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Triangle de munificence
Le numéro d'automne du journal ainsi que son calendrier sont habituellement bien remplis. Ce n'est pas surprenant, car tout un chacun cherche à prolonger les plaisirs de l'été après la rentrée scolaire. Les journées plus courtes compressent le temps accordé aux activités extérieures et forcent à accélérer le pas pour sortir du rythme des vacances. Un dernier soupir avant l'hiver...
Cette édition souligne l'aboutissement des labeurs des mois précédents : les vendanges, les récoltes, le déroulement d'activités, la diffusion de spectacles... Tant de préparation que d'attention aux détails, tant de rigueur à suivre une tradition, que de souplesse à modifier un plan avant d'arriver au but.
La connaissance, la ressource et l'apothéose forment le triangle du succès. Ce journal en est un exemple. La connaissance est fournie par les articles des nombreux collaborateurs qui prennent le temps d'expliquer une perspective, d'élucider un concept, de mettre en valeur une facette dans son domaine de compétence. Chacun passe un temps formidable à réfléchir, à fouiller, à vulgariser, à rédiger et à peaufiner son texte pour le soumettre à un lecteur inconnu. Un geste munificent!
La ressource, en surplus de celle apportée par les collaboratrices et collaborateurs, demeure l'apport financier des commerçants et entreprises qui supportent la publication et la diffusion de cette connaissance. Tous ne le font pas dans le seul but de se faire valoir, un grand nombre participe avec générosité ou devoir sans attente de retombée directe, simplement pour épauler la culture et la croissance de la communauté. Un geste munificent!
L'apothéose se présente comme un sentiment d'accomplissement : faire découvrir, faire apprécier, faire avancer... pas nécessairement pour son propre compte même si cela ne l'exclut pas. Munificence! Le succès, lui, suivra en temps et lieu. Bien sûr, assuré par la participation du lecteur aux activités et par une assiduité à faire ses achats localement.
Un automne coloré de culture, d'activités, d'événe-ments hors pair : Festiv'Art, Brome Fair, la Tournée des 20, le Festival de jazz, Sutton en blues, l'embryonnaire Tour des fermes, Panorama-duod'lacôte, l'exposition Ça marche à Sutton, l'anniversaire de Parc d'environnement de Sutton, l'étape « 5 Peaks », Écosphère, la rentrée à l'Université du troisième âge, les vendanges et une multitude de spectacles et d'expositions qui comptent sur vous pour fermer le triangle de muni-ficence.
Bonne lecture!
Denis Boulanger
Terre communale
« Munificence » est synonyme de générosité, largesse, profusion, abondance. Peu utilisé dans la langue courante, son lyrisme sied mieux à des formules poétiques ou religieuses comme « Le Plein de Majesté et de Munificence », un des 99 « Noms » que l'Islam réserve à Dieu [Dhoul-Jalâli wal-ikrâm]. Sa racine latine « munus » allie les notions de transformation et d'échange de services (de biens, d'obligations, de charges) et se reconnaît dans « municipalité », lieu où l'on maintient des services, « commune », lieu de partage des charges, « rémunération », retour de service et « immunité », exemption de charge.
Quelle que soit l'échelle où on le contemple, le cosmos est d'une munificence stupéfiante qui, tout près de nous, porte en particulier le nom de « biodiversité ». La biosphère est en effet constituée de 5 à 30 millions d'espèces (chiffres très variables tant nous la découvrons à peine) dont moins de 2 millions ont été recensées! Revers de la médaille et génocide des génocides, l'homme de l'ère industrielle piétine cette munificence avant même de l'avoir découverte!
Dans un cosmos en perpétuelle évolution, le taux d'extinction naturelle des mammifères et des oiseaux est d'environ 2 espèces par millénaire, mais depuis l'âge des grands explorateurs cette attrition de base est éclipsée par l'impact dévastateur d'une cupidité sans bornes. Découvrant les abords de Terre-Neuve en 1498, Jean Cabot observait, par exemple, que « la morue y était si abondante qu'elle formait une masse sur laquelle un homme aurait pu marcher ». L'image est d'autant plus saisissante que l'on sait l'effondrement qu'a subi cette espèce sous l'assaut insensé de la pêche industrielle. L'exemple pourrait être étendu ad nauseam à tous les règnes, mais on préfère parler d'épuisement des ressources minérales, végétales ou animales au lieu de reconnaître le « géocide » en cours, véritable assassinat orchestré de la Terre-Mère. L'état de santé de la planète serait bien différent si les conquistadors de tout poil avaient été sensibles à la munificence des contrées et cultures qu'ils découvraient au lieu de les mettre systématiquement à feu et à sang. Dans Beyond Geography : The Western Spirit Against Wilderness (Viking press, 1980), Frederick Turner écrit à propos des premiers colons d'Amérique que « s'ils avaient été autres que ce qu'ils étaient, ils auraient pu écrire une nouvelle mythologie. Au lieu de cela ils firent un inventaire... ».
Selon le très crédible Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), depuis l'année 1600, le taux d'extinction des espèces n'a cessé de croître pour atteindre un niveau presque 100 fois supérieur au taux d'extinction de base et les projections pointent vers des niveaux plusieurs milliers de fois supérieurs au cours du 21e siècle. Chez les mammifères, une espèce sur quatre est aujourd'hui menacée, une espèce sur huit chez les oiseaux et une sur trois chez les poissons et les amphibiens. Le rapport intitulé GEO-4 (Global Development Outlook) publié par le PNUE en 2007, fait ce constat accablant : « Aucun des problèmes majeurs soulevés dans Notre futur commun ne connaît de prévisions d'évolution favorables ». Et l'organisme d'énumérer les quatre indices les plus criants : 1) le déclin des stocks de poisson; 2) la perte de terres fertiles par le biais de la dégradation; 3) une pression non durable sur les ressources; 4) la baisse de la quantité d'eau douce disponible à partager entre les humains et les autres créatures et le risque que la détérioration de l'environnement ne franchisse des points de non-retour.
Dans le grand livre de la nature, les pages sédimentaires révèlent que de grandes extinctions marquent les interfaces des ères géologiques. Il y a 250 millions d'années, le paléozoïque (ère de « vie ancienne » ou ère primaire) prenait fin par une extinction massive encore inexpliquée. Il y a 65 millions d'années, le mésozoïque (ère de « vie du milieu » ou ère secondaire) prenait fin à son tour par une extinction massive des grands mammifères pour laquelle plusieurs hypothèses s'affrontent encore. Force est de constater que le cénozoïque où nous sommes encore (ère de « vie nouvelle » divisée en ères tertiaire et quaternaire) se termine sous nos yeux et surtout sous nos pas par une autre extinction massive parfaitement expliquée par l'empreinte écologique d'un prédateur de grande pointure autoproclamé « Homo Sapiens ».
Selon le « géologien » américain Thomas Berry l'humanité fait partie des espèces en péril et nous devons d'urgence changer radicalement d'attitude par rapport à la biosphère pour y reconnaître une vaste communauté englobant tous les règnes plutôt qu'une collection d'objets à exploiter. La muni-ficence cosmique de la planète bleue, d'où nous observons la danse ignée des nébuleuses et des galaxies, nous invite à entrer consciemment dans ce qu'il appelle l'ère écozoïque (à la lettre « vie dans la maison ») en adhérant à une communauté planétaire vibrante où les droits intrinsèques des différentes espèces seront légalement enchâssés dans des chartes de droits et libertés comparables à celles par lesquelles les sociétés patriarcales ont, de peine et de misère, officiellement aboli l'esclavage et reconnu une communauté humaine incluant les femmes et les enfants. Les arbres ont des droits, les rivières et les poissons aussi et l'ignorer est pour l'humanité un chemin sans issue.
L'avenir d'une Terre communale pleine de majesté et de munificence dépend de l'attitude de tous et chacun et il commence dans les petits gestes du quotidien.
Daniel Laguitton
www.granby.net/~d_lag
Munificence
J'avoue ne pas être tellement familier avec la munificence. C'est une qualité que l'on reconnaît à ceux qui donnent avec largesse, sans compter. Et pour pouvoir donner sans compter, il faut ne pas se préoccuper du compte. Ce qui, reconnaissons-le, est un privilège qu'on associe le plus souvent à la richesse. La munificence ne serait donc pas à la portée de tous.
J'entretiens aussi un léger soupçon sur les motifs qui peuvent inciter quelqu'un à agir avec munificence. Est-ce pour épater la galerie, pour « faire voir » sa générosité, pour se faire aimer? Car la munificence n'est pas discrète, bien au contraire. Elle doit impressionner. Franchement, je préfère le don simple, discret et généreux.
Il y a un miracle dans la générosité par nature, par disposition intérieure. Voyez l'humble pissenlit avec ses centaines de graines, le grand érable avec ses dizaines de milliers de samares, un pommier avec ses centaines de fruits, un plant de vigne avec ses lourdes grappes de raisin. Parlez-moi de la munificence de la nature! Cette année, en juin, la friche qui descend derrière chez moi était tellement couverte de fleurs de mûriers qu'il semblait avoir neigé! Comme l'an passé, je cueillerai des mûres durant plus d'un mois cette année encore et j'inviterai des amis à venir profiter de cette largesse.
Dans la vie, quand sommes-nous capables de donner sans compter? Je me rappelle soudainement la générosité avec laquelle jadis, en voyage sur un autre continent, j'ai été accueilli par des familles ne possédant que le minimum absolu. C'est une expérience que des milliers de voyageurs ont vécue et qui met en relief ce que nous avons perdu en devenant riches. Contrairement à ce qu'on pourrait penser intuitivement, la plus grande générosité appartiendrait-elle à ceux qui possèdent peu? Qui est le plus généreux : celui qui partage son pain en deux parties égales, ou celui qui donne les restes de son banquet?
Un de nos concitoyens me confiait récemment qu'il considérait que ceux qui possèdent peu semblent portés à se montrer très généreux avec les biens qu'ils ne possèdent pas. Il y a une part de vérité dans cette observation. Il faisait allusion à ce qu'il percevait comme la « générosité » des limitations imposées par le nouveau règlement de zonage, limitations qui affectent nécessairement davantage ceux qui possèdent que ceux qui n'ont rien.
Et pourtant…, ceux qui possèdent peu furent aussi généreux de leur temps, sinon davantage, que ceux qui possèdent beaucoup. Et pourtant… si les intentions de départ manifestaient une certaine munificence, une certaine grandeur, on ne peut pas dire que cette générosité a été très souvent visible dans les débats qui ont entouré ces nouveaux règlements ni qu'elle se retrouve dans le produit final. J'ai plutôt l'impression que le bas, l'étroit et le petit ont prévalu sur le haut, le large et le grand. Ainsi va le gros animal (voir Platon) lorsque la vision et le leadership ne se présentent pas au rendez-vous.
Certes, la munificence n'est pas une qualité qui peut se retrouver partout et à tout moment. Si elle était commune, ce ne serait plus de la munificence, mais une norme sociale. La largesse du don cesserait d'être une forme de grandeur. Je parle de celle de l'âme bien plus que celle du porte-monnaie. En ce sens, la munificence est la marque d'un aboutissement. Et à cette aune, nous sommes le plus souvent bien petits, au commencement plutôt qu'à l'aboutissement.
Je me repose la question : quand suis-je capable de donner sans compter? Je peux répondre : quand j'ai l'impression que donner me redonne plus que ce que j'ai donné. C'est là le grand paradoxe de la forme la plus pure du don, celui qui se fait sans calcul et sans attente.
Sans calcul et sans attente...
Christian Lamontagne
Venez fêter les 30 ans du PENS!
Quelle belle mission s'est donnée le Parc d'environ-nement naturel de Sutton! Rendre accessible à tous les randonneurs des sentiers balisés et bien entre-tenus. Offrir l'occasion, à tout un chacun, de se ressourcer dans la nature et d'en découvrir toute la beauté et d'être saisi à la fois par la grandeur et la fragilité de celle-ci. Permettre à chacun d'apprendre à la respecter, à la protéger et à devenir responsable de sa préservation. Être en contact avec la nature, y être sensible permet de goûter à toute sa munificence. Rien n'égal la générosité avec laquelle elle nous gâte, nous nourrit, nous éblouit et nous apprend à vivre.
De même, avec quelle prodigalité la mission du PENS a été remplie depuis 30 ans. Que de générosité déployée! Que de temps et d'énergie consacrés avec autant de libéralité pour réussir à maintenir en vie ce projet. Que ce soit les penseurs, les visionnaires qui ont réfléchi et structuré les divers projets, que ce soit les aménagistes qui ont défriché et entretenu les sentiers, les bénévoles qui ont coupé des branches et creusé plus d'une fois les mêmes barres d'eau, tous et toutes ont fait preuve de munificence, sans souci de compter.
À vous tous qui avez contribué de quelque manière que ce soit, qui êtes concerné par ce projet. À vous qui randonnez dans les sentiers, l'invitation est faite de venir célébrer les 30 ans du PENS, le 29 août prochain, avec les membres du présent conseil d'administration.
Au programme, des randonnées guidées de différentes distances. Rendez-vous à 10 heures au poste d'accueil situé à altitude 520. Un biologiste du Corridor appalachien sera sur place pour faire mieux connaître le site de la Marmite des sorcières et sa fantastique évolution. À partir de 16 heures, la fête s'anime avec différentes activités : la musique du Stanley Lake Quartet, un cocktail et un souper BBQ suivi d'un feu de joie. Le souper sera offert gratuitement et il y aura un service de bar sur place. Pour faciliter l'organisation, vous devez obligatoirement vous inscrire à l'avance pour le souper et indiquer si vous participez à la marche. Le nombre d'inscriptions est limité. Inscrivez-vous rapidement! On vous accueillera avec plaisir!
