Journal Sutton, Dunham, Frelighsburg. Québec, Canada

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Fondation du savoir-être

Un moindre besoin, une petite nécessité agit comme une étincelle qui fait exploser une habitude et qui mène au changement. Mais tout problème n'engendre pas une découverte, un outil nouveau ou une méthode améliorée. L'intelligence est nécessaire, mais le subconscient aussi travaille en arrière plan pour soudain faire émerger, on ne sait trop d'où, la solution tant recherchée. Eurêka!

Aujourd'hui, Dunham, Frelighsburg et Sutton sont des endroits qui se distinguent des autres régions parce que des gens compétents ont su exercer, à un moment donné, une grande sagacité. Dans cette région, l'agriculture est particulière parce des individus ont conçu des produits adaptés à leur réalité. Les diverses particularités géographiques ont fait naître des vergers, des vignobles, des jardins maraîchers qui offrent des produits sains, biologiques et souvent novateurs. Du cidre de glace aux paniers bios, des produits de l'érable aux savons biologiques, de l'autocueillette aux visites guidées, des marchés en plein air aux expositions à ciel ouvert, l'offre est variée et alléchante. Les champs en culture offrent des ouvertures dans les boisés qui caractérisent les beaux paysages devenus un atout qui attire les visiteurs.

Que dire de ces entrepreneurs sagaces qui ont bâti des entreprises d'une envergure en accord avec une autre réalité? Au Mont Sutton, après cinquante années d'existence, les sous-bois et les pistes plus étroites qu'ailleurs resplendissent plus que jamais en comparaison des pistes larges, droites et dénudées des autres stations du Québec. Les sportifs ont donné un élan, à leur image, aux activités de plein air comme ceux de Parc d'environnement naturel de Sutton, Au Diable vert et à d'Arbre en arbre. Les sentiers pédestres et les routes en gravier apportent un heureux sens d'aventure, de tranquillité et d'éloignement même à proximité des agglomérations. Et des amants de la nature assurent la pérennité du joyau naturel au sein des fiducies foncières et des organismes voués à la conservation.

Quand la tendance était à l'industrialisation, des artisans se sont taillé des commerces sur mesure: boulangeries paysannes, épiceries fines, galeries charmantes, cafés épicuriens, restaurants gourmets, chocolateries fines, brûleries locales, boutiques d'aliments naturels... sachant tous faire découvrir et servir des produits locaux.

Ces quelques exemples témoignent de la sagacité des gens vivant dans un milieu qui cultive un état d'âme propice au savoir-être durable. Un art de vivre à cultiver davantage.

Bonne lecture!

Denis Boulanger

BD

Rêves d'hiver et fleurs de printemps

« C'est le matin que notre mental est le plus sagace, mais aussi le plus inquiet. L'inquiétude est en effet une espèce de sagacité, une sagacité passive. Les sots ne sont jamais inquiets de rien. »

En observateur sagace de la nature humaine, Goethe attire ainsi notre attention sur le fait que, chez les humains, les fleurs de la pensée obéissent à des rythmes biodynamiques semblables à ceux qui régissent le flux et le reflux des

« vertus » des plantes entre les racines et les feuilles,

rendant préférable la cueillette des légumes-feuilles et des fleurs le matin, des fruits le midi et des racines le soir. Gide affirme plus directement encore : « les pensées sont comme les fleurs, celles qu'on cueille le matin se conservent plus longtemps fraîches ».

Si le matin est favorable à la cueillette des fleurs de la pensée, il l'est aussi à la découverte des fleurs de la conscience, cette connaissance immédiate et intuitive que l'on peut avoir du réel, sans interférence de la pensée et de ses concepts. Pour le méditant chevronné qui sait se glisser entre les pensées, la conscience est accessible à tout moment du jour et de la nuit, mais pour le drogué de la pensée, c'est le matin que le bref intervalle de lucidité entre le sommeil et l'état de veille offre l'occasion la plus favorable à l'expérience de l'Être affranchi de la pensée, juste avant que l'ego n'endosse le personnage qu'il incarne sur la scène du quotidien. L'ivresse mentale du « je pense donc je suis » est démystifiée dans les brefs moments de lucidité matinale qui précèdent la naissance des pensées et, aussi fugaces que soient ces moments de sobriété, ils sapent irréversiblement les idoles d'un cartésianisme réducteur dont les dérives les plus coûteuses ont toujours commencé par : « tu ne penses pas comme moi donc… ».

Les ravages du rationalisme à outrance sont multiples et parfois insoupçonnés. Ainsi, comment peut-on espérer une floraison massive de la conscience tant que les enfants sont traités, jusqu'à « l'âge de raison » (6 ans, environ), comme des objets (charmants et précieux peut-être, néanmoins objets), alors que la psychologie moderne affirme que « tout se joue avant six ans »? L'attitude prédatrice dominante envers tout ce qui ne « cogite » pas, la nature en général et les animaux en particulier, était pareillement en filigrane dans les propos de Descartes lorsqu'il écrivait : « Je sais bien que les bêtes font beaucoup de choses mieux que nous, mais je ne m'en étonne pas; car cela même sert à prouver qu'elles agissent naturellement et par ressorts, ainsi qu'une horloge, laquelle montre bien mieux l'heure qu'il est, que notre jugement ne nous l'enseigne. Et sans doute que, lorsque les hirondelles viennent au printemps, elles agissent en cela comme des horloges. Tout ce que font les mouches à miel est de même nature, et l'ordre que tiennent les grues en volant, et celui qu'observent les singes en se battant, s'il est vrai qu'ils en observent quelqu'un, et enfin l'instinct d'ensevelir leurs morts, n'est pas plus étrange que celui des chiens et des chats, qui grattent la terre pour ensevelir leurs excréments, bien qu'ils ne les ensevelissent presque jamais : ce qui montre qu'ils ne le font que par instinct, et sans y penser. » Une telle tirade du père de la méthode scientifique moderne, que seul le respect envers les animaux empêche de qualifier de « bêtise », mène évidemment tout droit à la vivisection et aux expériences sadiques de tous les docteurs Mengele du monde, peu émus par le grincement des ressorts des « machines » animales et humaines qui ne pensent pas comme eux.

Que le mental soit plus sagace et la conscience plus accessible le matin est donc aisément vérifiable. Ce qui est moins directement accessible à l'expérience est la seconde partie de l'affirmation de Goethe que « l'inquiétude est une espèce de sagacité passive ». Ralph Waldo Emerson, autre cartographe de l'âme humaine, renforce cette affirmation en disant que « la peur est un instructeur de grande sagacité ».

Goethe et Emerson n'élèvent certainement pas au rang de sagacité les phobies et autres obsessions qui utilisent le mental pour éclipser l'angoisse existentielle. La sagacité dont ils parlent est plutôt l'intuition plus ou moins lucide en chacun de nous qu'un « je deviens » se superpose à chaque instant au « je suis », au point de rendre le « je » insaisis-sable. La fugacité du « je », en tant que sujet conscient ou pensif, engendre une « appréhension du devenir » lorsque la construction mentale par laquelle nous tentons de figer la fluidité de l'Être en une identité durable est entrevue comme « mensonge vital ». Aux visiteurs qui l'inter-rogeaient au sujet de leurs problèmes existentiels et

spirituels, Ramana Maharshi demandait de chercher la nature du « je » qui avait posé la question et ajoutait parfois : « Les ennuis commencent seulement quand on dit « je suis ceci ou cela, je suis un tel ou une telle. »

Maints indices climatiques, économiques et sociaux suggèrent qu'en ce 21e siècle une page importante de l'histoire de l'humanité est en train de tourner. Le chant du cygne d'un âge industriel cartésien et anthropocentrique dont l'aboutissement relève davantage du cauchemar que de

« l'âge d'or » est aussi le chant du coq de l'éveil généralisé d'une conscience planétaire. À ceux que le crépuscule actuel de « l'âge des Lumières » ferait douter de l'aube, offrons, en guise de conclusion, ces mots incandescents de Khalil Gibran : « Les fleurs du printemps sont les rêves de l'hiver racontés, le matin, à la table des anges. »

Daniel Laguitton
www.granby.net/~d_lag

Papa, maman, bébé

Il existe des plantes que l'on nomme intelligentes. Des plantes qui ont cette capacité d'agir là où le corps a besoin d'aide. Elles font souvent un travail global, toutefois certaines sont spécifiques, mais peuvent agir en stimulant ou en calmant, selon le déséquilibre. Il va sans dire que la sagacité de ces plantes n'est que rarement expliquée rationnellement, sauf exceptions. La Matricaria recutita ou camomille allemande fait partie de celles qui jouissent de l'usufruit de nombreuses recherches modernes.

La camomille peut être douce et sucrée, presque mielleuse, ou amère et saisissante, selon le temps d'infusion; trois minutes pour le miel, quinze et plus pour l'amertume.

Elle est utilisée pour traiter à peu près tous les petits troubles et accidents courants. C'est la plante-panacée des mamans, ou plutôt des bébés. Percée de dent, maux d'oreilles, coliques. Les bébés fâchés et irrités qui demandent un jouet, le reçoivent et le rejettent aussitôt à grand renfort de larmes. Remarquez, ces bébés n'ont pas seulement un an et demi, ils peuvent en avoir 38 et se sentir tout aussi désemparés. L'herboriste Matthew Wood dit de cette plante qu'elle « convient aux bébés de tous les âges ».

La camomille agit sur le système digestif. Comme toutes les plantes amères, elle stimule la digestion, même lorsque l'infusion est légère et que le goût demeure sucré. Elle stimule, donc, mais elle calme aussi les ballonnements et coliques, de même que la plupart des troubles inflammatoires de l'intestin, comme la maladie de Crohn ou la colite. Les composés chimiques qu'elle contient, dont des huiles essentielles, lui confèrent ses qualités. Elle est, en terme technique, anti-inflammatoire, antispasmodique et bactéricide. Pour ces mêmes raisons, la plante est utilisée pour traiter les ulcères d'estomac et du duodénum.

Ce qui nous mène à son deuxième système de prédilection : les nerfs. Les bébés de tous âges, donc, agités, nerveux, anxieux, aux prises avec des sautes d'humeur, de l'insomnie et des maux de tête. La préparation homéopathique est largement utilisée à cet effet. L'infusion aussi, en doses raisonnables. En trop grandes quantités, elle peut s'avérer un peu trop sédative sans pour autant présenter quelque toxicité qui soit. Il semblerait pourtant qu'un petit pourcentage de la population soit allergique à la camomille. En contrepartie, cette même camomille est un remède de choix pour traiter cesdites allergies. Plante intelligente, voilà!

Dans la même lignée de malaises, notons qu'une infusion chaude ou une inhalation de camomille aide à soulager les rhinites, inflammations de la gorge et spasmes asthmatiques. La plante est aussi utilisée pour les ennuis menstruels, encore une fois à caractère spasmodique et inflammatoire.

Ainsi, la camomille contribue à traiter davantage que les petits problèmes courants. On dit de cette plante qu'elle est une grande harmonisatrice. Elle apporte du mouvement, mais calme l'hyperactivité. Elle peut réchauffer, ou apaiser la chaleur de l'inflammation et de la fièvre. Elle est complexe, et toute simple à la fois.

Admirer un bouton de camomille à l'apogée de sa floraison provoque exactement ce que le remède offre; pouvoir intégrer toute la beauté du monde en une expiration bienfaisante après avoir retenu son souffle un petit moment de trop.

L'usage de la camomille ne se limite pas aux systèmes internes du corps. Tout un volet « utilisation topique » de la plante existe, et il est non négligeable. En effet, une action cicatrisante et anti-eczémateuse vient compléter le fait que la plante agit sur les bactéries et calme l'inflammation. Elle traite les réactions ou les lésions de la peau et des mucosités externes, soit la bouche et la gorge, le nez, les organes génitaux. Même en cas d'endommagement de la muqueuse buccale, à la suite de traitements de chimio ou de radiothérapie, la camomille agit de façon magnifique. Autrement, on parle d'aphtes, muguet, dermatites, érythème fessier, etc.

