S'évader dans un autre pays, pratiquer son sport favori, s'amuser à loisir, découvrir de nouvelles choses ont toujours été des objectifs de vacances passées à l'extérieur de chez soi. Les destinations comme Disneyland, Banff, Niagara, la Floride ont accueilli des milliers de visiteurs pour leur faire vivre une expérience unique. La région des Cantons-de-l'Est a aussi connu du succès.
Cependant, des valeurs ont changé. Ce n'est pas au zoo que l'on préfère observer un animal, mais dans son milieu naturel. Les gens se déplacent de loin pour observer les baleines, voir des lions, des kangourous et des papillons rares... Il faut toucher, comprendre, puis savourer le produit authentique. En région, c'est ce phénomène qui a propulsé des événements comme le Tour des Arts, la Tournée des vingt, Festiv'art et la Clé de champs.
Ensuite, des destinations offrant peu de luxe ont progressivement gagné le cœur des voyageurs au plan international : le sommet du Kilimandjaro, le coeur de l'Afrique, le Grand Nord, le Sahara, l'Islande... avec une expérience terre-à-terre loin de la fiction offerte à Disneyland.
De fait, c'est le géotourisme (appellation créée par la National Geographic Society). Un tourisme qui met en valeur le caractère géographique d'un lieu, de son environnement, de sa culture, de son esthétisme, de son patrimoine et du bien-être de ses habitants. L'une des principales composantes demeure l'intégrité et l'originalité du lieu. En ces endroits, le mot authenticité prend tout son sens. Et, pour le respecter, il faut appliquer les principes du développement durable. Selon le Globe-veilleur, plusieurs qualités doivent être présentes ensemble pour qu'il y ait authenticité. En bref : éthique, naturel, honnête, simple, beau, enraciné, humain.
L'immanence d'une telle authenticité a toujours été présente dans la région, mais ce n'est que récemment qu'on l'a identifiée à une valeur touristique. On le remarque ici lors d'événements, d'activités, de spectacles, de la pratique de son sport favori ou d'un contact avec la nature. La saison estivale est idéale pour le découvrir davantage en visitant les vignobles, les marchés, les jardins maraîchers, les galeries d'art, les expositions, les spectacles et les centres d'activités en plein air tels qu'Arbre en arbre, Au Diable vert, le Parc d'environnement naturel Sutton...
Ce numéro du journal Le Tour peut vous servir de guide. Consultez le calendrier des activités, les articles et les réclames des fournisseurs de produits et services pour le découvrir.
Bonne lecture!
Denis Boulanger
Le mot « immanence » signifie « résidence intérieure » et est de même racine que « manoir » et « maison ». On l'oppose souvent à « transcendance », mot qui évoque un mouvement vertical et est de la même famille que « scander » (battre la mesure), « ascension » et « descente ». Une parfaite illustration de l'immanence nous est fournie dans l'affirmation évangélique : « Le Royaume est au-dedans de vous ».

En dépit du fait qu'il n'existe entre immanence et transcendance aucune opposition ou incompatibilité de principe, certaines théologies les ont opposées pour se démarquer du panthéisme et du polythéisme des anciennes religions de la nature. Il en a résulté une confusion très répandue de la transcendance avec l'altérité et un culte du miracle en tant qu'irruption d'un ordre « tout autre », extérieur au sujet qui en fait l'expérience. La Pentecôte avec ses langues de feu en est un exemple, tout comme la conversion de Saul sur le chemin de Damas où il va chercher quelques-uns des premiers chrétiens qu'il persécute pour les ramener prisonniers : terrassé et rendu aveugle par une force « tout autre », il ne retrouvera la vue qu'en tant que Paul, le saint. On connaît la suite. Deux mille ans plus tard, si tant est que l'on puisse caricaturer la spiritualité paulinienne en deux lignes sans vouloir offenser qui que ce soit, c'est l'œil rivé à la lunette d'un télescope reposant sur un trépied de foi, d'espérance et de charité que les disciples de Paul attendent la fin des temps en scrutant un ciel lointain où Dieu se cache.
Les théologies de l'immanence se différencient des théologies du Dieu lointain par un changement d'optique radical que l'on peut illustrer à partir du récit évangélique où deux messagers interpellent les témoins de l'Ascension : « Hommes de Galilée, pourquoi restez-vous à regarder le ciel, ce Jésus qui vous a été enlevé reviendra de la même manière ». Dans une perspective d'altérité transcendantale, ce message est une invitation à se mettre au travail pour préparer un retour « à la fin des temps ». Dans une perspective d'immanence, il signifie : « Descendez comme lui dans la cité des hommes et faites-en une ville sainte : avec lui vous serez élevés ».
On sait à quel point le fossé qui sépare religion et science a pris une ampleur décisive avec l'invention du télescope par Galilée. Ce qu'on réalise moins, c'est que, par un des retournements dont l'histoire n'est pas avare, loin de sonner le glas de l'attitude religieuse, la science en est à la fois une réplique et une source d'inspiration. Dans la lunette de leurs super-télescopes, maints nouveaux « hommes de Galilée » scrutent aujourd'hui un cosmos spirituellement désert en souhaitant l'asservir. Éblouis par la danse fascinante et terrifiante des pulsars et des galaxies, certains y découvrent un temple et une révélation. Chaque fois qu'au microscope, à l'endoscope et au stéthoscope, les astronomes de l'infiniment petit s'effacent, eux aussi, avec révérence devant ce qui palpite « au-dehors », ils entendent l'écho et la mélodie de ce qui palpite « au-dedans ».
Une maxime vieille comme le monde suggère de ne pas chercher au-dehors ce qui se trouve au-dedans. Encore faut-il pouvoir tracer cette élusive frontière. Les expériences associées à la transcendance et celles que les mystiques attribuent à l'immanence ont en commun l'abolition de toute frontière. Pour Saul terrassé et aveugle, tout objet extérieur disparaît et c'est un homme intérieurement transformé, Paul, qui témoignera de ce qui lui est arrivé. On dit aussi que le mystique « s'abîme dans la contemplation » : s'abîmer, c'est disparaître dans un espace sans fond et « contemplation » signifie « union de temples ». En termes religieux le deux devient un, en termes scientifiques l'observateur et l'observé se fondent. La véritable opposition n'est pas entre immanence et transcendance, mais entre immanence et altérité.
La fâcheuse confusion du « tout autre » de la transcendance avec un « très étranger » est lourde de conséquences car, quand l'homme perd de vue l'immanence du sacré dans la nature, la profanation du monde naturel est accomplie. Le génocide des cultures autochtones enracinées dans une spiritualité de la terre s'inscrit, avec les techniques d'extermination massive et de manipulation génétique à la Monsanto (qui signifie Montagne sainte!), dans la logique d'exploitation d'une planète spirituellement déserte. L'anthropocentrisme associé à la désacralisation scientifique et religieuse du cosmos est un narcissisme collectif tenace qui affirme que même si le soleil ne tourne pas autour de la terre, l'homme insiste à rester le centre de l'univers ! Se prendre pour le centre d'un cosmos où l'on ne voit ni n'entend le sacré s'accompagne d'un besoin intense de réenchantement face auquel la spiritualité de la rédemption et les sciences de domination de la nature rivalisent de promesses, sans oublier le rêve américain et le billet de loterie. Les spiritualités de l'immanence célèbrent, pendant ce temps, un univers où chaque brin d'herbe et chaque palpitation est un psaume.
La crise mondiale actuelle est une crise « d'administration de la maison » (vrai sens du mot « économie »). La « maison » est une biosphère que des siècles d'agression ont pratiquement envoyée aux soins intensifs. Pour bien administrer une maison, il faut la connaître et, pour la connaître, l'aimer. Œuvre d'immanence s'il en est, le grand défi de ce début de millénaire est d'effectuer au cœur de l'homme le changement profond réclamé par des prophètes comme Khalil Gibran, Henri Bergson, Martin Buber, Erich Fromm, Thomas Berry et tant d'autres. Cette conversion s'amorce partout, des balbutiements de l'altermondialisme et de l'écopsychologie aux débats municipaux sur les plans de conservation et le développement durable. Et s'il fallait une crise pour accélérer cette révolution-là, alors… merci la crise.
Daniel Laguitton
Pourtant, notre petit doigt nous dit que…
Serge Gagné
Immanence, transcendance… Deux mots qui nous feraient probablement perdre au jeu du pendu. D'abord, nous croyons paresseusement qu'il suffirait de reconnaître que tout est dans la nature des choses pour bien aligner notre existence: le bon sens, la santé, le succès, l'éthique. Nous acceptons mal que notre entourage, immédiat ou lointain, ne s'accorde pas à ce qui nous paraît « naturel ». Comme s'il devait aller de soi qu'un laisser-aller tant soit peu contrôlé nous rende tous heureux. À force de croire que tout est « immanent », chacun cultive ses petites croyances, ses petites habitudes, ses petites compétences, ses petites ambitions, sa petite vie. Si bien qu'en fin de ligne, chacun peut se dire qu'il a à peu près réussi sa vie et s'en trouver petitement satisfait.
C'est pourquoi l'immanence des choses, quoi qu'il en paraisse, est trouée de pièges. Ce n'est pas qu'elle n'existe pas. Mais nous naviguons à sa surface, c'est-à-dire, à la surface des choses comme il nous est arrivé de le faire, enfant, dans nos pataugeuses… Le sens des choses, leur profondeur, leur mystère, leur défi nous échappent. Et tant mieux, croyons-nous! Pourtant, notre petit doigt nous dit que, avec un peu d'effort, d'effort répété, d'effort ininterrompu, il y a moyen d'asseoir notre existence sur un sol moins précaire, sinon sur du roc.
Comment y arriver? En faisant intervenir, supposons, dans notre nécessaire réflexion, l'arme de la transcendance. Transcender l'immédiat, transcender les choses, se transcender, tel est le grand défi, à tous les niveaux. Pour ce faire, des pistes existent.
Un penseur, Carl G. Jung, le plus grand du 20e siècle après Freud selon certains, n'a cessé d'approfondir cette quête, disons ce besoin de nous reconnaître pleinement, de nous raccorder à nos racines individuelles. Le fabuliste Jean de Lafontaine n'affirmait-il pas que c'était le fonds qui manquait le moins? Il faut, a écrit Jung, réagir « contre une rationalisation exagérée de la conscience… qui s'écarte de la nature… Cette étroitesse fait naître un sentiment de fortuit et d'absurde… La vie devient superficielle…On vit comme si l'on marchait avec des souliers trop étroits… Les profondeurs de l'univers nous sont plus connues que celles du moi où nous pouvons surprendre presque sans intermédiaire… l'être et le devenir créateurs. » En un mot, nous sommes plus que l'être conscient que nous nous imaginons connaître; nous sommes aussi faits de la très forte dose d'inconscient qui s'agite en nous. Il nous faut donc « transcender » notre conscient, jeter des ponts entre lui et notre inconscient, lever le voile de nos « immanences », ne pas craindre de nous individualiser, de nous construire une individualité. C'est ce que Jung appelle se soumettre à un processus d'individuation.
« Le royaume est en vous », avons-nous appris, à l'Église. Dieu est-il mort? En tout cas, le dicton populaire « Aide-toi et le ciel t'aidera! » est devenu plus d'actualité que jamais. Nous n'avons plus le choix, nous devons croire en la grandeur de l'homme, et surtout pas en sa seule raison! D'ailleurs, face aux dogmes de toutes sortes, ne s'agit-il pas avant tout que « Dieu devienne homme en nous-mêmes? » (Jung) Dans un autre ordre d'idées, mais parallèle, le très réputé historien des religions Mircea Eliade (roumain d'expression française souvent cité par Jung) estimera, pour sa part, que les dogmes englobants trop superficiels (des paradis économiques par exemple) finissent par créer des vides que seules les religions peuvent combler. À nous de choisir…
Alléluia ! Au grand déplaisir des hédonistes de la neige et à la grande joie des petites natures, l'hiver est parti. Avec le retour de la belle saison et du cui-cui des hirondelles et après une dormance de plusieurs mois, c'est la résurrection triomphale du Tour des Arts 2009 et des 39 artistes qui y participeront cette année.

Amateurs d'art, préparez-vous! Ce sera votre fête à compter du samedi 11 juillet jusqu'au dimanche 19 juillet. Le vernissage du « Tour » aura lieu cette année le vendredi 10 juillet à 17 h à la galerie Arts Sutton située au 7, rue Academy à Sutton.
Pour les nombreux fidèles du « Tour » et les nouveaux venus d'un peu partout au Québec, et même du Canada et des États-Unis, ce sera l'occasion d'un ressourcement. Certains revisiteront l'une des plus belles régions de l'Estrie… d'autres la découvriront. Si vous êtes du nombre, vous ferez connaissance avec les oeuvres d'artistes et d'artisans qui ont élu domicile autour de patelins aussi reposants qu'inspirants.
Les noms de Sutton, Knowlton, Bolton et Mansonville évoquent déjà toute une musique aux oreilles des connaisseurs et des profanes habitués à faire des trouvailles souvent étonnantes dans la plupart des disciplines de l'art et de l'artisanat dont : la peinture, la photopeinture, l'aquarelle, la sculpture, l'art populaire, la joaillerie, la céramique, l'ébénisterie, le vitrail et la mosaïque.
Sept nouveaux créateurs pimenteront le circuit du « Tour » cet été ; il s'agit : d'Amélie Desjardins (photopeinture), Stéphane Lemardelé (peinture), Jacinthe Comeau et Richard Boulanger (aquarelle et peinture) et Caroline Lanctôt-Benoît (joaillerie). À ces « nouveaux », s'ajouteront Vicki Tansey (peinture assemblage et théâtre) et Robert Chartier (céramique). Ces deux créateurs reprendront du service aux côtés d'artistes que le public aura eu le plaisir de découvrir au cours des années passées dont :
Michelle Lalonde, John Murphy, Craig Skinner, Muriel Faille, Joe La Starza, Myriam Bardoul, Pina Macku, Anke vanGinhoven, Almut Ellinghaus, Brigite Normandin, Louise Andrée Roberge, Christina Jones-Steingruber, Christiane Roy, Eira Thomas, Nicole Côté, Stanley Lake, Mädy Tricot, Potton Valley Quilter's, Hélène Brunet, Jany Fournier, Robin Badger, Irma & Roger Côté, Rhonda Price, Judy Mullins, Anne Johnston, John Rollit, Mark Zimmerl, John Fowles, Isabelle d'Hauterive, Claude De Gaspé Alleyn, et Stéphane Bingen.
Avec tout le raffinement qu'on leur connaît, les commanditaires du Tour des Arts ajouteront au plaisir du séjour dans la région en offrant des services de grande qualité, notamment dans les domaines de la restauration, de l'hébergement ou à l'intérieur des nombreuses boutiques de charme qui jalonnent le circuit. Quant aux soirées, on ne risquera pas de s'ennuyer puisqu'elles seront ponctuées de spectacles, de jazz et d'autres performances musicales, poétiques et théâtrales.
Le vernissage du Tour des Arts sera précédé à 15 h d'un encan d'œuvres d'art au profit du Camp Garagona. Ces œuvres ont été réalisées par les résidents du « Camp » et des membres du Tour des Arts au cours d'une journée de création particulièrement émouvante. Pour ceux qui ne le sauraient pas déjà, le Camp Garagona est un organisme sans but lucratif qui accueille des personnes atteintes de déficience intellectuelle et s'efforce de développer leur potentiel artistique.
Pour en savoir davantage :
Parcourez le dépliant couleur du Tour des Arts.
Consultez le site Web ( www.tourdesarts.com )
Tourisme Sutton 800 565-8455 ( www.infosutton.com )
Claude De Gaspé Alleyn
David Mair fut un commerçant prospère, un excellent joueur de curling, un gentleman-farmer toujours prêt à aider ses voisins et un maire très apprécié par ses concitoyens. En 1880, John Macfarlane écrit dans « The Canadian Alps » et décrit Mair ainsi: « Il est un vrai fils du pays de Wallace et Bruce. »
Né le 24 février 1816 à Ayr, Écosse, David Mair est natif de la même ville que Peter Cowan, celui qui a laissé son nom à Cowansville. Ses parents, William Mair et Agnes Knox, étaient des fermiers bien établis. Après ses études, Mair travaille pour un important grossiste en articles de mercerie à Glasgow. En 1842, il immigre au Canada et s'installe à Montréal, où il devient vendeur pour la maison Cumming & Galbraith. Ils font de l'importation et de la vente en gros de dry goods (tissus, articles de mercerie et autres produits). Quelques années plus tard, toujours à Montréal, il s'associe avec le commerçant et grossiste William Carter, beau-frère d'Andrew Cowan (frère de Peter). En 1837, Carter et Cowan avaient construit à Cowansville, un imposant moulin à grain, lequel se trouvait du côté nord de la rivière Yamaska, voisin du barrage situé près du pont de la rue du Sud.

