs occasionnels suivent les mouvements de masse. Les professionnels savent que lorsque les particuliers investissent massivement en bourse, comme en 2000 avec la bulle des technologies, les bourses sont à leur apogée et sont sur le point de s'effondrer. L'inverse est aussi vrai. Lorsque les particuliers vendent parce qu'ils perdent confiance, c'est géné-ralement le meilleur moment pour acheter. Regardez autour de vous et demandez-vous combien de personnes vous ont parlé du monde des actions dernièrement? Vous constaterez que ce n'est pas le sujet le plus à la mode en ce moment. Combien de vos amis vous parlaient de leurs bons coups en 2000 ? C'était le sujet de discussion de tous les cocktails. La bourse, comme tout autre type d'investissement, prend du temps à révéler son plein potentiel. Ce n'est pas une question de mode, mais plutôt un plan qui doit être mis en place pour plusieurs années et qui permet, à long terme, d'être bien en harmonie avec ses finances et ses rêves.
En conclusion
Le monde de la finance peut sembler très rébarbatif. Pourtant, pour les professionnels, il s'agit d'un monde passionnant qui chaque jour les surprend et les stimule. Pour atteindre une telle harmonie dans cette industrie, il faut être passionné et dévoué à cette profession et ce monde en perpétuel mouvement tout en demeurant bien terre-à-terre.
Guy Choinière
Vice-président et gestionnaire de portefeuille
RBC Dominion valeurs mobilières
Bernice Sorge
artiste-peintre et graveure : une recherche nourrie à même la nature, la mémoire, l'identité.
Une visite au Studio Sorge est toujours une rencontre avec la lumière, l'humour, l'accueil chaleureux de Bernice. Dans son sanctuaire de création, nous faisons une rapide exploration des travaux récents.
Dans l'ici et maintenant de cette visite, je réapprivoise les acryliques texturés de la série du Pink Rider et les grandes impressions produites lors du stage de juin dernier. Bernice a bénéficié alors d'une bourse du Conseil des arts du Canada par le biais d'E-LAN (English Language Artist Network) pour travailler à Montréal et se familiariser avec l'art numérique.
 Juste avant son départ, elle rend visite à son jardin pour faire provision d'images, d'odeurs, de couleurs… et voilà qu'une nouvelle aventure s'amorce sur un pas de danse! Son ombre module des variations sur les immenses feuilles vertes de la rhubarbe et elle fait les photos qui vont projeter plus loin son inspiration « Nature ». Peut-être avez-vous eu l'occasion de voir, à la Galerie Rouge, la version vidéo de cette préproduction.
La Pink Rider « de la zone verte » s'est s'envolée vers un autre point de vue, grâce à l'imagination et aux trésors de l'inconscient. Confrontée à la ville « nouvelle », elle s'y découvre, sorte de super héros, qui peut « réparer la ville, combler la tristesse et la solitude, transformer le carrosse de l'itinérant ». Voyez-la à hauteur de clocher d'église, la « Compost Girl » illuminée. Dans la même série en « photo imagerie », on retrouve l'édifice mythique de Birks, au carré Philipps, sur Ste-Catherine, et le cheval en couleurs, s'est retrouvé sur le toit: en guise de stationnement, il a choisi un point de vue.
Ces œuvres les plus récentes allient l'intuition inspiratrice imprimée sur papier de riz, le dessin, la photo, la peinture; « Adobe photoshop » a permis la mise au point raffinée et l'impression multiple. Une autre œuvre intitulée « If we made more soil we wouldn't need so much oil » a été réalisée avec les mêmes techniques et les mêmes préoccupations.
Toutes les saisons du jardin ne foisonnent-elles pas d'inspirations? Bernice puise dans le compost, non seulement les matiè-res organiques salutaires à la future récolte, mais aussi plein d'images de personnages et de jeux colorés par les saisons et le travail obscur des vers de terre! L'ombre de l'artiste vient se superposer aux détritus, sorte d'« anima » qui plane comme un oiseau de passage, une invitation à agir.
L'impression provoquée par cette célébration du recyclage, si essentiel au monde actuel, nous renvoie aux portraits anthropomorphiques du célèbre peintre italien du XVIe siècle, Giuseppe Arcimboldo : celui-ci peignait des tableaux constitués des plantes et fruits de la saison. Quant à l'ombre de l'artiste, présence mouvante dans le tableau, Bernice l'associe au travail du photographe, Lee Friedlander, qui utilisait constamment son ombre projetée dans une fenêtre d'édifice ou sur un trottoir.
Toute la vie de Bernice Sorge est intimement liée à sa campagne, « sa zone verte », retirée de la vie urbaine en progression. Sa carrière d'enseignement et de sensibilisation témoigne de sa foi en la créativité : n'est-ce pas là une pratique qui libère de l'agitation intérieure et extérieure? L'art devient un moyen de transformation et d'échange, un pont de l'individu à la communauté. Elle résume en ces mots son travail de recherche : « La nature me sert en quelque sorte de tympan à travers lequel je filtre mes expériences et j'explore l'interrela-tion entre les gens, les plantes et les animaux. Je pose négligemment les cou-leurs sur la toile et lentement surgissent de mon inconscient les sons, les images, les images-sons. Ils arrivent sans s'annon-cer et donnent spontanément vie à ma peinture. Animaux, oi-seaux, gouttes de pluie, vent… » (B.S.)
Merci Bernice, chasseuse de nature, passionnée d'histoire et de l'expérience humaine. À voir et revoir : www.studiosorge.ca
Lise F.Meunier
L'Harmonie des Sphères
Philolaos de Crotone, cela vous dit quelque chose? Si je vous dis qu'il était l'un des élèves de Pythagore, maintenant peut-être pourrez-vous mieux le situer. On présume que ce philosophe et mathématicien, ayant vécu aux environs de 400 avant Jésus Christ, aurait commencé à déve-lopper sa théorie. Platon et Aristote ont ensuite laissé plusieurs écrits à ce sujet. Cette théorie a persisté jusqu'à Kepler au 17e siècle.
En bref, la théorie de l'Harmonie des Sphères fournissait une explication au mouvement des planètes. Rien de moins! Les planètes et autres astres tournaient autour de la Terre sans « tomber » parce qu'elles étaient retenues par des forces « musicales ». En contrepartie, elle expliquait aussi pourquoi la musique pouvait avoir un effet important sur les gens.
Dès le départ, il est important de mentionner qu'à cette époque l'astronomie était loin d'être celle que l'on connaît aujourd'hui. Ainsi, il n'y avait pas de distinction entre astrologie et astronomie. On associait donc encore au ciel des propriétés divines et les gens croyaient d'ailleurs que les astres avaient un impact direct sur leur existence et leur destinée. Rappelons aussi que l'on croyait que la Terre occupait le « centre » de l'univers et que les autres astres se promenaient autour d'elle. Il était aussi mentionné qu'il y avait une « anti-Terre » de l'autre « côté », parce que la Terre était plate. Tout était fait d'oppositions : le ciel et la Terre, les humains et Dieu, l'éternel et l'éphémère, etc. Finalement, l'astronomie et la musique comptaient parmi les « sciences » reconnues. Les autres sept arts libéraux étant l'arithmétique, la géométrie, la grammaire, la rhétorique et la dialectique. Il était donc un peu normal que l'on fasse appel à la « musique » pour expliquer ce qu'on apercevait dans les cieux.
Pour illustrer ce concept, prenons comme exemple des cordes de guitare ou de piano. Nous savons que la note musicale produite lorsqu'une corde vibre est proportionnelle à sa longueur. Ainsi, avec les moyens disponibles à cette époque pour faire de l'observation astronomique, cette théorie a été fondée sur les mesures qui déterminaient que la distance et la vitesse de rotation des planètes « s'accordaient » avec les longueurs de cordes requises pour produire les notes musicales. Chacune des planètes était en « accord » avec une note, et cette théorie était effectivement démontrée en concordance avec la faible précision des observations de cette époque. Plus l'astre avait un mouvement apparent lent, plus la note produite était basse. Un mouvement rapide s'accompagnait d'une note aiguë. La gamme pythagoricienne était donc Si pour Saturne, Do pour Jupiter, Ré pour Mars, Mi pour le Soleil, Fa pour Mercure, Sol pour Vénus et La pour la Lune.