Bref, la Matricaria est une plante multiusage formidable, qu'elle soit prise en tisane, au compte goutte ou en cataplasme. Même le petit Peter rabbit de Beatrix Potter s'en fit offrir dans une de ses aventures.

La camomille est à la fois simple et complexe. Un peu comme établir la relation entre une crise d'urticaire et une vilaine chicane. Ces deux exemples de complexe simplicité ont en commun que, ultimement, leur effet sera bénéfique. Ce n'est qu'une question de temps d'infusion!

Annie Rouleau, Herboriste
annieaire@gmail.com

Références
The book of Herbal Wisdom, par Matthew Wood, éd. North Atlantic Books ©2007
Materia Medica, de Flora Medicina École d'herboristerie ©2009
Pharmacognosie, par Jean Bruneton, éd. Tec & Doc ©1999
Site de Passeport Santé, www.passeportsante.net

LA MARCHE : À CHACUN SON SOMMET, À CHACUN SON PARCOURS!

La maison régionale de soins palliatifs Au Diapason ouvrirait ses portes avant la fin de février. La mission de cet organisme à but non lucratif est d'offrir un encadrement humain aux personnes en phase terminale. Tous les services offerts seront entièrement gratuits. Cette résidence à été érigée grâce à votre générosité.

En effet, il y a plus de deux ans, de nombreux bénévoles ont sollicité les citoyens afin d'amasser les fonds nécessaires à la construction de la Maison et, grâce à vos généreux dons, les marcheurs du Kilimandjaro ont remis la somme de 850 000 $ à la Maison. C'est donc avec gratitude et courage que, conformément à leur engagement, ils ont réussi l'ascension du Kilimandjaro en septembre 2007.

Forts de leurs convictions, ils reprennent du service pour compléter leur quête à 1 000 000 $ avec le projet « La Marche : À chacun son sommet, À chacun son parcours », et espèrent amasser les 150 000 $ manquants. Ils seraient très heureux de vous compter parmi leurs donateurs ou participants.

Cette cueillette de dons se clôturera par une marche qui aura lieu le 8 mai, le samedi de la semaine des soins

palliatifs au Québec. Le parcours de 3 ou 10 km se fera de Ski Bromont vers la Maison Au Diapason, d'où une navette ramènera les participants au point de départ. Au retour, un goûter gratuit sera offert ainsi que des prix de participation. Ce sera une occasion de démontrer son attachement à la Maison Au Diapason qui fait désormais partie de notre patrimoine collectif.

Tous les détails de ce projet : dons et participation à la marche, se trouvent sur le site : www.audiapason-kilimanjaro.org. Pour soutenir ce projet vous n'avez qu'à télécharger le dépliant, noter vos dons ainsi que ceux des donateurs que vous aurez sollicités, et vous inscrire à la marche sur le champ. Ces dépliants sont aussi disponibles aux endroits publics également inscrits sur le site.

Participez à l'atteinte de l'objectif ultime : POUR L'AMOUR ET LA DIGNITÉ DES PERSONNES EN FIN DE VIE!

Information : Édith Vachon ou Roger Tousignant : 450 538-3707

L'INTERNET HAUTE VITESSE : UN CADEAU DU CIEL?

Le 11 janvier dernier, le conseil municipal de la ville de Sutton adoptait une résolution visant à appuyer la MRC de Brome-Missisquoi dans son projet de déployer l'Internet haute vitesse sur l'ensemble de son territoire. Voilà assurément de quoi se réjouir! Mais choisissons-nous le bon moyen technologique?

Selon la proposition déposée en janvier dernier, la technologie WiMax (Worldwide Interoperability for Micro-wave Access) serait utilisée. Une quarantaine de tours d'environ 27 mètres de hauteur seraient réparties dans les 21 municipalités de la MRC. Les quatre tours prévues à Sutton desserviraient 287 bâtiments non encore branchés. À titre de référence, la ville compte 2554 bâtiments au total, dont 76 % (1 941) ont déjà accès à la haute vitesse. Il s'agirait d'une augmentation de 11 % de la disponibilité du service.

La technologie WiMax est facile à déployer et peu coûteuse comparée à son alternative, la distribution par fil (fibre optique ou câble coaxial). Les antennes assurent les communications par micro-ondes. Les micro-ondes sont pulsées plusieurs milliards de fois par seconde (gigahertzs) jusqu'à votre récepteur, peu importe où celui-ci se trouve sur le territoire desservi. Contrairement aux systèmes filaires où les ondes voyagent bien à l'abri dans leur gaine protectrice, les ondes des systèmes sans fil sont diffusées partout autour de nous.

Les micro-ondes sont-elles sécuritaires?

L'industrie du sans fil, Santé Canada et l'Organisation mondiale de la santé partagent le même point de vue à ce sujet : il n'y aurait aucune raison scientifique de voir dans les systèmes de communications utilisant des micro-ondes une menace pour la santé. Sachez toutefois que pour ces organisations, un lien de cause à effet ne constitue pas une preuve suffisante. Les mécanismes responsables de l'effet observé doivent aussi être expliqués. Un tel niveau de certitude exige de nombreuses années de recherche. Or, un nombre important de décideurs et de scientifiques croient que ce délai nous entraîne actuellement vers une grave crise humanitaire. Pourquoi s'inquiètent-ils?

Les faits et les observations scientifiques sont troublants

En 2007, les députés européens, stupéfaits, demandent qu'on évalue l'intégrité scientifique des chercheurs. C'est que 73 % des études financées par l'industrie avaient conclu que les technologies sans fil étaient sans danger alors que 56 % de toutes les recherches, dont 68 % des recherches financées de façon indépendante avaient conclu à des risques pour la santé. Toujours en 2007, un groupe de 14 experts internationaux indépendants, le Bioiniative Working Group, publiait une synthèse de quelques 2000 études médicales. Le rapport conclut que les normes et limites actuelles d'exposition ne protègent pas la santé publique. De nombreux autres chercheurs appuient ces conclusions. Partout dans le monde, des autorités ont exigé le retrait de tours installées dans les quartiers habités. Les habitants vivant à l'intérieur de 400 mètres de celles-ci se plaignant de nombreux symptômes et présentant une plus forte incidence de cancers.

Il est important de souligner que ce sont les femmes de plus de soixante ans et les enfants qui seraient les plus sensibles aux symptômes, maladies et cancers liés aux champs électromagnétiques et fréquences radio.

Les Québécois ont tout intérêt à faire preuve de sagacité en matière d'électrosmog. Nous sommes un des peuples les plus exposés, le chauffage électrique étant présent dans 75 % des maisons. Curieusement, nous détenons le record mondial des cancers infantiles ainsi que le record canadien des cancers du cerveau…

Se brancher en toute sécurité

On vient à Sutton pour sa Nature. On vit à Sutton parce que les citoyens se préoccupent de la qualité de l'environnement. La question n'est pas de se priver d'un service essentiel, mais bien de choisir le meilleur moyen de se l'offrir.

Notre santé est-elle en danger? Pouvons-nous protéger nos enfants? Pouvons-nous prévoir à combien s'élèveront les coûts des risques que nous prenons maintenant? Si l'industrie et les autorités sont convaincues de la sécurité de la technologie sans fil, peuvent-elles fournir des garanties écrites? Combien coûte l'alternative?

Il existe des réponses à toutes ces questions. Le comité catalyseur Transition Sutton vous invite à assister à une conférence où des spécialistes feront la lumière sur le sujet. Surveillez les publicités pour en connaître l'endroit et l'heure.

Soyez sagace! Ne laissez pas passer cette occasion unique de créer une communauté aux couleurs de vos valeurs.

Suzanne Cazelais
pour le comité Transition Sutton

Ce texte est tiré d'un texte en ligne que vous trouverez au electrosmogsutton.blogspot.com. Visitez aussi cette adresse pour connaître les symptômes d'électro-hypersensibilité, savoir pourquoi les autorités ne reconnaissent pas les faits et les observations scientifiques, et plus encore.

Histoire : de la salacité à la sagacité

Serge Gagné

René Lévesque l'appelait monsieur Parizeau. Quant à nous, oublieux de nature, nous reléguons un peu trop facilement dans l'ombre, sinon aux oubliettes, ce très grand commis de l'État québécois du dernier demi-siècle que fut Jacques Parizeau. Le plus récent livre de ce dernier, La souveraineté du Québec, déborde ce qu'on appelle communément la politique. Pour une moitié, il constitue une brillante leçon d'histoire économique des récentes années. Voyons, voir.

Les timorés diront qu'il est un peu tôt pour juger les événements. Pourtant, leurs acteurs nous rendent un service inestimable en témoignant abondamment de leurs années actives. Il est en effet important que l'on se souvienne d'autre chose que des élucubrations des analystes ou des historiens de salon. On devrait même reconnaître dans les propos salaces de monsieur Parizeau une grande sagacité, une grande liberté d'esprit et, surtout, une grande crédibilité. L'ancien premier ministre (l994-96) ne mâche pas toujours ses mots. Car il y a ceux qui racontent l'histoire et ceux qui la font.

Restons-en donc à la progression économique du Québec depuis l964, année où le Québec se retirait, avec compensation, de 29 (!) programmes conjoints. En 1965 furent instituées la Régie des rentes et la Caisse de dépôt et placement. Deux ans après, Jacques Parizeau tirera une conclusion radicale : « J'ai dirigé, écrit-il, la délégation de fonctionnaires du Québec au Comité fédéral-provincial du régime fiscal, en 1967. Après des mois de travail, on en est arrivé à la conclusion qu'en raison du partage de ressources fiscales et [de] la répartition des champs de dépenses, le gouvernement fédéral était systématiquement ‘menacé' par des surplus et les provinces, par des déficits. » En 2002, la Commission Séguin arrivait à la même conclusion. Entretemps, rappelle-t-il aussi, le Québec, face à la récession brutale de 1980, faisait intervenir la Corvée-Habitation et autorisait la création du Fonds de solidarité de la FTQ, qui « deviendra le plus important fonds à capital de risque au Canada ».

Vantant les avantages du traité de libre-échange du 2 janvier 1988, que le Québec sera presque seul à appuyer, l'économiste Parizeau affirmera : « En 1995, il est devenu clair que l'avenir économique du Québec est aux États-Unis ». Plus tard, il verra dans la mondialisation une planche additionnelle de salut plutôt qu'une menace, c'est-à-dire, une nouvelle possibilité de protéger l'économie du Québec, donc de « protéger le citoyen ». « Être contre la mondialisation, c'est comme être contre la marée », explique-t-il. Toutefois, « le degré de prospérité (du Québec), dans ce grand marché, dépendra du soin qu'il apportera à accroître la productivité et l'innovation de ses entreprises ». Au sujet des nouveaux modes de communication, il écrit : « Rien d'aussi important ne s'est produit depuis l'invention de l'imprimerie, au XVe siècle ».

Méfions-nous, insiste-t-il, des projections démographiques : population vieillissante, etc., « comme ailleurs dans les pays développés (…) qui ne justifient en aucune façon l'alarmisme ambiant ». Toujours selon lui, l'assainissement des finances publiques, au fédéral, s'est fait aux dépens des provinces et, par rico-chet, des municipalités et des commissions scolaires. De plus, la poursuite du déficit zéro irait à l'encontre d'une saine administration lorsqu'on cesse de comp-tabiliser les dépenses d'immobilisation dans le budget et que l'amortissement seul y apparaît comme dépense. On aboutit ainsi à « des coupures aberrantes (…) Emprunter pour investir et pour construire, c'est tout à fait normal ». Par exemple dans « la très grande valeur financière » que représente Hydro-Québc.

Un mot sur les déboires de la Caisse de dépôt et placement. Sa « première responsabilité est à l'égard du Québec (…), de créer de l'emploi ou de participer à des innovations (…), d'investir au Québec et au Canada (…), en bon père de famille … » Or, en 2004, vint la déréglementation, « jusqu'à ce que ça casse, comme en 2008 (…) On ne peut laisser la Caisse définir ses orientations. »

Il est impossible, c'est évident, de rendre pleinement justice au Parizeau successivement conseiller économique, professeur, ministre des Finances, premier ministre, re-professeur et stratège acccompli, sans rogner les angles. Chez lui, c'est l'homme d'action qui a toujours dominé. L'homme qui, intellectuellement, ne battra jamais en retraite.