À Montréal, Mair est membre de plusieurs sociétés et président, pendant quelques temps, de la Caledonia Society, en plus d'être un des directeurs de la St. Andrew's Society. Pendant plusieurs années, il est le secrétaire de la section canadienne du Royal Caledonian Curling Club of Scotland. Cette société avait pour mission d'établir les règlements et d'unir tous les joueurs de curling du monde. Non seulement est-il considéré comme un des meilleurs joueurs de curling au Canada, mais il est aussi réputé pour son grand bonnet de Kilmarnock. Il participe à de nombreuses compétitions tenues à Québec, Ottawa, Toronto et plusieurs autres villes canadiennes.
En 1864, Mair prend sa retraite, et le 7 septembre, il épouse, à l'église presbytérienne St-Andrew de Montréal, Mary Aitken, veuve d'Andrew Cowan décédé en 1858. Mair quitte Montréal et vient s'installer chez son épouse à Cowansville. La nouvelle Mme Mair avait hérité, de son premier mari, de la maison Millbank située sur la rue William. Cette grande maison construite par Andrew Cowan, vers 1852, fait toujours partie du décor patrimonial de la ville de Cowansville. Nous y trouvons aujourd'hui la Maison funéraire Désourdy, au 109 rue William. Les nouveaux mariés habiteront cette grande propriété jusqu'à leur décès. Très à l'aise financièrement et possédant, par l'entremise de son épouse, plusieurs grands terrains, Mair se transforme en gentleman-farmer, faisant surtout l'élevage de chevaux. Vers 1866, il envoie à un ami demeurant à Liverpool, Angleterre, quelques érables à sucre. L'expérience semble se dérouler avec succès, car en 1870, on lui demande d'expédier une centaine de jeunes érables à sucre.
Ayant quand même beaucoup de temps libre, Mair s'intéresse à la vie municipale et est élu maire de Cowansville en 1879. Le docteur Cedric Lemoine Cotton, dans un discours prononcé en 1898 dans le cadre des célébrations soulignant le centenaire de la fondation de Cowansville, raconte que David Mair, un homme un peu excentrique et un passionné de chasse et pêche, fut une des personnes les plus populaires à avoir siégé sur le conseil municipal jusqu'à ce moment. Le docteur Cotton se souvient également du travail exceptionnel fait par le maire David Mair en 1879. Lors d'une épidémie de petite vérole, Mair accomplit ses fonctions avec dévouement, sans hésitation et sans peur. Le 3 septembre, le conseil muni-cipal passe un règlement défendant à ceux qui sont contaminés de sortir en public sous peine d'une amende de 10 $. Le 1er décembre, le conseil paie la somme de 4 $ pour la location d'une maison afin de loger les victimes de l'épidémie et paie aussi des factures de 5 $ pour des cercueils et de 3 $ pour du pain fournis à la « maison de la peste » comme on l'appela à l'époque.
Le 3 juillet 1882, Mair démissionne, pour des raisons de santé, de sa fonction de maire et est remplacé par James O'Halloran, qui avait été le premier maire lors de l'incorporation du village de Cowansville en 1876. Mair décède à Cowansville, le 11 septembre 1882, à l'âge de 66 ans. Son épouse, Mary Aitken, née aussi à Ayr, Écosse, en 1809, décède à Cowansville, le 21 septembre 1891. Tous les deux sont inhumés, de même que le premier époux de Mary Aitken, Andrew Cowan, au cimetière Mont-Royal, à Montréal.
Michel Racicot
Société d'histoire de Cowansville
www.societehistoirecowansville.com
Les résidents de Brome-Missisquoi connaissent bien leur région et ils sont fiers de la faire découvrir à leurs parents et amis. Les offensives de promotion auprès de la population se poursuivent donc encore cette année. Le Guide touristique du CLD sera distribué dans les 26 000 foyers de la région. L'agroalimentaire est en vedette dans ce guide puisque les citoyens y trouveront 4 façons de profiter des produits locaux, soit : en achetant directement à la ferme dans les entreprises Ami de la Route des vins, en fréquentant les marchés publics de Bedford, Farnham et Knowlton, en magasinant par Internet au Marché de solidarité régionale de Cowansville ou en personne à la Boutique du terroir de la Maison du tourisme des Cantons-de-l'Est.
À l'été 2007, à la suite du développement de Bromont au niveau récréotouristique et de celui de Dunham avec la Route des vins, la Corporation de développement économique de Sutton (CDES) s'est interrogée sur l'avenir de sa ville. Sutton est avant tout une destination de ski. D'ailleurs, ce principal moteur économique aura 50 ans l'an prochain. En 2007, Sutton a aussi été reconnu, par Hill Strategies, comme la municipalité, per capita, la plus artistique au Québec et elle s'est classée cinquième au Canada à ce chapitre. Ce n'est pas rien.
Comme les autorités municipales planchaient sur un plan d'urbanisme pour propulser Sutton vers le futur, la CDES s'est posé sérieusement la question suivante : que doit-on développer pour maintenir en harmonie nos réalités environnementales, sociales et économiques?
S'il est relativement facile de connaitre et reconnaître ce que Sutton n'est pas et ce que l'on ne veut pas qu'elle devienne, il est toujours plus difficile de formuler un consensus sur ce qu'elle doit devenir comme ville pour le résident, le commerçant, l'entrepreneur, le travailleur, le retraité, etc.
Lors d'une longue réunion, le conseil d'administration de la CDES aurait pu facilement prendre des orientations et travailler sur des projets spécifiques. Cependant, il a opté, en septembre 2007, pour une démarche plus longue et plus ardue, mais qui assurerait la participation de la communauté, de ses forces vives et de ses élus dans le processus. Un peu pompeusement et faute de termes plus appropriés, la consultation est devenue : les États généraux de Sutton.
Ses objectifs:
• Identifier une vision commune de la municipalité;
• Positionner Sutton quant à ses axes de développement;
• Dégager des projets porteurs;
• Rallier l'ensemble de la communauté aux orientations.
Pour ce faire, il a fallu d'abord dresser un portrait complet des réalités, forces et faiblesses. Puis, le comité des « quinze », représentatif des forces vives du milieu, est arrivé aux conclusions suivantes:
Les AXES DE DÉVELOPPEMENT pourraient être:
• Le plein air quatre saisons
• La structuration de l'offre culturelle
Les PROJETS PORTEURS pourraient être:
• La consolidation de l'offre de la randonnée pédestre (3 saisons) et la raquette (hiver)
• La formation d'un organisme culturel de concertation et le développement d'un centre communautaire multifonctionnel.
Un document de consultation portant sur ces axes de développement et ses projets porteurs a été élaboré. Les organismes et regroupements œuvrant en plein air et en culture ont été consultés. De plus, le 27 janvier dernier, une consultation publique regroupant 70 de ces intervenants fut organisée. Le document de consultation a pu être bonifié, puis présenté aux États généraux de Sutton le 28 mars devant 75 participants.
Plein air quatre-saisons et randonnée pédestre
Sur ce plan, nous obtenons un large consensus.
-Le sentier village-montagne, un projet mis de l'avant au début des années 80, et que la Ville a endossé en 1992, devrait être complété cet automne. C'est un projet de plus de 300 000 $ recevant un soutien financier majeur (163 500 $), du Fonds de développement de l'offre touristique des Cantons-de-l'Est. La Ville de Sutton et divers partenaires complètent le montage financier.
-La structuration de la randonnée pédestre et de la raquette est en cours. Sous l'égide du Centre local de développement (CLD), l'ensemble des acteurs du plein air (sept entreprises) dans le massif des monts Sutton est à l'œuvre. Leur objectif: se regrouper et travailler conjointement pour développer un produit d'appel complet, et ce, dans le cadre d'un développement durable. Le projet se poursuivra durant plusieurs années et fera de Sutton une véritable destination plein air quatre saisons.
La structuration de l'offre culturelle
- La Politique culturelle a pressenti le besoin d'un centre communautaire multifonctionnel comme un élément moteur de cette structuration. S'il y a un large consensus sur certains besoins, la nécessité et l'utilité d'un tel centre dépendront des éléments qu'il comprendra. Le fait de devenir un centre majeur pour les arts visuels reçoit une réponse positive, mais il reste à s'entendre sur ce qu'il représentera pour les arts de la scène. Par ailleurs, la communauté est très préoccupée par la question financière d'un tel projet.
- C'est dans ce contexte que le conseil municipal a mandaté un comité d'étude présidé par M. Clément Richard afin d' « étudier la possibilité d'intégrer au projet une salle multifonctionnelle avec scène, proposer une structure de financement et un budget pour la réalisation du centre qui sera conforme aux possibilités financières de la municipalité ». Ce comité doit faire rapport au conseil municipal au plus tard le 31 mai 2009.
- Les acteurs du monde culturel ont clairement manifesté leur désir de mettre sur pied une structure qui leur permettrait de faire une meilleure planification des activités culturelles. Une première rencontre de ces acteurs a débouché sur la création d'un comité de travail pour le faire.
La Corporation de développement économique de Sutton est très enthousiaste face aux résultats de ces États généraux. Ils ont permis à la collectivité de se positionner quant à son développement à court, moyen et long terme. Ils ont aussi permis aux intervenants de se regrouper pour développer des projets qui respectent les réalités.
La CDES félicite celles et ceux qui se sont investis dans ce projet.
André Forest
Président CDES
Pour emprunter au principe d'immanence, Dunham peut affirmer que la joie de vivre est partout et en tout. Et à titre d'ancienne citadine habituée à passer l'été dans une métropole, l'arrivée de la belle saison estivale à la campagne est une expérience qui ne cesse de m'émouvoir année après année. Observer les gens s'affairer à embellir leur terrain, à travailler dans leurs champs, à récolter leurs petits fruits et à ouvrir leur kiosque sur les routes de campagne, de même qu'admirer les diverses plantations croître à vue d'œil sont autant de spectacles réjouissants.
Il en va de même des nombreux visiteurs en provenance de toute la province et de l'étranger qui sont étonnés par la quantité et la qualité des produits locaux, par la panoplie d'activités peu coûteuses, voire gratuites, proposées tout au long de la chaude saison ainsi que par l'atmosphère joyeuse qui règne dans les rues.
Cet été encore, Dunham, en tant que berceau des vignerons québécois, continuera d'en offrir à profusion. Ainsi, la saison estivale commencera dès le mois de juin avec la grande fête du terroir, La Clé des champs de Dunham, qui en est à sa 12e édition. Les festivités débuteront par un concert du groupe Musique à bouches, un chœur intergénérationnel de six chanteurs de la région de Sherbrooke, le vendredi 12 juin, à 19 h, à l'église Sainte-Croix. Puis, les 13 et 14 juin, les visiteurs pourront découvrir plusieurs vins et cidres, des produits régionaux, ainsi que l'art et la culture locale grâce à plus de 60 exposants et de nombreux artistes. Comme les années précédentes, l'entrée sera gratuite. Par ailleurs, des bracelets de dégustation seront offerts au coût de 2 $ l'unité et 10 % des sommes recueillies seront versées au fond des petits-déjeuners de l'école primaire de Dunham.
Viendra ensuite le lancement de la 9e édition de l'exposition de sculptures Nature et Création qui sera présentée au vignoble Les Côtes d'Ardoise (379, rue Bruce, route 202), du 13 juillet à la mi-octobre. Cette année, 35 sculpteurs exposeront 120 œuvres dans les jardins et la boutique du vignoble. Cette activité culturelle, devenue un événement incontournable pour les visiteurs de la région et de la Route des vins, attire annuellement plus de 40 000 personnes.
Nous vous invitons donc chaleureusement à venir découvrir le beau village de Dunham où vous pourrez visiter les vignobles, pique-niquer sur place, cueillir des petits fruits, vous promener dans les sentiers, faire du vélo sur les chemins de campagne, visiter les boulangeries, les antiquaires et les nombreux kiosques sur la route, prendre un bon repas dans les restaurants, déguster une bière chez Brasseurs et Frères, vous reposer dans un des gîtes ou tout simplement admirer les résidences centenaires.
Durant toute la saison estivale, les préposés du bureau d'accueil touristique, situé au 3638, rue Principale à Dunham (450 295-2273), se feront un plaisir de vous remettre de l'information sur les activités agrotouristiques de la région. Pour en apprendre davantage, vous pouvez consulter le site Web à l'adresse www.ville.dunham.qc.ca.
Prenez donc le temps de découvrir l'été à la campagne.
Gisèle LaRocque
Domaine de Dunham inc.
Présidente du Comité Action Tourisme de Dunham
450 295-1155
La 14e édition du Festiv'art de Frelighsburg, se présente cette année sous le thème de : Migration.
Fier du succès des éditions antérieures, le comité organisateur n'entend pas s'asseoir sur ses lauriers. Tentant de dynamiser la formule, le Festiv'Art propose cette année une plus grande diversité de pratiques artistiques. Faisant place à des styles et genres plus variés, on veut offrir, aux visiteurs friands d'art, une grande palette d'artistes d'ici et d'ailleurs. Près de 4000 $ en bourses seront attribués aux artistes inscrits sous le thème de MIGRATION.
Le caractère particulier du Festiv'Art repose en grande partie sur le site enchanteur du pittoresque village de Frelighsburg. Un circuit est aménagé pour permettre de découvrir, en collaboration avec l'école St-François d'Assise, le site enchanteur de l'arbore-tum, un projet unique au Québec dans un cadre scolaire. Certains artistes auront la chance d'être situés sur ces lieux dont le panorama est un paysage pastoral des plus inspirants. De plus, bon nombre de musiciens de la région joueront des airs de fête sous la gloriette de l'arboretum. Le petit train Wattman fera le trajet allez retour d'un bout à l'autre dans le village, au grand plaisir des petits et plus grands.
De plus, plusieurs animations musicales auront lieu au village tout au long du parcours et égayeront le visiteur pour la grande fête de l'art en plein air.
En grande première, du 4 au 27 septembre, la galerie d'art de Frelighsburg aura l'honneur de recevoir une grande dame de l'art contemporain québécois et canadien : Mme Françoise Sullivan. Cosignataire du manifeste Le Refus Global de Paul-Émile Borduas, événement fondateur de la modernité culturelle au Québec, Françoise Sullivan, artiste active et femme généreuse, poursuit l'enseigne-ment à l'université et la création à l'atelier. Elle présentera des œuvres récentes en peinture, une édition limitée sur la danse, « les saisons », ainsi que des documents visuels des archives de Radio Canada, un événement inédit dans les Cantons. Une lecture-causerie en présence de l'artiste est également au programme. Son passage sera sans contredit une grande source d'inspiration, de vie et de création pour tous.