Ceci semblait expliquer pourquoi les planètes tournaient autour de la Terre sans tomber et sans s'éloigner. Petite anecdote : Platon et Aristote ne « s'entendaient » pas puisqu'Aristote disait que si c'était ainsi, on entendrait cette « harmonie ». Platon argumentait qu'on ne pouvait pas l'entendre parce qu'on était « dedans ». Bien sûr, cette théorie avait plusieurs autres implications et volets qui ne peuvent pas être exposés dans un si bref article. Mais cette théorie qui a quand même été en vigueur pendant plus de deux millénaires, a influencé plusieurs autres théories et a eu un impact majeur sur le développement de la musique. Le tout s'est à peu près terminé à l'époque de Kepler qui a beaucoup contribué à la démonstration que les planètes possédaient des orbites elliptiques plutôt que rondes. Kepler était l'un des derniers vrais astrologues et il a eu beaucoup de difficulté à admettre la séparation inévitable entre l'astronomie et l'astrologie. Comme les moyens d'observation devenaient de plus en plus précis, on a réussi à prouver que la théorie initiale était invalide. Newton et sa théorie de la gravitation universelle arriveraient ensuite...
Mis à part « L'harmonie des sphères », il est assez intéressant de noter que plusieurs autres liens font une relation entre l'astronomie et la musique. Je vous invite d'ailleurs à découvrir la musique que William Herschell a composée. Mentionnons que ce grand astronome est celui qui a découvert Uranus et ses deux plus importantes « lunes », Ubéron et Titania. Les amateurs de musique vive et colorée seront impressionnés. En guise de conclusion, pourquoi ne pas apprécier « Rocket Man » d'Elton John?
Eddy Szczerbinski
dhaulagiri@hotmail.com
De la Terre à l'Espace : un rêve canadien assassiné
Le 22 mars 1990, le scientifique et homme d'affaires canadien, Gérald Vincent Bull, était exécuté de cinq balles dans la nuque devant son appartement de Bruxelles en Belgique. Cet assassinat professionnel mettait fin à l'aventure scientifique et politique d'un chercheur canadien passionné, qui entretenait un grand rêve dans les étoiles, celui de projeter de petits satellites à l'aide d'un super canon spatial depuis le sol terrestre. Une aventure à la Jules Verne que Gérald Bull réinventa, de la Terre à l'Espace, avec le projet HARP.
Un ingénieur canadien visionnaire : Gérald Vincent Bull
Gerald Vincent Bull est né le 9 mars 1928 à North Bay, en Ontario. Neuvième et dernier enfant de Georges Bull, avocat, et de Gertrude LaBrosse, le jeune Gérald perdit sa mère, qui meurt, en 1930, des complications de son dernier accouchement. Déjà ruiné par le Krach de 1929, son père fait une dépression nerveuse. Orphelin à quatre ans, il est placé dans un pensionnat jésuite de l'Ontario où il étudiera la science mathématique.
En 1947, il entre à l'Institut d'aérodynamique de l'Université Queen's en Ontario, le futur Institut de recherche spatiale (IRS) qui est géré et financé par le Bureau de recherche en défense du Canada. Jeune ingénieur, Gérald Bull crée un tunnel de test aérodynamique dans le cadre de sa thèse de doctorat en 1951. Esprit scientifique brillant, il termine son doctorat à 23 ans, ce qui le fait remarquer par ses travaux et leurs résultats. De 1951 à 1964, il travaille pour le Conseil de recherches pour la défense canadienne (CRD) et participe à d'importantes recherches en balistique et technologies spatiales au CARDE.
Le projet HARP : un super canon de Highwater à la Barbade

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le Canada a développé, pour le compte de l'armée britannique, le programme CARDE, soit le Canadian Armament and Research Development Establishment, créé initialement pour étudier l'artillerie et la balistique, pour renforcer les capacités de recherches canadiennes et britanniques. Créé sur des terrains militaires à Valcartier, au Québec, CARDE devient une division de recherche du CRD, qui dispose de fonds importants pendant la guerre froide (1947-1989). À partir de 1964, Bull intègre le programme CARDE à l'Université McGill à Montréal, dont il devient professeur et chercheur. Bull développe son projet de recherche sur la balistique en haute altitude, le projet HARP (High Altitude Research Program) qui est subventionné par le CRD, mais aussi par l'armée américaine qui s'intéresse à ses recherches sur la création d'un projectile pour haute atmosphère.
Visionnaire et homme d'affaires, il crée en 1971 sa propre société de recherche la Space Research Corporation, SRC, qui se spécialise dans les études balistiques de longue portée. Après une coupure des budgets gouvernementaux canadien et américain, il installe ses bureaux et son centre de recherche à Highwater en Estrie, collé à la frontière de l'État de Vermont. Parallèlement, il obtient la nationalité américaine, du fait d'une décision exceptionnelle du Congrès américain. Ceci lui permet de travailler dans le privé avec le département américain de la Défense. Un aéroport et une piste d'atterrissage sont construits pour établir une correspondance entre le SRC de Bull et plusieurs compagnies liées à la Défense américaine.
À la fin des années 70, plusieurs tests de balistique seront effectués à Highwater, mais c'est surtout la construction d'un super canon pour le projet HARP qui demeure son objectif premier. Ce super canon réaménagé doit permettre la mise en orbite satellite d'un petit projectile électronique, qui porte le nom de code « Martlet », ancien nom français de l'oiseau Martelet, qui représente le symbole héraldique du blason de l'Université McGill, soit les trois « Martlet » rouges sur fond blanc. Lors du seul tir d'essai, quelques habitants de Highwater se souviennent qu'un coup de canon assourdissant brisa toutes les vitres à la ronde. Elles furent toutes remplacées aux frais de la SRC.
En réalité, le test balistique montre surtout les risques de retombée du projectile satellitaire n'importe où. Bull décide de réinstaller un centre d'étude de la balistique sur l'île de la Barbade, où il fait reconstruire un canon géant, composé de deux fûts de canon cuirassés de 16 pouces (40cm) fournis par la Marine américaine. Lors du tir d'essai, le coup de canon a été fortement entendu dans toute la Barbade et le Martlet est monté à la verticale dans la haute sphère à plus de 200 km d'altitude.
Malheureusement, la réussite scientifique du super canon de Bull sera également son échec politique, car pour financer son coûteux projet HARP, l'ingénieur et homme d'affaires doit vendre son savoir-faire à plusieurs pays soutenus par le Central Intelligence of America (CIA), dont l'Irak de Saddam Hussein en 1988. Cependant, la nouvelle géopolitique irakienne lui vaudra finalement d'être éliminé par des services secrets non identifiés, à la veille de la première guerre du Golfe de 1991.
Laurent Busseau
http://historien-sans-frontiere.com
Sources bibliographiques
Adams, James, Bull's Eyes, the assassination and life of supergun inventor Gerald Bull, New York Times Books, 1992.
Lester, Normand, L'affaire Gerald Bull. Les canons de l'apocalypse, édition du Méridien, 1991.
Millman, Peter, Big Gun on Barbados, dans la revue Sky and Telescope, august 1966.
Sources internet de www.radio-canada.ca/archives
Le projet HARP, reportage de CBC-Radio-Canada, 1990
Visite chez un scientifique de génie, reportage de CBC-Radio-Canada, 1976
Les Habitants de l'Estrie se souviennent.., reportage CBC-Radio-Canada, 1992
Cinq sens
Pour des raisons qui semblent profondément obscures, l'être humain est déséquilibré. La mise en lumière de causalités permettant de rétablir une harmonie momentanée répond certainement à un besoin d'évolution, mais la nature demeure et l'incompréhension se perpétue. Notre apparente petitesse dans cet infini qu'est la vie provoque un complexe d'infériorité collectif qui perdure depuis la nuit des temps et fait que finalement, on magnifie la complexité alors qu'au fond, c'est si simple; nous faisons partie d'un tout, ni plus ni moins important que chacune de ses autres composantes. Chacun sa place, chacun son rôle. L'analogie de ce constat pourrait être illustrée, à l'échelle individuelle, par la réalisation d'un rêve : le rationnel sera chargé de faire le magasinage pratico-pratique, alors que le cœur assurera la réalisation. L'inverse risquerait fort de mener à l'abandon pur et simple du projet, les rêves n'étant pas, par définition, rationnels! La perfection existe, c'est une danse, un mouvement où règne l'harmonie et l'humilité.