N.D.L.R. Dans une bonne moitié de son livre, monsieur Parizeau trace les étapes, passées et à venir, du projet de souveraineté. Aux intéressés de le lire dans son entier. Disponible au Livre d'or.

50 saisons, toujours authentique

Un « 50e » est habituellement une occasion de retourner en arrière, de se replonger dans l'histoire et de souligner en festivités cette étape marquante dans une vie… La 50e saison du Mont SUTTON rime avec « fête » et « célébration ».

Et pour célébrer 50 saisons de passion pour le ski, toute la saison durant, jusqu'à la grande célébration du 17 décembre 2010, le Mont SUTTON a mis à son « calendrier de la 50e » une brochette d'évé-nements, de concours, de promotions et d'attentions, sous de multiples déclinaisons de la thématique « 50 ».

Quand on jette un coup d'œil sur les caractéristiques et particularités qui composent le Mont SUTTON, telles que les nombreux sous-bois qui favorisent le ski en forêt, c'est toute la philosophie de Réal Boulanger, le visionnaire de la station, qui ressort. Réal s'est longuement penché sur le ski. Il a étudié les comportements des skieurs dans d'autres stations et il s'est questionné à plusieurs points de vue avant d'entreprendre la création du Mont SUTTON. Il désirait développer à tout prix une montagne où les skieurs s'adonneraient à cœur joie à ce sport et où ils reviendraient encore et encore.

C'est au fil des années que les membres de la famille Boulanger apportèrent leurs couleurs à la station en travaillant et en investissant tout leur coeur et toute leur âme. Depuis 1960 jusqu'à aujourd'hui, c'est avec leadership, passion et innovation que l'oeuvre de Réal Boulanger se poursuit au Mont SUTTON, et ce, grâce à la famille, les employés, les partenaires et les fidèles clients. Cinquante saisons plus tard, cette même philosophie d'authenticité et de préservation de la nature est toujours aussi privilégiée par la famille Boulanger. C'est pourquoi les adeptes sont encore au rendez-vous et unanimes quant à leur coup de coeur pour cette montagne.

50 saisons, ça se fête en grand!

Prenez part à la fête, dans une ambiance des plus festives, en participant aux activités organisées spécialement pour cette 50e saison. Plaisir pour tous et des moments riches en émotions en perspective.

Depuis le début de la saison, le Mont SUTTON concocte, pour les skieurs et planchistes, des activités et des surprises thématiques autour de la 50e saison:
- des journées spécifiques pendant lesquelles 50 souvenirs de la 50e seront distribués
- une journée où les skieurs et planchistes seront invités à arborer le « 50 » de façon créative
- un souper « 50e » au sommet et une soirée de retrouvailles en février
- une journée « rétro » pour la 50e saison en mars
- des rallyes thématiques 50e
- d'autres événements « 50e » jusqu'à la grande célébration du 17 décembre 2010.

C'est sans parler des nombreuses promotions créées expressément pour la 50e saison. Par exemple, chaque dernier mercredi du mois, les skieurs et planchistes obtiendront 50 pour cent de rabais sur leur billet de remontée, sur présentation du coupon imprimable disponible sur le site Internet du Mont SUTTON.

Le calendrier complet des activités et les promotions de la 50e saison sont disponibles sur le site Internet du Mont SUTTON.

Retour dans le temps…

Si ce n'est pas déjà fait, retournez dans le temps et imprégnez-vous de l'histoire unique d'une famille des plus passionnées en visitant la page Internet spécialement conçue pour la 50e saison : montsutton.com/50esaison.

Aussi, rendez-vous au Musée du Ski à Sutton pour découvrir l'exposition sur l'histoire du ski au Mont SUTTON. Vous découvrirez la création détaillée du Mont SUTTON, le processus de réflexion de Réal Boulanger, des anciennes photos, des articles de journaux de l'époque. Bref, vous comprendrez davantage la philosophie de Réal et sa finesse d'esprit dans le développement de cette montagne «comme nulle part ailleurs ».

Mireille Simard
Coordonnatrice aux communications
Mont SUTTON

La vraie nature du golf

Le golf est le sport le plus « intérieur » des sports pratiqués à l'extérieur. Le golf est un jeu, ce n'est pas une science exacte, une industrie ni même un passage obligé de sa vie.

La valeur du golfeur ne se mesure pas au chiffre qu'il inscrit sur sa carte de pointage ni à la somme des dividendes qu'il en retire. Sa carte de pointage n'est que le jalon qui le motive à progresser. Cette motivation ne se maintiendra que si le plaisir est au centre de la pratique organisée et supervisée. Ainsi, le plaisir au golf réside dans la poursuite de ses objectifs et non pas dans l'atteinte de ses rêves. On le retrouve donc dans l'amélioration des habiletés requises par la pratique du golf. Le golf donne ainsi l'envie d'apprendre, de comprendre et de s'amélirer pour l'amour du jeu. On n'a pas besoin d'être excellent pour aimer le golf.

Pour bien jouer au golf, il faut atteindre un niveau de compétence technique acceptable et une certaine confiance. Ces compétences ne sont pas des trucs, de vulgaires astuces qui prétendent résoudre le manque d'habileté. L'acquisition des compétences au golf passe d'abord par le développement de la confiance en soi même plutôt que d'investir dans une technique expéditive.

La nature du jeu évolue de l'étape de l'initiation à celle de la compétition. D'une marche en pleine nature interrompue par une frappe de balle occasionnelle, le golf prendra sa forme sportive en fonction de l'enjeu désiré qui peut être de s'opposer à un partenaire ou encore de défier les subtilités du parcours et de mesurer ses exploits.

Les gens heureux sont ceux qui s'engagent dans tout ce qu'ils font, que ce soit de jouer au golf ou de diriger une entreprise. Tous abordent leur projet avec passion. Le golf leur lancera des défis et leur procurera le bonheur : j'aime le golf!

L'exemple Tiger Woods

Tiger a été formé par un père militaire. Comme un soldat, on lui a inculqué le goût de la dominance et la soif de la victoire à tout prix. Il a été forcé pendant son adolescence à poursuivre ses rêves et ses aspirations de champion comme unique source de bonheur et de fierté. En bon américain, Tiger s'est voué à porter l'étendard d'un guerrier pacifique, le symbole de sa suprématie et de sa perfection. Quelle image représentative de la fonction humaine!

À la suite des évènements récents, en tant que coach de haut niveau, je constate l'impact qu'a pu produire la chute de ce héros sur les golfeurs face au renoncement de leurs croyances. La confirmation de ses relations extraconjugales soulève l'essentiel : fonder ses croyances et admettre la vérité. Il est difficile de reconnaître ses erreurs lorsqu'elles sont voulues et conscientes. A-t-on déjà conseillé à Tiger de prendre plus de temps à découvrir des choses importantes comme celle d'atteindre une certaine maturité avant de se lancer en compétition? Tiger a-t-il toujours été maître de ses décisions, celles qui servent à équilibrer son environnement social et affectif?

Tiger est devenu la plus grande vedette sportive de la planète. Il a défié l'équilibre de sa vie, dans un univers sexiste et machiste1, en perfectionnant uniquement son jeu, excluant toute autre activité de son existence. L'industrie du golf lui a assigné l'image du parfait équilibré, sain de corps et d'esprit. Tiger a accepté et monnayé cette image. À titre d'impact, cette icône mondiale a dérouté l'histoire du golf en modifiant son code d'honneur et son code d'éthique. Tiger a effectivement déjoué ses propres fidèles. Il a triché. A-t-on le droit de le juger? Nul être humain n'est doté d'une conduite absolument irréprochable. Entre la justice et la moralité, on le sait bien, il y a tout un écart d'application. Tout sportif de haut niveau tente de protéger ses valeurs, dont la franchise, l'intégrité et le respect des autres dans la poursuite de ses ambitions sportives où l'enjeu est la victoire à tout prix, une victoire monnayable.

Le tigre se trouve maintenant en face d'un gladiateur : ses admirateurs désabusés. Il se doit de transformer l'image de « maudit tricheur » en celle d'un conquérant moderne qui limite sa réputation à ses compétences au golf. Les gens continueront certainement de payer pour observer sa magie, mais, en arrière-plan, ils observeront en lui la fragilité de l'être humain et s'y reconnaîtront forcément. Lorsque le bon sens mondial, collectif et politique, aura contenu la misère du cataclysme haïtien, le roman-savon « TigerGate » reprendra ses épisodes.

Enfin, je laisse au lecteur le soin de définir de quelle étoffe sera pourvu le « nouvel homme » qui se présentera aux prochains Masters. Dès lors, je recommande de le juger avec clairvoyance et saga-cité, d'éviter de pénétrer les intentions de sa personne et de se satisfaire du spectacle offert par ses tactiques sur le parcours. L'erreur est humaine et pardonnable. Peut-être que la nature du golf le sauvera et lui donnera de nouveaux espoirs. Tiger sera probablement le premier Olympien du sport moderne quand le golf sera présenté à Rio de Janeiro en 2016. Gagner une médaille d'or lui reviendrait et le ramènerait au plaisir essentiel de l'amateur de jouer pour jouer.

La pédagogie de la réussite

Certains golfeurs disent avec un brin de philosophie que le golf est plus compliqué que la vie. Ils affirment également qu'il ne faut pas prendre ce sport au sérieux au risque qu'il cesse d'être amusant et qu'il brise le cœur. La nuance importante à apporter est qu'il ne faut pas se prendre soi-même au sérieux. Le golf accorde une occasion de s'évaluer tout en s'amusant.

Puisque ma pédagogie du golf est axée sur le développement de la personne, j'insiste toujours pour créer un climat d'accueil enthousiaste et intéressant afin de favoriser l'efficacité.

Dès les premiers instants d'une séance d'entraîne-ment, j'aborde mon élève en lui faisant part de mes idées. Je m'assure également que mon introduction le rassure et que la période d'enseignement passée en sa compagnie sera agréable et stimulante.

Ensuite, quelques questions suffisent pour établir le profil mental et les capacités physiques de mon élève. Cette information me permet de démarrer le processus d'acquisition de nouvelles habiletés qui s'échelonnera sur une période de temps nécessaire me permettant d'enseigner les trois principales tâches du golfeur :
- La routine de préparation à l'exécution de la frappe;
- Les mouvements rythmiques primaires et d'am-plitude complète;
- La gestion des situations difficiles.

Une fois les principes fondamentaux de la position de départ solidement fixés, je privilégie immédiatement l'intégration des apprentissages, c'est-à-dire la mise en situation sur le parcours. L'élève apprend le golf au-delà de la technique. L'efficacité du geste n'est que support au jeu. Ce n'est pas une fin en soi.

En résumé, les secteurs abordés dans la démarche visent les compétences suivantes :
- Le mental du golf : jouer avec une énergie positive, avec confiance et estime de soi;
- La préparation d'avant partie : programme structuré d'exercices d'échauffement avec et sans balle;
- L'acquisition d'un répertoire de trajectoires de balles contrastées et du jeu court;
- Les méthodes d'entraînement comprenant des exercices éducatifs visant l'amélioration de l'efficacité biomécanique;
- La gérance des stratégies de jeu et d'enjeu, et la prise de décision;
- L'efficacité de la relation d'aide avec l'entraîneur, sa présence assidue et perspicace.

Quelques remarques :
- Engager l'élan dans la confiance vaut mieux que s'élancer dans le doute et l'indécision;
- Contrôler l'esprit, une faculté difficile à acquérir, est le résultat d'une pratique assidue et disciplinée comprenant des tâches précises et mesurées;
- Mal jouer vient de la peur qui empêche de s'élancer au meilleur de ses capacités;
- Maîtriser son aspect mental signifie avoir plus de plaisir à jouer et à explorer les limites de ses capacités.

« On ne retire au golf que ce que l'on y investit. » (Nick Faldo)

Bon golf!