Assemblée générale 2009
L'assemblée générale annuelle a été tenue en mai 2009. Les postes à pourvoir ont été comblés par la réélection des anciens membres sauf un. Le conseil d'administration pour l'année 2009-2010 est composé maintenant de Jean Compagna, Thérèse Leclerc, Réal Michon, Liette Métras, Richard Falcon, Yvon Fleury, Johanna Ryffel, Jean-Marc Lareau, Mario Paquet et Frank Ruiz. Un grand merci à Frédéric Tremblay pour son apport au C.A.
Changements à la direction du PENS
Depuis les 3 dernières années, la direction du PENS a été assumée avec beaucoup d'efficacité et de disponibilité par Martin Demers. Il a pris à cœur cette responsabilité et a mis à contribution toutes ses ressources pour faire fonctionner et rayonner le PENS. Martin a choisi de poursuivre ses activités dans le domaine de la construction. Tous les membres du C.A. remercient sincèrement Martin de sa contribution et lui souhaiter la meilleure des chances dans la réalisation de ce nouveau défi.
Une nouvelle directrice s'est jointe au PENS en la personne de madame Josée Bertrand de Sutton. Toute la collaboration du C.A. lui est acquise pour la réalisation de son mandat.
Pour consulter la programmation des activités été et automne ou pour toute autre information consultez www.parcsutton.com
Vos suggestions et commentaires sont toujours les bienvenus. Faites-les parvenir à : info@parcsutton.com
Thérèse Leclerc
Déposséder la nature, c'est se démunir
Le thème de la présente édition du Tour nous amène à réfléchir sur la munificence. Le mot rappelle l'action de faire cadeau, de faire présent. Celle donc de générosité, de largesse, de libéralité; mais également celle de grandeur dans ces diverses manifestations ainsi que celle de magnificence. Pour simplifier encore davantage, la munificence se rapproche de l'action de munir; par conséquent, à l'inverse, de celle de démunir, de déposséder… De quoi faire rêver ou déprimer si l'on porte sa réflexion sur Sutton et sa région.
Soyons méthodiques. L'histoire de Sutton est faite de deux tendances, variables selon les époques. Car la nature attire soit par sa disponibilité soit par ses richesses, c'est-à-dire, d'une part les démunis et d'autre part les munis. Aux uns, elle s'est offerte et s'offre encore comme un espoir de subsistance et de vie agréable. Aux autres, comme un appel à l'entreprise et à l'aventure. Sans entrer dans le détail, nous voyons déjà que les points de vue peuvent diverger, selon la perception de chacun. Les pionniers d'hier comme ceux d'aujourd'hui se sont partagés en grands propriétaires revendeurs et simples colons, entre spéculateurs et modestes exploitants. Dans un cas comme dans l'autre, il fallait et il faut encore faire la part des choses, assurer un équilibre salvateur, gagnant-gagnant, comme on dit. Cet équilibre, il faut non seulement le chercher, mais aussi l'atteindre. De là, les inévitables contradictions, mais aussi les nécessaires mises au point.

L'équilibre dont il est question ici doit, dans toute la mesure du possible, procéder de l'intérêt collectif. Les droits des uns qui portent atteinte aux droits collectifs sont par définition discutables; de même que les droits collectifs qui enfreignent ostensiblement les droits individuels doivent s'accompagner d'une juste compensation. Les intérêts dits socio-économiques d'une population ne sauraient déroger de ce principe; autrement, c'est de la poudre aux yeux, sinon du poivre de Cayenne. Évidemment, pour ce faire, il faut s'attacher à des solutions concrètes : protection des paysages, oui, mais aussi sauvegarde écologique et exploitation durable du territoire. Nous voulons tous habiter la nature et la maîtriser tant soit peu, mais nous devons aussi apprendre à nous laisser habiter par elle. Nous ne pouvons qu'y gagner au change, mentalement comme économiquement.
Face à la grandeur et à la richesse de notre nature, la protection du paysage nous semble une démarche de conservation élémentaire. Elle consiste à répertorier les circuits et les points d'observation clés et à y implanter des haltes routières. N'importe qui peut en identifier un bon nombre bien qu'ils aient déjà été officiellement répertoriés (pour rester lettre morte ou à peu près) : les entrées de la route 139, de la 215, et des chemins Jordan, Scenic, de la Vallée Missisquoi et du Mont-Écho. Ces trois derniers ont d'ailleurs été récemment proclamés tronçons de la Route des Cantons. Il faudra plus que les signaler sur papier pour en faire profiter les promeneurs et les vacanciers : cyclistes, automobilistes, etc. Le paysage rural est enfin un allié à plusieurs autres titres : cultures et élevages spécialisés, etc.
Le véritable écotourisme, encore récent à Sutton et dans les environs, devra évidemment se traduire par une action plus profonde. Sous cet aspect, l'Association du Corridor appalachien (ACA) veille depuis plusieurs années au grain : par son analyse du territoire et par sa collaboration étroite avec l'organisme Conservation de la nature (déjà détentrice de plusieurs servitudes et de vastes superficies). L'ACA y exerce de plus en plus un rôle de véritable intendance, grâce à Hydro-Québec et au gouvernement du Québec. Les randonneurs, en famille ou autrement, en ressentiront éventuellement les effets sur 135 kilomètres de sentiers et à de nombreux emplacements. Le statut officiel de Réserve naturelle des Montagnes-Vertes, reconnu à 65 km2 (5 000 hectares) de notre région, ouvre désormais encore plus grande la porte à leur mise en valeur, aux nombreuses initiatives des partenaires de l'ACA et à l'écotourisme.
Le développement durable, c'est-à-dire écologique, constitue donc la base de la protection du territoire. Il vise, au premier chef, la gestion des bassins versants de nos cours d'eau (des milieux humides et des moindres ruisselets aussi bien que des ruisseaux et des rivières) de même que l'exploitation agricole ou forestière. Le cas de l'agriculture et de la foresterie appelle en effet une attention particulière. Les agriculteurs veulent bien faire leur part en conservation, mais réclament une aide tangible puisque leur contribution à la protection de l'environnement profite à toute la société. Quant aux forestiers, ils empruntent déjà de plus en plus systématiquement la voie de l'exploitation durable et écologique en souscrivant aux principes de la Forest Stewardship Council (FSD) ou de ses équivalents mondiaux: le marché du bois s'ouvre maintenant en priorité aux exploitations certifiées écologiques. Le Syndicat des producteurs de bois de l'Estrie, par exemple, tout en prônant la certification FSD, pousse sa mission jusqu'à offrir régionalement des cours d'aménagement faunique et d'exploitation des champignons forestiers… Ceux qui résistent à la protection des bandes riveraines et des corridors fauniques, ou se moquent de l'attention accordée aux grenouilles et aux salamandres sont d'un siècle révolu.
Déposséder la nature, c'est se déposséder. Déposséder la nature, c'est se démunir.
Serge Gagné
DUNHAM FAIT HONNEUR À L'AUTOMNE
Mère nature, dans sa munificence, s'apprête à donner le spectacle le plus riche et coloré de l'année, apprécié tant par les résidents que par les visiteurs. L'automne à Dunham est, en effet, synonyme de fertilité de la terre, de profusion de couleurs et de générosité de ses habitants. C'est la saison d'abondance où l'on récolte enfin ce que les agriculteurs ont planté et entretenu avec grands soins au cours des derniers mois. Pour ceux-ci, elle représente le sprint à la ferme, alors que pour d'autres, c'est l'heureux temps des « cannages ».
Pour les visiteurs de Dunham, c'est une nouvelle occasion de se ressourcer en plein air, de contempler les paysages enflammés, d'aller cueillir ses provisions de pommes, de prunes et de poires, de participer aux vendanges ou encore de pique-niquer en famille. Après tout, les plus grands et beaux vergers sont situés dans la région de Brome-Missisquoi et Dunham est considéré comme le berceau des vignerons au Québec!
Comme toujours, les Dunhamiens vous en mettent plein la vue afin de vous donner le goût de revenir saison après saison. Ainsi, il est encore temps de visiter l'exposition Nature et Création qui se déroule jusqu'à la mi-octobre au vignoble Le Domaine des Côtes d'Ardoise. Cette grande galerie de sculptures à ciel ouvert est un spectacle gratuit que nous offrent généreusement 40 sculpteurs québécois.
Dunham souhaite également la bienvenue à quatre nouvelles entreprises. Chocolats Colombe a ouvert cet été une boutique de chocolats raffinés qui vous surprendront tant par leurs saveurs variées que par leur délicatesse. Le Bistro Café Homei, mot qui signifie « bien rassasié » en vietnamien, quant à lui, vous propose de délicieux plats auxquels la chef Gina Wou ajoute une touche asiatique toute particulière. Venez découvrir la nouvelle boutique de nos deux savonnières, Guylaine Dubois et Annick Rousseau, Les artisanes savonnières, idéal pour choyer sa famille ou pour se gâter soi-même. Finalement, une nouvelle galerie d'art s'est installée à Dunham, le Studio d'art LL Galerie de Linda Hobley, une artiste de renom connue à travers le Canada et les États-Unis. Ces quatre commerces sont situés dans le Relais de la Diligence, au 3809, rue Principale à Dunham. Prenez le temps d'aller les saluer et de les encourager en faisant vos achats à La Rumeur Affamée. Les achats locaux font bon ménage : en plus de vous régaler, ils sont profitables à toute la communauté et bons pour l'environnement.
Enfin, merci aux bénévoles, au maire Marcel Poirier, à la conseillère Marie-Claude Demers, aux amis de La Clé des champs, aux partenaires et aux exposants qui ont contribué au succès de la 12e édition de La Clé des champs de Dunham. Grâce à eux, cette grande fête gourmande organisée en juin dernier a connu un succès sans précédent. Les organisateurs (Claire Dubé, Gisèle LaRocque, France Gagnon, France Lasnier et Jean-Marie Rainville) vous invitent à inscrire les 12 et 13 juin 2010 dans vos calendriers, dates de la 13e édition de La Clé des champs de Dunham.
Profitez d'un automne haut en couleur et en délicieuses découvertes… à Dunham, bien entendu!
Gisèle LaRocque
Présidente du Comité Action Tourisme de Dunham
État de munificence
Où serait Sutton et où serions-nous si l'être humain n'avait pas, entre autres, une propension à la générosité? Songeons aux membres du conseil d'administration de la Corporation de développement économique de Sutton (CDES) qui, au fil des ans et souvent pendant plusieurs années, ont partagé leur passion, leur temps et leurs connaissances sans compter, et ce, sans rien attendre en retour. Ce sont ces gens qui ont façonné les orientations actuelles du développement de la région par l'entremise de la CDES.
Au Bureau d'accueil touristique (BAT), le personnel est fier d'offrir aux clients touristes une écoute attentionnée pour bien cerner leurs besoins et, surtout, de « prendre le temps » de les renseigner correctement. En fait, « prendre le temps » rend l'acte « généreux ».
Est-il facile de prendre le temps d'écouter attentivement et d'entendre ce que ses enfants, les membres de sa famille ou ses clients ont à dire? Sans cela, est-il possible d'accueillir leurs réflexions? Sans l'information complète, peut-on leur répondre autant que nous sachions avec justesse et empathie? Autrement, comment semer la graine de la générosité dans ses communications?
À l'ère rapide des cyber communications, quel message se trouve véhiculé, lorsque les salutations sont traduites par de vulgaires signes de ponctuation ;-(( ?!?; lorsque des phrases sont abrégées et ponctuées de sigles (LOL...) et d'acronymes? Certes, la communication déferle… en quantité, mais sans qualité? Tout un défi que de marier le contact informatique et l'humanisation de l'accueil.
La CDES travaille justement à « humaniser » ses communications pour les maintenir rapides, modernes, mais humaines. La communauté de Sutton est souvent choisie pour sa beauté, sa convivialité, son ouverture et son dynamisme. Cet automne, l'accent sera mis sur la générosité que constitue un sourire chaleureux pour un client touristique, un employé, un concitoyen, un proche, un conjoint...
La munificence est à l'horizon automnal.
Liane Bruneau
La santé et le bien-être par le Qi Gong (chi kung)
Le Qi Gong ou chi kung est une forme de méditation en mouvement qui contribue à cultiver l'énergie. Le Qi Gong que j'enseigne est une invitation à aller à la rencontre de l'être vivant, vibrant, libre et créatif qui est en chacun de nous. Je crois fondamentalement que toute personne n'a pas à rester piégée par ses émotions négatives ou ses blocages. Par l'ouverture et le mouvement, il y a espoir de changement, en toute liberté et créativité.
Un art millénaire favorisant l'unité corps-esprit et la relaxation mentale
Issu de la médecine traditionnelle chinoise (tout comme l'acupuncture, le tai-chi et l'acupression), le Qi Gong est une pratique qui favorise la santé globale et la vitalité du corps-esprit, à l'aide d'exercices énergétiques accessibles à tous, quelle que soit la condition physique. Le Qi Gong permet de cultiver l'harmonie physique et psychique, en améliorant la circulation du sang et du Qi (énergie), en dénouant la structure corporelle, en relâchant les tensions et en libérant les blocages ou émotions figées dans le corps. À travers des mouvements lents et méditatifs, des étirements doux et conscients, ainsi qu'à l'attention portée à la respiration et au ressenti, le Qi Gong favorise l'exploration et l'expression de sa nature profonde. Il est une voie d'épanouissement personnel, une source de bien-être, d'enracinement et de longévité.