En Asie de l'Est, pousse une plante qui produit de petites baies rouges dont le nom chinois signifie « le fruit aux cinq saveurs ». La peau et la chair sont sucrées, la graine est acre et amère, et l'ensemble du fruit est salé. En médecine traditionnelle chinoise (MTC), chacune de ces saveurs supporte un des cinq organes, yin, le cas échéant : le foie, le cœur, la rate, les poumons et les reins. À ces organes sont associés les cinq éléments, soit le bois, le feu, la terre, le métal et l'eau, chacun adjoint d'une foule d'autres détails utilisés en MTC pour préserver la santé, établir un diagnostic ou traiter un trouble. Elle se nomme schisandra, Schisandra chinensis en latin, Wu wei zi en chinois.

Le schisandra fait partie des plus importantes plantes adaptogènes. Il est utilisé depuis des millénaires, en Chine et au Japon notamment, pour soutenir l'immunité et redonner de la force vitale. Il est dit que les jeunes Chinois, à la veille de leur noce, recevaient des baies de schisandra afin d'être parfaitement équipés pour honorer la nouvelle épouse. Bien sûr, le peuple de Chine prise les aphrodisiaques, c'est connu, et le schisandra n'échappe pas à la tendance. Mais ce qui le rend efficace pour donner tonus et énergie en vue d'ébats amoureux réside dans ses qualités toniques. Comme les autres plantes adaptogènes le schisandra augmente l'endurance physique. Mais attardons-nous sur l'aspect tonique. Par un savant travail sur les reins, le schisandra aide le corps à conserver ses fluides, entre autres ceux produits par les organes sexuels. Ainsi, la plante est utilisée dans toutes sortes de situations d'évacuation indésirée de liquides, comme les sueurs nocturnes, une transpiration démesurée, les diarrhées, les pertes vaginales, l'éja-culation précoce ou l'émission trop fréquente d'urine. La plante est astringente, ce qui signifie qu'elle permet aux cellules des différents tissus du corps de se resserrer, donc de garder leur humidité. Pour cette raison, le schisandra tonifie aussi la peau et la protège des effets néfastes des intempéries et du soleil.
Au niveau des poumons, la plante sera utile pour les personnes fragiles et sujettes à l'asthme et aux troubles pulmonaires chroniques. Le schisandra peut être pris durant une période de toux. Sur le plan de l'immunité, il augmente globalement l'activité immunitaire. Il est très utilisé pour soutenir les personnes aux prises avec des cancers, de grandes déficiences immunitaires ou de la fatigue chronique.
Ensuite, le fruit aux cinq saveurs tonifie le système
nerveux. Il est stimulant du système nerveux central, ce qui a pour résultat d'accroître les réflexes, augmenter l'activité mentale et la vitalité, la concentration et la mémoire. Para-doxalement, il est aussi calmant et aide en cas d'anxiété et de dépression.
Puis, finalement, le schisandra est un très grand protecteur du foie. Il favorise la régénération des cellules de l'organe en cas d'hépatite virale ou de dommages causés par des médicaments ou d'autres substances toxiques. Il permet aussi aux cellules du corps d'augmenter la production du puissant antioxydant qu'est le glutathion.
Ainsi, il est clair que le schisandra s'adresse au « tout ». Je ne peux que vanter cette plante merveilleuse. Même si ses petites baies ne permettent pas d'expliquer le déséquilibre humain, elles aident tout au moins à assainir un corps et une âme fatigués par les stress qu'engendre l'existence.
De deux à neuf grammes de baies séchées par jour sont suggérés, soit de une à quatre cuillérées à thé. Les préparer en décoction; deux grammes par tasse d'eau, mijoter environ quinze minutes. L'extrait liquide, ou teinture est aussi une alternative. Prendre de 40 à 80 gouttes trois fois par jour ou selon la posologie du fabricant.
Renseignez-vous si vous souhaitez prendre le schisandra en même temps que d'autres médicaments pour vous assurer que chacun fera son travail sans nuire à l'autre.
Annie Rouleau
Herboriste Praticienne
annieaire@gmail.com
Références :
*Radiant Health, par Ron Teeguarden, éd. Warner Books ©1998
*Chinese Traditional Herbal Medecine, vol.II, par Dr. Michael Tierra et Lesley Tierra, éd. Lotus Presse ©1998
*Adaptogenes, par David Winston et Steven Maimes, éd. Healing Arts Press ©2007
100% LOCAL
Le Marché de solidarité régionale de Cowansville est une formule originale qui allie la souplesse du commerce électronique et la convivialité de l'achat de proximité. Né du respect de la terre et de l'humain, le Marché offre exclusivement des produits locaux de qualité provenant de la région. Vous créez vos propres commandes pour les semaines désirées et aucun montant minimal n'est exigé.
*OUVERTURE D'UN POINT DE CHUTE À SUTTON* pour desservir la population de Sutton et des alentours.
Maintenant, vous pouvez prendre votre commande faite sur le site internet (groupe 2) au rez-de-chaussée du Centre Harmonie, 50, rue Principale Nord à Sutton les jeudis entre 16 h et 20 h.
Précisons que le point de chute de Cowansville (groupe 1) demeure les jeudis de 15 h 30 à 20 h.
Pour toute information complémentaire visitez le site www.marchecowansville.org ou téléphonez le 450 955-1100.
Allez hop le bootcamp!
Dès les préludes de l'hiver, même de l'automne pour certains, l'envie de s'encabaner et de concentrer ses activités à l'intérieur est parfois plus forte que l'attrait des grands espaces. Pour plusieurs, la location de films au club vidéo devient la principale activité de la fin de semaine, la cuisine arrivant au deuxième rang, tandis que l'abonnement au gym est renouvelé automatiquement, question de se déculpabiliser de notre immobi-lité grandissante!
On oublie que la nature est un centre sportif à ciel ouvert et qu'il n'en coûte pratiquement rien pour s'entraîner à l'extérieur. Parmi les activités possibles, le bootcamp est une option intéressante pour un entraînement global, intense, stimulant qui regroupe plusieurs sports en un.
Mais qu'est-ce qu'un bootcamp? Cet entraînement a pour origine les camps militaires où les soldats sont poussés au-delà de leurs limites avec une série d'exer-cices exécutés rapidement. Le bootcamp, en version moderne offerte au citoyen ordinaire, est évidemment adapté aux besoins et à la condition physique de chacun. Cet entraînement complet et original est offert par BALNEA, la réserve thermale située à Bromont-sur-le-lac.
Depuis maintenant 3 ans, BALNEA offre un bootcamp qui permet non seulement d'améliorer sa condition physique, mais aussi de découvrir la nature éblouissante des 400 acres du domaine privé de la réserve thermale. Le lac Gale et les 22 kilomètres de sentiers sont un vaste espace de jeu naturel qui est mis à la disposition de la clientèle en quête d'une remise en forme ou simplement d'une nouvelle expérience d'entraînement.
Le bootcamp est parfois offert en session unique, à raison d'une session d'une heure, mais il peut aussi faire partie d'une remise en forme globale où cet entraînement privé ou semi-privé est pratiqué plusieurs fois par semaine à l'intérieur d'un cadre précis.
BALNEA offre d'ailleurs plusieurs types de cures et programmes personnalisés, qui comprennent dix visites au spa où chacun profite de soins appropriés à ses besoins ainsi que de six ou huit sessions de bootcamp.
Puisque les coachs privés ont pour mission de stimuler leurs troupes, ils sont parfois fermes, mais certainement à l'antipode des milices militaires : sympathiques, amusants et encourageants! Beau temps, mauvais temps, les sessions ont lieu à l'extérieur. L'équipement nécessaire? Des espadrilles et des vêtements de sport confortables. BALNEA fournit les accessoires tels que les poids, les élastiques, etc. En hiver, le spa prête aussi les raquettes.
Avant de commencer l'entraînement, le participant rencontre son entraîneur qui évalue sa condition physique et cerne ses besoins (remise en forme, perte de poids, etc.). Ensuite, c'est le départ! Pendant une heure, le participant est guidé à travers les sentiers en exécutant les exercices à faire : arts martiaux, yoga, aérobie, kick boxing, natation au lac en été, raquette en hiver, musculation, selon les spécialités du coach et les préférences de la personne. Chaque bootcamp se termine par des étirements appropriés. Si l'entraînement est inclus dans une cure, l'entraîneur évalue la performance de son élève et lui fixe les objectifs à atteindre au cours du prochain bootcamp.