Pierre Dugas PGA Qc
Académie de golf Le Royal Bromont
pdugasgolf@hotmail.com

Collaboration de Jacqueline Leduc-Pibot
•  Machiste : comportement fondé sur l'idée que l'homme domine socialement la femme et qu'il faut, en tout, faire primer de supposées vertus viriles. Larousse

Max Hoffmaner, une légende

Par un beau matin ensoleillé et froid du mois de décembre dernier, Max nous a quitté pour les plus hauts alpages.

Max est arrivé à Sutton, en 1960. Il travaillait pour la compagnie Muëller spécialisée dans l'installation de remontées mécaniques. Son patron, Max Zigman, lui-même une légende dans les Laurentides, était le représentant Muëller et propriétaire de la station Sun Valley.

Tout juste débarqué de Suisse, Max avait les yeux pétillants, le gabarit d'un lutteur professionnel et il ne reculait devant aucun obstacle. Sa joie de vivre, un de ses plus grands atouts, était contagieuse. D'ailleurs, il mit peu de temps à adopter le houblon d'ici et à séduire les ravissantes Québécoises. «Ouah! Ouah!» était son slogan.

Jean Lessard, le directeur de la première école de ski au Mont Sutton, remarqua rapidement la fougue et la passion de Max sur les pentes. Jean l'invita sans tarder à devenir moniteur et à joindre sa populaire école.

Max s'avéra un motivateur né. Son entregent et son enthousiasme firent en sorte qu'en moins de deux ans, Jean lui proposa de devenir son directeur adjoint. Pendant 25 ans, Max assuma le rôle, auprès des adeptes du ski, de « Monsieur ski » au Mont-Sutton. Dieu sait qu'il avait la capacité de convaincre les gens que « la vie sans skier, c'est comme la vie sans soleil ».

La légende a pris racines. Pour plusieurs, il représente d'innombrables souvenirs de jour-nées inoubliables sur les pentes de ski et de longues soirées de fêtes dans les établissements hôteliers.

À l'époque de la grande popularité des semaines de ski (ski-weeks), les skieurs portaient avec fierté leur billet comme un titre de noblesse. Max devenait alors leur roi. Le point culminant de leur semaine était le jeudi soir. Lors du souper au cochon braisé à l'Hôtel Horizon, on remettait les médailles de la course hebdomadaire. Parmi ses souvenirs de jeunesse, Claude Boulé, le fils du propriétaire de l'hôtel, se souvient de Max qui régnait dans toute sa splendeur. C'est Max qui « runnait le show ». Il s'occupait de l'accueil, coupait le cochon et agissait comme maître de cérémonie lors de la présentation des médailles. Pour les nostalgiques, mentionnons que ses assistants étaient Roger Bédard, Charlie Kelly, Jean Santerre, Hector Jacques et Jacques David.

Vers la fin des années 80, un vent nouveau souffla à la montagne et Max décida de tirer sa révérence à l'école de ski. Il choisit de se joindre à l'équipe d'entretien des pistes sous la supervision de Luc Boulanger, directeur des opérations.

Max devint « groomer » et conducteur des fameux Snow-Cat. Il aimait ce travail de nuit et prit goût à cette paix qu'il trouvait à être seul dans son véhicule. Les temps changeaient et Max « itou ». Un ouah!moins bruyant. Lors de ses cinq dernières années à la montagne, il conduisit strictement des BR 400 (moins exigeant sur le corps et plus reposant à conduire). Il ne travaillait plus l'été.

Max adorait imiter les gestes et les cris des oiseaux qui étaient pour lui de charmantes créatures. Il les nourrissait quotidiennement près du garage. Maintenant il est devenu notre « petit oiseau » des neiges, et personne ne saura prendre sa relève.

Rolland Potvin

La clairvoyance lumineuse, inquiète et perfectionniste

De Richard Weilbrenner, peintre et linguiste

« Je considère mon art comme une recherche de la vérité. Mes tableaux sont des énigmes, pas des réponses. On peut y voir des signes de piste pour le voyageur inquiet, comme on peut y découvrir des fragments d'explication… » R. W.

Le thème de notre journal printemps 2010 est la « sagacité » et lorsque Denis Boulanger me l'a proposé en même temps qu'une rencontre avec Richard Weilbrenner, artiste, poète, traducteur, linguiste autodidacte « penseur libre », les dictionnaires ont ouvert leurs pages. Le Robert nous informe de l'apparition du mot (1444), de son origine latine et définit ainsi la sagacité : pénétration faite d'intui-tion, de finesse et de vivacité d'esprit (clairvoyance, finesse, perspicacité). Le Larousse étymologique et historique du français mentionne la même date d'apparition et ajoute le mot « sagacement » (1842).

À l'instar de cette définition, la recherche artistique de Richard W. est empreinte d'un questionnement à la fois léger et sérieux, conduit par la « frénésie de la main » qui exécute vivement, en quête de la lumière, de la touche ou de l'effet qui allume, et entraîne ailleurs, hors du temps. Car l'artiste ne compte pas les heures ni les jours : se peut-il qu'une œuvre ne soit jamais terminée? C'est ainsi qu'il me raconte les multiples langages de son « Autoportrait au violon » : une danse, une mosaïque de couleurs et de caractères « orientaux », sur une musique inoubliable.

« L'homme, le peintre
Il émergea des ombres
Les yeux brûlants de désir
Impossible d'échapper
À l'ardeur sauvage de son être
Le cœur battant
Un tambour devenu fou
Une trépidation étrange
Tenant en son pouvoir
L'armée de ses peurs
Il n'était plus la proie
De cauchemars jour-et-nuit
Et le soir et le matin
Étaient redevenus
Crépuscules du soir et du matin

Il réalisa
Que son œuvre n'aurait de sens
Que s'il y mettait sa paix
Et lui donnait sa confiance. »
R.W.

Richard Weilbrenner est né à Montréal et il a fait carrière comme traducteur, naviguant de précision en subtilité et voyageant d'une province à l'autre, de la ville vers la

campagne. « On ne fait pas de l'art pour gagner sa vie, mais pour ne pas la perdre » et il savoure ses temps libres : il dessine, il peint, il étudie la perspective auprès de l'architecte Alvaro Ortega.

Il fréquente les œuvres de Cézanne, Picasso, Modigliani, Renoir, Van Gogh et il se nourrit surtout de l'art de Hugh John Barrett, qui l'initie à différents médiums et diverses techniques picturales et au dessin.

« Un jour, le grand Hugh John Barrett le prit dans son atelier et lui enseigna ses meilleurs trucs avec une générosité suprême, et une bonté si étrange que parfois elle semblait presque cruauté. Vraiment un maître. Et une école à lui tout seul. Et tout ce que John voulut lui montrer, il l'apprit. Et pendant longtemps, tout ce qu'il saurait, il le devrait à John. » R.W.

De 1982 à 1988, il voyage sporadiquement en Europe et aux États-Unis, visite des musées et des galeries. Puis, il participe à des symposiums et expose en Ontario et au Québec (Montréal, Montérégie).

Traducteur agréé et « contestataire », il cultive le plus grand intérêt pour l'état de langue française au Québec; il écoute, fustige, dénonce les structures synta-xiques erronées, la vraie menace qui échappe trop souvent à l'attention des responsables de la communication eux-mêmes : « Il advient des peuples ce qu'il advient de la langue »…L'état d'alerte!

Et c'est en causant de telles préoccupations et de l'aménagement spacieux de son atelier, (une classe entière qu'il partage avec Isabelle, dans une école ressuscitée), que j'apprivoise ses thèmes, ses paysages immenses, sa fascination pour la nuit, les aurores boréales, son exploration de la lumière à contre-jour dans une récente série sur les arbres.

L'artiste serait-il toujours à la recherche de « sa » manière? Une motivation? Une composition? Une apparition qui ne s'impose pas d'emblée, mais qu'il doit attendre… en travaillant! Il ne m'appartient pas de résoudre l'énigme, mais je suis tout à coup consciente du privilège qui m'a permis de l'écouter, de le voir vivre dans cet espace où tout est rangé avec calme. Les larges fenêtres nous permettent d'être à la fois à l'intérieur et dehors; c'est un atelier invitant, où même les magnifiques palettes « Xavier de Langlais » attirent le regard. Seront-elles d'une prochaine exposition? Souhaitons-le!

« Mon travail ressemble au jeu d'un enfant dans le sable, face à la mer. Je ne suis pas cet enfant. Je m'emploie à le devenir. J'utilise la matière dont est fait le monde pour créer. Et si l'on y perçoit quelque mouvement, c'est un battement de cœur, c'est un élan de l'âme, c'est la main qui se tend pour saisir, et qui, en prenant, donne. »

R. W.

Bravo et merci Richard Weilbrenner ! On peut joindre l'artiste au 450 538-5008 ou doublevey@endirect.qc.ca

Lise F. Meunier

René Breton et son... beigne

Les premiers astronomes incarnent bien la sagacité, leurs découvertes étant souvent issues simplement de leur imagination, de leur « instinct », de leurs « tripes ». Encore aujourd'hui, ce même esprit habite les chercheurs astrophysiciens modernes. Par exemple, René Breton qui a récemment terminé son doctorat en astrophysique. Le sujet de sa thèse concerne les pulsars, ces étoiles très spéciales et hors du commun, ainsi que la théorie de la relativité d'Albert Einstein. Récemment, il a même reçu l'équivalent d'un Oscar, car son article a été publié par la prestigieuse revue « Science » (pour ne nommer que celle-là). Lorsqu'on m'a parlé du thème de la sagacité, j'ai tout de suite pensé à lui, car l'inspiration derrière son projet est… un beigne!

Images…
http://www.physics.mcgill.ca/~bretonr/doublepulsar
http://www.jodrellbank.manchester.ac.uk/news/2004/doublepulsar/still1_large.jpg

Les pulsars sont des étoiles « mortes » connues sous le nom d'étoiles à neutrons et elles sont issues de supernovae. Le terme « pulsar » est bien simple à comprendre, puisque ces étoiles n'émettent plus de « lumière » comme telle, mais seulement un étroit cône d'ondes radio par leurs pôles. À l'image d'un phare, elles émettent des « bips » à fréquence aussi régulière qu'une horloge. On peut donc dire qu'elles « pulsent » des signaux au lieu d'émettre en continu comme le font les étoiles « vivantes ». En découvrant le premier pulsar en 1967, Jocelyn Bell a même cru pour un instant avoir trouvé un signal provenant de créatures extra-terrestres étant donné la nature si régulière du signal. Au fil des ans, et particulièrement dans les années 70, la vraie nature des pulsars s'est précisée. Plusieurs modèles ont été proposés et plusieurs découvertes ont permis de mieux expliquer ce comportement.

Un pulsar unique en son genre été découvert en 2003 et a été poétiquement nommé PSR J0737-3039A/B. C'est ce pulsar que René et son équipe ont utilisé pour effectuer leurs recherches.

Bel exemple de l'utilisation de l'imagination pour résoudre un problème : ils ont fait appel à un système de modélisation basé sur un « beigne » en rotation autour de chaque pulsar pour valider un aspect de la théorie de la relativité d'Albert Einstein. Faisons justement une parenthèse au sujet de ce dernier puisque lui aussi a fait preuve de beaucoup de sagacité en s'imaginant assis sur un rayon de lumière. Grâce à cette expérience imaginaire, il a ainsi développé la théorie de la relativité en s'interrogeant sur ce qu'il « verrait ».

Brièvement, la découverte en question consiste à avoir démontré un effet de la théorie d'Einstein jusqu'alors inobservé dans un champ gravitationnel aussi intense que celui de ces deux pulsars – ils sont à peine plus gros que la dimension de Montréal, mais plus massifs que le Soleil! Dans un environnement aussi extrême, la théorie d'Einstein prédit que les axes de rotation des pulsars oscilleront comme ceux d'une toupie et les analyses de René ont clairement permis d'établir que ce phénomène existence bel et bien, démontrant encore une fois la fiabilité de la théorie d'Einstein.

René m'en voudrait de ne pas mentionner les autres éléments essentiels à sa réussite qu'il désigne comme ses trois « P » - Passion, Patience et Persévérance. Cependant, il convient de ne pas oublier sa sagacité à travers cela!

Eddy Szczerbinski
dhaulagiri@hotmail.com

QU'ONT LE SPORT, LES SAUNAS, LA FIÈVRE ET LA PEUR EN COMMUN?