Plaisir des sens renouvelé avec tant de couleurs, de lignes, de formes et de textures. Un groupe d'artistes ingénieux et talentueux vous transportent dans un univers de création où « décrocher la lune » est parfois atteint!
Extrait du manifeste Le Refus Global :
…D'ici là, sans repos ni halte, en communauté, de sentiment avec les assoiffés d'un mieux être, sans crainte des longues échéances, dans l'encouragement ou la persécution, nous poursuivrons dans la joie notre sauvage besoin de libération. Le Refus global. Paul-Émile Borduas, 1948.
Jean-François Côté
Avis aux intéressés! Qui n'a jamais pris la peine de se préparer pour une soirée importante? Qui ne s'est jamais mis « sur son 36 » pour un premier rendez-vous? Il y a de ces occasions dans la vie où il est de mise de se mettre en valeur en dévoilant ses plus beaux atours pour charmer et faire oublier ses petites imperfections. C'est un peu la même chose lorsque l'on souhaite vendre une maison. Une toute dernière attention à cette demeure, qui a su héberger une parcelle de son histoire, serait de lui donner bonne mine afin qu'elle séduise ses futurs occupants dès leur première visite.
Tout d'abord, chercher à donner à la propriété une âme, une ambiance chaleureuse et un style de vie où il fait bon vivre. Prendre garde de ne pas la personnaliser. En effet, il est déconseillé d'imprégner une propriété, dont on souhaite se départir, de ses couleurs, de ses croyances et de ses souvenirs propres, pour la simple et bonne raison que tout un chacun doit instantanément se sentir chez lui… chez vous. Le décor se doit donc d'être invitant, vivant, neutre et actuel, néanmoins sans être trop moderne. Tout est une question de dosage et d'équilibre.
![]() |
![]() |
Avant |
Après |
Idéalement, il faudrait que la maison soit judicieusement meublée et accessoirisée. Non seulement pour atténuer un certain sentiment d'abandon, mais aussi pour rendre justice à l'espace réel et à la fonctionnalité qu'offre chacune de ses pièces. Toutefois, éviter de surcharger et d'encombrer celles-ci, puisqu'à l'inverse, l'impression de manquer d'air et d'espace de rangement se fera sentir. La propriété à vendre se doit d'être un lieu aéré, dégagé et où l'on circule facilement afin d'accentuer son effet de grandeur. Tout est une question de doigté et d'organisation.
S'il s'agit d'une maison ayant un long vécu, il est souhaitable de lui conférer tout le prestige de son âge et de lui redonner ses lettres de noblesse en accentuant certains détails architecturaux. Si la demeure offre une vue imprenable sur une montagne ou un lac, cette vue a tout avantage à être mise en avant-plan. Et, si la maison est restée coincée dans les années 70 ou 80, le besoin est urgent de lui donner un petit coup de jeunesse. Dans tous les cas, il est nécessaire de remédier aux signes de vieillissement non désirés que pourraient laisser transparaître les années, par exemple, un robinet qui fuit ou une tuile cassée. Rares sont les acheteurs potentiels qui cherchent désespérément à entreprendre des travaux de rénovation avant d'intégrer leur nouvelle demeure. Chaque maison est unique et tout est une question de savoir cibler les besoins particuliers de chacune d'entre elles.
Bref, c'est un amalgame de petits détails qui fait toute la différence. Jouer astucieusement avec ceux-ci est l'essence même du « Home Staging », la valorisation résidentielle. Et, puisque la valeur accordée à un bien immobilier ne se calcule pas uniquement en termes pécuniaires, mais aussi de manière sentimentale, il peut être très difficile de regarder son bien avec recul, impartialité et objectivité. Voir par soi-même ce qui pourrait représenter un obstacle à la vente ou donner lieu à une négociation du prix de sa propriété devient donc un travail assez laborieux. C'est pourquoi une spécialiste de mise en valeur résidentielle peut aider. Son défi sera de faire beaucoup avec peu, c'est-à-dire de réaliser un maximum de transformation avec le plus petit budget possible. Son objectif sera de susciter une vente rapide et au meilleur prix possible.
Un travail d'équipe important et vendeur, à ne pas négliger!
Audrey Boulanger
Spécialiste certifiée en Home Staging
audrey.boulanger@videotron.ca
450 539-0995
ENTRE TRANSCENDANCE ET IMMANENCE…
Bandes dessinées et musiques
Par Ramon Vitesse
L'immanence, le thème proposé pour ce numéro, me tarabuste quelque peu. Ce qui est présent, ce qui habite la nature même d'un être… Pas facile, mais, tentons de parcourir quelques livres d'art séquentiel et de tendre l'oreille à des musiques sous format compact question de toucher ce qui pourrait en être l'évidence ou l'essentiel!
BIG FOOT, 3e balade – Créatures (Futuropolis) de Nicolas Dumontheuil. Cet auteur autant que cette série sont caractérisés par un vent de folie au cœur même des hommes. Cette face, la plus souvent occultée, voire dissimulée ressurgit ici à tout moment dans ce western complètement décalé et où les oubliés de l'histoire de l'Ouest sauvage, un noir et une vieille Indienne, ont des rôles pivot. Pour la vieille Indienne, « Les blancs sont comme des papooses sans parents. Ils se servent comme s'ils étaient maîtres de tout. Ils ont oublié le respect et vont à leur propre perte. » Et, ultimement, le Big Foot apportera son brin de sagesse alors qu'il s'éclipse : « On ne déclare pas la guerre à la Terre. » Le dessin pour le moins extraverti de Dumontheuil et une adaptation inventive donnent un éclairage fort intéres-sant au roman Le Monstre des Hawkline de Richard Brautigan.
GUS, 3. Ernest (Dargaud) de Christophe Blain. Toujours sur le mode du western, mais, encore là, ça déraille pas mal… Pour mémoire, cette série démarrait avec une bande de voleurs de banque qui feront finalement cavaliers seuls. Chaque tome devient le prétexte pour en suivre un de cava-lier solitaire. Aux antipodes de Lucky Luke, les affaires d'Ernest iront de mal en pis. Ses amours également, lui qui était un véritable tombeur… Dans un style feuilletonesque et doté d'un dessin dégourdi pour des bons hommes tout en mouvements; presque d'une autre époque – celle des vieux cartoons. Ernest, le principal protagoniste, se voit affublé d'un pif de Pinnochio pratiquement doté d'une vie en propre!
PÉCHÉS MIGNONS, T.3 Garce attack! (Fluide Glacial) d'Arthur de Pins et Maïa Mazaurette. Et si l'immanence, chez les filles coquines de ce duo d'auteurs rassembleurs, n'était autre que le… Diable au corps! Dans ces pages, l'amour physique, fait figure de nécessité vitale et, attention la concurrence, ça va pas être facile. Envers et contre tout ce que l'on pourrait imaginer, le dessin, s'il est aguicheur, reste toujours dans des limites acceptables tandis que le texte ne manque aucune occasion d'en remettre encore et encore. Par exemple, les coins des cases sont tout aussi ronds que les seins des demoiselles et des têtes des personnages.
LES ENFANTS SAUVÉS, Huit histoires de survie (Delcourt) collective. L'instinct de survie et des solidarités parfois étonnantes ont permis à des enfants juifs d'émerger de la guerre. Par contre, parmi ces survivants, la plupart resteront marqués par la cruauté et des doutes éternels quant à la définition de l'être humain… Ce livre comporte un avant-propos de Simone Veil et une préface du dessinateur d'humour Tomi Ungerer et se voit complété par quelques pages documentaires fort pertinentes pour réfléchir et enseigner sur les questions de l'intolérance et du racisme. Bien sûr, les huit témoignages relayés par autant de dessinateurs donnent largement matière à mieux comprendre les ravages de l'intolérance et du racisme érigé en système.
LES ÉKORCHÉS, IV Démons (Indica / Outside). Plutôt mort que vif! C'est ce que semblent gueuler les Ékorchés pour ce deuxième album orné d'une tête de mort aussi épineuse qu'une mine antipersonnelle… Avec la pièce Vieux moineau, il est effectivement question d'euthanasie et du désir de mourir dans la dignité. Avouons que les sujets des chansons n'ont rien de jojo et que rien n'est épargné à l'auditeur pour en découdre avec la vie définitivement de plus en plus lourde. De l'immanence de la mort pour le vivant alors? Jugez-en par vous même à la lecture de quelques titres : Tu rayonnes la noirceur, Que la mort règne, Bout du monde, etc. Avec des revenants de groupes défunts tels B.A.R.F., Vovoïd et Ghoulunatics, les Ékorchés sont pourtant bel et bien là à rocker métal. Leur violoncelle ajoute encore au bouleversement.
MALAJUBE, Labyrinthes (Dare to care records / Select). Dans un registre indie rock en français, à part La Descente du coude, que voilà un groupe qui ose et qui évolue très positivement. Véritables orfèvres d'ambiance et de musiques présentant par moments des élans progressifs Malajube présente des textes quelque peu torturés flirtant avec la mort ou à tout le moins avec la finitude de la vie… Le mauve de la pochette et l'idée générale de se retrouver dans le parcours qui nous est propre – d'où le titre Labyrinthes, n'ont rien pour égayer les petites fêtes d'amis. Par contre pour quiconque accepte de voyager intérieurement, ce disque risque d'être un compagnon appréciable.
SWEATHEART SEBASTIAN (PAF! Disques / Méga Fiable / Blade and Blood)
Pour s'achever en beauté et en toute innocence, quoi de mieux du rock pop punk? Mieux encore? Tout en français, ce groupe originaire de Chicoutimi et de Montréal présente tous les stigmates de la new wave punk (Téléphone, Bijou, etc.) de France après avoir subi un sévère dépoussiérage et surtout d'avaler une overdose de vitamines de punk rock distorsion américain dans la lignée des Screaching Weasels; sans oublier une pincée des Secrétaires Volantes – quelque peu assagies...
En définitive, nous avons eu l'immanence plutôt sombre… Mais bon!
JEUNESSES MUSICALES OSÉES
Par Roméol DESKOROLLA
La culture alternative jeunesse, particulièrement musicale, se porte bien à Cowansville et, plus largement, dans la région. Ce bouillonnement, encore jeune et promis à moult développements, prend au moins deux formes : le CowanSkate Cult et la Série de spectacles de « musique alternative midi » à Massey Vanier.
Mais de quelle musique se chauffe donc notre jeunesse qui a grand besoin d'espace d'expression? La diversité constitue un mot clef pour mieux comprendre l'effervescence de nouveaux espaces scène évoqués plus haut. Le CowanSkate Cult a été initié l'été dernier afin d'offrir un évènement festif en sports extrêmes sans oublier une majeure culturelle (musiques et arts visuels) qui colle à l'esprit des jeunes souhaitant un mode de vie alternatif cohérent. La Maison des jeunes Le Trait d'Union, le travailleur de milieu, l'Espace vivant/ Living Room, le Biblio-vélo et la Ville de Cowansville ont donc élaboré un festival pour et par les jeunes dont la première édition a eu lieu en juillet 2008. Devant le succès remporté et plus particulièrement celui de la soirée avec OK Volca et Arseniq 33, à laquelle prenaient part plusieurs de nos talents locaux, revoici une deuxième édition. Cette dernière se tiendra au Centre de la nature de Cowansville les 17, 18 et 19 juillet 2009. Outre les spectacles alternatifs et les sports extrêmes (skateboard, patins à roues alignées et BMX), le graffiti y sera particulièrement à l'honneur avec une collaboration de l'OMH Cowansville pour une Résidence Multiplicateur d'artistes qui permettra de proposer des ateliers et des réalisations in situ. Les groupes amateurs de musique auront droit à des formations de base en autoproduction et le public pourra assister à nombreux ateliers tells que graffiti, pochoir, henné, body painting, T-shirt, sérigraphie et autres… Et vive la vie pour oser essayer!
Quant à la série de musique alternative et underground, il s'agit d'une initiative de mise en commun des forces de Massey Vanier High School et de l'école Massey Vanier, jumelée à l'expertise en musique d'avant-garde du Biblio-vélo – Service culture Cowansville. Cette association permettra de présenter plusieurs spectacles audacieux aux jeunes de toute la région. Par exemple, lors de la première phase de spectacles avec l'appui de Sur la scène Davignon (la MDJ et le CowanSkate Cult prennent sa relève comme partenaire), la population estudiantine a goûté à des richesses musicales alternatives relevant souvent du phénomène : Guérilla Poubelle (du punk-core de France), Pack A.D. (du garage blues rock de Vancouver), Bad Flirt (de l'indie pop rock de Montréal) et The Dreadnoughts (du punk celtique de Vancouver) avec, en première partie, le groupe local street punk Le Zéros et un autre groupe surprise… Un atelier de soutien destiné aux jeunes groupes a également été offert avec le chanteur du groupe OK Volca et un responsable de l'étiquette indépendante Slam Disques en lien avec le CowanSkate Cult afin de préparer les groupes et de faire la promotion de l'évènement auprès des jeunes; le tout avec l'aide financière de la Fondation Boulanger Bédard. Un programme d'une demi-douzaine de concerts est prévu pour l'année scolaire 2009-2010. Comme quoi les jeunesses de la région sont loin d'être en reste… Au contraire!
Auberge À La Fontaine, légende rurale depuis trente années
Gaspar est un triste fantôme infortuné. Depuis plusieurs années déjà, il rôde autour de l'auberge sans pouvoir y pénétrer. Jadis, en 1847, l'année de la construction de cet édifice, il s'y installa pour y trôner en tant que Genghis Khan. C'est peut-être pour cette raison qu'aujourd'hui on peut y savourer le meilleur steak tartare en Amérique du Nord.
Un jour du mois d'août 1978, Lionel Demontis et Patrice Faluel insèrent une clef dans la serrure de la porte principale de ce magnifique château. Papiers en main, ils se proclament les nouveaux maîtres de ces lieux. « Qui sont ces intrus? clame Gaspar. De quoi se mêlent-ils? ». Patrice et Lionel, des marins de souche française, avaient voyagé sur plusieurs océans ensemble et ce n'était pas un « p'tit fantôme anglo » qui allait leur faire peur.
En passant, je me demande si son vrai nom est Gaspar. Soulignons que le premier propriétaire de la bâtisse était un riche marchand anglais venu des États-Unis au milieu du XIXe siècle pour s'installer à Sutton. Alors… « Maybe Gaspar's real name is Peter or Jack or Jill or who knows? »
« Qu'importe, s'exclama Ninon la pétillante et nouvelle dulcinée de Lionel, nous allons y ériger notre propre royaume », de déclarer cette vraie Beauceronne (moi, je préfère dire une « belle sereine »). Ainsi, Ninon et Lionel (Patrice s'affairait ailleurs à ce moment-là) mettent tout en oeuvre pour revitaliser, avec affection, cette vieille bâtisse délabrée. Que de belles choses apparaissent au fil des rénovations!
« Quel blasphème! Quelle insulte! dit Gaspar, ils commencent à m'énerver avec leurs changements et toutes leurs petites attentions! » Ninon et Lionel prennent de plus en plus de place.
Gaspar n'est pas de nature maligne. Disons plutôt qu'il est un peu mesquin. Alors, débute la valse des mauvais tours. Un tuyau d'eau chaude qui saute dans la cave. Les délicieuses pâtisseries et le magnifique pain, que Ninon a laborieusement cuisiné, qui se mettent à brûler dans le four. Le téléphone qui ne fonctionne plus (comment prendre les réservations?). Les lumières qui s'allument sans raison dans les chambres. Y'a de l'imagination c'te Gaspar.
Finalement, le 5 janvier 1979, Ninon et Lionel ouvrent leur porte au grand public. Quel beau moment! Plus de 50 convives chaque soir. Des chambreurs qui viennent de partout pour jouir de la belle et douce ambiance de l'établissement. À cette époque, ça ne s'était jamais vu à Sutton : un vrai restaurant français avec une petite touche de la Beauce.
En 1980, Tanguy naît. « C'est quoi cette affaire-là? », crie Gaspar. Tanguy, c'est le nouveau mâle de la place dont les cris stridents peuvent ébranler les fondations de l'auberge. Pour la première fois en 170 ans, Gaspar se sent vraiment menacé. « Mais vous m'énervez! », lance-t-il.
Lionel se met à cuisiner des choses bizarres aux yeux du fantôme: des rognons, de la cervelle, du foie et, à l'occasion, des amourettes. Tout le monde les savoure et les apprécie. Plus besoin d'aller souper en ville, il y a maintenant tout ce qu'il faut à Sutton. De son côté, Ninon s'emploie à mettre en valeur le charme insolite et particulier de cette nouvelle entreprise en peaufinant les détails : rideaux, plantes, nappes, éléments décoratifs, pain maison.
En 1983, Cocotte vient au monde (son vrai nom est Audrey, il n'y a que moi qui a le droit de l'appeler « Cocotte »). Quelle fraîcheur elle apporte à l'auberge. «Que puis-je faire? se lamente Gaspar. Je dois quitter », telle est sa conclusion.
Si, par une journée quelconque, vous passez à Sutton à l'heure du midi, je vous propose de jaser avec Lionel, Ninon, Tanguy ou Audrey. Que de belles histoires vous entendrez et quel somptueux repas vous savourerez. N'oubliez pas de saluer Gaspar. Surtout, faites attention, car quelques fois il réussit à réintégrer l'édifice.
Rolland Potvin
D'un bout à l'autre de la planète, les traditions autochtones conçoivent la divinité à la fois comme une puissance transcendante et comme une présence immanente. Dans cette vision du monde, le sacré existe non seulement à l'extérieur et au-delà de soi, mais au cœur de soi et en toutes choses. Humains, animaux, plantes et pierres sont le réceptacle d'une même énergie vitale, consciente et intelligente, et de ce fait sont intimement liés les uns aux autres.
La Roue de Médecine amérindienne offre une représentation visuelle de cet univers interdépendant et nous aide ainsi à trouver notre place au sein du grand mystère de la création. Chez les Amérindiens du Nord, ce cercle sacré est constitué de pierres qui représentent les principes et les forces de la Nature ainsi que le cycle des saisons et les étapes de nos vies. À chaque pierre est attribuée une plante, un minerai et un animal dont l'essence est en harmonie avec l'aspect de l'univers que la pierre symbolise. On appelle cela des totems. Le totem est plus qu'une représentation symbolique d'énergies abstraites, il permet un lien actif et vivant entre notre conscience et des forces subtiles présentes à la fois dans la Nature et au plus profond de soi. Généralement, on invoque la présence de « l'animal totem » par l'entremise de l'art et du rituel ; des actes qui favorisent le passage de la pensée rationnelle à un état de conscience caractérisé par l'intuition, l'émotion et l'imagination.

