En décoration, une astuce utilisée pour camoufler un objet dérangeant serait de le mettre en évidence. Les fils qui encombraient la rue Principale à Sutton en étaient un bel exemple, car même s'ils dominaient le paysage on ne les remarquait plus. Ensuite, après les avoir enfouis, on s'aperçut soudain du grand nombre de poteaux et combien croches ils étaient érigés. Aujourd'hui, heureux sont ceux et celles qui ont connu l'ancien environnement, car, maintenant, ils peuvent mieux apprécier le dégagement sur la rue Principale et la vue sur la nature qui entoure la ville. Quant aux autres personnes, elles affectionneront surtout le sentiment de bien-être au sein du village.
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Avant l'enlévement des fils |
Après l'enlèvement des fils |
Le Tour a présenté de nombreux articles sur l'étude des paysages de la région et a fait l'éloge de leur riche nature. Mais, on ne fait pas que le constater. Que ce soit à Frelighsburg, Dunham ou Sutton, des citoyens et des entreprises veillent au grain. De toute évidence, il faut travailler pour maintenir un juste équilibre entre la conservation et le développement durable.
La MRC, le CLD, les municipalités révisent leurs règlements de zonage, leur plan de gestion de déchets et de recyclage. Tous misent sur les valeurs fondamentales du milieu pour ne pas en priver les générations futures.
Les meneurs ou, pour utiliser l'expression de l'un d'eux, « les forces vives du milieu » se consultent et travaillent ensemble de plus en plus pour consolider les actifs et mettre en valeur les attraits naturels. Il ne s'agit pas de les mettre en évidence, mais plutôt de les structurer de telle sorte à ce qu'ils soient perçus comme un ensemble, une destination et un produit unique.
D'aucuns s'inquiètent avec raison de l'impact du prix du carburant, du réchauffement climatique, du vieillissement de la population sur la communauté. Mais de façon générale, on convient que les perspectives semblent éblouissantes pour les produits que sont la culture, le plein air, la santé et l'art de vivre.
Ce numéro du journal présente les petites et grandes évidences qui, parfois, camouflent des caractéristiques et valeurs essentielles qu'il ne faut pas perdre ou tenir pour acquis.
Bonne lecture!
Denis Boulanger
Le propre de l'évidence est de s'imposer sans discours ni analyse. On « se rend à l'évidence » comme un guerrier « rend » les armes : tout un défi pour les incorrigibles guerriers que nous sommes face à certaines vérités.
Notre arme anti-évidence la plus courante est le déni, refus de voir évoqué par Albert Camus lorsqu'il affirme que « l'homme est la créature qui, pour affirmer son être et sa différence, nie ». L'homme de l'ère technologique en est un exemple flagrant lorsqu'il s'affirme en niant son appartenance à la toile de fond d'une biodiversité qu'il ne cesse d'agresser, s'imaginant peut-être qu'il peut impunément couper la branche sur laquelle il est assis.

La panoplie des techniques de déni dont nous disposons va de l'aveuglement ignare au double discours dont certains « champions » du développement durable nous offrent le triste spectacle en continuant de donner priorité à l'économie sur l'écologie, comme s'il n'était évident qu'aucune économie n'est viable à long terme dans un environnement compromis. La fonte accélérée des glaces de l'Arctique et autres conséquences catastrophiques de pratiques environnementales dysfonctionnelles finiront-elles par avoir raison du déni qui les alimente?
L'expression « péter les plombs » décrit bien la manière dont nous réagissons parfois aux évidences insupportables. Comme des fusibles de circuits électriques, une batterie de disjoncteurs psychiques nous protège des pics d'évidence. « Sortir de ses gonds » ou se mettre « hors de soi » est une manière de disjoncter devant une évidence trop pénible. Ces « pannes de conscience » plus ou moins bénignes et insoupçonnées peuvent aller jusqu'à la perte de conscience totale qu'est l'évanouissement : le disjoncteur principal saute alors devant une évidence extrême. Dans quelques cas limites, l'évidence peut même « foudroyer » sans retour.