LA SUDATION. Suer représente pour le corps une façon d'éliminer un excès d'eau, de libérer un excès de chaleur, et le moyen principal d'éliminer certains déchets.

L'élimination des déchets par la peau est intimement reliée aux fonctions des systèmes lymphatique et circulatoire, des conduits respiratoire et urinaire, ainsi que celles du foie.

Comprendre comment le corps régit les processus d'élimination des déchets liquides (plasma sanguin, liquide lymphatique et urine) et comment les liquides voyagent dans son organisme peut faire apprécier le fait que la sudation a un effet de levier direct dans l'allégement du fardeau d'élimination.

Comme la peau sécrète, ne serait-ce qu'une partie des déchets liquides en suant, d'autres systèmes corporels sont épargnés d'une partie considérable du travail impliqué dans la classification, la transformation et l'élimination de ces déchets.

Si les reins orchestrent le niveau et la distribution de l'eau, des sels minéraux, des hormones et particules chimiques, ils n'en conservent qu'environ 30 pour cent pour utilisation dans le système. Le 70 pour cent restant est éliminé et transformé majoritairement en urine. Cette dernière est constituée en partie de toxines que les reins filtrent et excrètent. Quand les reins deviennent surchargés, congestionnés, inflammés ou même infectés et qu'ils sont forcés à transformer trop de matériel toxique et de déchets en même temps, la transpiration devient très utile. Celle-ci assure donc une partie du travail (environ un vingtième) qui serait normalement réalisé par les reins. Ainsi, suer accorde aux reins un repos.

Le foie, quant à lui, joue un rôle majeur dans la purification des déchets en produisant des enzymes servant à briser les substances chimi-ques nocives en substances bénignes ou utiles que le corps éliminera s'il ne peut les utiliser à ce moment-là. Les toxines biologiques (hormo-nes, microbes), synthétiques (produits pétroliers) et métaux lourds peuvent éventuellement s'accumuler suffisamment pour engorger le foie. Si celui-ci, de surcroît, ne reçoit pas suffi-samment de support nutritionnel, il pourrait ne plus être en mesure de produire adéquatement les enzymes servant à neutraliser le matériel toxique et les pathogènes étrangers. Même si le foie est puissant et résilient, sa santé demeure primordiale, car mieux il se porte, plus les toxines peuvent être acheminées dans la sueur. Et plus on sue, moins le foie et les intestins se surchargent de déchets à éliminer.

Pour leur part, les poumons éliminent le dioxyde de carbone et procurent l'oxygène au sang. Ils transforment également certains produits chimi-ques qui seront excrétés dans l'urine. Environ 20 pour cent des fluides du corps proviennent de la vapeur d'eau produite par les poumons. Quand le corps se réchauffe, par l'exercice ou un sauna par exemple, les besoins en oxygène augmentent environ de 20 pour cent, accélérant le rythme respiratoire. Comme celui-ci augmente, la quantité de vapeur d'eau émise par les poumons augmente aussi, et les liquides excrétés dans la sueur et l'urine également.

La peau est le plus important organe du corps pesant plus ou moins 6 livres et atteignant 20 pi2 de surface! Comme d'autres organes, ce qui le caractérise c'est sa capacité à répondre à des tâches multiples sur la base de messages reçus ou expédiés à d'autres parties du corps. La peau, c'est l'interface entre l'environnement et le corps; elle réagit à la pression, à la douleur, à la chaleur et au froid. C'est la ligne de front de protection du corps, mais cela n'empêche pas certains matériaux d'y pénétrer tels que des composants chimiques, des métaux lourds, des gaz et les rayons du soleil.

Un des rôles importants de la peau est la trans-piration qui aide à contrôler la température corporelle. Le corps possède près de 625 glandes sudoripares par pouce carré, un total de presque 2 millions et demi de ces glandes pour une personne moyenne. Même si les femmes possèdent un plus grand nombre de glandes sudoripares, les hommes suent plus facilement parce qu'ils ont un rythme métabolique plus rapide qu'elles, générant ainsi plus de chaleur interne. Or le corps élimine toujours de l'eau par la peau, même si la quantité est négligeable à une température jugée confortable. En fait, la sueur que l'on perçoit plus abondamment est un produit de la chaleur ambiante ou du travail musculaire.

Si environ 10 pour cent de l'eau du corps est normalement éliminée par la transpiration, ce pourcentage peut grimper jusqu'à 30 pour cent si le corps en a l'occasion.

En effet, la majorité de la chaleur produite par le corps est générée par les organes profonds, plus particulièrement le foie, le cerveau et le cœur, mais aussi par les muscles squelettiques Durant l'exercice. Toute cette chaleur est alors transmise à la peau qui la diffuse par un processus d'évaporation d'eau qui refroidit la peau au contact de l'air. Comme le corps peut supporter un plus grand apport de chaleur que sa capacité à en perdre, un mécanisme d'autorégulation permet à la température corporelle d'augmenter d'environ 3 degrés Celsius de façon sécuritaire (la normale se situant autour de 37 Celsius).

Durant une session de sauna où l'on augmente de façon importante la température corporelle (après 20 minutes), ou une session d'exercice quand le rythme cardiaque est augmenté et soutenu suffi-samment, la circulation sanguine des vaisseaux près de la peau peut augmenter de plus 50 pour cent. Les vaisseaux sanguins se dilatent, la pression hydrostatique entre les cellules sanguines augmente et réduit l'espace entre celles-ci. Le phénomène force le liquide qui s'y trouve, maintenant appelé liquide interstitiel, à chercher un chemin de sortie. À la sortie des pores, ce liquide se transforme en sueur et transporte son lot de toxines à éliminer. Mais, ce processus, par où la chaleur fait surface, n'est que la pointe de l'iceberg. De fait, lorsque les vaisseaux et capillaires sanguins sont pleinement dilatés, la circu-lation sanguine et le transfert de chaleur augmentent jusqu'à 8 fois du centre du corps vers la peau. Cela permet, du même coup, une plus grande décongestion des organes internes.

Enfin, quelques bonus associés aux efforts fournis pour la sudation : augmentation de la production d'une hormone de type endorphine qui procure un certain plaisir, une relaxation des muscles et du système nerveux… Comme disait George Bernard Shaw : « Vaut mieux se garder propreet brillant, ne sommes-nous pas la fenêtre par laquelle nous pouvons saisir et voir le Monde? ».

Anik Kelly
masso-kinésithérapeute - monréseau+
Texte inspiré et traduit de The Holistic Handbook of Sauna Therapy, Nenah Sylver PhD

Retrouver sa sagacité

Au milieu de l'agitation, du bruit social, des acti-vités fébriles, comment accéder à la clarté d'esprit, au discernement et à l'intuition? Les grands livres le répètent à satiété : les réponses sont à l'intérieur de nous… C'est beau et l'on pressent que c'est vrai, mais comment en faire l'expérience concrète? Comment entendre la petite voix qui murmure tout bas, si ce n'est dans le silence, la tranquillité, le contact avec la nature, inépuisable source de sagesse. Que ce soit par des jours de repos, une retraite sur un thème particulier ou un séminaire intensif, il est possible de retrouver sa sagacité.

Des séjours repos

Planifier trois jours de tranquillité, durant la semaine, pour reprendre contact avec soi… Chaque matin, une méditation (préférablement guidée) permet d'apprendre à se déposer intérieurement, alors qu'un partage des rêves de la nuit donne des pistes pour la journée. Chacun peut suivre ses élans, lire, marcher, nager dans une piscine intérieure, profiter du silence pour entendre ce qui montera de l'intérieur.

Une retraite

Une retraite permet d'approfondir un thème particulier comme, par exemple, la recherche du bonheur. Des enseignements issus de différentes traditions et des exercices sur les rêves guident la réflexion. Du travail corporel, des méditations, des marches dans la nature, aident également à développer sa clairvoyance, à trouver ses propres réponses qui pourront ensuite être transférées dans son quotidien.

Un séminaire

Un séminaire (l'Arc-en-ciel en propose un de huit jours) est l'occasion d'un grand voyage intérieur pour les gens qui se sentent à l'étroit dans leur vie. Cette « quête de liberté » s'appuie souvent sur l'exploration des archétypes de Jung, ces grands modèles inscrits dans l'inconscient humain. Sensibilité et intuition peuvent être avivées par le travail des rêves et par le recours aux mythes et aux rituels. Les expérimentations ancrent les thèmes abordés dans les enseignements et transforment un savoir « livresque » en un savoir expérientiel. Tout concourt à mettre en lumière des aspects inconnus de soi-même, à retourner à la source de son être pour redonner un sens à sa vie.

L'Arc-en-ciel

Ce centre de ressourcement offre ces possibilités. L'Arc-en-ciel, organisme à but non lucratif, poursuit depuis plus de 25 ans la mission de favoriser le plein épanouissement de l'être, notamment par l'exploration des rêves. Exempte de dogmes et de croyances, l'approche tient compte de toutes les dimensions de la personne (physique, psychique et spirituelle) et s'inspire de différents courants psychologiques, du yoga et des traditions amérindiennes.

Inauguré il y a deux ans dans la région de Sutton, l'Arc-en-ciel est ouvert aux groupes de déve-loppement personnel, de méditation et autres et, depuis peu, aux individus en quête de silence et de ressourcement.

Marielle Dumas
www.larcenciel.org/sutton
450-538-0333

Frelighsburg : un lieu béni des homes

Si personne ne conteste, aujourd'hui, la beauté du village de Frelighsburg, on peut, toutefois, s'interroger sur les motifs qui ont incité les hommes à s'établir à cet endroit. Ce n'était certainement pas pour son côté champêtre et bucolique; mais plutôt pour les possibilités que ce site offrait.

Avant même que Thomas Dunn, dernier seigneur de Saint Armand, ne concède ses terres à partir de 1792, la rivière du Brochet a été sillonnée par des hommes avisés, industrieux et soucieux dans leur démarche de trouver les meilleurs endroits pour exploiter les pouvoirs hydrauliques de la rivière. Theodus Owen est l'un de ceux-ci. Owen s'installe sur un terrain qui jouxte la rivière au pied d'un ensemble rocheux formant des rapides qui, à cet endroit, ont une dénivellation de 7 mètres. Il y construit un moulin en bois et quelques autres bâtiments. Ne pouvant légaliser sa situation auprès du seigneur Thomas Dunn (Owen est considéré comme un « squatter »), il vend ses constructions à Minard Harris Yeoumans, le 9 avril 1793. Ce dernier prend possession des lots 29E et 30S (aujourd'hui le village de Frelighsburg) le 4 juin 1793 et y opère le moulin. Il permet que d'autres individus viennent se greffer aux alentours dudit moulin : deux forgerons (Isaac Smith et John Willis), un fabriquant de potasse (Jacob Baer) et même un charpentier (Elijah Kemp). Ingénieux et entreprenants, tous veulent jouir du pouvoir de la rivière qui est libre de toute servitude. Les forgerons espèrent sans doute y trouver l'eau nécessaire pour tremper leurs fers et peut-être y actionner leur soufflerie. Un moulin à scie y est construit, face au moulin à grain, et y dessert certainement les intérêts du charpentier. La proximité d'un cours d'eau devait également favoriser la macération des cendres dans l'eau pour l'obtention de la potasse. Toutes ces activités contribuent à l'essor d'un petit noyau industriel.

C'est en connaissance de cause qu'Abraham Freligh acquiert les lots du village, le 6 septembre 1800. Se déclarant fermier et marchand avant tout, il a déjà opéré un moulin avec son père John vers les années 1777 à Clinton dans le comté de Dutchess, état de New York. La famille Freligh est également dépositaire d'un savoir ancestral : les aïeux palatins furent tisserands et meuniers. Après le décès d'Abraham le 21 juillet 1801, la succession, toujours animée par l'esprit d'entreprise et par une vision claire des possibilités du village, voit à accroître l'activité industrielle et artisanale de Frelighsburg. Le 3 juillet 1806, Olivier Whitney et Reud Keith s'engagent à ne pas détourner ni réduire l'alimentation en eau des moulins situés en aval lors de l'érection de leur martinet. L'année suivante, soit le 7 mai 1807, Joseph Hasting signe un contrat avec la succession Freligh lui permettant d'édifier un moulin à foulon qui vient s'ajouter au moulin à carder et à l'atelier de confection exploités par la famille Freligh. Au fil des ans, ces premiers moulins inciteront de nombreux artisans à s'installer à Frelighsburg. Qu'on pense à Olivier Benoît, charron de son métier, aux Seymours, chapeliers, à Baker, tanneur, qui tous bénéficieront du pouvoir hydraulique de la rivière. Plus près de nous, à la fin du 19e siècle, Joseph A. Dunn, alors propriétaire du moulin à farine, installe une génératrice qui pouvait fournir un courant continu suffisant pour alimenter l'éclairage du village.