La santé globale : se responsabiliser... sans culpabiliser. « Le meilleur médecin qu'on puisse avoir, c'est soi-même».
Cette citation du Dr Jean Drouin rejoint bien l'esprit de notre démarche qui encourage chacun à prendre sa santé en main. Le Dr Drouin est un des rares médecins québécois qui pratique la médecine intégrée, alliant la médecine classique à d'autres approches complémentaires (acupuncture, ostéopathie, homéopathie, médecine traditionnelle chinoise), selon les besoins de ses patients. Il préconise l'approche dite de la « santé globale ».
La santé globale est une approche à la fois préventive et curative qui repose, avant tout, sur une approche personnalisée de la santé. En médecine globale ou holistique, on n'exclut pas la médecine classique ou scientifique, qui a toute sa raison d'être. Chaque discipline a ses forces et son rôle à jouer.
« Il vaut mieux prévenir que guérir », rappelle le Dr Paul Lépine de la Maison de la santé, et « il n'existe pas de prévention avec les médicaments. Face à la chronicité des maladies, il n'y a pas de solution médicale à part celle de soulager. La médecine conventionnelle n'a pas d'autre moyen d'aider le patient.»
En adoptant une approche intégrée, on va plus loin que la maladie : on invite la personne à se préoccuper des différentes facettes de sa vie afin qu'elle puisse entretenir, améliorer ou restaurer sa santé à long terme. En Qi Gong et médecine traditionnelle chinoise (MTC), les notions de globalité et d'individualité sont au coeur du processus. L'instructeur (le thérapeute) veille à ce que l'élève (le patient) apprenne à mieux écouter son être et qu'il tente d'équilibrer chacune des facettes, soit le physique, le psychologique, l'émotionnel et le spirituel.
Les bienfaits de la pratique régulière du Qi Gong
Le Qi Gong est surtout et avant tout une méthode préventive du stress, du vieillissement et de la récupération des ressources personnelles. Il s'inscrit parfaitement dans les stratégies préventives médicales ou paramédicales ainsi que dans celles de la remise en forme et de l'optimisation de santé.
Sa pratique régulière contribue à maîtriser son stress, soigner la fatigue et la dépression, guérir des maladies chroniques, et aussi se développer spirituellement. Le Qi Gong aurait des effets positifs sur la concentration, la mémoire, l'anxiété, l'asthme, le cholestérol, la pression sanguine, la mobilité des articulations, la souplesse, la digestion, les maux de tête, les problèmes cardiaques, la sexualité, le bonheur et sur bien d'autres éléments.
« C'est prouvé scientifiquement », souligne le docteur Yves Réquéna, spécialiste français du Qi Gong, qui a créé avec ses confrères la première association scientifique médicale de recherche sur le Qi Gong en France, profitant des liens établis avec les scientifiques chinois, européens et américains.
Des exercices faciles à apprendre qu'on adapteà chacun
Concrètement, le Qi Gong comporte des exercices faciles à apprendre et à pratiquer quelques fois par semaine, seul ou en groupe. Aucun équipement ou vêtement particulier n'est requis. Il est recommandé de s'y initier à l'aide d'un instructeur qualifié dans le cadre d'un atelier ou d'un cours hebdomadaire. Le tout se déroule dans un esprit non compétitif. Chaque exercice proposé est une invitation et non une obligation. On adapte le niveau de difficulté aux capacités et besoins de chacun.
En espérant avoir contribué à démystifier un peu ce vaste domaine passionnant du Qi Gong, je vous encourage à vous permettre le plus souvent possible d'être présent à l'ici et maintenant, en pleine conscience, en contact avec la munificence de la nature et de la vie.
Nathalie Berger, M. Sc., N. D.,
Consultante et thérapeute en santé globale, elle enseigne le Qi Gong à Frelighsburg, Cowansville, Sutton et Montréal.
www.essencevie.com
450 295-2103
Spectacle de chant
L'excellente sonorité de l'église St-André de Sutton sera mise à profit le 24 octobre prochain à 19 h 30. En effet, les chanteurs des chorales des quatre églises de Sutton uniront leurs voix pour un concert-bénéfice au profit des quatre églises de Sutton.
Le geste est une première à Sutton comme l'affirme Nathalie Bédard : « Une idée qui m'est venue lors de la célébration oecuménique qui a eu lieu en mai dernier.
Je me disais pourquoi ne pas apprendre à mieux nous connaître en tant qu'églises chrétiennes en faisant quelque chose de concret ensemble? »
L'idée du spectacle-bénéfice a germé rapidement, et les répétitions ont débuté dès mai. Depuis, les chanteuses et chanteurs pratiquent avec enthou-siasme et discipline, sous la direction de Nathalie Bédard, un répertoire de chansons populaires dans les deux langues telles que Liberté, The sound of music, Aquarius, Let the sunshine in, L'amour en héritage ainsi que du Fugain et plus encore. On réserve aussi quelques pièces à une chorale d'enfants sous la direction de Janie Lefebvre. La chorale sera accompagnée des musiciens Robert Drapeau et Claude et Réjeanne Galipeau.
Cet événement communautaire se veut une occasion de sortie fami-liale et amicale. Les billets sont offerts à 15 $ pour un adulte et à 5 $ pour en enfant de moins de douze ans.
Une belle occasion de découvrir la munificence dans « Aide-toi et le ciel t'aidera ».
DB Bishop Stewart Memorial of the Holy Trinity Church
Par Normand Gaumond
Le visiteur qui pénètre, pour la première fois, dans l'église Bishop Stewart Memorial of the Holy Trinity de Frelighsburg est subjugué par la beauté du décor intérieur et des vitraux. Sérénité, plénitude et élégance imprègnent la nef et le choeur de cette église. Le visiteur s'interroge, alors, sur les bâtisseurs qui ont affiché tant de talents et qui se sont montrés si généreux de leur temps et de leurs efforts pour construire ce bel édifice. Cette réussite architecturale, bien que modeste par l'espace qu'elle occupe, est l'œuvre de deux concepteurs: William Tutin Thomas pour l'architecture et Napoleon Theodore Lyon pour la confection des vitraux.
Érigée sur le site du vieux bâtiment de Holy Trinity Church de 1808, l'église arbore un style néogothique, reconnaissable à ses contreforts, à ses fenêtres ogivales à double lancette, à ses verrières en vitrail et à la charpente à blochets de sa voûte.
C'est à l'architecte William Tutin Thomas que l'on doit les plans et les devis du nouvel édifice. Il a su puiser au sein des enseignements de la Société Ecclésiologique de Cambridge1 les particularités qui caractérisent l'église, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, et qui lui confèrent toute sa noblesse et son haut degré d'authenticité.
Architecte renommé à cette époque, l'élite anglaise de Montréal lui commande quelques maisons cossues : la maison Shaughnessy de style Second empire, devenue le Centre canadien d'architecture; la maison de George Stephen, une victorienne d'inspiration italienne et la maison de William Dow de style néo-renaissance, aujourd'hui occupée par le restaurant Chez la mère Tucker. Sur le plan religieux, on lui doit, également, l'église Trinity à Saint-Jean au Nouveau-Brunswick; les églises St. George's et St. John the Evangelist à Montréal et l'église St. Matthew, à Québec.
Dans les archives du diocèse anglican, relatives à BSMHT (Bishop Stewart Memorial of the Holy Trinity Church), on retrouve une correspondance significative et des croquis qui attestent de l'évolution du projet de la confection des vitraux. Ceux-ci sont confiés à la Dominion Stained Glass Co. de Toronto. Fondée en 1881, la compagnie est sous la présidence de Napoléon Théodore Lyon; John Harrison en est le gérant responsable de la coupe du verre tandis que W. Wakefield s'occupe du sertissage et de la finition. Dans les années 1885, l'atelier compte environ vingt employés. N. T. Lyon est certainement à l'origine des cartons des vitraux de BSMHT. Ce dernier jouit d'une longue expérience dans la confection de ces ouvrages. N.T. Lyon a œuvré près de dix-huit ans pour Joseph McCausland, pionnier du vitrail à Toronto. Les verrières de l'église de Frelighsburg seront parachevées au début de 1884.
La facture des vitraux est très respectueuse de l'iconographie propre au renouveau gothique de type archéologique. Les motifs géométriques et floraux tels que les entrelacs et les rinceaux de feuillage ainsi que de grands dais gothiques coiffés de leurs pinacles et soutenus par des colonnes à peine simulées appartiennent au langage gothique retrouvé vers les années 1840.
L'éclairage joue un rôle important dans la caractérisation des espaces des églises anglicanes de cette époque. Le soir, à la tombée du jour, sous un éclairage discret, il se dégage une atmosphère apaisante et tamisée, empreinte d'un certain mysticisme. Le matin et durant la journée, par contre, la richesse des couleurs des vitraux et la lumière qui transparaît convient le fidèle à s'émerveiller de la présence de la Lumière Divine.
D'autres personnalités feront également preuves de générosité à l'égard de l'église. Le facteur d'orgues Samuel Russel Warren, innovateur et ébéniste talentueux, laissera à l'église un orgue d'une remarquable sonorité, habillé d'un buffet de style néogothique qui s'harmo-nise parfaitement à la décoration intérieure de l'église. Et que dire de monsieur David Westover et de madame Nellie Gertrude Whitcomb qui prodigueront talents et temps sur plus d'un siècle au clavier de l'orgue!
Sans ces nombreuses personnalités et tant d'autres, l'église ne serait ce qu'elle est.
(1) Mouvement de réforme né en 1839, la Cambridge Camdem Society (ou Société ecclésiologique de Cambridge) cherche à promouvoir l'architecture gothique comme architecture privilégiée quant à l'expression de l'idéal de l'esprit de piété.
Le sénateur Baker
George Barnard Baker, né à Dunham le 26 janvier 1834, était le fils de l'homme d'affaires William Baker et son épouse Harriet Clapp. Pendant près d'un siècle, la famille Baker exercera une influence importante dans le monde des affaires publiques dans les Cantons-de-l'Est. Son oncle, Stevens Baker représentera Missisquoi à l'Assemblée du Bas-Canada de 1830 à 1834. Son père, William Baker, jouera le même rôle de 1834 jusqu'à la suspension de la constitution du Bas-Canada, en raison de la Rébellion de 1837-1838
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George Barnard Baker poursuit ses études à Dunham avant de s'inscrire à l'University of Bishop's College, à Lennoxville. Toute sa vie, il demeurera très lié à cette université en occupant, pendant de nombreuses années, un siège à titre de membre du conseil d'administration. Le grade de docteur en droit honoris causa lui sera décerné par l'université en 1906.
Admis au Barreau en 1860, il s'installe à Cowansville où il s'associe avec l'avocat James O'Halloran, qui deviendra le premier maire de Cowansville en 1876. Durant sa longue carrière d'avocat, Baker sera associé avec plusieurs autres avocats, soit George C.V. Buchanan, John E. Martin, F.X. Arthur Giroux et puis son fils George Harold. Il sera pendant plusieurs années procureur de la Couronne au palais de justice de Sweetsburg (faisant maintenant partie de Cowansville). Il fut un avocat très respecté et très prospère.
Bien qu'il ait toujours bénéficié d'une grande pratique, Baker, tout comme son père et son oncle, s'intéresse au monde politique. Très attaché aux principes du Parti conservateur, il devient rapidement le chef de file de ce parti dans la région. En 1870, il est élu député conservateur fédéral du comté de Missisquoi, lors d'élections partielles et il est réélu aux élections générales de 1872. Mais, à la suite du scandale du Pacifique, lequel cause la chute du gouvernement conservateur de John A. Macdonald, Baker ne se représente pas en janvier 1874. L'année suivante, il se présente aux élections provinciales et est élu député conservateur de Missisquoi par acclamation. Baker est nommé solliciteur général en 1876 au cabinet du premier ministre Charles-Eugène Boucher de Boucherville. Aux élections de 1878, il est battu de justesse par l'avocat Ernest Racicot, candidat libéral indépendant. Cette même année, il se présente aux élections fédérales et est élu. Il demeurera député de Missisquoi jusqu'en 1887, puis de 1891 jusqu'au 7 janvier 1896, alors qu'il est nommé sénateur.

Entre-temps, en 1860, Baker épouse Jane Percival Cowan. C'est le premier couple à se marier dans la nouvelle église anglicane Trinity, à Cowansville. Jane est la fille aînée de Peter Cowan, celui qui a donné son nom à Cowansville. Ils auront trois filles et trois garçons. En 1883, le couple fait construite, à Sweetsburg, une magnifique maison laquelle deviendra en 1922 le couvent des Sœurs de la Présentation de Marie. Baker deviendra également propriétaire de plusieurs bâtisses et terrains à Cowansville et à Sweetsburg. En 1872, il vend à la Banque Eastern Townships, le terrain sur lequel l'institution construit sa première succursale à Cowansville, aujourd'hui le Musée Bruck. Il s'intéresse aussi à l'agriculture et à l'élevage de chevaux. Il sera pendant de nombreuses années propriétaire d'une ferme à West Brome. En 1890, il gagne un 2e et 3e prix dans une compétition de poneys lors du National Horse Show de la ville de New York.