Toutes les dépendances chroniques --alcool, drogues, alimentation, dépendance affective ou sexuelle, travail compulsif, manies et phobies en tous genres—sont des habitudes de déni devenues incontrôlables. Elles sont les armes qu'il faut « rendre » pour que s'impose l'évidence des blessures existentielles qu'elles masquent. Sans cette reddition, pas de retour à la pleine conscience et pas de guérison possible.
La dépendance par rapport à des « disjoncteurs » externes, substances ou comportements, n'est toutefois que l'ombre de la crème de la crème du déni qu'est l'ego, cet assemblage d'éléments génétiques et socioculturels auquel l'humain s'identifie et s'attache parfois toute sa vie. C'est dans cette construction identitaire parfois appelée « mensonge vital » que l'affirmation de Camus au sujet du déni chronique comme source d'affirmation de soi prend toute sa portée, car tant que cette forteresse ne se rend, notamment face à l'évidence de l'impermanence généralisée et, donc, de sa mort incontournable, l'être humain reste prisonnier d'un attachement avaricieux à la propriété et au prestige. Plus l'ego résiste, plus le sentiment de manque est intense et plus le besoin de nier est grand. Tagore, poète de l'Inde, brosse ainsi en quelques lignes l'univers carcéral de l'ego : « Mon propre nom est une prison où je m'enferme et je pleure. Sans cesse je m'occupe à en élever tout autour de moi la paroi; et tandis que, de jour en jour, cette paroi grandit vers le ciel, dans l'obscurité de son ombre, je perds de vue mon être véritable. »
Un simple exercice peut aider à mettre en évidence ce que le « mensonge vital » tente désespérément de nier. Le moment le plus favorable pour s'y livrer est l'instant du réveil, ces secondes précieuses où le mental mensonger « revient à lui » et s'apprête à figer les premiers objets qu'il perçoit en les nommant : un plafond, une pendule, le temps qu'il fait, etc. Au lieu de brandir des étiquettes, il s'agit de laisser chaque objet « s'approcher » comme pour l'apprivoiser et de lui demander : « d'où viens-tu? » Le drap parle alors de la filature, du champ de coton, de la graine et de la terre; la table évoque l'établi, l'arbre, la graine, et encore la terre; le miroir redevient silice, plomb, argent, minerai et renvoie l'image de la terre; le corps humain lui-même redevient cellules, molécules et atomes, carbone, hydrogène, oxygène, azote, et une voix intérieure murmure : « Souviens-toi, homme, que tu es de la terre et que tu retourneras à la terre ».
Dans ces moments de grande lucidité, l'évidence s'impose que, du premier souffle au dernier, il n'est pas un seul atome dans tout l'univers sur lequel nous puissions honnêtement réclamer un droit d'auteur ou de propriété. Tout est donné.
Dans la mesure où aucun « je » ne repose de manière absolue sur un quelconque avoir matériel ou titre de propriété, la seule identité qu'il reste à l'homme est une « parcelle d'être » où, cessant de se définir par un « je » à la première personne du singulier, il se retrouve facette d'un pluriel prolifique. Le « je est un autre » de Rimbaud s'éclaire alors, tout comme le « ce n'est plus moi qui vis mais Christ qui vit en moi » de l'Épitre au Galates ou le « il y a un arbre, le même en toi et en moi » de Marcel Jouhandeau. En d'autres mots, l'évidente capacité de conscience et de créativité du Cosmos s'exerce en un lieu bio-géométrique couramment appelé « je » chez les humains. Cet « être conscient » qui est aussi « conscience d'être » précède l'ego et lui succède lorsqu'il lâche prise. Dans le kaléidoscope cosmique, le seul nom éternel est l'évident, universel et atemporel « Je suis » dont la tradition védique affirme qu'Il « dort dans les minéraux, s'éveille dans les végétaux, s'anime dans les animaux et est conscient dans l'homme ».
Daniel Laguitto
www.granby.net/~d_lag
Les années soixante-dix furent, pour de nombreux urbains, une période de retour à la terre. L'idée d'avoir un petit havre de paix et de verdure amena toute une vague de néo-ruraux dans les petits villages des environs.