Un des avantages de l'entraînement en nature avec un coach est qu'on peut facilement reproduire les exercices une fois de retour à la maison. Le participant repart donc avec une boîte à outils de conseils et d'exercices à faire dans un parc près de chez lui.
La récompense ultime après le bootcamp? Une session de quelques heures d'expérience thermale dans les nombreux bains chauds, froids, bain turc et saunas, en alternance avec des périodes de détente dans les salles de repos aussi originales qu'un petit cinéma ou un aqua-lounge. Incluse dans tous les forfaits, l'expérience thermale post-bootcamp aidera à accroître les bienfaits de l'entrainement, la récupération musculaire et surtout, transportera dans un univers de détente complètement dépaysant qui récompensera les efforts fournis!
Pour plus d'informations, parlez à une conseillère en soins au BALNEA : 450 534-0604 ou visitez : www.balnea.ca
Roxanne Mercier
La raquette, un plaisir d'hiver renouvelée!
Déjà les premières neiges! Et puis, les belles journées hivernales avec leur ciel bleu éclatant ou leurs grosses bordées de neige légère et floconneuse! Et que dire des marches au clair de lune, avec le bruit sec des pas sur la neige, quand il fait si froid! Les plaisirs d'hiver se déclinent de bien des façons.
Depuis quelques années, un vieux moyen de locomotion revampé sous des allures plus modernes, la raquette, est réapparu et devient un sport à la mode. Nombreux sont ceux qui se laissent tenter par cette nouvelle façon de profiter de l'hiver. Bien sûr, les nouvelles raquettes n'ont que peu de parenté avec leurs ancêtres tressés en babiche et montés sur un cadre de bois, selon une vieille technique éprouvée. Construites avec de nouveaux matériaux, elles sont maintenant légères et d'une plus grande maniabilité. Selon les modèles, elles s'adaptent à toutes sortes de conditions et peuvent même être utilisées en montagne. Faire de la raquette fait redécouvrir la plénitude de la nature à nos sens. Quelle expérience contrastante, loin du stress quotidien!
Un nouveau sentier au Parc d'environnement naturel de Sutton
Le L'arrault, un nouveau sentier aménagé et balisé cette année permet d'accéder au Dos de l'orignal à partir de la guérite Altitude 520. Il s'étend sur 1.1 kilomètre et son dénivelé assez doux en fait un sentier facile. Il donne accès à plusieurs circuits, en direction des Lacs Vogel et Mud Pond via le Vieux chemin ou encore vers le Dos de l'orignal où se trouvent de magnifiques points de vue dont celui de L'échine. Peut être une belle découverte à faire en raquettes justement! Les chiens y sont admis.
Le Festival de la raquette 2011
Le P.E.N.S. sera l'hôte du Festival de la raquette en février 2011. Ce festival organisé par la Fédération québécoise de la marche a pour but de créer un rassemblement d'adeptes de la raquette à neige.
Gagnants du concours de photos automne 2011
L'hiver n'empêche pas les photographes amateurs de se livrer à leur passion. Tout au contraire! À preuve, les magnifiques photos d'hiver soumises au concours de photos 2010. Vous pouvez admirer les photos récompensées sur le site www. parcsutton.com.
Quatre gagnants se partagent les honneurs du concours:
Le grand gagnant, dans la catégorie libre : Denis Bouvier
 Le gagnant pour la catégorie noir et blanc : Vincent Moore
 Le gagnant pour la catégorie hiver : Stéphane Durand
Le « Coup de cœur du public » : Denis Bouvier
 Une belle surprise, lors de ce concours, a été la découverte de superbes photos proposées par une jeune parti-cipante âgée de dix ans. D'ailleurs, les responsables du concours songent à créer une catégorie réservée à ces jeunes talents pour l'an prochain. À suivre!
Le P.E.N.S. tient à remercier monsieur Paul Clairemont du magasin Lord photo de St-Jean d'avoir accepté d'agir à titre de juge et d'avoir commandité ce concours.
Activités à venir
À surveiller sur le site www. parcsutton.com : une randonnée guidée en raquettes prévue pour la fin février.
Thérèse Leclerc
info@parcsutton.com
LES TOURS ARRIVENT!
SACHEZ RECONNAÎTRE L'ÉLECTROHYPERSENSIBILITÉ
Lors de la séance du conseil du 7 septembre dernier, les élus de Sutton appuyaient le projet de déploiement du service Internet haute vitesse sans fil sur l'ensemble du territoire de la municipalité. Les tours seront érigées le printemps prochain.
Or, partout dans le monde, lors de la mise en service de ces installations émettrices de micro-ondes, on observe l'apparition de divers problè-mes de santé dans la population locale. Certaines personnes sont si touchées qu'elles doivent tout quitter et se réinstaller dans une zone non desservie par les services sans fil pour retrouver l'harmonie dans leur vie (voir www.next-up.org). Cette sensibilité se classe parmi les hypersensibi-lités électromagnétiques (HSEM).
Quels sont les symptômes?
L'ensemble des symptômes possibles de l'HSEM est vaste et varie d'un individu à l'autre. Le brouillard électromagnétique qui nous entoure est un mélange complexe d'ondes qui changent non seulement d'un endroit à l'autre (tours de cellulaires et d'Internet, mais aussi Wi-Fi, téléphones sans fil, lignes de transport de l'électricité, écrans d'ordinateur, ampoules fluo compactes, etc.), mais aussi qui n'exposent pas toujours les mêmes parties du corps. Il y a aussi des facteurs individuels qui sont en cause comme la génétique, le degré d'intoxication aux métaux lourds et aux polluants environnementaux et la capacité à éliminer les toxines. Même le lieu de vie change la donne! Par exemple, l'HSEM est plus élevée en Suède, en Allemagne et au Danemark qu'au Royaume-Uni, en Autriche et en France. Dans les pays scandinaves, on est affecté davantage par les écrans de visualisation et plus souvent par des réactions cutanées que dans le reste de l'Europe.1
Mais ce n'est pas tout. L'HESM évoluerait aussi dans le temps. Au début; on note possiblement des maux de tête, de l'acouphène (sons dans les oreilles), des troubles visuels, des douleurs cutanées ou musculaires et de faux vertiges. S'ajoute à cela, presque toujours, des troubles de l'attention, de la concentration et de la mémoire. Peuvent s'ajouter On peut également déceler les troubles suivants : une oppression thoracique, des épisodes de tachycardie (dérèglement du rythme cardiaque), des troubles digestifs (nausées, douleurs abdominales, diarrhée ou constipation). S'installent ensuite de l'insomnie, de la fatigue chronique et des tendances dépressives avec possiblement irritabilité et violence verbale. Mentionnons que les symptômes du début continuent à être présents. La troisième phase varie selon les traitements mis en œuvre et la réduction ou non de l'exposition. L'évolution vers une maladie dégénérative du système nerveux, voire même le cancer qui ne peut pas être exclue.2
Le plus inquiétant, c'est qu'en raison de leur plus grande vulnérabilité aux agressions environnementales, les enfants seraient plus à risques.
L'Organisation mondiale de la santé reconnaît que l'ensemble des symptômes de l'HSEM ne correspond à aucun syndrome reconnu. Malgré tout, elle persiste à demander aux gouvernements de nier tout lien de cause à effet. Le Québec est bon élève : les malades sont renvoyés chez eux avec comme principale prescription de consulter un psychologue. Pourquoi? Parce que malgré l'évidence de liens de cause à effet, la preuve scientifique hors de tout doute n'a pas encore été établie. Pourtant, un nombre impressionnant de scientifiques et de médecins jugent qu'il existe assez de preuves pour conclure qu'une crise sanitaire mondiale est possible et que des mesures sont requises dans les plus brefs délais (voir l'Appel de Fribourg, signé par plus de 3000 médecins 3).
Que l'on juge réels ou non les effets possibles des micro-ondes sur la santé, le gros bon sens persiste : une maladie n'attend pas que les scientifiques l'étiquettent officiellement pour exister! Si une santé harmonieuse vous tient à cœur, pourquoi ne pas demander à vos élus de jouer de prudence et de revenir sur leur décision? Après tout, ne vivons-nous pas à Sutton pour la qualité de notre environnement?