Dans le cadre des ateliers que j'anime avec Lynda Bruce sur la Roue de Médecine, l'expression artistique joue un rôle important, en raison de sa capacité à exposer notre âme au sacré et à révéler la présence du sacré en nous. J'ai d'ailleurs eu la chance à maintes reprises de voir la magie opérer. Malgré cela, une partie de moi cède parfois au doute devant cette idée révolutionnaire : le divin réside en moi – en tant que moi ! J'intègre un peu plus cette notion à chaque printemps, alors que nous explorons la direction Est de la Roue de Médecine, dont l'animal totem est l'aigle. De son point de vue très élevé, l'aigle nous apprend à voir avec les yeux du cœur. Quand on invite la présence d'un animal totem, on peut être sûr que des occasions se présenteront pour recevoir des enseignements de sa part. Cette année, l'occasion s'est présentée pour moi lors d'un évènement auquel j'ai participé et qui s' intitulait la « Rencontre de l'Aigle et du Condor », où des aînés du Nord - du Québec à la Colombie-Britannique - ont accueilli des chamans du Sud, soit du Pérou. Au cours de cette cérémonie, j'ai eu le bonheur de fumer la pipe sacrée de l'Est et de voir la danse de l'aigle qui a pour but d'invoquer l'énergie de cet animal totem. En tant qu'artiste et art-thérapeute j'ai beau croire fermement que l'art peut ouvrir la voie vers un espace sacré (j'en ai même fait le sujet de ma thèse de maîtrise), j'étais ce jour-là incrédule devant la capacité du danseur à incarner le divin. De mon point de vue – totalement subjectif – il me semblait trop douloureusement « humain ». Dans son visage et sa façon de se mouvoir, je ne percevais que vulnérabilité et impuissance. Même dans son costume, ses plumes et son bouclier, pourtant magnifique, je ne voyais que l'imperfection. Puis, quelque chose s'est passé : cet homme qui me semblait incapable de voler est, contre toute attente, devenu un aigle. L'atmosphère dans la salle s'est transformée et moi avec. Avec tambour, hochet et cris de joie, nous avons tous plané sur les ailes de l'oiseau mythique, blottis que nous étions dans le duvet de son amour. Puis, tranquillement, nous avons atterri et le danseur a fait quelque chose de très humain : il est allé embrasser son épouse qui l'accompagnait au tambour, tout content qu'il était d'avoir accompli le rituel sacré pour lequel il a été formé.

Terriblement émue, j'ai compris, ou plutôt re-compris une fois de plus, que l'on n'a nullement besoin d'avoir atteint la perfection pour s'unir au divin. Les seuls préalables sont l'intention et le désir sincère ainsi que l'innocence et surtout l'ouverture du cœur – l'amour. Oui, le sacré vit dans toute chose : dans une fourmi autant que dans un éléphant, dans un caillou autant que dans une montagne! Et le sacré vit en moi en tant que moi avec tout ce que je suis, ici et maintenant. Ho.
Bénédicte Deschamps
Art-thérapeute
Les Rendez-vous créatifs autour de la Roue de Médecine
www.artcorpsetame.com
450
298-1171
Comme vous avez sûrement dû le constater, on voit de plus en plus fréquemment de dindons sauvages (meleagris gallopavo) dans notre région. C'est un oiseau assez impressionnant qui soulève plusieurs questions.
Les dindons que nous voyons s'alimenter dans les champs de maïs proviennent de l'expansion des populations de Nouvelle-Angleterre où ils ont été massivement réimplantés avec succès depuis 50 ans. Abondant avant l'arrivée des Européens, ce grand gallinacé avait disparu graduellement au cours du 18e siècle, en raison du défrichage intensif des grandes forêts de feuillus et d'une chasse abusive. Contrairement à ce qu'on pourrait penser, on ne réimplante pas des dindons d'élevage, mais bien des oiseaux capturés en nature à l'aide de filets, là où ils sont abondants, et relâchés dans des milieux favorables. Cette méthode a connu un vif succès et notre grand gallinacé est aujourd'hui plus répandu qu'à l'époque précoloniale.

Par contre, précisons qu'il n'y a aucune preuve tangible, dans les anciens sites amérindiens, de la présence du dindon sauvage dans le sud du Québec à l'époque précoloniale. C'est donc un nouvel arrivant. Les premières observations datent de 1976 et sa nidification en sol québécois ne fut confirmée qu'en 1984.
Le mâle est plus massif et robuste. En posture d'alerte, sa taille peut atteindre jusqu'à un mètre de hauteur. Son plumage est d'apparence noire, mais démontre un scintillement de rouge, vert, cuivre et or en période de reproduction. Sa tête et son cou, dépourvus de plumes, présentent des protubérances de peau rouge. La coloration de sa tête est bleue et rouge et est pourvue d'une couronne blanche. Ça vaut la peine de prendre ses lunettes d'approche pour l'observer. Il possède également une pendeloque qui ressemble à un doigt mou et qui pend le long de son front et de son bec. Une touffe de filaments kératineux raides, appelée barbe, émerge de sa poitrine. À la base de chaque patte, se dresse un ergot noir, long et très pointu chez l'adulte, qui lui sert principalement de défense contre les prédateurs.
La femelle est plus petite et présente un plumage plus terne. Sa tête et son cou sont gris-bleu.
Les dindons se nourrissent surtout le matin tôt et en fin d'après-midi. Le dindon est très mobile et peut couvrir une grande superficie pour se nourrir. Sa vision fine lui permet de voir de minuscules grains de nourriture. Les dindons sont omnivores et mangent une variété de matières végétales et animales selon la disponibilité. Leur régime comprend principalement des graines, des fruits et des feuilles. Mais ils consomment aussi des insectes, des invertébrés et des amphibiens.
La période de reproduction du dindon sauvage débute tôt au printemps. Dès le mois d'avril, les mâles attirent les femelles en émettant leur caractéristique « glouglou » qui peut s'entendre à une distance de plus de 1,5 km. Les mâles sont polygynes et tentent donc de courtiser plusieurs dindes, soit 4 ou 5. Ils ne participeront pas à la construction du nid, ni à la couvaison et à l'élevage des petits. Pour faire leur cour, les mâles se pavanent, hérissant leurs plumes aux reflets irisés, abaissant les ailes et déployant la queue en éventail. Une seule copulation peut fertiliser tous les œufs d'une couvée. La femelle construit un nid sur le sol consistant en une simple dépression recouverte de feuilles mortes et dissimulée près d'un arbre renversé ou sous un buisson à moins de 200 mètres d'une source d'eau. Elle aura besoin de boire pendant qu'elle couvera, pendant 28 jours, les 10 à 12 œufs qu'elle va pondre à raison d'un œuf par jour.
Si une dinde perd ses œufs, soit à la suite de prédation ou de toute autre perturbation, elle pondra une deuxième couvée.
Seulement 12 heures après l'éclosion, les poussins peuvent pourchasser activement les insectes et picorent vigoureusement en suivant leur mère. Ils peuvent déjà voler pour se percher pour la nuit avec leur mère dès l'age de 9 à 14 jours.
Plusieurs femelles et leurs rejetons s'attroupent au cours de la saison estivale et forment des crèches. Mais dès la fin de l'automne, les mâles et les femelles se séparent et forment des groupes distincts jusqu'au printemps suivant.
Le dindon sauvage, ce poids lourd de la faune aviaire nord-américaine, est certainement l'un des oiseaux les plus impressionnants du Québec et nous sommes bien chanceux de pouvoir l'observer dans notre région.
Ghislaine Delisle
Pour le Club d'Ornithologues de Brome-Missisquoi
Sutton, une communauté bien présente!
Le 18 février dernier, ébéniste de mon état, me voilà dans l'ambulance qui me mène à l'hôpital de Sherbrooke. Une manœuvre difficile, un morceau de bois réfractaire, le tout saute, je me coupe 3 doigts sérieusement. Mes mains sont mes plus précieux outils de travail! Pourquoi Moi!!!
Les moments de panique, quant à l'avenir à court terme, ont été fréquents, mais c'était sans compter sur la famille et les amis. Mes employés, qui m'ont pris en charge et amené d'urgence à l'hôpital, puis les amis qui ont pris les enfants pour la nuit pendant que j'étais sur la table d'opération, par la suite, les plats cuisinés qui sont arrivés à la maison et qui nous ont permis de respirer un peu durant toutes ces émotions. D'autres offres de gardes se sont ajoutées afin de nous donner du temps. Vous êtes venus chacun votre tour nous proposer votre aide durant ma convalescence. Pour finir une tombola s'est organisée. Les prix plus beaux et touchants les uns que les autres, offerts par vous, afin de nous offrir une somme d'argent pour nous donner la chance de souffler encore un peu.
Je suis, nous sommes, tellement touchés qu'il est difficile de trouver les mots... Bien sûr, il y a eu des moments difficiles, mais heureusement, ils n'ont jamais duré bien longtemps et toute l'empathie que j'ai reçue n'y est pas étrangère. Votre aide, vos cadeaux, votre présence chaleureuse nous vont droit au cœur. Il fait bon vivre ici à Sutton et être entourés par vous tous. Merci!
Jean, Catherine, Félix et Marilou
Par Véronique Gemme
Au loin, quelques couleurs se balancent, ponctuent l'espace sous l'horizon. Quelques pas nous rapprochent d'elles, d'un visage fleur vers lequel l'on tend le regard. Sous nos yeux un univers minuscule déploie sa force et sa fragilité, devient paysage infini. Absolu.
Les fleurs sont pour Odile Savaresse un lieu où cueillir lumière et transparence. Elles habitent son œuvre, nourrissent son quotidien comme sa création. Odile entretient avec les fleurs une relation d'amour, de don de soi, réciproque et constamment renouvelé.
![]() |
![]() |
Lorsqu'elle était enfant, Odile se souvient des pro-menades en nature qu'elle faisait avec sa famille. C'est lors de ces sorties qu'elle fait la rencontre des jonquilles, du lilas, des fougères. Des années plus tard, sur un autre continent, elle revit ses souvenirs d'enfance à travers la fraicheur des peintures à l'aquarelle, qu'elle rencontre lors d'une exposition. Son cœur se balance sur les zones de lumières et cette immanente transparence. Une révélation éclot : elle veut peindre, s'exprimer à travers la peinture. Elle s'inscrit à un cours d'aquarelle. À la suite d'apprentissages de paysages, elle abandonne les leçons et choisit de faire route seule, d'apprendre là où son cœur et son œil la mèneront. Elle participe ainsi à des démonstrations offertes par Omer De Serres et observe minutieusement le travail des artistes qui exposent dans sa région. Une artiste en particulier la touche par son mélange de détails précis et de vaporeux. Effets qu'Odile ne se lassera de poursuivre dans sa quête créative.

Il n'est plus question d'aller chercher d'autres techniques pour Odile : l'exercice est exploratoire, pur plaisir de la découverte. Chaque tableau est une expérience nouvelle. La peinture devient un lieu où elle prend des risques. Si parfois le sujet prend une autre tournure, elle persévère, toujours consciente que souvent, c'est l'accident qui crée l'œuvre. Ici, l'erreur n'est pas un échec, mais un apprentissage. Elle l'amène à expérimenter autre chose, à aller de l'avant. De décrocher de ce qu'elle avait en tête pour ouvrir sur plus grand que l'image. Un des plaisirs de l'aquarelle est qu'elle laisse place à la surprise. C'est l'eau qui a le dernier mot. Toujours. Peindre à l'aquarelle c'est s'amuser avec l'eau. On ne peut pas, ou si peu, corriger : c'est un premier jet. Cette réalité convient à Odile, lui ressemble. Des choses apparaissent sans qu'elle ne le planifie. La spontanéité se révèle dans toute sa splendeur. Pareille à une fleur…
La simplicité des fleurs dans leur beauté, dans leur nature rejoint beaucoup la peintre. Ce qui a trait à la nature et la végétation l'interpelle. Elle affectionne les fleurs pour leur authenticité, leur parfaite imperfection, leur art de s'assumer : rien n'est droit mais tout est harmonieux. Elle trouve plaisir à suivre leurs lignes, leurs courbes, d'en toucher les couleurs qui s'y lovent. Les fleurs lui apprennent à attendre le moment propice : celui qui vient de l'intérieur. La peinture pour Odile signifie le simple plaisir d'en faire. Que les gens parviennent à trouver de la lumière à travers ce qu'elle fait, et elle atteint son objectif.

Odile jardine! Elle aime sculpter la terre. Trouve nourrissant de s'occuper des plantes. La nature, en plus d'émerveiller, est un ressourcement en toute saison. Lorsqu'elle marche, elle apporte toujours son appareil photographique. Son regard est inévitablement tourné vers la composition et le sujet possibles. Lorsqu'elle peint, Odile reste fidèle à son sujet, représentant les couleurs, les formes qu'elle a captées ou dont elle se souvient. Les fleurs lui apprennent à voir. Le produit final ne sera jamais identique à la photographie qui, elle-même, n'est plus similaire à l'originale. Chaque instant est unique, tout comme chaque fleur. La lumière, le mouvement, l'ambiance, la personnalité de l'auteur ainsi que sa capacité à exprimer ce qu'elle voit et ressent, viennent teinter autant que les pigments le sujet sur lequel elle travaille. Une fleur est tellement complexe, on y perçoit toujours quelque chose qui lui était invisible avant et qui lui apparaît comme nouveau. Toujours, c'est la lumière qu'elle cherche, la lumière qu'elle trouve. La lumière, serait-ce aussi ce regard de l'artiste?
Ce printemps, elle partira pour la France, retrouver sa terre natale. L'appareil photographique au cou et un petit ensemble d'aquarelle à portée de main. Elle transpo-sera lumière et transparence de d'autres contrées.
Les fleurs nous rappellent le temps à prendre, à cueillir, à vivre. Elles nous font ralentir le pas, humer la beauté. Les fleurs nous rappellent la beauté de vivre, le céleste en immanence et qui se propage.
Vous pourrez retrouver les œuvres d'Odile Savaresse à la bibliothèque de Dunham, en novembre 2009.
Odile Savaresse
450-538-0405
odisava@hotmail.com
... la paix
celle des dimanches
de la chambre verte
de l'été ¹
22 avril au 30 mai : « Autour d'une exposition », édition 2008-2009, propose une animation inspirée des œuvres de Seymour Segal, artiste en arts visuels bien connu à Dunham où il a eu son atelier quelques années.

L'exposition porte un titre inquiétant « La regrettable réalité ». Mais nous savons que Seymour se définit comme un provocateur de créativité par le pouvoir de la peinture.

De janvier à juin 2009, « Autour d'une exposition » est offert par la Commission scolaire du Val-des-Cerfs, Boréart (Granby) et les lieux de diffusion tels que la Maison Bruck (Cowansville), la Maison de la culture de Waterloo, la Salle Normand Gaudreau (Centre d'art de Dunham), le Carrefour culturel de Bedford et ArtsSutton.
L'exposition de Seymour Segal a été ouverte au public, à la Salle Normand Gaudreau de la Bibliothèque de Dunham, du 22 avril au 23 mai, aux heures de la bibliothèque, les mercredis, jeudis et samedis.
6 juin au 2 juillet (vernissage 6 juin) : œuvres récentes de Bruno Cyr. Cette exposition pourrait s'intituler « humour et révélation » ou encore « grand saut »! Bruno pratique l'ébénisterie artisanale depuis vingt ans, et, en secret, il peint depuis dix ans : ah! « ...Sens de l'humour... personnalité complexe...vision à la fois cartésienne et absurde du monde ». Intrigant, n'est-ce pas?

À première vue, les œuvres de Bruno misent sur la précision du trait, les surfaces en à-plat, l'absence de perspective et l'utilisation d'inscriptions « quasi-caricaturales ». C'est sa manière classique, nourrie de nombreuses esquisses, d'essais de couleurs et jeux de proportion. Puis, vient l'envers du décor : la séance détente et improvisation à grands coups de spatule, une expérience dans la matière « couleur ».
8 juillet au 29 août (vernissage 11 juillet): « 11e Exposition collective des artistes de Dunham » qui sera couronnée par l'acqui-sition du « CHOIX du PUBLIC », destiné à enri-chir notre collection permanente. En effet, le Centre d'art achètera cette année l'œuvre choisie par le pu-blic, et ce, dans chacune des salles d'exposition. La Salle Normand Gaudreau présentera des œuvres créées sur le « thème du jeu », tandis que la salle 2 affichera des œuvres de formats plus petits avec des sujets laissés à la discrétion des artistes. Venez rencontrer nos artistes et exprimer vos choix!

5 au 27 septembre (vernissage 5 septembre) : œuvres récentes de Johanne Brault et Josée Dubé, dans la Salle Normand Gaudreau.
![]() |
![]() |
Information sur le Centre d'art de Dunham : 450 295-2621
Lise F. Meunier
¹ France Mongeau, La chambre verte, p. 20.
La culture est dans la nature même de la Salle Alec et Gérard Pelletier
Depuis maintenant plus de cinq ans, le Cœur du Village anime la salle Alec et Gérard Pelletier. Les spectacles, le cinéma, les ateliers et les activités communautaires qui y sont présentés en font un des lieux de culture les plus actifs de la région. Chaque année, ce sont plus de 150 événements qui sont à l'affiche à Sutton. La culture est dans la nature même de la salle Alec et Gérard Pelletier.
Cet été, en plus de la programmation régulière, le Cœur du Village accueille le Tour des enfants, collabore à la présentation du Festival multimédia de Sutton et organise le camp des arts de la scène.
LE TOUR DES ENFANTS : DU 13 AU 17 JUILLET. Pendant la 21e édition du Tour des Arts, le Tour des enfants présente une programmation pleine de surprises pour les enfants, jeunes et moins jeunes. Un atelier de musique pour les enfants d'âge préscolaire avec Micky Farkas, une matinée de contes avec l'auteure cowansvilloise Danielle Malenfant, un ciné-famille, un atelier de percussion avec Pec Percussion (Frédéric Gauld), et finalement un atelier de collage avec l'artiste Richard Fulham.