Connu dans l'ensemble de la province comme un orateur éloquent, convaincant et divertissant, Baker se passionne également pour l'histoire locale et sera président honoraire de la Société d'histoire du comté de Missisquoi. D'après lui, « C'est un signe de civilité que les hommes se souviennent de ce que leurs ancêtres ont fait il y a plusieurs générations. »
Le 9 février 1910, le sénateur Baker décède subitement vers 13 h alors qu'il était à terminer son lunch au Edinburgh Cafe. Le sénateur dinait fréquemment à ce restaurant de la rue Ste-Catherine Ouest à Montréal. La serveuse qui apportait le dessert au sénateur l'a vu s'affaisser sur sa chaise, la tête appuyée sur la poitrine, puis tomber sur le plancher. La consternation règne alors dans le restaurant. Trois serveuses s'évanouissent pendant que plusieurs convives se précipitent vers le sénateur pour lui porter secours. Mais il est déjà trop tard. Le sénateur avait 76 ans. Son épouse l'avait précédé vers l'au-delà en 1908.
Leur fils, George Harold Baker, avocat à Sweetsburg et député conservateur fédéral du comté de Brome, décède le 2 juin 1916 à Ypres, Belgique, pendant la bataille du Bois-du-Sanctuaire. Une statue grandeur nature de George Harold Baker est érigée dans le hall central de la Chambre des communes à Ottawa pour commémorer la mémoire du seul député canadien à avoir voté pour l'envoi de soldats à la guerre, à s'enrôler, à combattre et à tomber au champ d'honneur.
Michel Racicot
Société d'histoire de Cowansville
www.societehistoirecowansville.com
Au royaume de la réserve naturelle des Montagnes-Vertes…
Splendeur
La réserve naturelle des Montagnes-Vertes fait preuve de munificence d'abord par sa beauté pleine de grandeur. Couronnée par quatre sommets d'envergure du haut desquels les paysages enchantent, son empire s'étend sur plus de 50 km2, créant ainsi la plus vaste aire de conservation privée à l'est de la Saskatchewan! Située principalement dans le massif des monts Sutton, elle revêt une importance internationale et constitue l'un des derniers grands espaces sauvages non fragmentés au sud du Québec.
Sa munificence s'exprime par sa vocation : préserver une luxuriante biodiversité. Hôte de plusieurs centaines d'espèces animales et végétales, la réserve protège les habitats de mammifères tels le lynx roux, l'orignal et l'ours noirs, les-quels nécessitent juste-ment un domaine vital munificent… La grive de Bicknell, la grenouille des marais et l'omble de fontaine, trois espèces à statut particulier, occupent ce territoire en toute quiétude. Plusieurs espèces d'oiseaux de proie, dont la chouette rayée, et 45 espèces d'oiseaux nicheurs peuvent aussi y être observées.
Accessibilité
Ce véritable trésor naturel est maintenant accessible sur près d'une centaine de kilomètres de sentiers que nous vous invitons à découvrir! Vous pouvez y accéder par Mansonville et Sutton. Quinze kilomètres de nouveaux sentiers gratuits ont notamment été aménagés dans le secteur Singer, à Mansonville, dont 90 % d'entre eux sur d'anciens chemins forestiers.
La réserve, appartenant à Conservation de la nature Canada (CNC), a ouvert ses portes au public le 15 juin dernier, alors que le Corridor appalachien (ACA) inaugurait à Mansonville son projet de mise en valeur. Avec l'appui financier de la Fondation Hydro-Québec pour l'environnement, principal bailleur de fonds, ACA a orchestré une stratégie unique au Québec pour permettre l'accès à cet immense domaine, tout en respectant son statut de protection.
Intégrité
Le respect des randonneurs à l'égard des usages prohibés et de l'intégrité écologique du milieu permet d'harmoniser « accès » et « conservation ». On compte sur votre appui pour ne laisser aucune trace dans l'enceinte de la réserve! Il ne faut rien y cueillir, rester dans les sentiers et ramener ses déchets. Les déplacements en véhicule motorisé et en vélo sont interdits partout, ainsi que les chiens, même en laisse. Aussi faut-il être doublement discret dans le secteur du Sommet Rond, car il s'agit entre autres de l'habitat de la grive de Bicknell, une espèce désignée préoccupante au Canada. Les randonneurs bruyants risquent de la faire fuir.
ACA estime qu'en plus de générer des retombées locales sur le plan écotouristique, l'accès public facilitera l'autogestion du territoire. En ayant le droit d'y pénétrer, les communautés locales appuieront davantage le projet. ACA espère même qu'il se développe une auto-surveillance du site par les amoureux de la nature qui sillonneront les sentiers de la réserve.
Fraternité
Enfin, la munificence du projet se manifeste par son caractère unificateur, par la participation collective et la générosité de nombreux collaborateurs, groupes de conservation, donateurs, patrouilleurs, bénévoles et gens du milieu. Félicitations à tous les partenaires publics et privés qui ont soutenu cette grande réussite!
Des cartes des sentiers sont disponibles au bureau d'ACA et dans les bureaux touristiques de Mansonville et de Sutton. Pour plus d'informations, visitez le www.rnmv.ca ou le site Internet du Corridor appalachien, gestionnaire du projet de mise en valeur : www.apcor.ca.
Le travail de conservation se poursuit au-delà de la réserve! ACA, de concert avec onze groupes de conservation, continue de protéger les milieux naturels de la région des Appalaches du sud du Québec. Depuis la création de l'organisme en 2002, la superficie protégée à perpétuité en milieu privé est passée de 400 ha (1000 acres) à plus de 8 000 ha (19 760 acres). Pour contribuer à cette grande mission, communiquez avec le : 450 242-1125.
Mélanie Roy
Humanité en transition
Force m'est de réaliser, qu'avant tout, c'est ma profonde conviction qu'il existe une autre façon de vivre et mon incapacité à me résoudre aux valeurs matérielles caractérisant notre siècle qui allume en moi la flamme munificente du service. C'est d'un élan de compassion devant la souffrance engendrée par l'humain à tous les êtres vivants, incluant lui-même, et à notre mère la terre : ses forêts, ses rivières et ses écosystèmes, que je tire ma motivation à l'action. C'est dans une reconnaissance que nous sommes parties intégrales de cet univers vivant qui nous supporte et nous soutient que je remets en question le panorama sociétaire, ce paradigme que l'on accepte comme vision de notre existence humaine.
De quoi est composé ce paradigme? D'un concept de l'identité personnelle, du succès, et même du bonheur, étroitement rattaché à la possession de biens de consommation. D'une acceptation d'un mode de vie individuel et chacun-pour-soi que l'on appelle liberté. De décisions prises selon des considérations rentables et à court terme. D'un standard de confort auquel nous sommes profondément attachés.
C'est ainsi que nous nous retrouvons au Canada avec une empreinte écologique de 7,6 hectares par personne, ce qui veut dire que si tous les terriens vivaient comme nous, il faudrait 4,3 planètes pour nous fournir en ressources. À l'échelle mondiale, le style de vie de la population actuelle nécessiterait, d'ici 2030, pour être maintenu les ressources de deux planètes comme la nôtre. Cela apparaît malheureusement comme un concept encore beaucoup trop abstrait, et l'urgence d'agir ou l'évidence scientifique d'une transition nécessaire ne nous touche pas encore chacun personnellement.
Mais, dans cette époque de tous les possibles, il ne faut pas oublier qu'ensemble nous détenons un potentiel transformateur inouï!
Pour ma part, je choisis avec toutes les fibres de mon être d'être optimiste et cocréatrice. Parce que malgré tout, je crois au grand pouvoir de la résilience humaine, je choisis de poser mon attention sur les milliers d'alternatives qui se déploient présentement. Les entreprises sociales, comme les marchés de solidarité, les laboratoires du Nouveau Monde que sont les écovillages, les projets communautaires et écologiques, les monnaies locales, les groupes de guérison et autres sont autant d'expressions de notre foi dans le processus de restauration de la terre et des humains. Vivre sur la Terre selon nos véritables moyens, tout en comblant nos besoins fondamentaux, cela est possible et nous demande de devenir tout un chacun des acteurs de changement et de transformation.
L'initiative Transition Sutton (voir le www.villesen-transition.net/sutton) est pour moi une occasion de favoriser la mise en marche à l'échelle locale de ce grand mouvement qui devra être amorcé collectivement vers une nouvelle façon d'interagir avec le système vivant dans lequel nous évoluons.
Cet espace d'échange d'information et de partage autour des différents défis du 21e siècle pourrait nous permettre non seulement d'améliorer notre compréhension des enjeux auxquels nous faisons face, mais aussi de s'exprimer sur le sujet, de créer des liens et qui sait des alliances menant à la naissance de nouveaux projets supportant la transition. C'est aussi l'endroit par excellence pour honorer ce qui a été entrepris dans le passé et faire connaître les alternatives qui s'offrent déjà à nous.
Une série de rencontres a été amorcée en avril dernier, à raison d'une soirée par mois, au Cafetier. Le mouvement « Villes en transition », le pic pétro-lier et l'approvisionnement alimentaire en ont été les sujets principaux. Des solutions, des outils d'organisation et des exemples de réussite seront aussi explorés dans le cadre de cette démarche. Cet espace appartient à la communauté et toute personne désireuse de contribuer ou de présenter de l'information est bienvenue.
Les rencontres reprendront en septembre 2009 et il n'en tient qu'à vous de venir y mettre vos couleurs afin que germe dans notre communauté un esprit d'entraide, de sollicitude, d'apprentissage et d'action éclairée, le tout porté par un grand vent de munificence!
Vicky Veilleux
Membre du comité catalyseur de Transition Sutton
Une partie de cet article a été tiré de mon site sur les écocommunautés et les collectivités durables: vivreensemblepourlaplanete.blogspot.com
Capter le paysage, en peindre le songe
par Véronique Gemme
Elle s'assoit devant le paysage. Le sent, l'écoute, le goûte. Elle ferme les yeux. De sa main, elle soulève un pinceau et colore le ciel clair. Tout a l'étoffe de l'eau et le grain de la terre. Elle ouvre les yeux et retrouve l'instant qui a touché son âme.
C'est ainsi que Vandana Gillain crée ses tableaux aux paysages ancrés et mouvants, aux fleurs sauvages et libérées, aux ondulations cristallines de l'âme.
À sa table, elle s'installe. Papiers, crayons, aquarelles. Elle trace une esquisse légère. Elle est à un moment où aucune image concrète ne s'interpose entre le papier et l'état ressenti. Le crayon glisse sur la surface. Les seules contraintes viendraient d'une contraction intérieure qui empêcherait le flux de jaillir. Si l'artiste tente de forcer quoi que se soit ou au contraire, résiste à ce qui veut émerger, le geste déraille, et il faut composer avec cette marque dans la croissance du dessin. Cependant, rien n'est une véritable faute. Ainsi, par couches, l'image-sensation se développe d'entre les arabesques et des formes se révèlent. Naturellement, les sentiments prennent les corps d'où ils ont été captés : montagnes, eaux, ciel, fleurs. L'artiste n'est pas attaché à ces formes, elles se dessinent d'elles-mêmes. Comme si l'âme des éléments retrouvait son souffle à travers une adaptation de leur forme originale en se réinventant. La montagne n'a pas les mêmes ondulations que celle qu'elle a observée, mais c'est la même. C'est un moment qui s'inscrit à l'intérieur de plusieurs autres.

De ces croquis, elle en sélectionnera un qu'elle reproduira sur toile, papier, bois. Toujours, elle suit son impulsion. Elle avive les surfaces où des couleurs sont superposées en glacis, afin de mieux en faire ressortir la transparence. Elle peint les choses qu'elle a vues avec l'expérience du cœur. À ce moment même si elle ne recherche pas l'exactitude, les formes émergent spontanément. Chez l'artiste, c'est le regard qui importe. Vandana capte la beauté, l'essence intérieure des êtres. Elle peint avec les yeux du cœur.
Le vaste répertoire des médiums l'enchante. Elle aime les nouvelles textures et les matériaux étrangers la stimulent. Dans son atelier cohabitent les encres de Chine sur papier de riz, les huiles sur papier, sur toiles, les acryliques. Elle brise les tabous en fusionnant huile et acrylique sur un même support. Les résultats sont saisissants. Elle a pratiqué le batik pendant plusieurs années, aimerait apprendre la calligraphie.
 Sur le chemin des peintures, j'ai découvert une poésie que cultive l'artiste. Les tableaux sont souvent accompagnés de légers soufflements qui nous guident à l'intérieur d'une méditation. Nous nous promenons en les lieux du poème comme sur les plages de la toile. En aucun cas, le poème n'est une marque explicative de la peinture ou du moment. Tout n'est qu'évocation. Le texte et la peinture s'accompagnent, tels deux grands amis. À force de regarder la beauté qui t'inonde, tu commences à chanter et tu deviens le monde où rivières et rives soudainement se confondent…
Vandana ne peint pas que pour elle. Elle le fait pour le partage avec les gens. C'est une responsabilité de partager qui l'on est et ce que l'on apprend. Une peinture, n'importe laquelle, peut faire du bien à quelqu'un. La personne trouve quelque chose à l'intérieur de l'œuvre qui lui est important. L'histoire visuelle se battit de l'intérieur. Elle fait ainsi des associations avec ce qu'elle voit et ce qu'elle ressent. C'est comme une carte géographique du monde interne.
Reconnaître ce que la vie donne dans l'instant présent permet de se reconnaître pleinement. C'est pour cela qu'elle peint la nature, les fleurs, pour ce qu'elle a de plus exceptionnel à donner. Elle s'imprègne de ce qu'ils comportent de vie afin de le transmettre. En se laissant pénétrer par des moments et les sensations de plénitude qui leur sont liées, de ce qu'elle perçoit de doux, de vrai, elle redonne la légèreté à ce qui est. C'est un besoin de s'exprimer sur la beauté de la vie. Un message de l'intérieur. Par une écoute attentive, l'artiste transmet les couleurs qui lui sont révélées. Ses peintures reflètent un espace tant intérieur qu'extérieur.