Suzanne Cazelais
1. www.who.int/mediacentre/factsheets/fs296/fr.index.html
2. www.artac.info/images/telechargement/SICEM/electrosensibiliterecherche.pdf
3. www.robindestoits.org/l-Appel-de-Fribourg-Freiburg-09-10-2002_a66.html
La beauté du monde…
Si on vivait au paradis, il n'y aurait pas de désastres écologiques, pas de conflits économiques, pas d'inégali-tés sociales. Aucune fausse note ne viendrait déranger l'accord parfait d'un monde en totale harmonie.
À défaut de paradis, si l'on en croit les déclarations de principes concernant le développement durable, il paraît que notre société vise à un développement plus harmonieux de son milieu de vie. Une préoccupation qui semble bien éloignée des valeurs dominantes, puisque ce qui semble vraiment compter, c'est de devenir plus riche et plus puissant que les voisins - et de leur faire savoir- quitte à les écraser au passage.
Le Panoramaduhautdelacôte, qui a justement pour but de nous faire savourer la somptueuse harmonie de nos paysages d'automne, s'est en effet soldé cette année par une triste révélation. En plein milieu du flamboiement automnal, voyante comme un furoncle au milieu de la figure, une prétentieuse construction de verre et d'acier étincelait de toutes ses baies vitrées, ruinant d'une seule et magistrale fausse note toute la beauté de la forêt. Après tant d'efforts pour faire reconnaître l'importance d'une harmonieuse intégration des nouvelles constructions dans les paysages naturels, c'est à ça qu'on en arrivait?
Si au moins j'avais pu croire que cette horreur serait la dernière, et que le règlement sur les Plans d'implan-tation et d'intégration architecturale (PIIA), adopté peu après le début de ce chantier pour protéger ce type de paysages, allait enfin régler le problème…Mais un peu plus loin dans la montagne, une autre nouveauté attirait l'œil, moins étincelante, mais encore plus découra-geante. Ayant nécessité la coupe à blanc de trois acres de boisé bouchant la vue et le dynamitage d'un cap de roche, une autre construction prétentieuse s'était imposée dans le paysage de façon à jouir d'une vue imprenable. Implantée sans aucun égard pour ses voisins et dans le plus total mépris des règlements en vigueur au moment de la demande de permis, cette nouvelle construction ruinait d'un seul coup les espoirs que les partisans d'une croissance « intelligente », dont je fais partie, avaient mis dans les nouveaux règlements. Car tout comme les principes de développement durable, les règlements d'urbanisme ne servent à rien si on ne les applique pas, ou si on les viole impunément.
La question n'est pas d'empêcher les gens de se construire, mais plutôt d'éviter que ces constructions ruinent les paysages et la nature qui constituent la principale richesse de Sutton. Il est possible de voir sans être vu, et sans massacrer la forêt. C'est d'ailleurs ce que prévoit le PIIA concernant les zones de protection d'altitude moyenne (PAM), qui exige d'implanter les nouvelles constructions dans les parties les moins escarpées des terrains concernés, tout en autorisant l'ouverture de « fenêtres» permettant de dégager des percées visuelles. On voit très bien entre quelques troncs de feuillus espacés de plusieurs mètres, tandis que leurs ramures permettent de mieux absorber l'impact visuel des nouvelles constructions. Et puis la seule vue de la forêt en vaut, après tout, beaucoup d'autres, tandis que les dégâts infligés à la nature et aux paysages par des constructions mal intégrées sont, au mieux, longs et coûteux à réparer, et au pire, irréversibles. Mais le principe de prévention, qui fait pourtant partie intégrante de la loi québécoise sur le développement durable, ne semble pas avoir été intégré par les responsables de l'application de nos règlements municipaux.
Alors la prochaine fois que vous irez admirer le panorama, regardez le bien. Parce que si la tendance se maintient, dans dix ou vingt ans, il n'y aura plus grand-chose de beau à voir.
Il ne suffit pas d'être une maison certifiée LEED pour ne pas être une catastrophe environnementale. Nous nous sommes donné des bons règlements d'urbanisme pour harmoniser l'intégration des résidences dans nos paysages, ayons le courage de les appliquer!
Patricia Lefèvre
LA THÉRAPIE CRÂNIO-SACRÉE ET L'HARMONIE
La thérapie crânio-sacrée est une thérapie douce qui utilise un toucher de 5 grammes (la pesanteur d'un 5 cents). Elle a été développée par le Dr John E. Upledger, médecin et ostéopathe américain.
Les recherches ont débuté au début du vingtième siècle par celles du Dr. Willian G. Suttherland, ostéopathe et élève de Andrew Still, fondateur de l'ostéopathie. En 1930, après plusieurs années de recherches, il arrive à la conclusion que le sacrum (extrémité inférieure de la colonne vertébrale) et le crâne (extrémité supérieure) ont un mouvement régulier et synchronisé!
Vers 1970, le Dr Upledger observe, lors d'une chirurgie, un mouvement interne et rythmique à l'intérieur de la colonne vertébrale. À la suite de cette observation, il entreprend d'expliquer de façon scientifique les principes du système crânio-sacré. En 1985, il fonde l'Institut Upledger pour y enseigner la valeur de cette nouvelle approche. L'Institut Upledger a maintenant 25 ans et a formé plus de 90 000 praticiens à travers le monde.
Le SYSTÈME CRANIO-SACRÉ est donc un système physiologique qui se forme pendant la gestation et continue de se développer en se renouvelant tout au long de la vie. Il comprend des membranes qui entourent le cerveau et la moelle épinière, le liquide céphalo-rachi-dien et ses mécanismes d'apport et de débit, ainsi que les os du crâne et du sacrum. L'une des fonctions importantes de ce système est la production, la circulation et la réabsorption du fluide céphalo-rachidien.
LA THÉRAPIE CRÂNIO-SACRÉE est un processus d'autorégulation des différentes parties du système crânio-sacré. Elle contribue à lever les obstacles que le système physiologique normal n'arrive pas à équilibrer, et accompagne le corps dans son rôle naturel d'autocor-rection.
LE PRATICIEN apprend à percevoir les rythmes subtils du système crânio-sacré et à reconnaître la qualité, l'amplitude et la symétrie de celui-ci.
En fait, on pourrait comparer le corps humain à un arbre où le tronc est la colonne vertébrale et où les branches représentent les bras, les jambes et le reste du corps.
Quand la circulation dans l'une de ces branches est bloquée, cette dernière séchera et mourra. Ou, pire encore, si c'est la circulation du tronc qui bloque, ce sera tout le corps (ou selon l'endroit du blocage une partie seulement) qui le ressentira.
LE RAPPORT ENTRE LA THÉRAPIE CRÂNIO-SACRÉE ET L'HARMONIE
L'harmonie, c'est lorsque tout est facile, que tout va bien, sans distorsion ni blocage. C'est le parfait partage.
L'harmonie en musique, l'harmonie entre amis, l'harmonie dans la famille est un accord, une évolution vers un même but dans la simplicité, le respect et l'écoute.
La thérapie crânio-sacrée permet de dégager les restrictions ou blocages qui se sont formés tout au long de la vie permettant ainsi au corps de retrouver son harmonie. La pratique tient compte de tous les éléments, qu'ils soient physiques, psychiques ou spirituels.
Le rôle du thérapeute est d'inviter le patient à prendre conscience du moment présent, des sensations, des émotions et des pensées actuelles. Accueillir l'émotion, la tension corporelle ou l'inconfort du corps, peu importe où il se situe, agit comme si l'on désamorçait une mine.
L'harmonie en thérapie crânio-sacrée passe par le respect, l'écoute et le partage pour se mettre en accord avec la sagesse innée.
Elise Gagné
Thérapeute diplômée
elise.g@citenet.net
450 298-1202
INAUDIBLE HARMONIE
Bandes dessinées et musiques
Par Ramon Vitesse
Si, comme la publicité nous le serine sur tous les tons, l'harmonie pouvait s'acquérir en déliant les cordons de sa bourse on n'en parlerait même plus et on savourerait en surfant longuement sur cette vague de bonheur… Il en va toutefois bien autrement dans la vie.