Pec offre aussi un après-midi de percussion intensive pour les ados de 12 à 16 ans. « Pour les "drummers" et les joueurs de tam-tam ainsi que pour celles et ceux qui veulent essayer, dit-il, l'exploration de rythmes trippants à jouer dans des jams. Nous aurons besoin de quelques joueurs qui ont déjà de l'expérience. Apportez vos instruments si vous en avez. Et mangez bien, ça va jammer fort ».
Vraiment de tout, pour tous les goûts, tous les jours de la semaine! Les activités débutent chaque jour à 9 h 30. Chaque atelier coûte 5 $.
FESTIVAL MULTIMÉDIA DE SUTTON :
DU 23 JUILLET AU 22 AOÛT.

La salle Alec et Gérard Pelletier accueille un nouveau venu cet été. Il s'agit du Festival multimédia de Sutton, sous la coordination de Michael Hynes, qui mise sur la fusion de musique et d'autres médiums. La programmation du festival présente 24 événements à divers endroits à Sutton. En collaboration avec Mode Records (Ville de New York), le Coeur du Village, l'Église unie de Sutton et des artistes indépendants tels que Tim Chu (New York) et Marc Sabat (Berlin), le Festival prend une saveur carrément internationale. Cette année, quatre grands thèmes seront abordés.
Dix soirées cinéma seront présentées à la Salle Alec et Gérard Pelletier. Au programme, des films sur John Cage (Berlin's Henning Lohner's ‘ONE11”) et Iannis Xenakis (Kraanerg, the Sting Quartets). Du cinéma d'auteurs tels que Tim Chu et son film “Prélude à Parsifal” (1989, gagnant du prix spécial du jury, UNESCO Festival du Film d'Art) et « AutoMat » de Marc Sabat, pour n'en mentionner que quelques-uns. Tim Chu sera d'ailleurs sur place et présentera son film.
Toujours à la Salle Alec et Gérard Pelletier, cinq concerts de musique de théâtre, chacun mettant en vedette un artiste différent. De Charlie Mingus (mettant en vedette le bassiste montréalais Alex Bellegarde) à Miles Davis (en compagnie de Stanley Lake) à Tom Waits, Jimmy Van Huesen et Thelonius Monk, Michael est accompagné chaque soir de la percussionniste montréalaise Isabelle Allard dans l'exploration des vies de ces géants à travers les styles musicaux qui leur sont propres.
À partir du 26 juillet, neuf soirées d'exploration dans la fusion de la musique et des mots à travers de l'improvisation libre de plusieurs artistes. Lieu à annoncer.
Michael a collaboré avec l'artiste montréalais François Brisson pour créer une installation qui explore le processus de création.
Pour plus d'information, consultez le www.mediasutton.org
Pour une 5e année, le Coeur du Village propose son Camp des Arts de la scène.

Pendant 10 jours, des jeunes auront la chance de monter leur propre spectacle de théâtre musical, de sa création jusqu'à la représen-tation. Ils travailleront l'interprétation théâtrale, le mouvement, la voix chantée, guidés par deux artistes professionnelles passionnées : Eaudrey Camirand et Gabriela Asselin. Le Camp des Arts se déroule du lundi au vendredi, de 9 h 30 à 15 h 30, à la Salle Alec et Gérard Pelletier. Coût : 200 $ par enfant. Prix spécial pour les familles. Pour les inscriptions, fournissez vos coordonnées complètes au 450 538-0486. Eaudrey Camirand vous rappellera dans les plus brefs délais.
Pour plus d'information sur ces activités et sur la programmation régulière, consultez le site web : www.salleagpelletier.com. Réservations 450 538-0486.
Michèle Normandin
L'écriture débridée, vous connaissez?
Marie Clark
Sans doute pas, puisqu'il s'agit d'un concept que j'ai développé en m'inspirant de la démarche d'écriture de Natalie Goldberg, une écrivaine américaine. Rien d'immanent là-dedans, si ce n'est en moi, peut-être, puisqu'il s'agit d'une approche de l'écriture que je me suis en quelque sorte concoctée pour m'aider à forger ma plume.
Ce que j'appelle écriture débridée consiste en gros à appliquer à l'écriture littéraire certains principes de la méditation zen. Ça vous semble bizarre? Méditation et écriture se rejoignent pourtant sur plusieurs plans. Tout d'abord, l'écriture, tout comme la méditation, porte ses fruits, quand elle fait l'objet d'une pratique régulière. Ensuite, écriture et méditation lancent l'écrivant (ou le méditant) à la découverte de son propre esprit et l'amènent à explorer son univers intérieur. L'une comme l'autre pratique incitent également le participant à devenir une sorte de « témoin de lui-même », qui ne juge pas ce qui surgit de lui et qui ne recherche pas le contrôle, mais la « présence » à ce qui est.
Si vous participez à un de mes ateliers d'écriture débridée, vous apprendrez donc dans un premier temps à laisser galoper librement votre esprit sauvage sur la page. Car l'erreur la plus courante des aspirants à l'écriture est de s'enfermer dès le départ dans une structure, un cadre, qui tuent toute possibilité de surgissement, donc de création. Avant de vouloir harnacher ses idées, de les dompter, de les maîtriser pour les faire entrer dans une forme, une étape d'exploration de l'informe est nécessaire. Cette étape permet, par ailleurs, de se confronter à ses mythes personnels et de découvrir ses thèmes propres, ses désirs, ses impulsions, ses nécessités et ses particularités : sa voix d'écrivain, finalement.
J'utilise la même approche lorsque j'enseigne la création littéraire à l'université. « Pourquoi faudrait-il "s'entraîner" à écrire? », me demandent souvent mes étudiants, davantage soucieux de performance que de processus d'édification. Quel athlète, leur réponds-je alors, se présenterait à une compétition sans avoir une longue préparation physique et mentale derrière lui, qui l'a mené au sommet de sa forme? Le mythe de l'écrivain, guidé par la seule inspiration, qui s'assoit un matin à son bureau pour jeter d'un seul trait un chef-d'œuvre sur papier, a la vie dure. Il est pourtant très loin de la réalité, foi d'écrivaine qui a travaillé « d'arrache-langue » à façonner sa parole.
Si vous rêvez d'écrire, la pratique de l'écriture débridée peut vous aider à apprivoiser vos peurs, vaincre vos résistances, à explorer votre imaginaire et à découvrir votre voix tout en acquérant une pratique d'écriture.
Mon site Internet www.marieclark.ca vous permet d'en apprendre davantage sur cette approche, de même que sur mon parcours, mes publications et mes autres activités d'écrivaine. Vous y trouverez également les dates de tous mes ateliers d'écriture à Sutton. Si vous préférez, vous pouvez communiquer avec moi au 450 538-3862. Le prochain atelier se déroulera les 1er, 2 et 3 juillet, au gîte Vert Le Mont, à Sutton.
M. Kenneth Hill, président du conseil d'administration du CLD de Brome-Missisquoi, a annoncé la nomination de M. Mario Thibeault au poste de directeur général de l'organisme.

M. Thibeault est économiste de formation et administrateur agréé, il a œuvré, au public et au privé, dans les secteurs manufacturier, touristique, commercial et résidentiel et possède une excellente connaissance des PME de la région.
Comme ses démarches sont axées sur les résultats, il est impatient de s'impliquer dans le Plan de diversification entrepris par le CLD ainsi que les nombreux autres projets en cours ou futurs.
M. Thibeault dirigera l'équipe de 15 professionnels vouée au développement économique et à la prospérité de la région par la création et le maintien des emplois dans tous les secteurs d'activités dans Brome-Missisquoi.
Pour rénover la conscience tranquille
Geneviève Hébert
Si vous avez déjà fait faire des rénovations chez vous, vous savez que cela peut parfois être un casse-tête. On a une idée en tête, un budget en poche et il n'est pas toujours aisé de faire coïncider les deux. Voilà pourquoi plusieurs d'entre vous s'en remettront à un entrepreneur général. Celui-ci devrait être en mesure de vous faire le portrait de toute la procédure et des coûts impliqués, sans trop de difficultés. Il vous fera peut-être faire quelques compromis dans le choix des matériaux, par exemple, afin que vous ne dépassiez pas trop votre budget. Il établira avec vous un échéancier, afin que le chantier ne s'étire pas outre mesure. Il s'occupera d'engager du personnel qualifié et, la plupart du temps, de commander le matériel nécessaire. Bref, il s'occupera de tout! Parce que vous lui confiez votre budget et votre demeure, mieux vaut trouver quelqu'un en qui vous pouvez faire confiance.
Si vous ne savez pas à qui confier vos rénovations, l'Association provinciale des constructeurs d'habitations du Québec a désormais son propre regroupement d'entrepreneurs dont elle certifie le professionnalisme. Ce regroupement s'appelle Réno-Maître. Les entrepreneurs qui en font partie doivent répondre à de nombreux critères de sélection et respecter un code d'éthique bien défini englobant des valeurs comme l'honnêteté, la courtoisie, la propreté, le respect, etc.
Afin d'accéder au titre de Réno-Maître, un entrepreneur doit notamment présenter une longue liste de clients satisfaits, ainsi que des états financiers transparents et conformes. Lorsque vous faites affaire avec un Réno-Maître, vous pouvez aussi adhérer au plan de protection Garantie rénovation de l'A.P.C.H.Q. et obtenir un programme de financement sur mesure. Votre entrepreneur Réno-Maître devrait également être en mesure de vous conseiller judicieusement sur les subventions réno-climat offertes par Hydro-Québec lorsque vos rénovations améliorent le rendement énergétique de votre maison, ainsi que sur les crédits d'impôts auxquels vous avez droit. Il s'assurera aussi que les travaux effectués sont conformes aux normes du bâtiment.
Dans les environs, vous trouverez notamment Les Constructions Pierre Boivin inc. sous la bannière Garantie Maison neuve et Réno-Maître de l'A.P.C.H.Q. Son principal actionnaire et entrepreneur général, monsieur Pierre Boivin lui-même, se spécialise dans la réalisation de projets de maison neuve ou de rénovations « clé en main ». Pour plus d'informations le concernant ou concernant le regroupement Réno-Maître, consultez directement le site grand public de l'A.P.C.H.Q. Le site de Pierre Boivin devrait bientôt être en ligne sur le site même de l'APCHQ.
Je vous parlais de thérapies aidant à « intégrer les leçons impliquées dans tout mal-être ». La plupart de ces formes de soins agissent sur les champs énergétiques de l'humain. La plus connue d'entre elles est probablement le Reïki, suivie de la Thérapie crânio-sacrée, agissant, quant à elle, tant au plan structural qu'énergétique, dépen-damment du ou de la thérapeute. L'imposition directe ou indirecte des mains est la grande constante des soins énergétiques. La volonté du soigné, puis la compassion, l'ancrage et les qualités d'émetteur-récepteur du soignant font la suite du travail. Le système médical conventionnel a même sa branche de soins énergétiques avec The Nurse Healers - Professional Associates International (NH-PAI), association d'infirmières états-uniennes à l'origine de l'approche du Toucher énergétique. De nombreuses associations d'infirmières de par le monde appliquent aujourd'hui cette technique.