La clairvoyance de pionniers a amorcé l'histoire de ce joli patelin qui aujourd'hui tente de retrouver la mémoire de son origine artisanale et industrielle.

Normand Gaumond

La rocambolesque princesse Agnès de Salm Salm au XIXe siècle

Si la sagacité est synonyme d'intelligence, c'est sans doute la qualité qu'on peut attribuer à la princesse Agnès de Salm-Salm (1840-1912). Cette femme, indépendante et téméraire, commence sa vie comme saltimbanque et comédienne pour devenir une ensuite véritable princesse de la noblesse d'Europe. Loin des salons princiers, elle vivra comme une aventurière, traversant la guerre de Sécession américaine, la révolution du Mexique et enfin le conflit franco-prussien, le tout entre 1862 et 1871. Elle deviendra une des princesses d'Europe les plus recherchées, rédigeant sa propre biographie en 1875 «Ten years of my Life » sous le nom d'Agnès de Salm-Salm.

Son épopée commence au Québec en décembre 1841, à Saint-Armand Ouest (aujourd'hui Philipsburg), où elle naît sous le nom Élizabeth Agnès Winona Joy. Canadienne par son père et métis abénakie par sa mère, la jeune Éliza montre un caractère bien trempé. Aventurière dans l'âme, adolescente, elle quitte la maison familiale pour s'engager comme artiste équestre dans un cirque ambulant vers 1857. Après plusieurs étapes américaines, le cirque débarque à Washington où elle présente un nouveau numéro de funambulisme vertigineux, ce qui lui offre une célébrité artistique et médiatique. Elle s'attribue alors un nouveau nom de scène à résonance française, celui d'Agnès Leclercq.

Cupidon et le prestige de l'uniforme

Devenue une vedette à Washington, la nouvelle Agnès Leclercq participe à l'effervescence patriotique de la guerre civile de Sécession (1861-1865). Agnès écrira dans ses mémoires : « L'enthousiasme militaire était à son paroxysme à Washington. Les femmes bien sûr n'échappaient pas à cette épidémie; en fait, elles étaient plus excitées que les hommes et, ne pouvant s'enrôler, elles consacraient le meilleur d'elles-mêmes à encourager les héros. Les civils n'avaient alors pas beaucoup de chances auprès d'elles. Apollon lui-même serait passé inaperçu s'il n'avait pas porté de galons. » Le prestige de l'uniforme devient le piège de Cupidon pour Agnès en 1862. Lors d'une visite dans un camp militaire d'officiers européens venus faire la guerre pour le gouvernement de Lincoln, Agnès rencontre un jeune officier issu d'une des plus vieilles familles de l'aristocratie prussienne, Félix Constantin zu de Salm-Salm. Le coup de foudre est immédiat entre la jeune artiste de 22 ans et le second fils du régnant de la Principauté westphalienne allemande, alors âgé de 30 ans. Ce dernier est venu faire la guerre aux États-Unis pour se refaire une santé morale et financière, car il dilapidait le trésor familial.

Afin d'éviter les foudres familiales prussiennes, un mariage secret est célébré, le 30 août 1862, dans une église irlandaise de Washington. Très vite, Félix et Agnès vont partager une vie aventureuse avec, comme toile de fond, l'effroyable conflit américain. Devenue une véritable princesse d'Europe, Agnès abandonne sa vie de saltimbanque pour suivre son soldat de mari sur tous les fronts. Puisque les femmes n'ont pas leur place dans les combats, la jeune princesse décide de s'enrôler comme infirmière dans les services médicaux de l'armée fédérale. Son courage sur les champs de bataille et son dévouement dans les hôpitaux de fortune lui forgeront une nouvelle légende.

De la Révolution mexicaine à la guerre en Europe

À la fin de cette guerre meurtrière en 1865, le général de brigade Félix zu de Salm-Salm se retrouve sans emploi et surtout sans aventure à vivre avec sa jeune et intrépide princesse. Au même moment, le Mexique est en proie à une Révolution conduite par Juarez contre l'empereur Maximilien. Les deux tourtereaux plongent dans l'aventure mexicaine, sans vraiment prendre conscience de l'ampleur du combat populaire dirigée par Juarez. Ils se retrouvent séparés et Félix devient aide de camp de Maxi-milien. En avril 1867, les troupes de Juarez assiègent et capturent l'empereur mexicain et Félix, les condamnant à être fusillés. Toujours en amour avec son prince allemand, Agnès va parcourir le Mexique pour rencontrer le nouveau président Juarez afin de négocier la vie de Félix et de Maximilien. Téméraire dans un pays qui est en proie à la guérilla et la guerre civile, elle obtient finalement de Juarez la grâce pour son mari avec qui elle embarque pour New York.

En 1868, Agnès et Félix quittent l'Améri-que pour l'Europe qu'elle ne connaît pas. Ils arrivent au château de Schloss Anholt, fief de la principauté des Salm-Salm de West-phalie. Bien accueillie par sa belle-famille, Agnès va encore une fois suivre son mari à la guerre de 1870 entre la France et la Prusse. Cette fois, malgré ses efforts pour rester proche de lui, Félix est tué à la bataille de Gravelotte en France le 21 août 1870, lui laissant une lettre d'amour posthume. La belle Agnès ne retournera jamais en Amérique, voyageant beaucoup dans les cours d'Europe. Elle meurt le 12 décembre 1912 à Karlsruhe en Allemagne, sans héritier, non sans avoir demandé que ses cendres soient envoyées à Saint-Armand au Québec, ce qui ne fut pas fait.

Laurent Busseau
www.historien-sans-frontiere.com

Mes remerciements à madame Judy ANTLE, archiviste de la Société d'Histoire de Missisquoi, pour sa collaboration à la rédaction de cet article.

PERSPICACITÉ FÉCONDE

Bandes dessinées et musiques

Par Ramon Vitesse

La finesse de l'esprit ne suffira jamais si on ne parvient pas à prendre acte; à donner le coup de gouvernail qui s'impose pour corriger le tir afin d'avancer sans tout compromettre. Le récent sommet survenu à Copenhague démontre parfaitement cette assertion… …À LA FOLIE (Futuropolis) de Sylvain Ricard et James en font autant avec leur BD ayant pour protagonistes un homme, violent, et une femme, embourbée dans la glue d'un amour où l'acceptable et l'inacceptable s'embrouillent jusqu'à s'inverser indifféremment. Difficile pour cette femme d'y voir clair alors que sa mère banalise en soutenant que le pauvre bonhomme est surmené et qu'une « peccadille » ne doit pas faire exploser le couple, que le médecin propose des calmants face à ce « désagrément » et que la société valorise les battants! Les personnages animaliers dessinés avec autant de sobriété que d'efficacité par James font de ce texte témoignage une réussite exemplaire d'utilité humaine! Tant dans MARTHA JANE CANARY, Les années 1870-1876 (Futuropolis), avec Matthieu Blanchin au dessin, que dans LA COLLINE AUX MILLE CROIX (Futuropolis) – Christian Perrissin écrit et dessine avec l'exactitude d'un historien sensible deux portraits de femmes qui, envers et contre leurs époques respectives (l'Ouest américain sauvage et la France profonde et troublée de la fin 1500), vivent de toutes leurs forces comme elles l'entendent. Cela ne va pas sans mal… Pour la première, cela signifiera, ultimement, de confier en adoption son enfant et d'être toujours à califourchon entre une identité d'homme et une identité de femme tandis que, pour la seconde, le duel entre son frère et son mari (qui périt) aura pour issue qu'elle vive séquestrée dans le château de la belle famille avant d'être exécutée sur un bûcher! Tout en noir et blanc, ce qui ajoute à l'impression de dessins faits sur le vif, ces deux romans graphiques prolongent audacieusement des éléments biographiques autrement parcellaires et trop limités pour faire vivre l'iniquité et mieux en mesurer les répercussions chez ces deux femmes refusant de prendre le rang. Dans MAGASIN GÉNÉRAL, 5. Montréal (Casterman) de Loisel et Tripp, qui font tout à quatre mains, on se ravira d'un portrait de femme qui suit son bonhomme de chemin. Ça ne manque pas, dans le Québec du fin fond des bois dans les années 20 cette jeune veuve et épicière pêche avec un homme marié… La vindicte et le rejet des habitants sont immédiats. Écoeurée, à un moment donné, elle plaque tout pour le large – Montréal! Une chronique étonnante en rebondissements présentant des personnages aussi bien campés que crédibles. Dans un registre plus doux, dans le collectif HISTOIRES D'HIVERS (Glénat Québec) Zviane signe une des plus touchantes de la demie-douzaine de courtes BD en lien avec notre climat froid (qui ne cesse de se réchauffer par contre…). La petite étincelle d'amour qui survient fait mouche autant que l'usage de l'autobus des plus approprié avec la protection de notre environnement!

BLESSURE D'AMOUR-PROPRE (Dargaud) ramène Martin Veyron, l'auteur pornographe lui-même, se mettant en scène dans une sorte de prolongement doux amère de L'Amour propre, cette BD impudique qui fit tourner tous les regards au point de devenir un succès fracassant; il y a bien de cela vingt-cinq ans… Martin Veyron avait alors, dans les années qui suivirent, réalisé l'adaptation cinématographique de sa BD inaugurant des thématiques singulièrement intimistes. Dans cette nouveauté, précisément, la question du point G et de sa recherche frénétique, mais généralement infructueuse par de nombreuses femmes réapparaît. L'auteur vieillissant, désormais affecté de pro-blèmes de prostate et fâcheusement peu porté vers la chose, se voit assiégé par une jeune journaliste intervieweuse qui fera débouler une armada de dames voyant en lui le guide suprême afin de localiser leur fameux point. Hilarant et truffé de situations pour le moins perverses à force d'en remettre, ce livre déculotte sans jamais rien montrer avec un brio remarquable.

Dans LE SIGNE DE LA LUNE (Dargaud) le tandem d'auteurs espagnols Enrique Bonet et Luis Munuera signe une œuvre qui redonne de l'ardeur aux contes populaires dans lesquels le loup, tapi dans le cœur de la forêt, impitoyablement, broie dans ses puissantes mâchoires des proies tel le petit chaperon rouge. Par contre, dixit leur préfacier, il arrive parfois que le loup se perde… Dans ce conte d'une dureté absolue, le loup est un puissant, littéralement un enfant chasseur devenant un seigneur (saigneur!) pour dans un revirement de situation imprévu, goûter lui-même une mort idoine semblable à celle qu'il donne à ses proies! Est-ce que notre bon gouvernement ne ferait-il pas sien, dans le dossier des tortures en Afghanistan (et ailleurs?) ce morceau de « bravoure » : « C'est à ce moment-là, quand la douleur des autres cesse de te faire mal, que tu es prêt à être le maître… » ?