En 1975, suivant l'appel de la campagne, George Dmytruk et son épouse Irmela débarquent à Abercorn, pensant d'abord y passer l'été. Il déniche un emploi à la Paramount, grosse boulangerie alors établie sur Alderbrook. Le temps passe, l'homme demeure. En 1979 il quitte la Paramount et ouvre sa propre boulangerie. Il s'installe dans le sous-sol de la maison familiale où il cuit le pain et les croissants. L'endroit devenant rapidement trop petit, il construit en 1982 la première version de l'édifice actuel. Ainsi naquit La Boulangerie Croissanterie Abercorn.
L'entreprise démarre en trombe. La boulangerie artisanale que George envisageait se transforme tout de suite en affaire florissante produisant de grosses quantités de pains et de croissants. Une clientèle d'habitués se développe, le réseau de distribution s'étend, et à la production s'ajoutent de nombreux produits. Au fil des ans, pour répondre à la demande et suivre l'évolution du commerce, la bâtisse fut agrandie à deux reprises.
C'est une histoire de persévérance et de fidélité. Même les employés sont fidèles, avec deux des boulangers aux fourneaux depuis chacun 20 ans, la pâtissière et une vendeuse en poste depuis 1993.
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L'équipe actuelle avec georges Dmytruk à la droite |
Le couple Dmytruk, à son arrivée à Abercorn, considérait que chaque village pouvait avoir sa boulangerie. Leur vision est aujourd'hui une réalité. La compétition est saine et les produits du terroir ont largement gagné en popularité. Tant mieux. Le mini village d'Abercorn, jadis hôte d'un magasin général, deux hôtels et deux stations d'essence ne compte aujourd'hui pratiquement pas d'autres commerces que la boulangerie. Les villageois l'apprécient et les autres viennent de loin pour s'y approvisionner.
La suite s'écrit au jour le jour. Les idées d'évolution fusent et la volonté d'aller de l'avant est toujours vigoureuse. Le 4 octobre prochain marquera d'ailleurs cette continuité. George et Irmela Dmytruk tiennent à cette date une journée « portes ouvertes ». Un moment de célébration pour la Boulangerie Croissanterie Abercorn, symbolisant en quelque sorte la pierre angulaire de la pérennité. Propriétaires et employés seront présents, disponibles pour une visite guidée des installations et offrant à déguster les nombreux produits, du pain de levain à la baguette, de la brioche à la boule au rhum. On peut prévoir une journée de papilles heureuses, de reconnaissance du travail accompli ou de découverte, pour ceux qui ne connaissent pas encore.
La Boulangerie Croissanterie Abercorn est située au numéro 15 de la rue Thibault Nord à Abercorn. Les heures d'ouverture sont du jeudi au dimanche, de 7 h à 17 h. La fête aura lieu le samedi 4 octobre, du matin au soir. C'est un rendez-vous!
Annie Rouleau
A.R. Kelly
Oh! Que oui… Si le Festiv'art de Frelighsburg se confirme comme tradition en offrant sa 13e édition les 30 et 31 août prochain, l'Art lui-même persiste et signe dans le village, tout au long d'un automne s'annonçant haut en couleurs créatives.
Le Festiv'art s'est lui-même renouvelé, s'articulant désormais autour d'un thème, cette année celui de Frontière/Boundary. À preuve, cette rare occasion que propose Le Centre d'Art de Frelighsburg d'aller à la rencontre de l'art actuel autochtone. « Entretien des Nations » s'offre comme expo collective garnie des œuvres de Raphael Benedict, peintre/graveur abénaquis, travaillant la représentation tantôt en subtils fondus enchainés, tantôt d'une rigueur figurative époustouflante; Raymond Dupuis, artiste malécite, formé à l'Institut des arts appliqués de Montréal. Auteur de photo-collages palimpsestes, ayant plus de 30 expos solos à son actif entre Montréal et New York; Sylvain Rivard, artiste métis multidisciplinaire, fait preuve d'une approche technique mixte, séduisante par la richesse de ses textures. Walter Scott, artiste mohawk de Kanawake, diplômé en cinéma et communication, étudiant en art et anthropologie, graveur à l'approche symbolique sur thème anthropologique et enfin, Christine Sioui, artiste multi-disciplinaire abénakis-wendat, exprimant au moyen de sculptures, peintures et illustrations l'exploration de son propre univers mythologique complexe. En cours jusqu'au 14 septembre.