Il existe une forme de « toucher thérapeutique » nommée Immanence. Développée en Amérique du Nord à partir probablement des ancêtres païennes de la très ancienne pratique chrétienne d'imposition des mains, des enseignements kabbalistiques et des formes plus contemporaines de soins énergétiques, la technique d'Immanence est d'une simplicité désarmante. Un bref échange de mots picturaux sur l'état de santé, une table de massage, un moment méditatif d'enra-cinement, puis, deux mains qui se posent, en deux points choisis. S'ensuit une connexion intégrale, l'infiniment petit et l'infiniment grand se fondent, la limite entre soi et l'autre disparaît, et le nom de la technique prend tout son sens. Michèle Normandin, dame « multifacettes » suttonnoise, pratique l'Imma-nence. Formée en travail énergétique à l'école québécoise Conscience Énergie, elle cultive et applique les techniques les plus épurées. L'Immanence et, depuis peu, la Reconnexion du Docteur Eric Pearl, celle-ci étant encore plus minimaliste. Comme pour les très quantiques élixirs floraux, ces formes thérapeutiques sont vibratoires. Ne cherchez pas d'explications scientifiques les corroborant, vous serez frustrés ou déçus. Un jour, peut-être!
Je vous épargnerai la liste mirobolante des histoires de guérisons et vous suggérerai simplement d'essayer, si le cœur vous en dit.
Partant du concept que tout est contenu à l'intérieur, prendre contact avec ce tout ouvre forcément bien des portes!
Vous pouvez joindre Michèle Normandin en composant le 450 538-6682 ou par courrier électronique à l'adresse mnormandin@fastmail.fm
A.R.
Reconnaissance des bénévoles de Sutton
1re rangée : Jeanne Morazain, Monique Blattère-Flowerday, Kenneth Hill, Maire de Sutton, Rhoda Horn, Queenie Gendron, Ève Denis, Nathalie Mireault, Responsable des Loisirs, de la Culture et de la Vie Communautaire à la municipalité.
2e rangée : Winston Bresee, Irene Phelps, Lorraine Cournoyer, Frédérique Bruneau, Louis Dandenault, Lisa Dutil, Élyse Boulanger, John Gendron, M. Ronald Hébert .
3e rangée : Doris Mondor, Michel Fradette, Geneviève Caron, Patricia Harvey, Martine Groh, Richard Leclerc, Jean-Paul Cyr, France Boulanger.
Absent: Nicole Baudry, Diane Demers, Denis Bouvier, Agaline St-Onge, Eva Kminek, Catherine Zellweger et Marthe Deslières.
Photographe: Mme Dominique Gosselin
Hors du vide, point d'immanence
Sacha Guitry raconte qu'un jour « un de ces hommes profonds et pénétrés d'eux-mêmes, comme il y en a tant », déclara à Alfred Capus, et comme s'il s'agissait du fruit d'une profonde réflexion : « Mon cher Capus, tout est dans tout. » « Oui, et réciproquement », lui répondit Capus. Et Guitry d'ajouter : « Vous voyez qu'un adverbe peut devenir un bon mot dans la bouche d'un homme éblouissant d'esprit. » C'est pareil pour le vide. Rien ne semble mieux s'accommoder du vide que la vacuité. Mais il y a un os : le vide ne peut s'observer que s'il est enfermé.
À l'état libre, il remplit tout. Résultat, il n'y a plus de riens nulle part. N'allez pas croire que ce soit absurde. Tout cela est parfaitement cohérent, et je vais vous le prouver. Pour fabriquer du vide, il faut forcément disposer d'une cloche. Mais où la trouver, cette cloche, si en dehors d'icelle rien n'existe ? On doit donc la concevoir de toutes pièces à partir de rien. On comprendra que l'affaire ne soit pas si simple. Le principe d'immanence, selon lequel tout est intérieur à tout et qu'un au-delà de la pensée est impensable… Ne riez pas ! C'est bien du principe lui-même qu'il est question, ici. C'est écrit dans le Petit Robert. Pour une fois qu'un simple mortel peut anéantir la « conspiration universelle du mensonge contre la vérité » (Talleyrand), il ne faut surtout pas rire, car l'affaire est très, très grave. Voici pourquoi. Si, d'une part, on ne peut créer quoi que ce soit à partir de rien puisque rien n'existe en dehors de sa cloche, pas même soi-même, on a comme on dit un costaud de problème. D'autre part, puisque nous en sommes là, il faudra bien admettre que Descartes avait raison d'affirmer que pour être là il fallait absolument cogiter. Suffisait d'y penser, quoi ! Par contre, on creusera tant qu'on voudra, on ne trouvera jamais le fond du baril, tant qu'il sera vide. On se retrouvera plutôt dans des abîmes ou des abysses sans fond, sans rapport ni proportion avec la profondeur de la réflexion. Qu'est-ce que ça veut dire, ça, je vous le demande. Si tout est dans tout et que rien n'est dans rien, cela veut-il dire que rien du tout n'est tout ou rien ? Ah ! mais non, ce serait trop facile. Il faut se méfier des solutions miracles : elles vous jettent par terre vite fait, pardon : vide fait ! C'est que, voyez-vous, il paraît que dans le vide, ça descend vite pas pour rire. Qu'on soit de plume ou de plomb, tout le monde vous prend une de ces débarques à couper le souffle. En effet, rien n'arrête une chute libre. Morale : ne laissez rien sortir de votre cloche, elle en perdrait tout, même la voix. Et alors, catastrophe des catastrophes, le silence des espaces infinis remplirait tout. Pff ! Voilà qui dépasse les bornes… que l'on fasse des ronds dans l'eau ou des ronds de fumée, c'est du pareil au même : rien n'est dans tout, tout n'est dans rien, et ni l'un ni l'autre, réciproquement ! Ainsi parlait un certain François Villon, grand empêcheur de danser en rond… rond, rond, macaron, célèbre sonneur de cloches et grand ami des femmes, sur le parvis de la cathédrale de Strasbourg, un certain mercredi des Cendres… la rumeur veut dans les faubourgs qu'il aurait mal tourné et se serait converti plusieurs fois à la poésie afin d'échapper à la potence. Sans dérougir. Il n'était pas du genre à tourner autour des mots.
Richard Weilbrenner
Ce texte est à la mémoire de Clara1 décédée, le premier décembre à l'âge de 3 1/2 ans, d'une grave leucémie extrêmement rare diagnostiquée à 5 mois. Aucune chimiothérapie, radiothérapie ou greffe de la moelle osseuse n'a pu la guérir. J'écris l'histoire du cheminement de Clara pendant la dernière année de sa vie.
Trop petite pour vraiment compléter un jeu de sable, elle a réussi, en jouant avec les miniatures, en découpant et en dessinant avec des crayons de toutes les couleurs, à vraiment entrer en contact avec son développement naturel et à le stimuler.
Elle vivait avec grande intensité et beaucoup de joie les bons moments. Quel bonheur de voir quelqu'un aimer autant la vie et en prendre plaisir. Voilà le plus bel exemple d'un développement naturel bien vécu.
La thérapie des jeux de sable est ordinairement pour les enfants d'environ 5-6 ans et plus, mais, par expérience, je constate qu'en apportant des modifications, elle peut être bénéfique à différents âges. C'est une thérapie où l'enfant n'a pas besoin de parler. Le but est de le ramener en contact avec son développement naturel, bloqué soit par une maladie grave, une séparation, un deuil ou tout autre traumatisme.
En suivant un cheminement de type jungien, dont une analyse profonde de la personnalité (6 ans) et un apprentissage de la thérapie des jeux de sable (7 ans), en vue de travailler sur les problèmes de l'enfance, j'ai été motivée par l'opinion que possédait le psychanalyste Carl Gustav Jung au sujet des thérapeutes. Il pensait qu'il était essentiel pour le thérapeute d'avoir travaillé, au préalable, sur ses propres difficultés. Il comparait un thérapeute à un chirurgien et ne pouvait s'imaginer ce dernier opérant sans s'être d'abord lavé les mains.
Marjolaine Bédard
marjol@axion.ca
1 Clara est un nom fictive
«Il n'est rien de corporel qui ne recèle une âme cachée.» Paracelsus
Les odeurs de la vie courante ont une fonction vitale. Privé d'odorat, nous perdons nos repères. La vie quotidienne comporte une foule de circonstances susceptibles d'occasionner des atteintes à l'intégrité physique, nerveuse ou psychique. Par l'odorat, nous percevons des messages, bons ou mauvais, qui influencent nos états d'âme et guident notre mode de fonctionnement. L'aromathérapie utilise ces « mémoires » pour agir en surface ou en profondeur sur notre santé et notre bien-être.
![]() |
Paracelsus |
L'aromathérapie est l'utilisation des huiles essentielles pour l'harmonisation de la santé physique et mentale. En stimulant le système nerveux, les arômes des huiles essentielles lancent un ordre d'autorégulation. C'est une méthode naturelle qui repose sur l'activité des molécules biochimiques.
Les huiles essentielles s'utilisent soit en inhalation, soit en compresse ou en friction. En appliquant le produit sur la peau, il suffit de quelques heures pour que les principes de la plante aient pénétré les tissus par voie sanguine et pour qu'on en retrouve des traces dans les urines; la résorption percutanée des huiles essentielles ayant lieu très rapidement.
Plus précisément, l'aromathérapie prépare le corps à lutter contre la maladie en modifiant la structure chimique des liquides corporels (la salive, le sang, la lymphe). Les huiles essentielles ont également une influence sur les sécrétions hormonales, sur l'équilibre endocrinien et sur les réactions neurovégétatives corporelles.
Les huiles essentielles ne contiennent pas de corps gras comme les huiles végétales obtenues avec des pressoirs (huile de tournesol, de maïs, d'amande douce, etc.). Il s'agit de la sécrétion naturelle élaborée par le végétal et contenue dans les cellules de la plante, soit dans les fleurs et les feuilles. Soulignons qu'on peut également la trouver dans les fruits, bois, écorce, racines, graines et semis. La récolte se fait au meilleur moment en fonction des substances que l'on veut extraire et des conditions extérieures, car la plante ne développe pas les mêmes composants selon la période de l'année. Il faut aussi savoir que la même plante offrira une huile aux vertus différentes selon son origine. Par exemple, le romarin marocain présente une biochimie très différente du romarin provençal, espagnol ou corse.
Pour les massages: mélangez simplement les huiles essentielles avec de l'huile végétale : huiles de pépin de raisin, d'olive, d'amandes douces, d'avocat, etc.
Sur la colonne vertébrale pour apaiser le système nerveux : Lavendula officinalis (Lavande officinale) ou Citrus autantium (orange douce).
Sur le thorax, pour agir sur les bronches : Eucalyptus radiata ou globulus.
Pour apaiser l'anxiété sur le plexus solaire : Picea Mariana (Épinette noire) ou Lavendula officinalis.
Pour agir sur les organes internes placer sur l'abdomen des huiles activatrices des fonctions digestives : Rosmarinus Officinalis (Romarin officinal) mais encore Picea Mariana.
Dans les cas de céphalées et de migraines, les tempes, le front, les lobes d'oreilles et la nuque seront nos points d'actions avec des huiles essentielles comme Mentha Piperita (Menthe poivrée), Lavendula angustifolia (Lavande vraie).
La puissance des huiles essentielles est très grande, du fait de leur concentration extrême. RECOMMANDATION IMPORTANTE : NE PAS LAISSER À LA PORTÉE DES ENFANTS. VÉRIFIEZ L'USAGE DE CERTAINES HUILES ESSENTIELLES CHEZ LA FEMME ENCEINTE. Mentionnons à ce sujet que l'armoise est abortive et la menthe est emménagogue (provoquant ou régularisant les menstruations) et peut induire des troubles sérieux ou des contractions. La camomille et la lavande sont à éviter les 6 premiers mois. Par la suite la lavande s'avère utile pour relaxer.
Anik Kelly
masso-kinésithérapeute, monréseau+
Le 29 août, fêtons les 30 ans du PENS!
Le Parc d'environnement naturel de Sutton (PENS) existe depuis 30 ans. Qu'est-ce qui fait qu'un projet comme celui du PENS a survécu et survivra encore longtemps? Voilà qui témoigne de l'immanence, «... de ce qui demeure présent, enveloppé dans autre chose. » Claude Bernard disait : « Dans tout germe vivant, il y a une idée créatrice qui se développe et se manifeste par l'organisation (1). » On peut en convenir, le PENS est bien vivant et toujours d'actualité. Il accueille sur ses sentiers, bon an mal an, plusieurs milliers de randonneurs, de raquetteurs et d'amants de la nature.
Pourtant, l'évolution du PENS ne s'est pas faite d'un seul souffle. Le projet porteur a pris différentes couleurs selon les époques.

Il suffit d'un bref retour sur son histoire pour le constater. Alors que tout un chacun aménageait ses sentiers à gauche et à droite, un précurseur a balisé certains sentiers, les plus usuels, en jaune, balises toujours existantes. L'idée de bâtir sur la montagne un centre d'observation des étoiles en a motivé plus d'un. Le projet proposait un parc provincial aussi. Les projets mettant l'accent sur la conservation et sur le développement plein air ont aussi eu leurs adeptes et promoteurs. Force est de constater que le projet du PENS continue de se développer grâce à son propre élan créateur et grâce à l'énergie de tous ceux qui y ont contribué. Malgré les aléas de parcours ou ses bons et moins bons coups, le PENS demeure.
Le 29 août, il y aura une grande fête pour célébrer les 30 ans du PENS. Toutes et tous sont conviés : les randonneurs d'occasion et de cœur, les membres du PENS ainsi que les bâtisseurs, bienfaiteurs et bénévoles de tout temps. C'est une occasion pour tous ceux qui ont contribué à faire du PENS ce qu'il est et pour tous les amateurs de randonnée de se retrouver et de fêter!
La journée débutera par une randonnée en famille ou en groupe avec un départ prévu à 10 h au poste d'accueil situé à l'altitude 520. Des guides accompagnateurs seront disponibles pour ceux qui souhaiteraient faire une randonnée guidée sur des circuits de longueurs variées. Des points d'intérêt dans la nature environnante seront indiqués par les guides. Les groupes seront formés sur place.
La fête se poursuivra à partir de 16 h avec différentes activités, de la musique, un cocktail et un souper BBQ suivi d'un feu de joie. Le souper sera offert gratuitement et il y aura un service de bar sur place. Pour faciliter l'organisation, vous êtes priés de vous inscrire d'avance pour le souper et d'indiquer si vous participerez à la marche.
Le 6 juin prochain sera la journée de corvée nationale! C'est le moment de l'année où il faut nettoyer les sentiers à la suite du dégel de l'hiver, enlever les branches tombées, reconstruire et refaire l'empierrement de sections malmenées, faciliter l'égouttement et planter de nouvelles pousses d'arbres. Réservez votre journée pour ce travail sur le massif des monts Sutton. Joignez-vous aux membres du PENS et profitez du bon souper qui est offert à tous les bénévoles à la fin de la journée. Le rendez-vous est à 9 h à l'altitude 520.
L'assemblée annuelle du PENS se tiendra le lendemain, le 7 juin à 14 h. Le conseil d'administration présentera son rapport sur les activités de la dernière année et présentera des orientations pour l'année à venir. Toutes et tous sont les bienvenus.
Pour l'inscription à l'une ou l'autre des activités : par téléphone au 450 538 4085 ou par courriel : info@parcsutton.com
Pour consulter la programmation des activités été et automne 2009 ou pour toute autre information consultez www.parcsutton.com
Vos suggestions et commentaires sont toujours les bienvenus. Faites-les parvenir à : info@parcsutton.com
Thérèse Leclerc
1 Introduction à la médecine expérimentale, BERNARD, Claude, p.12
Mais qu'est-ce que l'immanence? C'est ce qui est compris dans la nature d'un être ou d'une chose ou, en d'autres mots, ce qui ne demande pas que l'on fasse appel à un principe extérieur. L'immanence est le contraire de la transcendance. La Galerie Arts Sutton n'est pas immanente. Elle ne se suffit pas à elle-même. Elle doit être nourrie par l'apport du travail de ses artistes. Et c'est précisément ce qu'elle offre à la population cet été.
Trois expositions ainsi qu'une conférence attendent les visiteurs à la Galerie Arts Sutton durant la saison estivale. Tout d'abord, du 30 mai au 5 juillet, Arts Sutton est très fier de présenter une exposition aux allures ludiques de l'artiste originaire de Sherbrooke nommé Quinze.
![]() |
« Circus » sculpture sur bois ,2002 par Quinze15 |
Les œuvres de cet autodidacte, sculpteur en art populaire des scènes, nous transportent dans un monde peuplé de personnages miniatures qui ne racontent rien de moins que notre histoire. Ces saynètes sont créées sur le mode de l'humour, de la naïveté, de la subtilité et de l'esprit. Certaines pièces peuvent choquer, d'autres peuvent séduire par leur infaisabilité, faire rire et réfléchir à la fois. Malgré tout, ce type de création qui porte en lui la signature de l'auteur, s'adresse à un large public et à des gens de tout âge et de toute culture.
Le 18 juillet à 14 h, la galerie présentera la première d'une série de quatre conférences prévues pour l'année 2009. Cette conférence sera donnée par Sandra Paikowsky, chercheuse principale de l'Institut de recherche en art canadien Gail et Stephen A. Jarislowsky de l'Université Concordia.

Elle traitera particulièrement de la vision canadienne de James Wilson Morrice (1865-1924) lors de son passage à Venise. Elle parlera également d'artistes canadiens qui ont peint dans la ville de Venise. Cette conférence sera présentée en anglais seulement. Les billets pour les conférences seront en vente à la galerie dès le mois de juin au coût de 12 $ pour les membres de la Galerie et 15 $ pour les non-membres.
En plein cœur de l'été, les visiteurs pourront voir à la galerie les œuvres des artistes participant au Tour des Arts, événement artistique très prisé dans la région. Pendant 10 jours, soit du 11 au 19 juillet, une quarantaine d'artistes de la région ouvrent les portes de leur studio aux visiteurs. L'exposition à Arts Sutton permet aux visiteurs de voir les œuvres des artistes avant de se rendre directement dans leur atelier. L'exposition débutera le 11 juillet et se terminera le 26 juillet soit une semaine après la fermeture des studios. Ne manquez pas le 5 à 7 d'ouverture, le vendredi 10 juillet, en présence des artistes.
Pour clore la saison, les œuvres vidéo de Vincent Lafrance et les photographies de Sylvie Larouche seront présentées du 1er au 30 août. L'existence des mouches est un corpus de courtes vidéos mettant en scène des gestes anodins ponctués d'effets-surprises semblables à de véritables tours de magie. L'artiste recherche dans le quotidien, la collision entre le banal et le spectaculaire. Les situations sont sans complexité, absolument banales et pourtant, on y trouve une intrigue et un humour dérisoire. Ce corpus évoque la flânerie à travers des scènes mettant en relief différentes activités qui semblent naître du désir de tuer le temps.
Quant à Sylvie Larouche, elle présente un projet de recherche et de création qu'elle a effectué dans le quartier St-Roch à Québec. Elle a réalisé des portraits en environnement qu'elle qualifie de « vitrine domestique ». Chaque photographie révèle, en plus du sujet, les menus détails de son environnement, de son lieu de vie. En plus de constater la diversité avec laquelle chacun organise son espace privé, le visiteur verra à quel point cet environnement domestique est révélateur et qu'il parle de nous.
Catherine Audet
Coordonnatrice de la Galerie Arts Sutton
comment traverser les phases de crise, transition et transformation… vers votre plein potentiel de bonheur!
Natalia Théoret, Coach de vie – PNL
Selon Robert Dilts, sommité du monde de la PNL (programmation neurolinguistique), les changements positifs dans la vie sont souvent divisés en trois phases essentielles : crise, transition et transformation. Chacune des trois phases, un peu à la manière des différentes étapes favorisant l'acceptation du deuil, est importante et permet d'effectuer des changements durables et d'améliorer ainsi la qualité de vie. Cet article a pour but de vous donner des pistes afin que vous puissiez mieux naviguer dans ces moments de turbulences.
La période de crise est caractérisée par une rupture abrupte avec les schémas et habitudes de vie habituels. Vous recevez alors des messages de la vie : accident de voiture, conflits, maladies. Vous sentez alors que rien ne va plus, qu'il doit se passer quelque chose, que ça ne peut plus continuer ainsi. Il s'agit en quelque sorte de la pointe de l'iceberg. Deux choix s'offrent à vous : vous arrêter quelques instants et aller voir ce qui supporte cela, ce qui est sous l'eau et que vous ne voyez pas au premier regard. Vous pouvez aussi choisir de continuer votre route jusqu'au moment où une autre épreuve s'ajoutera à la liste, qui souvent est déjà trop longue.