Question bande dessinée, UN PIANO (Futuropolis) de Louis Joos court le risque du vide en grimpant sur le fil de fer de l'art brut. Dans ces quelques chapitres juxtaposés périlleusement, les hauts et les bas d'un piano qui voyagea avec le jazz sont exposés tandis que le dessin ultime nous est révélé : « faire vivre la feuille de papier! Et…pas de détails! » À l'instar d'Edmond Baudoin, Joos y parvient en préservant la flamme ténue du dessin vivant. Serait-ce là une piste pour toucher du doigt un moment d'éternité, d'harmonie? Dans LA BALLADE DE HAMBONE (Futuropolis) de Leila Marzocchi et Igort, les échos d'un phonographe mal en point et le blues de la grande dépression ne parviendront pas à empêcher les déshé-rités de pleurer et de craindre la mort omniprésente. Selon un pope : « musique être harmonie, harmonie être Dieu »… Rien de plus cacophonique et de plus faux puisqu'on croit entendre les mou-ches vrombir partout où les cadavres d'affamés tombent. Entièrement réalisé à la carte à gratter ce dytique très noir dévoile la ségrégation dans un Sud exsangue. Sur le mode rock et tout en crescendo THE ZUMBIES (Fluide Glacial) de Julien/CDM et Lindingre déboule sur deux terrains déglingués : d'une part le garage punk bien méchant et, d'autre part, les films d'horreur de série B. L'album, coloré en bichromie vert-de-gris et rouge hémoglobine, nous entraîne à suivre le fil décousu d'une tournée tout ce qu'il y a de bien pourrie. On aura droit à un maximum de fausses notes et à une distorsion survoltée. Il serait utile de signaler que notre quatuor en est un de morts vivants et qu'une horde de soldats de Dieu pourchassent sans arrêt histoire d'anéantir leurs chants d'enfer. La politique peut se chanter. Il y a bien ces hymnes nationaux qu'on abhorre. Il y a également CARLOS GARDEL, La voix de l'Argentine (Futuropolis) de Munoz et Sampayo transcende les querelles et rallierait jusqu'à l'âme des Argentins. C'était sans compter avec la figure de l'anarchiste. Ce dernier se définit ainsi auprès d'un gamin : « … un oiseau chanteur d'espoir… » N'oublions pas le choc des images réalisées à l'encre de chine qui constituent en soi une musique fascinante faisant danser les noirs et les blancs de manière inédite! HAUT DE GAM-ME, Volume 1 Bas de gamme (Dargaud) de Binet rapatrie cet auteur pionnier du magazine Fluide Glacial dans un univers d'apprentis musiciens constamment mis en relation avec un professeur qui subit les pires déchéances à fréquenter les pires ignorants. Qu'à cela ne tienne, au cours de ce parcours d'histoires courtes savoureuses le père des désormais célébrissimes Bidochon, démontre que la musique peut, royalement taper sur les nerfs et que, rien ne sert d'apprendre si c'est pour jouer à per-pète comme une casserole! Le ronron des vieux projecteurs de cinéma possède sa musicalité propre; celle d'un mécanisme bien huilé… LE DIABLE AMOUREUX ET AUTRES HISTOIRES JA-MAIS TOURNÉES PAR MÉLIÈS (Dargaud) de Vehlmann et Duchazeau tout en noir et blanc donne la pleine mesure de ce tandem d'auteurs trop souvent dissimulés par la couleur. En imaginant une filmographie fantasmé de Méliès – illusionniste, dessinateur et poète inventif des tout débuts du cinéma, les auteurs se montrent résolument critique quant aux progrès et sur les discours lénifiants à propos de l'intelligence humaine. Les courtes histoires dévoilent plutôt l'horreur – vivisection sur humain, monstruosité, pauvreté tragique et autres sont le propos de ce livre hanté par le diable et Méliès lui-même!
Si l'on reprend pied sur le plancher des vaches, on a droit également à quelques couacs; l'harmonie, ce n'est pas si simple… JIMMY ET LE BIGFOOT (La Pastèque) de Pascal Girard replonge dans les affres de l'adolescence en y ajoutant comme toile de fond le Saguenay… Dur, dur de se chercher, surtout quand on le fait en cherchant à connaître l'autre, à découvrir la jeune fille de son entourage qui représente son idéal. L'aspect utopique de ce rêve donne toute sa mesure aux aventures extras - mais tellement ordinaires, de ce pauvre Jimmy. Tout va merder. Mais, la force de ce récit tient justement à faire de l'ordinaire une aventure. Qui plus est, le dessin ultra dépouillé de Girard plaide contre le faux colporté par l'esthétisme des magazines en papier glacé! Dans LUCK (Dargaud) de Michel Falar-deau on a droit à ce grand bal du groupe de pairs qui, le plus souvent, pousse dans un sens attendu et maintient une trajectoire évidente. Luck agite sa bombe, persiste envers et contre l'unisson, pour graffitiser son quartier... Mais, même là il s'embourbe avec la redite. Son instinct le mènera à un combat avec la gang de basket-ball ce qui, subitement, le fera sortir de ses propres rails. Un bon livre qu'on aimerait lire dans un noir et blanc plus rude! TERRE D'ACCUEIL (Sarbacane /Amnesty Inter-national) d'Alessandro Tota adopte le quotidien et le trivial pour mieux le pervertir en débutant avec un personnage de yéti tout rose – parce qu'il a perdu son pelage… L'harmonie de la vallée où l'animal habitait est détruite par une avalanche de déchets, les humains utilisent désormais la vallée comme dépotoir. Le yéti, qui ne s'exprime pourtant que par des « Grrr », se retrouvera aux côtés des déchus, des sans-abris et des immigrés. Là aussi tout n'ira pas de soi… Avec des couleurs pétaradantes, l'auteur brasse simplement, mais efficacement tout ce que le discours officiel et la solidarité de pacotille ignorent!
EVE COURNOYER, Tempête (Productions du Repos) revient de loin… Les ravages portés à la Terre autant qu'à son cœur font que sa chanson pop rock rebondit au fil de ce florilège de dix textes carburant au ressenti et, surtout, à l'amitié . Ayoye comme elle dit. Ça fouette les sens et le sang pour se bouger; Pour survivre. VULGAIRES MACHINS, Requiem pour les sourds (Indica) pose un nouveau et pertinent jalon punk rock de ce groupe qui ne néglige pas l'auto critique et les envolées mélodiques; leur humour cinglant rouge et noir boute le feu dans Le mythe de la démocratie, Texture qui se mange ou Mourir pour le système. ACHIGAN, Au fond des toilettes du monde (myspace achiganpunk) présente des ex MAP forcenés qui punk d'aplomb avec des textes virulents, tels Fort dans l'faux ou Participer au chaos, qui proclament l'état d'urgence pour reprendre notre gouverne aux profiteurs, zélateurs, experts et autres bandits à cravates. SUNNY DUVAL, Sein noir, sein blanc (Big Fat Truck/Select) est le deuxième album solo du guitariste lead des Breastfeeders. Renouant avec le rock basique et l'énergie du rockabilly on assiste, béat de bonheur, à une collection de titres frétillants et transis d'amour où Duval partage le micro avec quelques sirènes… LES FRÈRES GOYETTE, Rencontre du troisième âge (Grosse Boîte/Select) restera un disque country rock mémorable à bien des égards : que du vrai en narrant des fins de parcours avec des portraits de vieux plutôt sagaces et aussi une musique qui redonne du kick au cheval alors que l'ère pétrole agonise.
L'Harmonie au cœur de la fête
La musique a toujours occupé une place importante dans l'histoire de Cowansville.
À une certaine époque, l'Harmonie de Cowansville offrait plusieurs concerts en plein air durant la saison estivale en plus de participer à la fête du Canada, la Saint-Jean-Baptiste, l'Armistice, la parade du Père Noël et autres événements spéciaux. Elle occupait également une place de choix lors des rassemblements politiques.
Les débuts
Le Prince Arthur, en visite dans la région de Brome en juin 1870, est reçu par le lieutenant-colonel Christopher Dunkin. La rencontre se déroule sur le site actuel du Club de golf de Knowlton et donne lieu à une plantation de chênes « royaux ». Dans un reportage consacré à l'événement, le Waterloo Advertiser souligne la pré-sence de l'Harmonie de Nelsonville (ancien nom de Cowansville). À la même époque, une vingtaine de musiciens se regroupent pour former le Cowansville Brass Band, dirigé par William MacFarlane, professeur de musique au Cowansville High School. Ce dernier sera au cœur de l'activité musicale de cette localité pendant une trentaine d'années.