Dans l'atelier, une photographie de Kent Nagano ne manque pas de capter mon attention. Elle l'y a accrochée parce que pour elle, il est entièrement lui-même. Un homme qui suit son individualité. Et cela est peut-être l'éclat premier qui souffle sous l'œuvre de Vandana Gillain : suivre son individualité. Suivre les remous de son inconscient, de qui l'on est, en transmettant ce que l'on a capté de son expérience. Faire confiance à ce qui est, ce qui vient, mais aussi à ce que l'on est, comment l'on perçoit et transmet les choses.
Par ses peintures, Vandana Gillain apporte de la douceur en ce monde.
Pour contacter Vandana Gillain : 450-538-2377 Courriel : vandana.gillain@yahoo.ca
Une semaine de rêves au pays des merveilles
Lundi 13 juillet, 10 h 30 -LA FIN-
C'est la dernière journée de recherche pour cet article. Par contre, pour les jeunes, les moniteurs, la monitrice et les apprentis/bénévoles qui sont arrivés à 9 h, la semaine recommence au camp d'été de Sutton. On ressent de la fébrilité dans l'air.
Moi, je sais que je vais m'ennuyer de tout c'te beau monde là et de tous ces moments présents inoubliables que j'ai partagés avec eux. Avec votre permission, je me mets en “rewind”.
Lundi 6 juillet, 15h -LE DÉBUT-
J'approche du parc municipal via la promenade asphaltée. Ça sera mon premier contact avec la gang. De loin, j'entends déjà la symphonie d'une quarantaine de jeunes qui s'amusent comme des fous.
La majorité est à la piscine extérieure, surveillée par les moniteurs Dave et Laurie ainsi que les trois lifeguards. Les autres s'affairent joyeusement sur les divers appareils de jeux disponibles autour. Enfin, quelques-uns se rassemblent à une table à pique-nique pour participer à un jeu de cartes. La bande, qui n'est pas à la piscine, est surveillée attentivement par Olivier.
Les moniteurs s'amusent autant que les jeunes et ces derniers l'apprécient énormément. La complicité moniteurs/participants est mise en évidence par des petits gestes d'affection. Il fait beau et la vie est belle.
Mardi 7 juillet, 9 h 30 -Matinée de pluie-
Dehors, il pleut. Mais, on dirait que le tonnerre et les éclairs sont à l'intérieur du gymnase de l'école. L'éner-gie dégagée par toute cette jeunesse est « foudroyante ».
Je ne saurais comment vous décrire le jeu excitant et passionnant qui se déroule devant moi, mais faut surtout pas resté figé. Y'a tellement de p'tits ballons qui se font lancer de partout, c'en est étourdissant. Le jeu consiste à les éviter. La distraction n'est pas recommandée à un spectateur, je l'ai appris à mes dépens. De plus, la résonnance fait en sorte qu'on se croirait au Centre Bell. C'est le délire total. Bien sûr, les moniteurs et leurs apprentis/bénévoles y participent. Façon subtile de garder le contrôle.
Le mardi 7 juillet, 13 h 30 -Après le lunch-
Sans l'avoir planifié ainsi, je croise une partie du groupe au centre du village. Ils se dirigent allègrement vers le parc. Les autres vont suivre, question de bien partager le nombre selon les moniteurs. Ils ont tous un grand sourire et saluent les adultes qu'ils reconnaissent. Personne ne s'énerve.
Quelques spectateurs me font remarquer que pour eux le moment est sublime : « Sont bien élevés tes jeunes! ».
Arrivés au parc, ils se précipitent à la piscine, aux balançoires, au basketball ou à autre chose. La consigne cette après-midi : on profite du beau temps. Pas de jeux organisés, loisirs libres. Quand les jeunes sont en groupe, ce n'est pas l'imagination qui manque. Bien entendu, les aires de jeux sont délimitées. Malheur à celui qui tente de s'échapper : 10 minutes au banc des punitions. Ça devrait le calmer.
Avec tout ce qui se passe à ce moment, faut avouer une fois de plus que la vie est belle.
Mercredi 8 juillet, 10 h 45 -Une autre matinée de pluie-
Dans le gymnase, on joue à un des nombreux jeux qui impliquent un loup. À une extrémité de la salle, la demoiselle qui a été choisie comme premier loup, se tient debout, dos aux autres. Ensemble, ces derniers crient : « Quelle heure est-il monsieur Le Loup? ». Le loup répond par un nombre au hasard : 2 h, 10 h, 20 h... Les futures victimes doivent avancer au nombre de pas représenté par l'heure. Le scénario se répète jusqu'au moment où le loup crie : « C'est l'heure de manger! ». Alors LÀ, LÀ… c'est la panique totale. Même moi, j'ai fait un saut. Le loup attrape ses victimes et ils se transforment à leur tour en loups.
Ç'est tellement drôle de les voir tricher entre eux. « Fait partie de la game », me dit Dave. Le jeu se poursuit, mais mon article doit se terminer ici, car j'ai largement dépassé l'espace qui m'était alloué.
Je dois absolument mentionner les noms de Sarah et Alexis (12 ans), Kassidy et Thomas (11 ans), Hugo et Mathis (8 ans). Ils m'ont beaucoup aidé et inspiré. Ainsi que Diane Hudson et sa troupe de moniteurs.
Pour tout renseignement concernant Les Loisirs de Sutton, communiquez avec Nathalie Mireault à l'hôtel de ville : 450 538-2290.
Tant qu'à moi, j'ai vraiment passé une semaine de rêve.
Rolland Potvin
TARTINER BD ET MUSIQUE DES DEUX CÔTÉS
Bandes dessinées et musiques
Par Ramon Vitesse
Pour nous, il conviendra d'aborder l'automne en munificence… Effectivement, la présente proposition consiste à tartiner joyeusement et goulûment des deux côtés de notre pain culturel quotidien; à y aller copieusement!!!
MES MILLE ET UNE NUITS AU CAIRE (Futuropolis) de Golo. Indubitablement cet auteur insatiable a choisi de s'établir en Égypte pour la prodigalité des petites gens, des fêtes populaires et, afin de se plonger, in situ, dans les Mille et une nuits qui ont certes encore bien plus de versions… La citation de De Nerval ouvrant cette BD en dit long : « En Orient tout devient conte ». Ajoutons que Gouddah, le passeur culturel de l'auteur, s'avère être : « …un artiste du hasard, un créateur de situations, un tourbillon de fantaisie. Il renversait les conventions, faisait exploser le rire, s'effondrer les barrières…»! Loin du tourisme et de la banalité, l'auteur - au dessin aussi prolixe que jouissif - pose le fondement de son travail iconoclaste : « Écrire c'est se rappeler. Les manuscrits des Mille et une Nuits fixent les traces d'un âge d'or révolu. Une précaution contre l'amnésie. ». Une lecture fantaisiste qui fait appel à l'esprit et aux envies de culbutes inopinées.
JE VOUDRAIS ME SUICIDER MAIS JE N'AI PAS LE TEMPS (Dargaud) de Florence Cestac et Jean Teulé. Ce livre confirme hors de tout doute que Charlie Schlingo ne se contente pas d'être dessinateur de BD, il culmine surréalistement en vivant ses bandes foldingues en étant, à lui tout seul, au moins aussi turbulent que toute la bande des Pieds Nickelés… Déchaîné, handicapé, humoriste sur le champ et galoche sans limites aucune, le voici dépeint avec force par une paire de bédéistes fabuleux et amis de surcroît. Le résultat apparaît aussi intransigeant que puissant; comme une farce véridique à la fois triste et d'un comique à pisser de rire!
FIN DE CHAÎNE (Sarbacane) de Michel Galvin. L'histoire dramatique d'une espèce de volatiles incapable de s'élever qui, rapidement, disparait sous le coup d'un assassin ou d'une malédiction fatidique et sanglante. Dans un style graphique ultradépouillé, mais perverti par un texte bavard, sérieux et souvent auto court-circuité, l'auteur alerte le genre humain d'une dérive analogue qui nous mènerait, à l'instar de bien des espèces actuelles, à notre perte – purement et simplement. Le pire c'est que l'intelligence mal utilisée semblerait être le nœud du problème…
ANIMAL'Z, (Casterman) d'Enki Bilal. Cet auteur célèbre n'a rien d'un rigolo. Dans ce nouveau livre Bilal délaisse les tiraillements politiques pour se coltiner avec notre survie en cas de catastrophe « naturelle ». Dans le choix d'un papier gris comme dans l'utilisation d'un dessin au crayon noir gras plutôt que de la peinture, l'auteur renoue avec ses instincts de base. Pour lui, ses bandes sont en phase avec les sentiments que lui procure notre monde : « désarroi, fascination et incrédulité ». À l'instar d'un Jules Vernes, Bilal s'aventure dans un proche futur où l'eau devient un enjeu déterminant.
CŒUR DE GLACE, Et autres histoires de demain (Les 400 Coups) collectif. Cette anthologie de BD rares ou introuvables constitue un panorama d'auteurs québécois des plus varié sur un genre populaire : la science-fiction. Le recueil est ouvert par Grégoire Bouchard à qui l'on doit Vers un monde lointain (Paquet 2008), un livre complet du même acabit que cette courte histoire où les époques passées et futures s'entrecroisent… Quelques autres BD fort brillantes au sommaire de ce récent opus de la jeune collection Rotor – du tout Québec (même imprimé ici!).
LES HAUTS DE HURLEVENT, Volume 1 (Delcourt) d'Émily Brontë par Yann et Edith. Ah, les splendides dessins et les couleurs, parmi les plus belles de la BD pour tous, d'Edith… Que voilà un texte classique brillamment découpé par Yann et dont le coup de pinceau agile d'Edith parviendra à graver dans le cœur de nouveaux adeptes autant que le ravivera auprès de ses aficionados. Ex Libris, une collection qui donne enfin un sens au genre « classiques illustrés »…
POURQUOI J'MEURS TOUT L'TEMPS (Écosociété) d'Anaïs Airelle. Je me permets de glisser ici un récit plutôt qu'une BD (c'est tout de même Julie Doucet qui signe la couverture!); genre d'exception chez cet éditeur qui, même poursuivi par la Barrick Gold, persiste et publie du livre libre… Dans une langue verte et authentique, une jeune aide soignante, « la petite », retrace son propre parcours dans la rue et dans son envie de mordre dans l'indifférence.
BASTIONS PIRATES, Petite histoire libertaire de la piraterie (Lux) du collectif Do or die. Seconde incartade à la BD… Un petit ouvrage qui en dit long sur notre ignorance d'un sujet parmi tant d'autres. Ici, avec force de références d'époque, le collectif britannique (également éditeur d'une revue éponyme) s'emploie à revisiter l'histoire de la piraterie sous un jour libertaire. Anti-capitalistes, égalitaires, anti-esclavagistes bien avant l'heure et créateurs de zones autonomes temporaires (dont Utopia), les pirates sont autrement plus intéressants que l'histoire ordinaire nous l'a laissé entendre après les avoir exterminés.
EN TEMPS ET LIEUX 2 (L'Oie de Cravan) de Patrice Desbiens. Un poète québécois des plus lisibles tout en maniant un verbe rebelle des plus touchants : « Abattez vos voitures comme des chevaux blessés et brûlez-les. ». Il est aussi question de brûler les banques… Il faut à tout prix lire la proposition de l'auteur pour les remplacer.
En musique, allons-y pour deux propositions alléchantes :
HUGO FLEURY, Soudure mexicaine (Disques Anubis/Outside). Après un temps, revoici le chanteur, parolier et guitariste du groupe world Polémil Bazar, désormais en solo. À part la base et la batterie (on reconnaît Patrick le batteur des Vulgaires Machins), Hugo est l'homme-orchestre en jouant un peu de tout et, surtout de guitare électrique et de son accordéon… Un peu plus dur comme son, mais toujours aussi habile à jongler avec les mots et leur poésie dans un registre engagé (Club Med, Tuer le temps, Fratelli, etc.)!
LE NOMBRE, Vile et fantastique (Blow The Fuse/ Select). Un retour fulgurant pour ce groupe rock aux accents garages… Peut-être moins le pied au plancher que sur Scénario catastrophe, mais toujours cette flamme rock'n'roll intense. Jean-Philippe (un ex-Secrétaires Volantes avec le bassiste Gourmet Délice), qui tient une des guitares au sein du groupe, signe également les textes et l'impeccable réalisation. Un album cohérent qui fustige avec à propos l'air du temps tels les militaires (Des Zombies et des fleurs), la super-ficialité (Couleur naturelle) et la déchéance (Vile et fantastique).
LE PLEIN DE CINÉMA CINÉFIL
par Ramon Vitesse
Trop génial de tomber dans la thématique de munificence… Parlant cinéma d'auteurs et de répertoire récent, les Créations Falzar vous présente l'offre toute neuve nommée Cinéfil en lançant une toute première programmation à Cowansville dans le magnifique et patrimonial Théâtre Princesse tous les lundis d'automne du 14 septembre jusqu'au 2 novembre!
Un peu comme dans les festivals de cinéma, le plus génial reste de se gâter et de s'en mettre plein les yeux… Pour aller dans ce sens, le Cinéfil a choisi de mettre à la disposition des amateurs de cinéma et de culture une carte de saison à prix modique qui permet de tout voir sans s'inquiéter de se ruiner. La carte de saison est en effet disponible au Théâtre Princesse, à la Librairie Cowansville et chez Verveine et Cie pour seulement 50 $. Cette carte donne le libre accès aux huit soirées de la programmation automnale.