L'idéogramme chinois pour le mot crise est composé de deux signes : danger et opportunité. En période de crise, il est important d'accueillir et de tirer parti de la crise, plutôt que de la subir. Vous vous retrouvez présentement dans une phase de crise où rien ne va plus ? Tant mieux, vous êtes en voie de changer des éléments de votre vie pour le mieux. Vous ne le savez peut-être pas encore, mais un autre niveau est en immanence avec des changements au point de vue spirituel, professionnel, amoureux, amical, familial.
S'en suit une deuxième phase, celle de la transition, qui se veut en quelque sorte un pont à traverser entre deux rives : votre vie passée qui ne vous satisfaisait plus et votre nouvelle vie. Il se peut que vous vous sentiez en déséquilibre. C'est l'heure des deuils et des renoncements pour faire toute la place nécessaire à ce qui s'en vient de mieux. Le coach de vie conseille à ce moment-là de développer la sagesse d'accepter ce qui échappe à votre contrôle et d'agir avec amour et douceur, un pas à la fois.
Ensuite apparaît la troisième phase, celle de la transformation, avec l'émergence d'une nouvelle cohérence. Vous allez à ce moment créer une nouvelle vie à l'image de ce que vous êtes maintenant. Vous allez vous permettre d'être et de faire ce dont vous avez envie.
Il y a de fortes chances que vous puissiez traverser ces trois phases seul. Toutefois, si cela est difficile, je vous encourage à oser demander l'aide d'amis ou de professionnels afin qu'ils vous accompagnent tout au long de ces trois phases.
Vous êtes à la croisée des chemins, vers votre plein potentiel de bonheur. Alors, osez faire le premier pas en dehors de votre zone de confort. Vous atteindrez une plénitude immanente que vous ne pouviez imaginer jusqu'à présent.
450 295-3109
Véronique Gemme
Quand tu ouvres les yeux, c'est l'absence d'elle que ton bras touche. Tu écoutes. Tu pourrais presque croire que tu es seul. Mais un léger murmure d'eau dément ta croyance. D'un long mouvement, tu t'étires. Les couvertures se retrouvent aux pieds du lit. Tu laisses la lumière du matin baigner ton corps.
Tu repenses à hier. À elle. Tu la revois. Quitter l'atelier, prendre un livre, le feuilleter, lever la tête, regarder au loin, à travers les murs, à travers le temps, puis retourner, peu après, dans son atelier, y retrouver ses notes, ses cahiers, ses esquisses, éparpillés au sol. Depuis le début de la matinée, elle tournait autour de quelque chose d'insaisissable. Quand tu lui as proposé une balade, elle était assise devant la grande fenêtre. Elle semblait puiser dans l'ouverture du paysage quelque chose d'invisible. Elle t'a dit préférer rester ici. Son regard était ailleurs, comme tourné vers l'intérieur.
![]() |
Photoet sculpture par Denis Boulanger, Sutton |
Alors, tu es sorti. Tu as d'abord marché le long du canal. Les feuilles commençaient à ouvrir leurs ailes. La brise était tiède. Tiède comme le soleil. Les gens avaient sorti leur bicyclette et leurs patins à roulettes. Tu as marché longtemps jusqu'à ce que les pla-ges de sable bordent tes pas. Le fleuve ouvrait l'horizon devant toi. Tu t'es arrêté. Tu es entré dans un café. Un café construit de fenêtres où se reflétait l'humeur du temps. La musique y jouait comme extrait d'un gramophone. Tu t'es assis à une table, haute, face à l'affluent. De la table, tu voyais les gens marcher sur la grève. S'arrêter pour regarder le même horizon que toi. Plusieurs, comme toi, venaient ici. Prenaient un café, puis repartaient. Mais, aussitôt qu'ils entraient, leur agitation se calmait. Leur voix se faisait plus basse. On pouvait entendre à nouveau le grattement de l'aiguille sur les disques de vinyle. Lorsqu'ils repartaient, ils ramenaient un peu de cet instant avec eux, de ce silence. Quelque chose de cet endroit t'a toujours donné le sentiment de te déposer sur l'heure. Comme ces cartes, en noir et blanc, qui couvrent le mur derrière le comptoir. Tant de moments captés, arrêtés. Tu as feint de lire le journal. Tu préférais contempler le mouvement circulaire des goélands surplombant le fleuve. Tu as pensé à elle. Te demandant ce qu'elle cherchait dans le paysage. Probablement la même chose que toi. Lorsque tu as vu le soleil apparaitre dans un coin du cadrage, tu t'es levé. Tu as payé et tu es sorti. Tu as pris ton temps pour retourner chez toi. Les maisons commençaient à allumer leurs lumières.
Sur la longue table de la cuisine, des livres ouverts sur des images. Tu les as regardées. Attentivement. Il y avait des magazines et des livres d'arts. Mais aussi des livres avec des photographies de lieux. Tu as essayé de tisser un lien entre toutes ces images. Elles étaient totalement différentes l'une de l'autre. Aurait-ce été la couleur, le sujet, les compositions, l'ambiance? Tu n'aurais su le dire. Tu as laissé les livres à leur place. Tu as glissé un disque de Bach dans la stéréo et tu as préparé le souper. La lumière de l'atelier se cognait au mur en traversant le couloir. Tu as mangé seul. Puis, tu as lu. Jusqu'au sommeil. Tu étais endormi quand elle est venue te rejoindre. Elle s'est blottie contre toi. Son corps était chaud. Doux. Tu sentais son sourire contre ton épaule.
Le bruissement de l'eau a cessé. Tu te lèves. Sur la table de la cuisine, ce sont les mêmes livres de la veille que tu retrouves. Empilés. Les uns sur les autres. Une lumière matinale les enveloppe. À côté, les pinceaux sèchent sur un linge de coton brut. Ton amie est au salon. Elle lit. Lève les yeux lorsque tu t'approches. C'est ce même sourire qui t'accueille ce matin que celui qui t'a bercé dans tes rêves. Tu décèles, dans son regard, une clarté. Quelque chose s'est définie. Elle se lève, te prend la main. Te glisse un bonjour frais dans le cou. Jus d'orange?, qu'elle te demande, en ouvrant la porte du frigo. Et toi, café?, lui réponds-tu. Elle sort le lait, quatre oranges. Et tandis qu'elle presse les agrumes, tu mouds les grains de café.
Le corps, l'esprit et le ski …
Les sports, dont le ski et la planche, sont des catalyseurs de joie dans le corps. C'est un droit naturel et à chacun d'en profiter. De ce droit, émane une immanence éloquente. En effet, le skieur téméraire exercera la puissance de sa témérité à travers les sous-bois et le planchiste énergique exercera la puissance de son énergie sur des modules du parc à neige. Bref, l'amateur de glisse passionné exercera la puissance de sa passion sur les pistes, et ce, tout au long de la saison.
Vives les parents qui ont la chance de léguer cette attirance pour la glisse à leurs bambins, et vice-versa ! Souvenirs d'enfance : pause jasette dans les bois avec une sage maman, rencontre autour du feu accompagné d'un chocolat chaud et guimauve, discussion animée en télésiège au sujet de la dernière fouille d'un papa maladroit. Et tout cela, dans la même journée…

Et la nature? Cette paix qui s'écoule en nous à la vue d'un panorama sur les vallées, en présence d'arbres protecteurs et de chants d'oiseaux vivifiants, s'impose d'elle-même au contact de la montagne.
Peu importe le sport, il nécessite un terrain et dans le cas de la glisse, de la neige, cet élément essentiel qui ne peut être dissocié du ski ou de la planche. C'est l'essence de la glisse … Pour la saison 2008-2009, le Mont SUTTON a reçu 499 centimètres de neige à la base. Cette quantité considérable classe le Mont SUTTON comme une des cinq montagnes du Québec ayant reçu le plus de neige. Nonobstant un microclimat généreux, l'euphorie du printemps s'est empressée de prendre le contrôle de la montagne en offrant des conditions de glisse sublimes. Cette sensation, qui n'est pas exclusive au printemps, se traduit fréquemment par un bien-être perceptible à travers différentes expériences authentiques de journalistes ou d'amateurs du terrain :
« Depuis plusieurs années, je skie au Mont SUTTON et cette station représente toujours le ski à son état pur… Ses sous-bois hors pair, des pistes longues avec des points de vue époustouflants et souvent, ses conditions de neige vraiment belles … J'y ai vraiment découvert des sensations comme nulle part ailleurs! » (Sylvain Hotte, Rosemère)

« Même si les sous-bois de SUTTON reçoivent toute l'attention, ses collines, ses ravins et ses profondes poches de neige méritent leur part de gloire.» (SBC Resorts Guide 2008)
Les plaisirs de la glisse sont, bien malgré nous, mis de côté pour quelques mois et la bonne nouvelle, c'est qu'il est encore possible pour les détenteurs de passe de saison de profiter de leurs privilèges à l'extérieur de la station, tous détaillés sur le site web du montsutton.com.
À tous, un été plein de soleil, de plein air et rendez-vous dès septembre pour le festival d'automne du Mont SUTTON!
Audrey Rodrigue
Responsable Communication
Mont SUTTON
Frelighsburg dans la tourmente des Fenians irlandais de 1866 à 1870
À la fin du XIXe siècle, le village de Frelighsburg a été le théâtre d'un conflit armé entre le Canada britannique et des insurgés irlandais vivant aux États-Unis. Fait unique dans l'histoire canadienne, Frelighsburg est l'unique village à avoir connu, depuis 1870, la dernière invasion du Canada. Seul un monument érigé, en 1902, sur le chemin de Eccles Hill garde en mémoire cette étrange tragédie.
Militairement conquis par l'Angleterre depuis le XVIIe siècle, deux millions de catholiques irlandais demeurent toujours fidèles à l'idée d'indépendance, malgré un exil forcé aux États-Unis à cause de la famine de la pomme de terre et de l'oppression, en 1840.
En 1858, une confrérie secrète irlandaise, la « Fenian Brotherhood », naît, le jour de la Saint Patrick à New York, pour faire la guerre à l'Angleterre. Dès la fin de la guerre civile aux États-Unis, les colonies britanniques du Canada vont vivre dans la crainte d'une invasion militaire et politique organisée par les Fenians.

Le nom fenian vient du gaélique Fianna, nom celtique des légendaires chevaliers errants qui défendaient le royaume d'Irlande au IIIe siècle apr. J.-C. Entre 1866 et 1871, les Fenians organiseront plusieurs attaques contre l'Empire britannique d'Amérique du Nord, dont l'assassinat du député fédéral Thomas d'Arcy Mc Gee à Ottawa en 1868.
Bien entraînés après la guerre de Sécession, entre 1861 et 1865, de nombreux soldats américains d'origine irlandaise vont rallier le mouvement fenian pour envahir le Canada. Profitant d'un laxisme du gouvernement américain à leur égard, les troupes fenianes franchissent les frontières canadiennes en Ontario, au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle Écosse et au Québec, début juin 1866.
Passant par Pigeon Hill, 250 Fenians du général Samuel Spear plantent leur Green Flag irlandais à Frelighsburg, sans rencontrer de résistance. Après plusieurs pillages sur des fermes alentours, les Fenians sont pourchassés par des soldats réguliers venus de Montréal. Des prisonniers fenians échappent au lynchage de la population à Sweetsburg (Cowansville).
Peu après, une Frelighsbourgeoise de 71 ans, Margaret Vincent, est abattue accidentellement, le 10 juin 1866, par un soldat du Royal fusiliers britannique. Une pierre tombale blanche indique toujours l'emplacement sur le chemin de Eccles Hill.
Une seconde invasion Féniane se déroule le 25 mai 1870 sous la direction du colonel John O'Neill qui, en 1866, a battu les troupes britanniques à Ridgeway en Ontario. C'est avec 2000 volontaires fenians que O'Neill veut repasser la frontière vers Frelighsburg, en profitant de l'anniversaire de la Reine Victoria du 24 mai pour surprendre les troupes britanniques paradant à Montréal.
De son côté, le gouvernement d'Ottawa est informé de cette invasion grâce aux services secrets britanniques qui ont infiltré l'État major irlandais avec le français Henri Le Caron, en réalité l'espion anglais Thomas Billis Beach.
Du côté de Frelighsburg, une milice locale est organi-sée par Asa Westover et Andrew Ten Eyck, depuis 1866. Composée de Townshippers, cette Home Guard prend comme signe de ralliement The Red Sashes (les Écharpes Rouges). Pour ne pas se faire surprendre, Westover établit un réseau de renseignement au Vermont, dirigé par S.N Hunter, un américain de Franklin qui s'est établi à Dunham.
Hunter apprend l'arrivée des Fenians, en mai 1870, grâce à des amis de Franklin et de Fairfield au Vermont. Informés par leur éclaireur, Les Red Sashes préviennent Montréal, puis se regroupent rapidement, tous armés de leur carabine Ballard Sporting Rifle du Massachusetts.
Embusqués au point de passage frontalier d'Eccles Hill, 37 volontaires Red Sashes engagent une violente fusillade contre 400 insurgés irlandais. Les échanges de tirs sont nombreux et deux Fenians sont tués et plus d'une quarantaine d'irlandais sont blessés grièvement. Plusieurs correspondants de presse américains vont décrire et photographier les faits.
Motivés par leur réussite et le renfort d'un petit détachement de volontaires du 60e régiment canadien de Missisquoi, les Red Sashes vont contraindre les Fenians à abandonner leur projet d'invasion, en capturant leur canon obusier de campagne en plein combat. En fin de journée, les miliciens reçoivent l'aide du prince Arthur, fils cadet de la Reine Victoria, qui arrive avec les renforts de Montréal à Eccles Hill.
Laurent Busseau, historien
En collaboration avec la Société d'Histoire Missisquoi de Stranbridge East.
Remerciement à Ross Jones et Jean-Charles Godreau.
Il est souvent question, dans cette chronique, du pouvoir intrinsèque de guérison de l'être. De la capacité inhérente au corps de maintenir son équilibre intérieur, et de le retrouver lorsqu'il est affecté. Ce concept peut sembler absurde, ou exagéré, aux yeux des puristes de la méthode scientifique, bien que de nombreuses avenues offrent aujourd'hui de savantes analyses sur des sujets autrefois considérés comme ésotériques et non fondés. La physique quantique par exemple, ou la psycho-neuro-immunologie (aussi appelée immuno-neuro-endocrinologie), branche d'étude médicale se concentrant sur les liens entre les émotions et les systèmes nerveux, immunitaire et endocrinien, constatant ainsi que le corps et l'esprit sont indissociables! On se rapproche de la vision holistique des choses!
« Le corps, comme les rêves ou les signes de jour, est une voie de communication de l'inconscient, dont il est le siège. Les symptômes, c'est l'inconscient qui parle ; et guérir, c'est ouvrir le dialogue avec le monde intérieur »1. Ces mots ont une portée incroyable. Comme dans n'importe quel conflit, la communication est la première planche de salut.

On est maintenant dans l'approche psychosomatique des maux. Il est possible d'aller très loin avec cette forme de thérapeutique. La condition majeure à son impact demeure la disponibilité personnelle à entrer en contact avec soi-même. La psychothérapie est une voie d'exploration intéressante. Elle peut être une base de compréhension en vue d'une démarche plus profonde. Les méthodes utilisées ensuite pour identifier la source du trouble sont nombreuses, avec entre autres la Médecine Nouvelle du Docteur Hamer.
« Les symptômes de malaise sont des manifestations provoquées par des pensées, croyances et attitudes mentales passées de l'individu. Il est important de réaliser que nous n'avons pas le pouvoir de changer ce qui fut. Le réel pouvoir personnel, celui de changer ce qui est, n'existe que dans le présent, là où chacun peut visualiser, sentir et consciemment créer la nature d'expériences futures »2. Cette vision des choses est sous-tendue par une conception de la vie proche de la physique quantique, ou de l'alchimie, là où il est question de perception de la réalité et de fréquences vibratoires. À ce niveau d'introspection, le centre d'intérêt n'est plus sur la cause des maux, mais plutôt sur l'art d'utiliser ceux-ci comme les pertinents indicateurs qu'ils sont, montrant avec précision les attitudes à corriger.
Ceux qui l'ont déjà vécu vous le diront, l'état de grâce ressentit lorsque la source d'un mal devient claire, que la leçon s'intègre, et que la route à suivre se dessine, incontournable et belle, ce moment ne laisse aucun doute sur l'exactitude de sa propre place.
Revenons sur le dialogue intérieur et sur la profondeur d'intimité avec soi qu'il demande. Il existe des médecines et thérapies qui aident à « intégrer les leçons impliquées dans tout mal-être, à relever les défis que représentent pour l'âme la douleur physique et la souffrance morale, et donc, à transformer nos vies »3. De celles-là, une se démarque, selon mes critères d'herboriste, il va sans dire! Il s'agit de la thérapie florale. Dans la lignée de nos ancêtres alchimistes, les élixirs floraux représentent la Quinta essentia alchimique. Ils sont une application matérielle du précepte « ce qui est en bas est comme ce qui est en haut », en ce sens qu'ils sont issus d'une « compréhension très précise de la façon dont les pensées, les sentiments et le vécu de la psyché humaine reflètent les mêmes lois cosmiques que celles présidant aux modes de croissance, aux formes, aux couleurs, aux parfums et aux énergies vitales de la nature, et qui s'expriment dans la plante en fleur »3. Les élixirs floraux ne sont pas des médicaments. Ce sont des préparations de nature vibratoire, à base de fleurs fraiches, qui catalysent le processus de transformation en stimulant « le dialogue intérieur avec les aspects cachés du moi », laissant à l'âme tout son libre arbitre. Ces « conversations » permettent de profonds changements psychiques, qui, à leur tour, donnent lieu à des modifications physiologiques.
Les propriétés des préparations d'herboristerie et des élixirs floraux sont intimement liées, mais pour l'heure, je ne puis vous en dire plus, ce sera pour un prochain article. D'ici là, si vous souhaitez explorer un peu cet univers, Verveine & Cie à Cowansville tient le coffret des Fleurs de Bach. Il est donc possible de s'y faire préparer un mélange.
Autrement, le film « What the Bleep do we know? » parle d'une très jolie manière de physique quantique et de perception de la réalité. À voir si ce n'est déjà fait!
À suivre…
Annie Rouleau
Herboriste
annieaire@gmail.com
1 Marie-Lise Labonté, instigatrice de la Méthode de Libération des Cuirasses.
2 Tiré du texte « A perspective on médecine » » du livre The Herbal Medecine-Makers Handbook, par James Green.
3 Répertoire des élixirs floraux, The Flower Essence Society, par Patricia Kaminski et Richard Katz.
L'école d'herboristerie Flora Medicina offre depuis quelques années des formations dans notre région immédiate, soit Cowansville et Abercorn. Ces cours permettent de s'outiller en vue de jouir d'une autonomie croissante face à sa propre santé et à celle de ses proches.
Du 8 au 10 août prochain se tiendra, à Abercorn, le Stage pratique en herboristerie. Trois jours à la campagne utilisés à identifier, à apprendre, à utiliser et à transformer les plantes médicinales. Plantes de forêt, de champ et de jardin devenant infusion, teinture, vinaigre, ou huile infusée. Une longue fin de semaine pour « prendre contact avec ces plantes qui nous entourent, avec leur milieu et surtout, renouer avec elles et la Terre ». Ce cours est l'introduction par excellence pour qui souhaite apprendre à connaître les plantes médicinales. Il est aussi un magnifique complément aux connaissances fournies par les livres.
Vous trouverez les détails de cette formation sur le site de Flora Medicina, www.floramedicina.com ou en téléphonant à l'école au 877 356-7201
« Les potentialités sont immanentes, à la manière des caractéristiques contenues dans le germe d'une plante qui se transformera, ou comme la chenille devenant papillon. La croissance ne contredit pas l'immanence, mais elle s'en suit. » Socrate
A.R.
La réserve naturelle des Montagnes Vertes et le Corridor appalachien
L'immanence de la réserve naturelle des Montagnes Vertes, l'essence même de son existence, repose sur la qualité exceptionnelle de ses habitats naturels et sur la volonté de plusieurs organismes, et de nombreux bénévoles, de protéger ce joyau à perpétuité. La protection de ce territoire a pour objectif principal de préserver les écosystèmes uniques qui s'y trouvent et de maintenir la biodiversité foisonnante qui en dépend.
Aussi fondamental qu'il soit dans le maintien de la diversité biologique, le territoire de la réserve est également important dans le cœur des habitants de la région. Son passé est directement lié au développement régional et le demeure encore aujourd'hui. Sa qualité et son intégrité naturelles sont une source d'émerveillement pour les visiteurs qui ont la chance de le découvrir. C'est dans ce contexte que le projet de mise en valeur de la réserve naturelle des Montagnes Vertes a vu le jour, à l'initiative du Corridor appalachien, en partenariat avec Conser-vation de la Nature et grâce au soutien financier de la Fondation Hydro-Québec pour l'environnement. Ce projet vise à favoriser l'accès du public à certaines zones au moyen d'un réseau de sentiers pédestres, mais aussi à sensibiliser les visiteurs à l'importance de respecter les espaces naturels qui sont protégés maintenant et pour les générations futures.