En juillet 1877, le Cowansville Brass Band participe à un gigantesque défilé en l'honneur de Sir John A. Macdonald, leader de l'opposition officielle à la Chambre des communes. L'activité s'inscrit dans le cadre de la campagne électorale fédérale. Plus de 800 voitures à cheval prennent part à ce défilé qui débute à la gare de Cowansville pour se terminer là où l'on retrouve aujourd'hui la Résidence Robinson, rue Principale.
Le Cowansville Brass Band est de nouveau mis à contribution, en 1908, pour une réception en l'honneur de Robert Borden, leader de l'opposition officielle à la Chambre des communes.
Le même ensemble offrira des concerts estivaux au kiosque du parc municipal et collaborera au succès de plusieurs fêtes champêtres avant de suspendre ses activités, faute d'argent. Il faut rappeler qu'à cette époque, l'ensemble musical ne touchait aucun octroi. Également, les musiciens devaient acheter leur instrument et ils payaient une cotisation pour chaque pratique. Les fonds ainsi recueillis permettaient de payer un cachet au directeur musical.
L'Harmonie de Cowansville

En 1922, Edward Benoit, un professeur de musique au Richford High School, au Vermont, forme un orchestre composé surtout de membres du défunt Cowansville Brass Band. L'ensemble donne un concert public en 1923. L'événement est couronné de succès. Cet accueil encourage Edward Benoit à fonder l'Harmonie de Cowansville. La nouvelle harmonie donne un premier concert, à l'été 1925, sur le parterre de l'hôtel de ville de Cowansville. Au cours des quatre décennies qui suivront, l'Harmonie de Cowansville prendra part aux festivals de l'Association des fanfares amateurs à Saint-Jean, Saint-Hyacinthe, Montréal et Trois-Rivières puis aux festivals de la Fédé-ration des fanfares amateurs de la province de Québec à Plessisville, Mégantic, Disraeli, Marieville, Iberville, Waterloo et Princeville. On pourra également la voir à l'œuvre lors des fêtes du centenaire de Sherbrooke, Saint-Hyacinthe et Sutton.
Lors du concert annuel en 1955, on profita de l'occasion pour souligner le 30e anniversaire de fondation de l'Harmonie de Cowansville. Les autorités de la Ville décernèrent à Edward Benoit, fondateur et toujours directeur musical de l'harmonie, un certificat le créant le premier citoyen honoraire de la Ville de Cowansville.
L'Harmonie de Cowansville a cessé ses activités vers 1965, mais la musique n'a pas cessé pour autant. Aujourd'hui, l'Harmonie cadette de l'école primaire St-Léon et les ensembles de l'Académie de musique Massey-Vanier continuent à offrir à tous une grande diversité musicale.
Michel Racicot
D'après un texte de Jean-Paul Sirois Société d'Histoire de Cowansville
L'harmonie à Dunham !
Chaque année, plus de mille visiteurs viennent faire la Route des vins. Chaque année, ils en sont de plus en plus charmés par l'harmonie qui règne à Dunham. L'endroit est un ensemble de sons agréables à l'oreille. Se promener dans les environs, c'est comme écouter un orchestre de la nature tout en ayant le sentiment de s'envoler. La relation entre artisans et visiteurs est fabuleuse. Que ce soit les vergers, les vignobles, les antiquaires, les artisans de toutes sortes, tous sont à l'unisson quand il s'agit de partager leur savoir durant les plus belles saisons touristiques : l'automne et l'hiver.
Dans ce beau village, à la fois centenaire et moderne, on peut revivre plusieurs fêtes de villageois et villageoises et certaines traditions ancestrales, comme au temps ancien où tous les habitants du village se retrouvaient en son centre pour fêter ensemble l'arrivée ou le départ d'une nouvelle saison. Comme l'hiver succède à l'automne, les activités de neige et d'hiver succèderont aux vendanges dans les vignobles et aux activités automnales. Le Comité Action Tourisme de Dunham a organisé plusieurs activités hivernales pouvant rapprocher petits et grands en un lieu où les enfants pourront s'amuser et les adultes discuter autour d'un bon chocolat chaud. Il y aura des activités sur glace (patin, hockey, etc.) et des activités sur neige (luge, etc.).
Lors de Plaisirs d'hiver!, Dunham va se faire belle pour Noël! Tout le village sera décoré pour les Fêtes avec des sapins illuminés, de jolis luminaires, des couronnes de Noël et plus encore. Tous les artisans fêteront en grand cette belle fête de la neige! Après ces grandes réjouissances du temps des Fêtes, les gens du village se reposeront en attendant l'arrivée d'un nouvel événement en février.
En effet, pour une toute première fois à Dunham, on accueillera le Festival vitraux de glace, un événement qui n'existe nulle part ailleurs dans le monde entier. Le festival aura lieu du 18 au 20 février 2011! Toute l'information à son sujet vous sera divulguée prochainement. Tous les gens en harmonie les uns avec les autres pourront se retrouver pour partager leurs meilleurs moments. La mélodie unique de Dunham regorge de richesse. Tout ce qui y est fabriqué est fait avec cœur et avec soin par ses villageois. L'harmonie des couleurs, de la musique, de la créativité, des gens, c'est Dunham! Pour plus d'information www.laroutesdesvins.ca
Elisabeth Noiseux
HARMONIE
Dans un temps fort reculé, les anciens croyaient que les événements, les gens et les espaces étaient tous reliés et relevaient du principe de la Grande Harmonie qui présidait à leur destinée. C'est dans cet esprit que nous vous présentons ce petit divertissement à saveur historique qui transcende temps et espace et qui relie trois moments de l'Histoire à la seigneurie de Saint-Armand et à son premier seigneur. Trois moments qui semblent n'avoir aucun lien et pourtant…
Venise 1674
En 1674, la République de Venise offre à Louis XIV deux magnifiques gondoles dorées. Quatre gondoliers vénitiens les accompagnent. Les gondoles connaissent un franc succès, si bien qu'on en comptera une quinzaine quelques années plus tard. La majorité des gondoliers sont d'origine vénitienne et sont logés à la Petite Venise située à une extrémité du canal de Versailles. Un de ceux-ci, Jean Baptiste Giusti, alias Juste, épouse, en 1692, Marie Madeleine Mazurier, fille d'un matelot au canal. Ils auront onze enfants, dont la dernière, Marie Angélique, qui unit sa destinée à René Nicolas Levasseur, en 1735. Ce dernier est alors capitaine au Canal. Nommé chef constructeur des vaisseaux du Roi en Nouvelle-France, René Nicolas quitte la France, en 1739, avec sa femme et deux de ses trois enfants, soient ses filles Marie-Françoise Renée et Marie-Anne. En 1748, il devient le premier seigneur de Saint-Armand.
Jean-Jacques Rousseau en exil
Jean Jacques Rousseau, philosophe et écrivain français, vit en exil en Suisse en 1765. Pour faire suite à l'invitation de David Hume, philosophe anglais et ambassadeur en France, Rousseau se rend en Angleterre en 1766. Il est alors mis en contact avec les banquiers Guinand et Hankey; ceux-ci sont mandatés pour échanger les lettres de change destinées à M. Rousseau et pour s'occuper de sa correspondance. M. Henry Guinand est d'origine française et huguenote de confession religieuse. Il est également commerçant et possède ses entrées en Nouvelle-France. En 1763, Henry Guinand, par l'intermédiaire d'Alexandre Robert Hillaire de la Rochette, achète la Seigneurie de Saint-Armand, ancienne propriété de René Nicolas Levasseur. Ne pouvant la gérer adéquatement il s'en remet à René Ovide Hertel de Rouville. En 1766, il revend la Seigneurie.
La Révolution française
Dans un arrêté du 13 juin 1795, le Comité de sûreté générale (de la Révolution) décide de placer une dame de compagnie auprès de la fille de Louis XVI dans la prison du Temple.
Le choix s'arrête sur la citoyenne Renée Hillaire de Chanterenne, femme douce dont on ne pouvait douter de son civisme. Du 15 juin au 17 décembre 1795, Renée Hillaire de Chanterenne prodigue attention et tendresse à la Royale comme on appelle Marie Thérèse Charlotte, fille du défunt roi. Celle-ci, affectueusement, donnera à Renée le surnom de Renète. Après le départ de la Royale pour l'Autriche, madame Renée Hillaire de Chanterenne devient lectrice pour madame Laetitia, mère de Napoléon, puis dame d'honneur de la princesse Murat, sœur de Napoléon. Madame de Chanterenne qui parlait également l'italien, l'allemand et un peu l'anglais, est née Renée, Élisabeth, Madeleine Hillaire de la Rochette, fille de Robert-Alexandre Hillaire de la Rochette et de Marie-Anne Levasseur, fille de René Nicolas Levasseur, seigneur de Saint Armand.