Ce projet des Créations Falzar, qui compte sur la présence et l'intérêt des curieux du cinéma pour poursuivre de saison en saison, est rendu possible grâce au soutien du ministère de la Culture, du Patrimoine et de la Condition féminine du Québec et de celui de la Ville de Cowansville. Il y a aussi la participation généreuse de gens impliqués qui pensent qu'il est vital de voisiner des œuvres indépendantes de qualité pour accroître une vision plus vive du monde et nourrir ses rêves; voire ses utopies! Par exemple, des membres des Productions du Bocal (connue pour ses projections cinéma dans la région) s'impliquent, entre autres, dans la programmation.
Les projections auront lieu tous les lundis à 19 h 30 (à compter du 14 septembre) au Cinéma Princesse situé 141 rue Principale à Cowansville. La programmation est disponible en ligne sur le site theatreprincess.com ou encore en appelant au 450 263-5900. Ajoutons que le Théâtre Princesse, récemment racheté par la famille Fontaine, bénéficie actuellement d'une cure de jou-vence qui le rendra autrement plus attractif. Si les rénovations à l'intérieur transformeront les lieux au goût du jour, le souci des Fontaine reste de contribuer concrètement à revamper la rue Principale tout en restituant à la façade un cachet d'époque.
À titre d'information, mentionnons que l'aména-gement d'une deuxième salle est prévu, qu'un vrai café ouvrira, qu'un hall d'exposition présentera l'art local et que de nouveaux appareils de projection et des sièges tout neufs seront installés.
On vous aura prévenu : Cowansville rimera avec cinéma d'auteur tous les lundis pour le plaisir de l'œil et par bonheur!
Effet placebo?
Est-ce qu'un thérapeute ou même un médecin vous a déjà demandé ce que VOUS vouliez faire à propos de votre état de santé, de vos inconforts physiques ou autres? Quel était votre plan de guérison, ou encore plus simplement, votre responsabilité dans votre cheminement vers votre mieux-être?
Avez-vous déjà pensé que vous aviez le pouvoir de diriger votre vie? Bien sûr, on peut avoir la sensation de perdre le contrôle ou de sentir profondément que la notion de contrôle est illusoire… Mais encore là, à moins d'avoir une perte de conscience ou d'être dans l'impossibilité d'exprimer cette conscience, on est toujours devant des choix. Et c'est bien là notre plus grand drame : accepter la responsabilité de nos choix. Sans parler des conséquences et des nouveaux choix qu'elles engendreront! Mais c'est aussi le cadeau que la vie nous a fait : avoir la possibilité de continuer à chercher, avec espoir, vers le meilleur de soi.
En choisissant un thérapeute (et j'englobe dans ce terme toute personne professionnelle qui vous accompagne dans votre plan de santé), rappelez-vous que dans chaque mot entendu, dans chaque geste perçu et dans chaque contact reçu, il y a un effet placebo; un effet psychologique qui a le pouvoir d'agir sur l'ensemble de l'être. Si une thérapie est prodiguée par un praticien positif, avec souci et attention, l'effet sera positivement bon, ne serait-ce que dans le pouvoir de l'espoir et de la pensée positive. Et c'est gratuit! Pas le traitement, mais la grâce qui l'accompagne.
Dans le cas d'un massage, l'effet positif du placebo est un dérivatif de la rencontre avec le massothérapeute. Une rencontre généreuse qui permet de raconter son histoire, d'être entendu et écouté, verbalement, mais aussi dans le sens de l'écoute et du respect du corps. Une rencontre qui accorde du temps au temps, aux émotions qui cherchent à faire surface, aux malaises physiques qui n'aspirent qu'à l'accueil, à l'apaisement et à la compassion, appelant le soulagement. Une rencontre qui respecte l'intégrité dans le sens de se sentir entier. Une rencontre où le thérapeute ose parler d'espoir et de responsabilité.
En réalité, il serait plausible de croire qu'il en est de l'obligation des professionnels de la santé, et non pas simplement de leur sens de la générosité, de transmettre aux clients le pouvoir de la pensée positive, sachant qu'un nombre important d'entre eux y réagiront bien, contribuant positivement à leur état de santé, même si ces mots et ces gestes sont des « placebos ».
L'effet placebo est peut-être la médecine la plus puissante que l'on connaisse. Parce qu'elle parle de croyance, elle agit comme un « boost » d'énergie sur tout ce qu'on choisit de faire. Il en va de même pour la pensée négative. Soyez certain que si vous croyez fermement que « ça » ne marchera pas; il y a bien quelque chose qui ne marchera pas en vous ou pour vous!
Si vous ne l'avez pas encore trouvé ce thérapeute qui, de sa présence et de son écoute éclaire votre chemin, est disposé à donner généreusement de lui-même, de son savoir et ses connaissances, de ses expériences et compétences, je vous encourage à élargir le sentier sur lequel se posent les pas de votre aventure. C'est de votre vie, de votre santé dont il s'agit. À vous de jouer.
Anik Kelly
Masso-kinésithérapeute, monréseau+
Les Séries 5peaks : courses en forêt
À Sutton le 31 octobre
« Les Séries 5Peaks courses en forêt » sont le chef de file dans le domaine des courses sur sentiers au Canada. Les objectifs sont d'offrir une atmosphère électrisante, un parcours rempli de défis, un peloton compétitif et une extraordinaire expérience hors des sentiers battus. Le tout dans le respect et la promotion de pratiques saines pour l'environ-nement.
La course de catégorie Sport propose aux participants de niveau débutant un parcours exigeant, mais surmontable, d'une distance de 5 à 7 km, tandis que la course de catégorie Enduro offre aux coureurs plus aguerris une variété de parcours de 8 à 15 km parmi les terrains les plus spectaculaires du pays. Dans chaque secteur, on retrouve un parcours de 1/2 marathon qui permettra aux coureurs de se mettre au défi sur 21 kilomètres de terrain des plus accidentés au Canada.
Les enfants sont admissibles, jusqu'à l'âge de 10 ans, au Défi pour enfants de la Banque Scotia. On encourage les filles et les garçons à y prendre part. Il s'agit d'événements de participation puisque le fait de gagner n'est pas récompensé. Seule la participation l'est.
Sur tous les parcours, vous enjamberez des rochers, des racines, des souches et des troncs d'arbre, vous grimperez des pentes de ski et des sentiers de marche et vous courrez dans des flaques d'eau, de la boue, sur de la neige et plus encore… loin des sentiers battus. Avec pour résultat, des effets positifs sur votre santé et aucun effet négatif sur l'environnement!
• 6 régions : la Colombie-Britannique, la région centrale et la région du nord de l'Alberta, le sud-est et l'est de l'Ontario ainsi que le Québec. Un circuit véritablement national!
• 4 catégories de courses : le Défi des Enfants (500 m à 1 km), Sport (5 à 7 km), Enduro (8 à 15 km) et demi-marathon (21.5 km)
• 27 courses au total qui se tiendront au pays de mai à septembre
• Plus de 10 000 participants : des coureurs de tous les niveaux, de débutant à élite, peuvent participer et se mesurer les uns aux autres à l'occasion d'un événement unique et emballant!
Toutes les informations, concernant « les Séries 5 Peaks des courses en forêt » et la course dans votre secteur sont disponi-bles sur le site www.5Peaks.com
Si vous avez des questions, n'hésitez pas à communiquer avec moi par courriel à olekj@sympatico.ca ou par téléphone au 514 273-9271.
Jacques Olek
Deux rêves inédits à Dunham
Studio d'art LL
Linda Hobley, SCA, BFA, habite Dunham et y cultive depuis un bon bout de temps son amour de la nature et ses talents d'artiste-peintre et d'artisane. Grâce au « Relais de la Diligence ». Elle a maintenant pignon sur rue au coeur du village de Dunham.
Son rêve d'un studio-galerie est maintenant concret et nous invite à découvrir les dernières créations de Linda et l'œuvre en cours de réalisation.
Vous aurez alors l'occasion d'observer le prochain tableau à un moment inédit! La galerie présente des œuvres originales de Linda, des reproductions (giclées) de ses œuvres, des lithographies et des cartes-cadeaux. Le studio offre également un service de reproduction haut de gamme pour vos œuvres d'art et vos photos.
Jenni Tannahill, la fille de Linda y expose, en exclusivité, ses acryliques flamboyantes! Naomi Perl, céramiste de Dunham, présente des poteries originales où se marient les « design » asiatique et traditionnel. Des créations textiles et des bijoux de Vera Strobele complètent l'éventail de la galerie et témoignent de la diversité des talents actifs dans la région.
Le Studio d'art LL sera un arrêt incontournable de la prochaine Tournée des 20, en septembre et octobre. Vous pouvez rencontrer l'artiste du jeudi au dimanche, de 11 h à 17 h, dès maintenant. Consulter le site : www.kenlinda.com pour plus de détails.
Chocolats Colombe
Depuis le 7 juin, Chocolats Colombe offre un nouveau rendez-vous, « douceurs chocolatées », aux Dunhamiennes et Dunhamiens et à tous les gourmets de la région, de même qu'aux visiteurs.
Colombe Ménard, la grande fée du goût, exploite ses talents de chocolatière depuis dix-sept ans à Ange-Gardien. De la cuisine familiale à la belle maison de pierres des ancêtres, l'entreprise grandit avec la passion des saveurs à partager. « Toutes les histoires sont bonnes et l'on peut les mettre dans le chocolat », selon la devise de Colombe.
Le secret du succès tient, bien sûr, à l'utilisation des meilleurs ingrédients et à l'inspiration de l'artiste qui vous offre de déguster une truffe « fraise et poivre rosé » ou à « l'érable », ou une « pureté noire » (ganache choco et chocolat noir), ou encore un « florentin », combinaison de chocolat, amande, orange confite et miel.
À moins que vous optiez pour un « caramel salé », à base de choco noir ou au lait. Il reste à deviner l'élément cuit…! Ou encore un Tanariva, composé d'une ganache de chocolat Valrhona et de chocolat noir. Et vous aurez l'occasion de découvrir l'indice de la ganache réussie!
Osez le détour chez Chocolats Colombe, 3809, Principale, à Dunham! Il s'agit bien d'une adresse qu'on ne peut manquer, au « Relais de la Diligence »! 450 295-1119.
Bonnes dégustations!
Lise F. Meunier
La foire de l'environnement et de l'habitation saine
PROJET ÉCOSPHÈRE : des solutions viables à votre portée
Cette année se tiendra la quatrième édition du PROJET ÉCOSPHÈRE, foire entièrement consacrée au développement durable et à l'environnement, les 26 et 27 septembre 2009, toujours sur le site de la foire de Brome (Brome Fair). Ce rendez-vous unique au Québec, par son caractère champêtre et la qualité des exposants et des conférenciers qu'il rassemble, vous proposera des solutions concrètes et viables à adopter au quotidien.
Deux personnalités publiques reconnues pour leur implication dans la sauvegarde de l'environnement se sont associées à l'événement : Laure Waridel, écosociologue et cofondatrice d'Équiterre, agit à titre de présidente d'honneur et Pascale Bussières, actrice québécoise réputée, demeure la fidèle porte-parole. Pour ces deux femmes engagées et engageantes, il est prioritaire de bien s'informer pour prendre des décisions de vie et de consommation éclairées, et ainsi, véritablement agir pour transformer notre monde et adopter des comportements en cohérence avec les principes de la durabilité environnementale.
Conférences et tables rondes sur les grands enjeux écologiques actuels
Durant les deux jours de festivités, le public aura l'occasion d'assister à près de 40 conférences et tables rondes. Laure Waridel inaugurera l'événement avec sa conférence « Le monde est petit : Comment passer de la parole aux actes pour un monde plus écologique et plus solidaire? » le jeudi soir 24 septembre à Cowansville. Pionnière du commerce équitable et de la consommation responsable au Québec, Laure Waridel a plusieurs fois été qualifiée de leader par les grands médias. Le ma-gazine Maclean's l'a d'ailleurs classée parmi les « 25 jeunes Canadiens qui changent le monde ». Saisissez l'occasion exceptionnelle de la rencontrer à Cowansville et à Brome.
D'autres conférenciers chevronnés seront au rendez-vous les 26 et 27 septembre. Parmi ceux-ci, mentionnons la sommité internationale Riccardo Petrella, de passage au Québec pour présenter « Le Manifeste de l'eau », son livre à l'origine d'une polémique à travers le monde. Intellectuel militant activement au sein de la société civile, il est le fondateur du Groupe de Lisbonne et du Comité international pour le Contrat mondial de l'eau. Pour sa part, le Dr Shiv Chopra, microbiologiste et vétérinaire qui a consacré 35 ans de carrière à Santé Canada, exposera « Les cinq piliers de la sécurité alimentaire ».
Tous chefs de file dans leurs domaines respectifs, les conférenciers suivants sauront également vous inspirer : Roméo Bouchard, de la Coalition pour un Québec des Régions et anciennement de l'Union paysanne, présentera « SOS Pronovost »; André Fauteux, éditeur du magazine La Maison du 21e siècle, vous entretiendra de « La lutte à l'électrosmog »; Hugo Latulippe, cinéaste, présentera son documentaire « Manifeste numéro 8 : décoloniser le pays », lequel sera suivi d'une discussion; Claude Béland, président du MÉDAC (Mouvement d'éducation et de défense des actionnaires) et ex-président du Mouvement Desjardins, livrera son « Plaidoyer pour une économie solidaire ». M. Béland est l'auteur de nombreux articles et ouvrages sur le coopératisme et les questions économiques et sociales.