Il est primordial de travailler de concert avec les voisins de la réserve, les habitants de la région et les utilisateurs de ce territoire exceptionnel. Nombreux sont ceux qui ont à cœur la conservation de cette région et des paysages fabuleux qui font partie de la vieille chaîne de montagnes des Appalaches, avec ses sommets arrondis par l'érosion et le poids des ans. Ils partagent un sentiment d'appartenance envers ces montagnes et ces forêts. Certains prennent part à la surveillance des activités qui s'y déroulent et font partie d'une grande famille de gardiens de la nature sauvage. Tous veulent pouvoir continuer à observer cette nature prospère, à en profiter, à en faire partie. Ces aspirations sont partagées par les membres du Corridor appalachien.
En effet, la mission du Corridor appalachien est de prendre une part active dans la protection et la gestion des milieux naturels, dont la réserve naturelle des Montagnes Vertes, tout en intégrant les valeurs des communautés locales et en soutenant les initiatives de développement durable. En fait, le partenariat et la collaboration sont des valeurs immanentes du Corridor appalachien!
Il faut se rappeler que l'aire naturelle des Montagnes Vertes revêt une importance internationale. Elle est non seulement l'un des derniers grands espaces naturels non fragmentés dans le sud du Québec, mais elle représente également un maillon clé dans la chaîne des Appalaches nordiques. C'est un trésor naturel inestimable, permettant à des écosystèmes fragiles de pouvoir exister et à de nombreuses espèces de s'y épanouir.
La nécessité de conserver des corridors naturels entre les aires protégées, afin de permettre les déplacements des espèces fauniques sur le territoire des Montagnes Vertes et à travers l'écorégion des Appalaches nordiques, attire tout particulièrement notre attention. Une aire protégée ne peut pas maintenir toutes ses fonctions écosystémiques si elle est complètement isolée. Seule, sa biodiversité tend à décroître avec le temps. C'est pourquoi il est vital de conserver un minimum de connectivité entre les aires naturelles.
Bien entendu, le Corridor appalachien et ses partenaires réalisent l'importance de prendre en considération les besoins de développement des communautés présentes. Nous portons une attention particulière aux besoins d'intégration des différents usages de la région que sont la foresterie, l'écotourisme et le développement immobilier. Nous souhaitons participer à l'élaboration de solutions durables, afin de pouvoir continuer à vivre en harmonie avec les milieux naturels qui nous entourent, et même avec notre environnement tout court, celui dont nous faisons partie et dont nous dépendons tous.
Caroline Daguet
Corridor appalachien
Il était une fois un homme. Il était une fois un vigneron. Il était un fois un artiste. Il était une fois un sculpteur. Comme sur une terre fertile germe un plant, chez l'artiste naît l'inspiration. C'est dans la nature des choses. C'est dans la passion d'un vigneron qu'un plant devient vin. C'est dans la passion d'un artiste qu'une matière devient sculpture.
On reconnaît un artiste par le mélange de ses sentiments, ses passions et sa ténacité. On reconnaît l'art quand les œuvres évoquent des émotions. C'est la nature profonde des hommes qui forge de grands artistes. D'immanentes sculptures qui contiennent les profondeurs d'esprit des sculpteurs eux-mêmes. Regarder une sculpture, c'est voyager dans l'esprit d'une personne.
![]() |
Femme sur la perche, acier inox. Régis Canuel |
C'est sur la première Route des vins au Québec que le vignoble Le Domaine des Côtes d'Ardoise vous présente la 9e édition de Nature et Création. Une exposition de sculptures regroupant 35 artistes qui présentent près de 70 œuvres dans les jardins du vignoble. Un événement unique au Québec.
C'est sous la présidence d'honneur de monsieur Clément Richard, amoureux d'art et de nature, mem-bre du conseil exécutif du Musée des Beaux arts de Montréal et ex-ministre des Affaires culturelles, que se tiendra, du 13 juillet au 18 octobre, l'exposition.
Ayant pour thème NATURE ET CRÉATION, l'exposition dévoile une variété de styles et de techniques. On y retrouve de petites et moyennes pièces allant jusqu'à des œuvres de taille monumentale. Les sculptures rallient la pierre, le bois, le marbre, l'argile, le fer, le cuivre, le ciment …
Les visiteurs peuvent voter pour l'oeuvre de leur choix. Un prix du public sera par la suite remis au sculpteur dont l'œuvre aura obtenu le plus de votes. Une invitation particulière est lancée à tous les gens de la région à venir admirer cette présentation unique et diversifiée de sculptures, dans le contexte d'un vignoble, où il est possible de pique-niquer, de savourer un bon vin, et de se promener dans les sentiers fleuris. Les heures d'ouverture sont de 9 h à 18 h et il n'y a aucuns frais pour visiter le vignoble et l'exposition.
Imaginez une promenade dans des jardins fleuris. En pleine nature, un verre de vin à la main, l'esprit tranquille et en parfaite harmonie, vous contemplez et commentez en toute liberté les œuvres habitant la nature. Une rencontre avec la création et la nature que vous n'oublierez pas.
Cette exposition est soutenue financièrement par la Ville de Dunham sous le parrainage du Comité d'Action Tourisme, la MRC de Brome-Missisquoi par le fond culturel et Radio-Classique, CJPX. Sans oublier le viticulteur propriétaire du Domaine des Côtes d'Ardoise, le docteur Jacques Papillon.
Arpin
Les produits de soins corporels propres?
Qui lit la liste des ingrédients sur l'étiquette de son shampooing? Est-ce que tous les ingrédients sont mentionnés sur la bouteille? Qu'est-ce que methoxydibenzoylmethane?
La grande majorité des gens ne connaissent pas les ingrédients contenus dans leurs produits de soins corporels ou ne se posent pas de question à leur sujet.
Il suffit de lire l'étiquette d'un contenant de crème ou de shampooing pour découvrir qu'environ 97 pour cent des produits sont fabriqués à partir d'ingrédients synthétiques et pétrochimiques.
Les ingrédients pétrochimiques et synthétiques sont reliés à plusieurs pro-blèmes de santé tels que l'infertilité chez les hommes, les fausses couches chez les femmes, le cancer, l'arthrite, la fibromyalgie, les maladies de la peau, etc.
Les produits pétrochimiques et synthétiques se décomposent très lentement et contaminent l'environnement pour longtemps. Or les ingrédients des produits de soins corporels ont un impact sur l'eau aussi négatif que d'autres substances ménagères comme le savon à lessive.
Alors pourquoi les fabricants utilisent-ils de tels ingrédients? Surtout parce qu'ils sont moins coûteux et plus rentables.
Cependant, il y a une alternative qui propose l'utilisation de produits naturels. Il faut donc le suggérer à son professionnel de beauté, à son salon de coiffure, etc. afin d'encourager l'utilisation de produits naturels pour obtenir des résultats professionnels. Plusieurs sites Internet offrent de l'information détaillée sur les ingrédients naturels, synthétiques et pétrochimiques.
http://www.helium.com/items/829490-how-dangerous-are-the-chemicals-in-your-shampoo
http://www.natural-health-information-centre.com/sodium-laureth-sulfate.html
http://www.naturalnews.com/003210.html
Il faut se poser une question avant d'obtenir une réponse. Ensuite, accepter l'impact qui fait le plus son affaire en dépensant soigneusement son argent. Chaque dollar devient un vote en faveur ou contre la santé.
Philippe Choinière
philippechoiniere@hotmail.com
Camille et l'immanence de voyager
Camille, qui a grandi à Lévis, vient d'une famille de 14 enfants. Née avec une maladie des yeux, la dégénérescence maculaire, elle a reçu l'enseignement privé d'une institutrice qui habitait près de chez elle. Puis, pendant la guerre, Camille a travaillé dans une usine de montage de pièces pour avion. Une fois la guerre terminée, elle est allée droit au CPR (Canadian Pacific Railway), l'endroit où elle avait toujours rêvé de travailler. « Quand j'étais jeune, lorsque j'entendais le train à Lévis, je me disais qu'un jour j'allais voyager… »
Elle y a obtenu un poste de caissière et c'est là qu'elle a rencontré son mari qui était soldat. Elle avait 32 ans. Ensemble, ils ont acheté une ferme, à Glen Sutton, près de la frontière. « Mon mari disait qu'il lui fallait ça pour être heureux. Ce dont je ne me doutais pas, c'est qu'il ne savait pas traire une vache! Après 9 mois de travail sur la ferme, en plus du travail qu'il exerçait en ville dans le domaine du textile, nous avons décidé de vendre les animaux. Mais nous n'avons jamais vendu la ferme. » À 34 ans, elle a eu sa fille. Elle s'ennuyait un peu, toute seule, en pleine campagne, tandis que son mari travaillait en ville. Alors, ils se sont installés à Montréal et ils revenaient passer leurs week-ends à la campagne. « Dans ce temps-là, on n'avait ni toilette ni électricité à Glen Sutton. Mais, il y avait la rivière qui coulait en face, où on pouvait se baigner. »
À leur retraite, son mari et elle ont cherché à savoir ce qu'ils allaient faire de leur temps. « L'hiver, il n'y avait rien à faire à Glen Sutton. J'ai donc proposé à mon mari d'aller passer nos hivers en Europe. Mon mari pensait qu'il fallait être millionnaire pour voyager. Mais moi, je savais qu'on pourrait y arriver. À force de chercher, je nous ai déniché un très joli hôtel au bord de la mer en Espagne, pas très cher, d'où nous pouvions faire plusieurs voyages organisés à travers l'Europe. » Et c'est ce qu'ils ont fait. Puis, ce fut le Mexique et plus tard, Old Orchard, parce que la santé de son mari n'était plus très bonne.
Camille a adoré voyager. L'été dernier encore, elle retournait à Old Orchard avec sa fille et ses petits-enfants. « Je ne sais pas si je vais y retourner cette année, parce que mes jambes et mes bras sont faibles. » Par contre, si sa santé le lui permettait, elle n'hésiterait pas une seconde. « Je ne comprends pas les gens qui ont beaucoup d'argent et qui ne voyagent jamais. » Comme quoi, ce n'est pas parce qu'on est presque aveugle qu'il faut se restreindre à de petits horizons. Avec un peu de volonté, petit train va loin.
Geneviève Hébert
À la découverte des églises frontalières de Frelighsburg et de St-Armand
La Société d'histoire et de patrimoine de Frelighsburg, en collaboration avec le Carrefour culturel de St Armand, vous invite à la découverte de l'histoire des églises de Frelighsburg et de St Armand : sept clochers, deux villages frontaliers.
Ce circuit d'environ 20 kilomètres, dont le point de départ peut être Frelighsburg ou St Armand, permet aux visiteurs de découvrir et d'apprécier le patrimoine religieux et architectural du territoire frontalier au sud de Brome-Missisquoi, celui que l'on retrouve à Frelighsburg, St-Armand, Pigeon Hill et Philips-burg. Ce riche patrimoine reflète la diversité historique des communautés francophone et anglophone de la région, celui de leurs églises catholiques et anglicanes et celui de l'Église Unie.

Au gré des promenades entre les villages, profitant de la beauté de la nature environnante, de ses flâneries au cœur des villages, le visiteur trouvera devant chaque église ou chapelle de son choix, un panneau présentant les circonstances qui ont entouré la construction de l'édifice, les événements les plus importants qui ont jalonné son histoire ainsi que les principales caractéristiques architecturales.
Les églises visées par cette tournée sont : l'église anglicane Bishop Stewart Memorial of Holy Trinity et l'église catholique St-François d'Assise de Frelighsburg; l'église anglicane St James the Less de Pigeon Hill; l'église catholique Notre Dame de Lourdes de St Armand; l'église catholique St-Philippe, l'église United, l'église St Paul, toutes trois de Philipsburg.
Cette tournée des églises frontalières, riche en elle-même de belles découvertes, permet en plus d'admirer la beauté naturelle d'une région qui s'étend du pied du mont Pinacle jusqu'à la frontière américaine. Une région qui loge en son sein de magni-fiques villages, fiers témoins de la richesse de l'architecture victorienne et d'influence Nouvelle-Angleterre.
Information : 450 298-1140
Andrée Poulin Potter
![]() |
Sur la ligne de départ, un peloton de 7 en 1980. |
Les congés fériés, la fête du Canada et l'Indépen-dance des États-Unis, lui ont été favorables l'an dernier en lui accordant un record de participation semblable à celui de 2006 avec près de 300 coureurs. Or la 26e édition de la Coupe des Amériques profitera-t-elle de ses nouvelles dates, les 26, 27 et 28 juin 2009, plus éloignées des congés fériés? Le comité organisateur l'espère.
L'an dernier, les circuits avaient été remaniés pour éviter l'utilisation de la rue Maple et le critérium avait été remplacé par une courte course sur route. Quoique cette nouvelle étape ait été aimée des coureurs, elle n'apportait que peu de changements aux résultats de la course. C'est pourquoi le critérium est de retour cette année. Il se tiendra sur un circuit fermé en plein coeur de Cowansville, le seul endroit en région qui permet ce type de parcours. Antérieurement, il se tenait à Abercorn où l'utilisation de la route 139, une route provinciale, ne permettait pas d'avoir un circuit fermé, le segment provincial étant partagé avec les automobiles et délimité par des cônes. Ces derniers présentaient des obstacles et causaient des chutes.
Mis à part le critérium, il y a une seule autre modification à un circuit : la course sur route du dimanche se terminera devant les Condominiums La Paimpolaise plutôt qu'au parc C.U. Tartre.
La Coupe des Amériques reçoit toujours de nombreux éloges. Le conseil d'administration les accueille avec fierté en affirmant que tout cet honneur revient aux bénévoles, aux commanditaires et à la communauté qui s'investit sans retenue pour l'événement. Chose certaine, le comité organisateur ne ménagera pas ses efforts pour obtenir autant de succès en 2009.
Néanmoins, la Coupe des Amériques compte sur la patience des citoyens, les ressources de la municipalité de Sutton, la collaboration des villes voisines, l'intervention du ministère des Transports et de la Sûreté du Québec et, surtout, sur le travail exceptionnel des bénévoles.
Denis Boulanger