La sagacité se décline avec panache dans la musique populaire indie folk de UNITED STEEL WORKERS OF MONTREAL, Three on the tree (Weewerk). Ces six musiciens et musicienne célèbrent une émeute dans What a riot, la fierté ouvrière et populaire dans Rise Up et The Line. À partir de documents de la Société historique de St-Henri et d'une inspiration empreinte d'un humour imparable, les textes autant que la musique de ce groupe méconnu sont un hymne au bonheur d'une vie combative. Pour XAVIER CAFÉÏNE, Bushido (Indica/Outside) ce quatrième album quasi solo tant il a à peu près tout joué les instruments et composé ses chansons rock rudimentaires un chouia pop punk… Entêté et frondeur il vise les parties des créationnistes en faisant courir un singe flambant nu dans Darwin au Vatican tandis que L'Amérique et Vive la mort encouragent une critique du système en nous appelant à maintenir la pression rebelle. MILLE MONARQUES (Vague de fond productions/Coop Les Faux-Monnayeurs) présente un album introspectif rock d'une cinglante richesse. Dans la lignée des Karkwa et Malajube, on assiste à des compo-sitions fignolées, dans lesquelles le clavier reste indissociable aux guitares électriques pour produire des textures sonores fascinantes, aux textes relatant une vie troublée aux confins de la mélancolie parfois rageuse – « Le froid de mes traits m'étonne »…

Le coeur du développement touristique

Fidèle aux recommandations des États généraux de Sutton en 2009, la Corporation de développement économique de Sutton (CDES) priorise, cette année, des projets structurants qui encou-rageront le développement de la randonnée pédestre quatre saisons, ainsi que la mise en valeur des richesses culturelles de Sutton.

La randonnée pédestre quatre saisons

L'évolution du dossier « Sentier village-monta-gne », priorisé en 2010 par la municipalité, devrait consolider les efforts de tous les intervenants dans le développement de la randonnée pédestre quatre saisons à Sutton, dans Brome-Missisquoi et dans les Cantons-de-l'Est. En effet, Tourisme Cantons-de-l'Est, le CLD de Brome-Missisquoi, le Regroupement plein air (PENS, ACA, Sentiers de l'Estrie, Mont SUTTON, Arbre Sutton, Au diable vert, Auberge les Appalaches et la CDES) planchent sur la réalisation d'un Plan de dévelop-pement et commercialisation de la randonnée pédestre dans les Cantons-de-l'Est (projet de développement sur trois ans) et sur l'harmonisation de la tarification et des pratiques de gestion de sentiers pédestres. Bien entendu, le développement et la consolidation des sentiers de randonnée pédestre et raquette comme produit d'appel se feront dans le cadre des principes de développement durable, ce qui permettra à la région de se distinguer du reste du Québec et du Canada. Un projet de création d'une Charte de développement durable « touristique » ainsi qu'une « boîte à outils » est en voie de réalisation. Ce projet vise à aider les intervenants (attraits, commerces, hébergement, restaurants, etc.) de la région, en lien avec la randonnée et le plein air, à poser des gestes « concrets » afin de positionner « l'expé-rience randonnée » dans un contexte « vert ». De plus, la région de Sutton a été approchée par ICI Environnement et la Biosphère (Environnement Canada) et aura l'occasion d'intégrer le program-me « Éco leadership » pour jeunes travailleurs ainsi que le programme de la « Trousse Biodiversité » dans la communauté. Le premier a comme objectif d'encourager et de stimuler des hommes et des femmes de 18 à 35 ans à réaliser des écoprojets dans leur milieu d'appartenance. Le second vise à conscientiser, promouvoir et communiquer les initiatives de protection et la mise en valeur de la biodiversité du territoire auprès des randonneurs, citoyens et touristes, en leur offrant un outil concret et éducatif.

Bien sûr, tous ces projets réussissent à prendre forme grâce à l'appui financier des programmes des différents paliers de gouvernement, d'orga-nismes à but non lucratif et d'entreprises privées.

La Culture

Le comité de la structuration de l'offre culturelle se réunit régulièrement et travaille sur trois dossiers présentement.

Communications et calendrier culturel : des sessions de travail sont prévues avec le Comité culturel de la Ville en tout début 2010.

Identification culturelle : une demande d'aide financière a été acheminée à la Ville pour doter les établissements « culturels » d'une identification extérieure qui leur serait propre. Les emplacements concernés sont les galeries d'art, bibliothèques, salles de spectacles, restaurants avec offre de spectacles ou d'expositions, ateliers d'artistes, etc.

Plein Art : un projet sur cinq ans de création d'œuvres extérieures par des artistes locaux qui seront exposées en permanence dans des endroits stratégiques de la Ville de Sutton. Une demande d'aide financière a été acheminée à la Ville pour la première édition en 2010. Une œuvre sera dévoilée le 17 décembre prochain, journée anniversaire des 50 ans de Mont SUTTON.

50e saison du Mont SUTTON

Pour « célébrer et commémorer », le ski descend au village! En plus des médaillons anniversaires et des skis rouges qui décorent les commerces et luminaires. Eh oui! des suspentes de télésièges seront transformées en bancs et installées dans des endroits stratégiques de la ville, dès avril. Merci aux commanditaires de ces bancs: Max Gagné et Fils et BMR Matériaux de construction Sutton pour les deux bancs qui seront installés sur Maple, à l'arrêt de la navette; la famille Lusignan pour celui près du IGA; les courtiers immobiliers (Coldbrook, Immeubles Dynamique, Royal LePage, ReMax) et les boutiques de sport (Extrême Plein Air, G.S. Ski Shop, Sports Experts) pour les deux bancs au bureau d'accueil touristique; la boutique Charmes du Monde et le Bistro Beaux Lieux pour les trois bancs qui seront installés entre la boutique Charmes du Monde et le Mocador/Denali. Un banc reste à être commandité : celui au Musée des communications et d'histoire de Sutton. N'hésitez pas à me contacter si vous êtes intéressé par cette commandite. Au total, 9 télésièges agrémenteront le cœur de Sutton.

Ça bouge à Sutton! Et même si on parle beaucoup de sièges, on ne peut dire que la Corpo, malgré ses succès de l'année passée, demeure assise sur ses lauriers!

Liane Bruneau

Dunham 2010 et renouveau touristique

Nouveau souffle

C'est avec confiance et enthousiasme que le nouveau Comité Action Tourisme Dunham (CAT), composé de Mélanie Piette, France Gagnon, Guylaine Dubois, Éric Noiseux, Martyn Bouchard et Guillaume Leroux, entre en fonction.

La tendance actuelle des habitudes de consommation reliée à l'alimentation et le tourisme favorise le développement des entreprises de Dunham. Il faudra néan-moins faire preuve d'une grande rigueur, de sagacité et de clairvoyance pour saisir les occasions d'affaires et de visibilité pour la région. Les membres du CAT et leur équipe de bénévoles sauront faire preuve de discernement et démontrer leur dynamisme pour le développement durable de leur communauté.

Dunham 2010

Les agriculteurs, commerçants, artistes et artisans de Dunham sont non seulement maîtres dans leurs disciplines et métiers, mais ils ont eu la justesse de développer une culture et une mentalité dont la valeur d'accueil en est le cœur.

Les citoyens de Dunham invitent les gens à découvrir leur municipalité en compagnie de la chanteuse Ima, lors de l'émission de la Petite Séduction à Radio-Canada à la mi-mai.

Dès le redoux printanier, les érablières proposent leurs plaisirs sucrés.

En juin, plus de 60 artisans et exposants seront présents la 13e édition du festival la Clé des Champs. En juillet, la 2e édition du Festival Folk et Vins de Dunham jumelant musique folk et blues aux vins de la région. L'exposition de sculptures en plein air Nature et Création en sera à sa 10e édition cet été. Sans oublier, le Centre d'art de Dunham qui accueille les visiteurs tout au long de l'année.

Le retour de la belle saison, c'est finalement la dégustation dans les vignobles, cidreries, micro-brasserie et, un peu plus tard, l'auto-cueillette de fruits et légumes des plus variés.

Réveil de la vigne

Les vignobles de Dunham sont un moteur de croissance économique régional important et leur effet sur l'achalandage touristique est significatif.

Peu de gens connaissent le cycle de production du raisin et de sa transformation en vin, mais tous en apprécient le résultat.

Espérant piquer la curiosité, voici en un clin d'œil les opérations à ce moment-ci de la saison :

De mars à mai, s'effectueront les étapes de débuttage, de taille, et des premiers désherbages. La sève circule à nouveau dans les vignes et les bourgeons s'épa-nouissent, suscitant la fébrilité d'une nouvelle saison qui commence. Ensuite, c'est sous l'habileté et la profonde dévotion du vigneron que les raisins mûriront.

Depuis octobre, les raisins issus des dernières vendanges auront été broyés, pressés, le jus fermenté, clarifié, filtré, et le vin enfin embouteillé. C'est tout au long de ce processus empreint d'une singulière finesse que le vinificateur livre son art.

On peut profiter du réveil de la vigne pour parcourir les collines de Dunham, ses vergers fleuris, et pourquoi pas, en primeur, s'émerveiller de ses nouvelles cuvées!

La sagacité est une vertu qui se développe, se raffine et s'expérimente, et le CAT en 2010 en sera son digne ambassadeur.

Pour renseignements ou pour participer comme bénévole 450 295-2418 ou www.ville.dunham.qc.ca

Guillaume Leroux,
membre du CAT

Cidres du Québec

de Guillaume Leroux et Alexis Perron, chez Modus Vivendi

Dès son lancement, le 6 novembre dernier, « Ci-dres du Québec », a été reconnu, célébré et délicieusement arrosé! On le considère déjà comme « Le nouvel outil des amateurs et des fins connaisseurs de cidre! »

« Cidres du Québec » est le « meilleur livre francophone sur les accords mets-alcools au Canada, et sa maison d'édition, Modus Vivendi n'a pas hésité à l'inscrire au concours « Gourmand World Cookbook Awards 2009 » : le guide de références sur les cidres est en nomination dans la catégorie « livres sur les spiritueux » en compagnie de trois autres ouvrages. Heureux suspens jusqu'au 11 février : la grande finale aura lieu à Paris.

Il s'agit surtout d'un livre-cadeau pour les yeux, d'un voyage à travers les saisons et les couleurs québécoises, d'un rendez-vous avec le Goût, la Finesse, la Transparence, la Chaleur conviviale d'une fête entre parents et amis.

Abondamment illustré de pommes invitantes, d'atmosphères judicieusement choisies, ce guide présente une petite histoire du cidre, les types de cidre et leur élaboration; suit un chapitre sur les cidres en dégustation, où nous prenons connaissance des critères et de la méthodologie adoptés par Guy Bourbonnière et Cory Ciona, sommeliers professionnels, qui « ont mis beaucoup de soin et de respect pendant les dégustations, car ils connaissent l'effort, le cœur et la passion des producteurs au moment d'élaborer leurs produits ».

Le chapitre 6 fait place à la dégustation et nous présente l'éventail des produits disponibles chez nos producteurs : cidre de glace, spiritueux de pomme, cidre effervescent, cidre aromatisé, cidre tranquille, cidre apéritif; à titre d'exemple, Le Léger d'Éole, à la page 109 : sa description, son producteur, les variétés de pommes, son degré d'alcool, le format, un indice du prix, un mets d'accompagnement et le pointage des sommeliers. Un verre pétillant et une bouteille étiquetée illustrent la page!

« Cidres du Québec » nous offre aussi un chapitre sur la gastronomie et les bienfaits du cidre québécois. Un répertoire complet des cidreries du Québec et toutes les coordonnées souhaitables : à vous maintenant d'explorer ce guide que vous trouverez sûrement chez votre libraire. Félicitations et merci aux auteurs!

Lise F. Meunier

Au pays des autruches…

En 1960, au Québec, la société sortait de la « grande noirceur » et, dans le domaine de la santé, on était au Moyen Âge. Pas si loin du temps de Molière! L'enseignement médical était empirique, donné par un médecin dominant et tyrannique. C'était le « crois ou meurs ». La médecine possédait peu de science et profitait peu de connaissances nouvelles.

Les médecins des années 60 n'avaient que leurs yeux, leurs oreilles, leurs mains, leurs doigts et leur « matière grise » pour faire un diagnostic. Ils le faisaient, parce qu'ils avaient été formés pour le faire. Maintenant, ils ont perdu ce sens clinique et utilisent presque exclusivement les examens radiologiques pour faire leur diagnostic.

Entre 1960 et 1970, le Québec médical s'est ouvert sur le monde. Des médecins partis étudier à l'extérieur sont revenus d'Europe et des États-Unis, instruits et enthousiastes de pouvoir transmettre leurs nouvelles connaissances aux plus jeunes. Ils étaient généreux et dévoués. Mais, c'était avant l'Assurance-maladie...