Afin de mettre de l'avant des solutions d'avenir, des conférences et tables rondes porteront sur les carburants alternatifs, l'énergie solaire, la dépendance à l'hydroélectricité, les approches « Natural Steps » et « Villes en transition ». Un volet sera consacré à l'alimentation et à l'herboristerie. Parmi les autres thèmes abordés, mentionnons : maisons vertes, autoconstruction, toits et murs végétaux, foyers de masse, géothermie, radon et champs électromagnétiques.
Des exposants qui proposent des solutions concrètes
PROJET ÉCOSPHÈRE prévoit accueillir cette année encore 170 exposants et plus de 7 000 visiteurs. Réunis en un même endroit pour faciliter la vie des citoyens (pré)occupés, une panoplie d'entreprises et d'organismes communautaires œuvrant notamment dans l'architecture écologique, les nouvelles technologies vertes, les énergies propres, la mode récup, l'alimentation saine et les médecines complémentaires feront connaître au grand public les produits et services novateurs mis à leur disposition pour effectuer un virage vert. Ils proposeront des avenues concrètes pour consommer mieux et moins et ainsi faire une différence collectivement.
Ateliers pratiques, films, musiciens, conteurs, expos photo, spectacles
Le clou des spectacles cette année sera celui d'Elisapie Isaac, chanteuse Inuk ayant commencé sa carrière au sein du duo Taima, qui interprétera les chansons de son tout nouvel album solo There Will Be Stars. « Un souffle où s'entremêlent joie de vivre et mélancolie, où se côtoient chansons pop et univers folk, où la poésie des mots salue au passage l'anglais et l'inuktitut. De la pop nordique? De l'éclectisme en provenance de l'Arctique? » À vous de la découvrir en spectacle à Brome, en primeur avant sa tournée.
Ne manquez pas l'impressionnant Cercle de tamtams avec 350 percussionnistes, les ateliers pratiques — création de bijoux recyclés, peinture sur tissu, dégustation de thés —, le fort apprécié Défilé des écodesigners, mettant en vedette les jeunes créateurs de chez nous, les expositions photo de la Biosphère, de l'UNESCO et d'autres sur le thème de l'environnement. Enfin, une sélection spéciale de films et documentaires seront projetés du jeudi au samedi soir dans trois localités environnantes, Bromont, Lac-Brome et Sutton, incluant les trois documentaires lauréats 2009 du Festival de films de Portneuf sur l'environnement.
Vivez une expérience munificente avec famille et amis, et surtout, trouvez l'inspiration pour effectuer un virage écoresponsable vers l'amélioration de notre milieu de vie.
Info événement et programmation : www.projetecosphere.org 450 538-5005 et 888 811-4928.
Nathalie Berger
Groupe Écosphère
De l'infinie générosité de la nature
Les étés pluvieux comme celui-ci ont leurs avantages. La flore sauvage y livre un spectacle majestueux de couleur et de beauté. Je m'amuse souvent à imaginer la terre avant la colonisation humaine. Certains lieux sont incroyables. Les premiers visiteurs ont dû vivre d'intenses moments d'extase.
La splendeur de la nature est, en soi, un geste de pure munificence de la terre, de la vie.
Il existe une petite plante qui orne les étés de l'hémisphère nord. Les champs, les fossés et de nombreux jardins arborent abondamment son capitule blanc aplati. C'est l'Achillée millefeuille, Achillea millefolium. Sans être d'une beauté extravagante, ses fleurs sont d'une grande délicatesse.
 Dans l'édition d'été du présent journal, je vous ai brièvement parlé des élixirs floraux, ces préparations de nature vibratoire à base de fleurs fraîches. Celui de l'achillée est particulièrement intéressant. « L'élixir d'achillée a des applications quasi universelles et il est bon de l'utiliser dans de nombreux complexes floraux destinés à répondre aux profondes mutations de l'âme humaine1 ». Le remède est indiqué pour les gens hypersensibles à leur milieu. Souvent aux prises avec des malaises environnementaux comme des allergies, « facilement épuisés et très vulnérables aux pensées et aux intentions négatives émanant de leur entourage1 ». En contrepartie, ces mêmes personnes sont souvent extraordinairement réceptives aux informations psychiques, douées pour guérir, guider, enseigner. L'élixir se rapporte à l'invulnérabilité de l'Achille légendaire. Les gens qui cherchent et permettent à leur âme de grandir n'ont pas, à notre époque, la protection qu'assurait jadis la vie monastique. Cette recherche est aujourd'hui bien campée dans le quotidien vrombissant, avec tout ce que cela implique. L'élixir d'achillée permettra de resserrer les mailles frontalières de l'individu, évitant que son essence profonde ne s'épanche anarchiquement dans son environnement, facilitant une canalisation libre et équilibrée de l'énergie.
L'élixir se rapporte aussi aux propriétés physiques de la plante. L'achillée est astringente, donc resserre les tissus, diaphorétique, permettant d'abaisser les fièvres, et elle constitue un tonique vasculaire grâce à ses flavonoïdes.
L'astringence est principalement due aux tannins contenus dans la plante. Ces derniers se lient aux protéines se trouvant à la surface des muqueuses et forment une couche protectrice qui diminue sa vulnérabilité globale et arrête les hémorragies. Par cette propriété, l'achillée est utilisée sur la peau blessée sanguinolente et pour arrêter les saignements des nez, et en interne pour les hémorragies causées par des fièvres trop élevées et pour les menstruations abondantes. À ce sujet, il est intéressant de savoir que la plante semble avoir un effet progestéronique, combiné à une action sur le foie qui, elle, permet de réduire l'excès d'œstrogène en circulation dans l'organisme. Ce qui la rend fort utile pour le traitement de troubles subséquents, comme les fibromes, la congestion utérine ou l'endométriose. Elle aidera aussi à régulariser le cycle. Je me dois de spécifier que des troubles sérieux nécessitent une approche globale. L'automédication est merveilleuse, mais il est parfois sage de consulter.
L'action de l'achillée millefeuille sur le système cardio-vasculaire est aussi grandement bénéfique. D'abord, elle tonifie les vaisseaux sanguins. Mais son action est particulière. À la lumière de la médecine traditionnelle chinoise, l'achillée va agir sur le troisième niveau du sang; les artères et les blessures les affectant. Le premier niveau étant constitué des capillaires, le second des artérioles. L'achillée peut à la fois arrêter les hémorragies et fluidifier le sang et empêcher la coagulation. La plante est utilisée pour prévenir les phlébites, thromboses et autres types de caillots, mais aussi pour arrêter les saignements de plaies profondes. Dans le jargon de l'herboristerie, on dit que c'est une « plante intelligente ».
Une autre propriété de l'achillée : elle agit sur la fièvre. Le portrait parfait de la personne qui bénéficiera de son action est le suivant : fièvre élevée, peau brulante, irradiante, délire. Ce type de fièvre est souvent associé à des infections ou inflammations profondes, ou encore à des maladies infantiles.
Mises en garde : éviter de prendre l'achillée en même temps que d'autres anticoagulants, et durant la grossesse. L'achillée exprime bien, selon moi, la générosité terrestre. Ces plantes pharmacies, versatiles et abondantes, efficaces en premier soin comme en traitement de fond. Merci est probablement la seule chose à ajouter!
Annie Rouleau
Herboriste
annieaire@gmail.com
1. Répertoire des élixirs floraux, The Flower Essence Society, par Patricia Kaminski et Richard Katz.
Formation en herboristerie traditionnelle
L'école d'herboristerie Flora Medicina offre une nouvelle formation pratique en herboristerie traditionnelle.
Il s'agit de dix fins de semaines dynamiques, axées sur l'expérimentation et l'échange entre enseignantes et étudiants. La banque d'outils et de connaissances ainsi acquise permet de traiter les maux courants rencontrés au quotidien. Le but n'est pas de former des thérapeutes. La formation professionnelle remplit ce mandat. Celle de Flora Medicina est de niveau intermédiaire et vise davantage l'autonomie personnelle quant à sa propre santé et celle de ses proches.
Y sont abordés les malaises des femmes, des hommes, des enfants, du corps humain contemporain de manière globale. La transformation des plantes et l'identification ont aussi une place importante.
La formation en herboristerie traditionnelle est offerte à Cowansville cet automne, à compter du mois de novembre prochain. Avantage considérable pour ceux et celles qu'une formation de trois ans à Montréal pourrait rebuter, mais qui souhaitent s'outiller efficacement! Combinant magnifiquement savoir ancestral et connaissances contemporaines, les formations de l'école Flora Medicina sont extrêmement complètes et généreuses.
Renseignez-vous en contactant Flora Medicina par téléphone au 877 356-7201 ou par le biais du site Internet de l'école au www.floramedicina.ca
A.R.
Vision santé globale
Tout a commencé par une vision. Quelqu'un m'a dit que la visualisation était lepremier pas vers la réalisation de ses rêves. On m'a également affirmé que si j'avais une vision claire de ce que je voulais accomplir, le rêve serait déjà à moitié maté-rialisé. Suite à cela, la prochaine étape consiste à écrire et à dessiner son rêve en y inscrivant autant de détails que possible. Alors, au cours de ce processus, quelque chose d'incroyable se produit. Notre propre créativité prend le dessus et toutes les limites, que nous nous imposons normalement, disparaissent pour faire place à de nouvelles idées. J'ai donc fait l'exercice à quelques reprises dans ma vie.
Aider les autres est une des choses les plus importantes pour moi. Je crois que tout ce que nous faisons devrait inclure deux éléments : nous devrions ressentir de la joie et nous devrions servir d'une manière quelconque. À mon avis, nous ne pouvons nous tromper si nous appliquons cela. Ma vision du Centre Harmonie a commencé à se dessiner il y a 15 ans. On m'avait également dit que si on se regroupe avec des gens qui ont une vision semblable à la nôtre jumelée à une approche complémentaire, nos forces réunies réussiraient à créer quelque chose d'incroyable. Ma vision a toujours été présente et j'en ai parlé à tous ceux qui ont croisé ma route. Puis, il y a quatre ans, j'ai raconté ce rêve à la bonne personne. Elle est maintenant propriétaire de la bâtisse qui abrite le Centre Harmonie. D'autres individus qui avaient eu une vision, un rêve semblables sont venus d'eux-mêmes vers ce lieu d'échange incroyable qu'est devenu le Centre Harmonie.
Le Centre Harmonie a été conçu par et pour la communauté et sa mission est de jouer un rôle majeur dans l'amélioration de la santé globale du corps et de l'esprit des citoyens de Sutton et des environs.
La diversité de l'offre est grande au Centre Harmonie et chacun pourra y trouver son compte. Parmi les activités proposées, mentionnons le centre de mise forme avec équipement complet, un service d'entraînement personnalisé, des cours de groupe, un club de course et de marche et des cours de boxe et de karaté. Il y également, depuis peu, un bar à jus frais et « smoothies ». La massothérapie et l'acupuncture y sont très présentes. On y retrouve également des cours de Yoga, de Qi Gong, de Tai Chi, de YogaDance ainsi que des ateliers de méditation et de la danse gitane contemporaine. Plusieurs thérapeutes avec des approches multiples et variées, des cours de musique, de théâtre, d'improvisation et de peinture complètent cette offre variée. Des cours de couture et un service de réparation et de confection sont même offerts.
Plus encore, à partir de septembre, il y aura une série de causeries-conférences, sur des sujets liés à la santé et au bien-être, organisée par un comité et offerte par des membres de la communauté.
Le Centre Harmonie tiendra une journée portes ouvertes le jeudi 10 septembre 2009. Une brochure est disponible au 50, rue Principale Nord à Sutton.
Information : 450 538-1791 (Le Centre du Soleil) ou 450 538-0313 (Sports Sutton). Venez-y célébrer la santé!
Roxanne Bisson
ROGER BRAZEAU
Le cowboy qui a fait LE TOUR de la montagne
Roger Brazeau vient tout juste d'être intronisé au temple équestre the National Reining Horse Association. Cet organisme, situé aux États-Unis, est reconnu internationalement. Tout un exploit pour un « ti gars » d'ici.
Le 12 octobre 1947, Roger naît sur une ferme laitière située sur le Chemin Schweitzer, à Sutton, propriété de la famille Brazeau. Dès son jeune âge, on dénote chez l'enfant un émerveillement et une affection toute particulière pour l'espèce chevaline.

Jeune homme, il est embauché par la Yarntex, comme beaucoup d'autres adolescents de cette époque à Sutton. Peu de temps après, il s'aperçoit que le travail d'usine n'est pas pour lui. Il devient donc apprenti boucher. Ce métier l'entraîne dans les moindres recoins de la région. Malgré tout, sa passion demeure LES CHEVAUX. Au milieu des années 70, il prend la décision la plus importante de sa vie. Elle sera marquante. Il devient maréchal ferrant à temps plein ainsi qu'entraîneur de chevaux. Son rêve devient une réalité. Il veut élever et entraîner des champions.
Sa nouvelle carrière est prometteuse. Il développe une expertise dans le « Quarter-Horse » et sa renommée se répand dans le milieu équestre de l'Amérique du Nord.