Saint Armand
Et pourtant, comme je le disais en préambule: l'Histoire est remplie de ces hasards dont la connaissance pimente le fil de l'existence. Et si chacun de ces événements relatés avait laissé des traces qui nous fassent participer de la Grande Harmonie?
Normand Gaumond
Pour une saison tout en harmonie au Mont SUTTON
L'harmonie est un terme bien connu par les passionnés des sports d'hiver au Mont SUTTON. Les témoignages des skieurs et des planchistes ont souvent exprimé un sentiment de parfaite harmonie avec la nature lors d'une journée au Mont SUTTON.
Au Mont SUTTON, il ne fait aucun doute que le mot « harmonie » prend tout son sens. Comme il est bon de s'arrêter un moment sur la montagne et « d'écouter le silence » de la nature… de se sentir entouré par toutes les beautés naturelles environnantes, de prendre le temps de savourer un instant de bonheur 100 pour cent nature…
En plus d'être en harmonie avec les richesses naturelles offertes au Mont SUTTON, les amoureux de ski le seront également cette année avec les nouveautés mises en place pour la saison 2010-2011. Entre autres, de nouveaux types d'abon-nement ont été créés pour harmo-niser les différents besoins des mordus de l'hiver avec les plaisirs du ski : la petite passe, la passe télésiège parc, la passe nouveaux parents, la passe pédagogique et la passe 4 x 4 pour les adultes 18-35 ans. D'autres nouveau-tés et améliorations sont aussi à noter pour la saison:
- Parc d'apprentissage « Les Petits Wapitis »;
- Programmes à l'École de glisse;
**** Club tout-terrain dans les programmes de fins desemaine
**** Nouvelle formule du programme aide-moniteur
- Dameuse Prinoth Bison X ;
- Canons à neige fixes tout le long de la pisteYoupe-Youpe;
- Débarcadère au télésiège V;
- Dossiers au télésiège IV.
Que ce soit pour son appréciation des nouveautés et promotions, pour la merveilleuse sensation d'être entouré d'arbres enneigés ou encore pour l'esprit chaleureux qui habite toute la destination environnante, une chose est certaine : en vivant l'expérience SUTTON, chacun crée sa propre définition du mot « harmonie »…
Le Mont SUTTON clôturera sa 50e saison le 17 décembre en soufflant finalement ses 50 chandelles! Pour l'occasion, des festivités sont au programme de cette journée, ainsi que les 18 et 19 décembre
Visionnezla vidéo du superbe feu d'artifice
Regardez les photos prisent par Salah Chtioui
Si l'expérience d'un week-end ou simplement d'une journée vous intéresse, communiquez avec le Mont SUTTON au 450 538-2339 ou à sutton@montsutton.com.
Mireille Simard
Nouvelles de la Corporation de développement économique de Sutton
La Petite Séduction
Tout le monde connaît la formule gagnante de la populaire émission télé La Petite Séduction. Au mois d'août dernier, l'équipe de production a approché Sutton et deux autres villages pour les inviter à soumettre un dossier de candidature pour le « Spécial de Noël ». Sutton a réussi non seulement à respecter le court délai de réponse, mais à remporter la palme après avoir soumis sa candidature sous forme d'un blogue très original. Sutton a donc pour mission d'accueillir et de séduire, le célèbre, très aimé et polyvalent musicien, Gregory Charles, accompagné de Dany Turcotte, l'animateur de l'émission.
Harmoniser l'équipe de La Petite Séduction et l'équipe suttonaise; rencontrer les objectifs respectifs de chacun en tenant compte des contraintes inhérentes à la télédiffusion et à l'authenticité de l'image que Sutton projette (celle d'une communauté tournée vers la culture et la nature dans son cadre enchanteur de villégiature tranquille) et intéresser les créateurs et la population en général pour que tous participent au succès de cet événement rassembleur : voilà un défi massif!
Par le passé, Sutton a su faire preuve d'une synergie exemplaire, notamment lors de l'enfouissement des câbles sur la rue Principale. Avec ce spécial de Noël, une autre occasion lui est donnée de se mobiliser et de concerter ses forces et ses talents afin de créer un véritable concert d'énergies pour concevoir une émission inoubliable. Le tournage de l'émission les 26, 27 et 28 novembre a été télédiffusée les 14 et 19 décembre sur les ondes de Radio-Canada. Vous pouvez la visionner sur Internet.
Éco leadership
Dernièrement, 12 travailleurs âgés de 18 à 35 ans ont reçu quatre sessions de formation Éco leadership pour les sensibiliser à la protection et à la mise en valeur de la biodiversité, de l'éco citoyenneté, du développement durable, et ce, en vue de faire rayonner, par la suite, cette conscience verte à valeur ajoutée dans leur milieu de travail respectif.
Certains des nombreux formateurs provenaient du secteur privé comme Isabelle Savoie, consultante en communications, et Richard Leclerc, concepteur en publicité de Publiciterre. D'autres étaient issus d'organismes publics, tels que Environnement Canada et Biosphère. Voici quelques employeurs de la région qui ont gracieusement accepté de participer à la formation : le département d'urbanisme de la Ville de Sutton, l'Auberge des Appalaches, la Caisse populaire Desjardins, la pharmacie Brunet, la Maison des jeunes « Le Spot » et la personne-ressource « familles » du Centre d'action bénévole de Sutton, Mont SUTTON et la Corporation de développement économique de Sutton (CDES). Le projet a pris son envol définitif à la fin de la session le 30 octobre. Un blogue a été créé qui permet aux jeunes travailleurs de communiquer entre eux et d'assurer le suivi du projet.
Par ailleurs, le projet a permis la réalisation d'une « Trousse biodiversité du massif des monts Sutton » dont l'accent est mis sur l'aspect ludique de l'éducation, de la responsabilisation et de la sensibilisation à l'environnement afin de promouvoir les activités de plein air (surtout la randonnée pédestre) dans une perspective de développement durable. À cet effet, la trousse traite de sujets variés pour présenter la richesse du massif des monts Sutton et ses espèces florales et fauniques propres.
Liens entre la Ville, la CDES, ses membres et les citoyens
La CDES était présente aux salons de ski tenus à Toronto, les 15, 16 et 17 octobre et à Ottawa, les 22, 23 et 24 octobre. Elle représentait tous les membres des différents secteurs économiques de Sutton, et, par le fait même, la Ville de Sutton et ses citoyens.
En surplus, une nouvelle édition de la carte de Sutton, tirée à 15 000 exemplaires, est disponible au Bureau d'accueil touristique (BAT) de Sutton. Également disponible et gratuit, un tout nouvel outil d'appel pour la localité et la région : la carte vélo de Sutton et environs. Avec un tirage de 10 000 exemplaires, celle-ci devrait attirer une clientèle additionnelle et fidéliser celle qui revient tous les ans pour admirer la beauté des paysages. Ces deux cartes sont offertes avec la gracieuseté de la CDES, au BAT, au 24-A, Principale Sud à Sutton.
Marie Amyot
Le Chœur des Armand
Le Chœur des Armand a été créé en 2006. Il est composé d'une vingtaine de personnes de la région de Brome-Missisquoi qui, pour la plupart, n'avaient aucune expérience en chant et peu de connaissances musicales avant cette belle aventure. Le défi est d'autant plus grand que le chœur à voix mixtes s'attaque à un répertoire entièrement a capella (sans accompagnement) qui touche à toutes les époques et sort souvent des sentiers battus. La chorale est dirigée depuis ses débuts par Yves Nadon qui a su lui insuffler sa passion et sa couleur.

Le Chœur vient de présenter deux concerts les 20 et 21 novembre, l'un à Knowlton, et l'autre, à Frelighsburg. Ses membres seraient ravis d'accueillir de nouveaux choristes. Les répétitions ont lieu le jeudi soir, à l'hôtel de ville de Frelighsburg. La période de recrutement s'échelonnera jusqu'au 20 janvier 2011. Les personnes intéressées sont priées de communiquer avec Yves Nadon au 450 295-2399.
Geneviève Vastel
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