Peu à peu, la technologie et la science sont venues assister le médecin. C'était l'euphorie! Avec l'instauration de l'endoscopie, l'échogra-phie, la tomographie axiale (cat scan), la résonance magnétique (récemment), un progrès phénoménal se manifesta en anesthésie, en chirurgie et dans plusieurs autres disciplines médicales.

De Mc Gill, je suis arrivé à Cowansville (Hôpital BMP) en 1976 où j'ai pratiqué de 1976 à 2002. J'étais impressionné par la qualité des soins et surtout par ses infirmières si dévouées. Dans les grands hôpitaux de Montréal, on démontrait déjà moins d'empa-thie. C'était le combat des syndicats qui se faisait aux dépens des patients. Au début, des amis médecins spécialistes de Mc Gill sont venus soutenir l'équipe de BMP. Avec l'aide de quelques autres médecins de BMP, l'hôpital a pu recruter un anesthésiste très compétent. Ensuite se sont greffées l'orthopédie, l'ophtalmologie, la radiologie, l'oncologie, la médecine interne…

Ainsi, s'est développé un petit hôpital extraordinaire et reconnu de tous.

Depuis quelque temps, il y a moins d'enthou-siasme, un signe de notre époque. Dans une société individualiste, les leaders se font plus rares. Les médecins deviennent désabusés, probablement à cause de la bureaucratie d'État. Il a déjà été vrai que le Québec possédait un des meilleurs systèmes de santé au monde! Aujourd'hui, les statistiques le démontrent, il faut attendre en moyenne 16 heures à l'urgence (intolérable?), de un à trois ans pour une opération, et ça coûte de plus en plus cher. La plupart des médecins font penser à des mercenaires stipendiés et beaucoup trop de médecins se fichent du problème du pelletage par l'avant. De fait, ils sont depuis trop longtemps tenus à l'écart des décisions sur le système!

Je réfléchis souvent à ce problème et je ne trouve pas de solution évidente. Cependant, je crois qu'il faudrait former les médecins autrement, en insistant autant sur l'importance de leur jugement que sur l'utilisation de leur savoir. Il faudrait ajouter des cours de philosophie et de logique au curriculum. Ainsi, il serait possible de développer les facultés mentales nécessaires pour réaliser des diagnostics crédibles et rapides. On entend trop souvent des patients raconter des histoires incroyables sur le temps écoulé avant le diagnostic. Je dis souvent, en blague, que si les nouveaux médecins étaient des détectives, ils trouveraient rarement le coupable! Jadis, les médecins recevaient une formation classique qui donnait une culture générale. Il est urgent de revenir à une formule semblable.

Ensuite, il faut absolument, et dès maintenant, permettre au médecin d'exercer ses fonctions à la fois dans la pratique privée et publique (PPP). Afin de pouvoir maintenir une bonne évolution des soins au Québec, la médecine actuelle devrait pouvoir se comparer à une autre médecine comme cela se fait dans le domaine de l'éducation et en Europe. Actuellement, la médecine subit une socialisation à outrance.

Le temps presse d'agir, avant que les meilleures ressources humaines ne disparaissent à jamais. Combien des meilleurs médecins et infirmières quittent la Belle Province. Les vieux cliniciens sont en voie d'extinction. Il faut éviter de retourner au Moyen Âge.

Peut-être que les ordinateurs sauront un jour remplacer les médecins. Peut-être le feront-ils sans faire autant d'erreurs, avec beaucoup plus de rapidité, mais sans plus d'âme que les médecins actuels. Nos infirmières sont bien formées et ce sont elles qui compensent pour la faiblesse du système actuel.

La médecine écope du problème d'une société infantilisée. Commençons par se sortir la tête du sable et admettre que les soins de santé sont très déficients à plusieurs égards et qu'ils sont dispensés à un coût totalement prohibitif et scandaleux. Tant qu'à investir, vaudrait mieux investir dans un virage véritable… parce que le Québec ne possède plus le meilleur système de médecine au monde ni les patients les plus éduqués.Jean-Guy Beaudoin

NDLR
Ce texte du Dr Jean-Guy Beaudoin relate des faits et des opinions. L'article a été publié pour soulever des échanges constructifs en vue de cerner les anomalies entourant le système de santé et le futur de l'hôpital Brome-Missisquoi Perkins. Le Tour invite donc les lectrices et lecteurs à participer aux discussions sur son Blogue à l'adresse suivante : http://letouratour.blogspot.com

En espérant que l'exercice saura captiver l'attention des personnes en mesure d'effectuer un virage indispensable afin d'assurer la pérennité des soins de qualité en région.

Le fondateur de l'Hôpital BMP

En 2010, l'Hôpital Brome-Missisquoi-Perkins célèbre son centième anniversaire de fondation. Si nous avions à nommer le fondateur de l'hôpital, cette personne serait le médecin Follin Horace Pickel. Le docteur Pickel fut non seulement l'un des citoyens les plus éminents de la région, mais aussi un des médecins les plus respectés.

En 1910, le docteur Pickel voit le besoin d'avoir un hôpital dans la région. À cette époque, les malades sont presque tous soignés chez eux. Les petites interventions chirurgicales se font dans le cabinet du médecin et les cas les plus sérieux sont transférés à Montréal. Mais il y a beaucoup de malades dont l'état nécessite des soins plus particuliers, lesquels ne peuvent pas toujours être prodigués à la maison.

Ainsi, en 1910, le docteur Pickel persuade un groupe de personnes de fonder un hôpital à Sweetsburg. Se joignent au docteur Pickel,le docteur George Fuller, médecin de Cowansville, les avocats Arthur Giroux et George Boivin de Sweetsburg, et Claude Robb, un fermier également de Sweetsburg. Toutes ces personnes feront partie du premier conseil des gouverneurs de l'hôpital. Leur première réunion a lieu le 8 août 1910 chez le docteur Pickel. Voisin de chez lui, il y a un ancien hôtel vide depuis quelque temps. Ils l'achètent.

Une campagne de financement est aussitôt lancée afin de recueillir suffisamment d'argent pour transformer le vieil hôtel en hôpital. L'objectif de 8000 $ est atteint et les travaux de rénovation débutent. L'Hôpital général du district de Bedford ouvre ses portes en mars 1912. L'hôpital deviendra l'Hôpital Brome-Missis-quoi-Perkins en 1931.

Follin Horace Pickel est né à Sweetsburg le 2 mars 1866. Il est le fils d'Horace Darius Pickel, le grand connétable du district judiciaire de Bedford, et de son épouse, Ruhamah Benham. Pickel fait ses études primaires et secondaires à Sweetsburg avant de poursuivre des études en médecine à l'Université Bishop de Lennoxville, obtenant son diplôme en 1888 à l'âge de 22 ans. Cette même année, il obtient sa licence du Collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec et revient à Sweetsburg où il établit sa pratique médicale.

Le 12 décembre suivant, il épouse Sarah Elizabeth Boright, fille de Gilbert Boright et de Ruth Soule, née le 28 avril 1865. Ils auront trois garçons : Gordon H., Horace G. et Eric F. Ce dernier décède en 1914 alors qu'il est membre de la classe des diplômés en science de l'Université McGill.

Dr Pickel est connu non seulement pour son dévouement sans bornes pour les malades, mais aussi pour ses conseils médicaux parfois donnés sur un ton autoritaire. Un jour, le docteur Pickel fait cette recommandation à un patient : « Pour régler ce trouble, vous devez boire beaucoup de lait. Le patient de lui répondre : Mais je n'aime pas le lait. Et le docteur de répliquer aussitôt : Je ne vous demande pas si vous aimez le lait. Mais si vous voulez guérir, vous êtes mieux d'en boire. »

Toute sa vie, le docteur Pickel a été très actif dans la communauté. Il sera maire de Sweetsburg pendant près de quarante ans. On lui doit le premier système d'aqueduc avec filtration qui allait de l'étang Gale jusqu'à Sweetsburg. Ce système fournissait également Cowans-ville, le village voisin. Il siégera comme député conservateur du comté Brome-Missisquoi à la Chambre des Communes de 1930 à 1935. En plus, il sera président de la commission scolaire pendant de nombreuses années.

Le docteur habitait la maison construite par son père en 1883, la résidence Pickel, maison située sur le site actuel de l'Hôpital BMP. En 1945, il vend cette maison à l'hôpital qui la transforme en résidence pour les infirmières. Cette vente fournit aussi le terrain nécessaire pour les futurs agrandissements de l'hôpital.

L'ancienne maison du docteur Pickel est démolie en 1974, et, en souvenir du docteur Pickel, il fut décidé de conserver les portes d'entrée avec vitraux de la maison. Elles sont maintenant installées dans le Petit Musée BMP Heritage, musée se trouvant dans le hall d'entrée de l'hôpital. L'abreuvoir en pierre pour les chevaux qui se trouvait devant la maison du docteur Pickel a été conservé et il se trouve aujourd'hui devant l'hôpital.

Le docteur Pickel décède le 21 décembre 1949, à l'âge de 83 ans. Mme Pickel s'était éteinte quelques années auparavant en décembre 1940.

Une des activités mises sur pied pour célébrer le centenaire de l'hôpital sera le lancement du livre « Hôpital Brome-Missisquoi-Perkins Hospital – 100 ans au cœur de sa communauté – 100 years of caring » qui aura lieu le 24 mars prochain. Plus de détails sur : www.santemonteregie.qc.ca/lapommeraie

Michel Racicot
Société d'Histoire de Cowansville
www.societehistoirecowansville.com

Paul Dorion, Le Gargantua des arts de la scène

Cela fait à peine deux ans que Paul s'est installé pour de bon à Sutton. Mais il était devenu, bien avant cela, un personnage reconnu et fort apprécié de la gentia locale. Pas le choix, on le voyait partout. À l'époque, ça m'a pris du temps avant de me rendre compte qu'il n'était pas d'ici. Ça me prend encore plus de temps pour m'habituer au fait qu'il n'est plus que d'ici.

Il aura beau venir d'où il voudra, sa présence sur la scène ne passe jamais inaperçue. Ce n'est pas parce qu'il joue« gros » comme on dit dans le métier. C'est surtout sa passion qui nous prend par les tripes. L'intensité de son « jeu » est telle qu'il motive ses partenaires à vouloir se dépasser eux aussi. J'en sais quelque chose. Ses talents de metteur en scène ne font que rivaliser avec ceux de comédien et d'animateur. J'ai très hâte de savourer sa collaboration lors de ma prochaine prestation (plug: le 2 avril, Salle Alec et Gérard Pelletier).

Paul est un chasseur-collectionneur de projets créatifs. Il va sans dire que ses souliers ont beaucoup voyagé. Lorsqu'il partage ses souvenirs de jeunesse, en tous lieux des rives du fleuve St-Laurent, il décrit ces régions comme si elles étaient son petit village natal à lui.

Pendant 17 ans, il a oeuvré dans le domaine de la télévision. Ce média lui a permis, entre autres, de prendre part à des créations de danse, de théâtre, de comédie et de musique. Pour n'en nommer que quelques-uns, il a côtoyé Yvon Deschamps et Guy Latraverse. Pour un bon bout de temps, il s'est démarqué dans le domaine des émissions pour enfants. De plus, Paul s'est immiscé durant quelques années à la radio.

Puis, l'appel du destin le transforme en papa. Il délaisse son ancien milieu et décide d'élever sa petite poupoune dans la Baie des Chaleurs. La procréation continue avec deux autres petites chattes mignonnes. Côté création, il y démarre une salle de spectacle communautaire. Par la suite, il déménage sa famille à Montréal et lance une nouvelle salle de spectacle, coin rues St-Denis et Ontario.

À l'affût de nouvelles vibrations créatives, il décide de s'installer dans les Cantons-de-l'Est où il acquiert un centre de ressourcement entre Cowansville et Bromont. Tous les services sont offerts dans la forêt. Enfin, après un petit séjour à Dunham, il s'installe à Sutton.

« Paul, je ne me souviens pas de te l'avoir exprimé, mais Bienvenue chez moi. »

Rolland Potvin

 

 

 

 

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