Mentionnons à titre d'information que le « Quarter-Horse » est une race remarquable. Au début, cette race portait des gènes provenant des Barbes (Espagne) et des purs-sangs arabes. Par la suite, on s'est mis à les reproduire avec des gènes de purs-sangs anglais. Cet animal devint alors le cheval le plus rapide au monde dans la compétition du quart de mile. D'ailleurs, c'est là l'origine de son nom « the quarter mile horse ». Devenus les chevaux de prédilection dans la conquête de l'Ouest américain, on les remarque souvent dans les films Western américains. Aujourd'hui, c'est la race la plus répandue aux États-Unis et la plus exportée dans le monde.
À la fin des années 70, Roger devient un des membres fondateurs de l'AQQH (Association québécoise du Quarter Horse ainsi que l'AQR : Association québécoise de reining.
En 1984, pour des raisons pratiques, Roger quitte Sutton et va s'installer à Magog. En 1986, il devient The Open World Champion de la NRHA en cavalcadant sur un cheval qu'il avait élevé et entraîné lui-même.
En 1994, il déménage à Collinsville au Texas. De là, il continue la reproduction des chevaux et l'entraînement des cavaliers qui deviendront des champions mondiaux. En 1996, on lui diagnostique de l'arthrite rhumatismale et il doit renoncer à ses activités trop exigeantes physiquement. Il devient alors juge de plusieurs compétitions internationales. Il possède toutes les cartes dans le domaine. En 2005, il est intronisé au temple de la renommée de l'Association québécoise de reining. À la fin de juillet dernier, il se trouvait en Autriche en tant juge en chef d'une compétition internationale.
La région peut être fière de Roger et de ses accomplissements.
Rolland Potvin
La munificence et la guérison…
Le dictionnaire définit munificence comme la grande générosité, la libéralité, le don, le bienfait. En principe, on pense à donner aux autres du temps, des biens, de l'argent, etc.!
Depuis plus de 20 ans, grâce à de multiples formations de croissance personnelle additionnées de mes propres expériences et du vécu de ceux et celles qui viennent en accompagnement -ce qui représente un des enseignements les plus éducatifs qui soit- la munificence demeure pour moi le terme le plus en lien avec l'Univers! Pourquoi? Parce que l'Univers est très, très généreux. Pour le remercier de cette générosité, il suffit d'apprendre à le laisser agir et s'autoriser à recevoir les gratifications qu'il ne cesse d'offrir.
La résistance. Nous serions donc des êtres très résistants en raison des souvenirs logeant dans notre cerveau qu'on accumule depuis le début de la création. Le jugement, la culpabilité, la haine, les peurs, les croyances limitatives, entre autres, seraient des barrières à franchir pour accéder à la munificence de l'Univers dans sa totalité. L'apprentissage d'une pensée quotidienne qui coule dans le sens du courant est vital, car c'est en harmonie avec la loi de l'Univers. Notre guérison physique, émotionnelle et spirituelle en dépend.
Dramatiser et juger, comme on le fait si souvent en se disant : « Je ne vois aucune issue, je n'en peux plus...», sont des pensées à contre-courant, donc en contraction. Or la pensée expansive c'est choisir de croire que tout a sa raison d'être même si on ne saisit pas toujours l'essence de cette affirmation.
Comment accéder aux gratifications de l'Univers?
Tout d'abord en prenant conscience que l'on est ici dans le but de prendre de l'expansion dans un Univers en perpétuelle expansion.
En jugeant, on contracte et on souffre. Trouver le trésor, qui se cache (parfois très bien) derrière une expérience difficile, amène l'expansion. Par la suite, cette expansion révèle un monde merveilleux. Ce n'est que dans un tel ressenti intérieur que l'on peut accueillir la munificence de l'Univers, puisque cette dernière ne peut se manifester que dans un sentiment en expansion.
La réussite se trouve dans un entrainement régulier de l'esprit. Je vous réfère aux enseignements d'Abraham (The Teachings of Abraham by Esther and Jerry Hicks), un livre publié par Hay House pour obtenir plus de renseignements à ce sujet.
Paix infinie.
Manon Hutton
Accompagnement de l'Être
450 538-0553
alliance8@sympatico.ca
À chaque automne, ses couleurs
Alors que la nature s'engourdit dans une harmonie multicolore, l'automne, une saison estimée pour ses récoltes et sa générosité, subit une dernière montée d'énergie avant le début de la scène hivernale. La beauté de l'automne au Mont SUTTON, avec ses multiples variations de rouge, jaune, or et orange, est légendaire. Les vallées onduleuses complètement boisées créent un panorama flamboyant de couleurs sur un ciel bleu azur tout simplement mémorable pour tous les marcheurs.
Le festival d'automne du Mont SUTTON commémore, année après année, l'arrivée de l'automne. Le Panoramaduodlacôte est un événement à l'image de SUTTON : proche de la nature, authentique, mariant évasion, plein air, plaisir et, bien entendu, activité physique.
À chaque randonneur sa randonnée et son activité
Un temps idéal pour découvrir les multiples randonnées proposées à travers le massif des monts SUTTON. De plus, au pied de la montagne, une série d'ateliers et d'activités pour tous les goûts sont proposés dont : la cueillette des plantes médicinales, la photographie en plein air, la mycologie, l'animation pour les enfants et bien d'autres. Le BBQ, à saveurs locales, comblera les papilles gourmandes… Pour un bien-être ultime en plein air, des sessions de taï chi et de yoga en montagne seront à l'horaire. La programmation complète est affichée sur montsutton.com.
Une 50e saison remplie d'émotions et de célébrations…
En 1960 est apparu un rêve inspiré d'une montagne singulière et de la passion d'un sport. Une vision est née de cette union et encore aujourd'hui le Mont SUTTON se démarque par cette harmonie entre la nature montagnarde et les plaisirs de la glisse. C'est dans un profond respect d'une expertise acquise, d'un amour inconditionnel de la montagne et d'une dévotion pour l'avancement du sport que les célébrations se tiendront tout au long de la prochaine saison et elles culmineront vers décembre 2010 pour l'ultime 50e anniversaire.
En plus d'être au premier plan de cette 50e saison historique, les détenteurs d'une passe de saison pourront bénéficier d'économies étonnantes à l'année : jusqu'à 800 $ en ski gratuit à travers le Québec, de nouveaux privilèges à la montagne, des forfaits spa et beaucoup plus encore… sans oublier la soirée exclusive aux membres.
Pour l'instant, le rendez-vous de l'automne est lancé pour tous et chacun : tous les week-ends, du 19 septembre au 19 octobre, venez admirer la saisissante garde-robe automnale des Cantons-de-l'Est en effectuant une balade en télésiège ou en marchant paisiblement ou intensément dans les sentiers!
Audrey Rodrigue
Vert Partout
Recyclage intégral
La conscience écologique croît, le fait est incontestable. La masse significative d'individus et d'actions porteurs d'impact n'est peut-être pas encore atteinte, mais la visibilité fait son œuvre. L'art, sous toutes ses formes, a toujours été un vecteur important du changement. Le recyclage créatif en est un, et l'imagination de ses artisans semble sans bornes. Sur cet univers environnementaliste, une nouvelle fenêtre s'est ouverte cet été, poussée par Réjeanne Labrecque. Le lieu s'appelle Vert Partout, il a pignon sur rue au 22-1, rue Principale Nord à Sutton.
Vert Partout est une boutique verte, dans tous les sens du terme. L'entièreté de ce qui la constitue est issue de la récupération et du recyclage. Même la patronne, qui, avec son projet, se recycle en femme d'affaires, pour le plus grand plaisir des gens qui aiment les beaux objets, consciencieusement faits.
 Bien que le recyclage créatif existe depuis fort longtemps, les produits offerts sont de plus en plus jolis et efficaces. Les méthodes de transformation des substances permettent d'obte-nir des matériaux malléables et solides, comme les sacs de toile de plastique, seconde vie des contenants si nombreux. Vert Partout offre donc des objets utilitaires faits de matières recyclées; sacs, carnets de notes et de logistique quotidienne, objets d'art et de décoration, ainsi que des éléments faits d'étoffes de bambou et de chanvre. La boutique compte un grand nombre de sculptures agen-çant le bois et le métal. Œuvres de créateurs locaux, plusieurs des pièces présentées rendent un bel hommage tant à la nature qu'au génie mécanique par l'usage qu'elles font de vieux madriers et de pièces de moteur ou d'outils rouillés. Les produits québécois ont une place de choix, détail qui en soi est écologique. Bref, Vert Partout est un geste direct et concret.
Dans le jargon industriel, on parle de recyclage en terme de « valorisation des déchets »1. Le concept est intéressant. Il ferait sans doute sourire Karl Marx par sa consonance si extraordinairement capitaliste. Lui qui parlait de « valorisation du capital ». Mais le terme peut aussi avoir une résonnance humaniste. La valeur d'un objet a un aspect très subjectif qui s'évalue à la lumière des valeurs de l'individu. Et inversement, la valeur d'un objet peut modifier les valeurs de l'individu. C'est l'apanage des choses chargées de messages. Par le recyclage, la forme si éphémère des biens de consommation modernes est ainsi convertie en immortalité. Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.
Hymne à la munificence de la nature et de la vie.
1. Selon la définition officielle, « la valorisation des déchets consiste à transformer des déchets ménagers ou industriels en énergie et en matériaux réutilisables ».
Annie Rouleau Ça marche à Sutton!
Le Musée des communications et d'histoire de Sutton souligne avec munificence le 30e anniversaire du Parc d'environnement naturel de Sutton.
La nature aussi est munificence : généreuse et somptueuse. Rien de plus normal que de l'aménager avec respect et de la préserver, pour le plaisir du plus grand nombre d'amoureux du plein air. C'est ce que relate la nouvelle exposition du musée qui rend hommage à tous ces pionniers, souvent béné-voles, qui ont organisé et réaménagé ces sentiers qui avaient été développés de façon souvent anarchique avant la création du P.E.N.S.
On pourra donc remonter le temps et se rappeler que des Amérindiens Abenakis sont probablement passés par là bien avant nous. Peut-être même des Celtes et des Vikings? Plus près de nous, il y a eu des chasseurs et des pêcheurs, membres du Club de chasse et pêche Sutton Inc. qui ont parcouru ce vaste territoire protégé qui compte aujourd'hui 50 km de sentiers balisés, avec quatre sommets et quatre lacs.
L'exposition présente une vidéo intitulée Ça marche à Sutton!, que j'ai réalisé avec le concours de Jean-François Hamelin et de son acolyte Martin Morissette. Il raconte l'histoire du P.E.N.S. et met en vedette ses fondateurs et principaux artisans : Daniel Martin, premier aménagiste (pendant 17 ans!), Daniel Paquette et Justin Manacs; des anciens présidents de l'organisme, Denis Boulanger, éditeur du présent journal et également l'un des instigateurs du projet à la fin des années 70, Denis Bouvier et Martin Demers; les maires Winston Bresee et Kenneth Hill; mais aussi des randonneurs, dont Guy Lizotte et Marie-Paule Breton; la chanteuse Claire Pelletier, qui nous a offert avec magnificence sa chanson Galileo, la trame sonore de notre vidéo et la cycliste Lyne Bessette, qui s'entraîne encore aujourd'hui dans les sentiers du P.E.N.S., avec sa chienne, Vitesse!
Une autre vidéo, Le Secret des pierres, réalisée par Marie-Claude Charlebois et mettant en vedette Gérard Leduc, un chercheur en archéologie parfois contesté, mais tellement sympathique tant il est convaincu de ses théories, est présenté en alternance. Il y a naturellement plusieurs photographies de Denis Bouvier, Michael Watson, Andréanne Larouche et moi-même. On y retrouve également des articles, dont certains issus du journal Le Tour, Vol. 1, no 1, ainsi que des artéfacts, dont un altimètre et un clinomètre, un appareil destiné à mesurer des pentes, prêté par Luc Boulanger. De même, on peut admirer la maquette du projet d'observatoire concurrent à celui du mont Mégantic, réalisée par Sylvain Boulanger, alors un jeune architecte. Une vitrine entière est aussi consacrée à Daniel Martin, qui est le Maurice Richard de cette deuxième exposition temporaire. Finalement, on peut découvrir quelques vestiges archéologiques et même des animaux empaillés, prêtés par Christine Johnson, de Randonnée Chasse et Pêche. Ces espèces d'animaux, chassés jadis par son père, se retrouvent encore aujourd'hui dans le massif des monts Sutton.
Après avoir apprécié cette exposition, les gens pourront visiter une partie de la très populaire exposition Les Canadiens passent par Sutton… en train! En effet, nous avons réaménagé le Salon Maurice Richard à l'étage et on y présente à nouveau la vidéo mettant en vedette des anciens joueurs de la Sainte-Flanelle, dont Bob Fillion, parrain de l'exposition, Émile Bouchard, Phil Goyette et Elmer Lach.
Les amateurs d'histoire seront aussi heureux de retrouver des artéfacts qui illustrent le passé agricole, puis le Sutton du siècle dernier, à travers la reconstitution d'un ancien magasin général et de la gare du village. Sans oublier tous ces trésors laissés par Edmund J.O. Ebert, dernier propriétaire de cette écurie devenue garage, puis musée historique axé sur sa passion, les télécommunications. Legs qui illustre encore bien la munificence, thème de ce numéro.
Ouvert les samedis et dimanches, de midi à 17 h, ou la semaine sur rendez-vous, jusqu'au 11 octobre 2009. Accès : adultes, 5 $ : 6-17 ans, 2 $, famille, 10 $. Forfait Marche-Musée, 7 $! Plus de détails sur www.museesutton.com.
Richard Leclerc
concepteur-réalisateur, responsable de l'exposition
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