Parallèlement, puisque toujours au Centre d'Art, le plaisir de « zieuter » les œuvres picturales de M. Raôul Duguay. Incroyable festin pour les yeux, un baume pour l'âme. Qui ne connaît pas se doit de profiter de l'occasion pour rencontrer cette poésie sur toile. Un travail vibrant de gaieté et de génie ludique qui appellent le sourire et exigent le détour. Toujours jusqu'au 14 septembre, un must avant la grisaille de novembre.
À l'enseigne de la galerie Design-Atelier Muir, un jardin secret laissera découvrir l'expression sculpturale, entre autres, de Edward Heath pour qui la pierre se fait terrain de jeu et de Don Davidson, qui travaille le métal comme d'autres le papier, rappelant parfois une élégante extrapolation de la géométrie linéaire. À contempler sur fond automnal d'un mont Pinacle tout feu tout flamme.
Mais encore, en cas de pluie comme pour changer de dimension, foulez le seuil de la galerie pour participer au retour d'un talent fou dans le monde de la gravure; Frédéric Desaulniers. Jeune artiste de 26 ans, membre de l'Atelier Circulaire, ses gravures figurent parmi nombre de collections privées et corporatives (Loto-Québec, la Bibliothèque nationale, etc). Voici enfin sa première expo solo depuis 1999. L'art animalier demeure sa thématique privilégiée, d'où l'énorme et le majestueux ornent les murs de la galerie Design jusqu'à la fin septembre.
À mi-parcours entre les deux sites précédents, la galerie-atelier Michel Dupont. Un temps d'arrêt y permettra d'apprécier le travail de l'artiste-résidant éponyme. Avec l'automne, M. Dupont se remet à ses presses. Faites-vous voyeur : arrêtez-vous pour le voir à l'œuvre. Où encore, laissez vous tenter par l'envie de toucher et participez à un atelier où il vous livrera quelques-uns de ses secrets. Généreux de son savoir, on en sort nécessairement grandi.
Puis enfin, l'agrément automnal accompagne en couleurs La Tournée des 20 : des journées « portes ouvertes » aux ateliers des artistes estriens semés à travers cantons et villages, ponctuées d'une expo collective de l'ensemble des artistes et artisans participants au Centre d'Art de Frelighsburg. L'expo s'affiche du 28 septembre au 19 octobre. Quant aux visites d'ateliers, elles auront cours pendant la même période, les week-ends exclusivement.
Pour toute info comme pour vérifier les horaires :
Centre D'Art de Frelighsburg; (450) 298-5630
Galerie Design-Atelier Muir; (450) 298-1212;www.galeriedesign.com
Atelier-Galerie Michel Dupont; (450) 298-5504; www.atelierdupont.
La Tournée des 20; tournéedes20.com
Québec 1608 : simple comptoir de traite
Serge Gagné
À l'occasion du 400e anniversaire de fondation de la ville de Québec, les historiens de l'Assemblée nationale ont produit une volumineuse histoire de la ville de Québec. Une étude extrêmement bien documentée et illustrée de 692 pages, voilà ce que viennent de nous offrir ses quatre auteurs : Québec : quatre siècles d'une capitale. Les historiens mis à contribution sont : Christian Blais, Gilles Gallichan, Frédéric Lemieux et Jocelyn Saint-Pierre.
Cette œuvre, monumentale, se divise en cinq chapitres : la capitale de l'Amérique française (1608-1759); le régime britannique (1759-1838); la capitale incertaine (1838-1867); la capitale « provinciale » (1867-1960); la capitale du Québec moderne (1960-2008); et, en conclusion, Québec et le monde.
Puisque, à l'origine, Québec, la ville, était considérée par ses marchands comme un simple comptoir de traite, il importe de retenir, au départ, les immenses efforts de Champlain pour instaurer une présence française durable en Amérique du Nord. Ce qui n'était pas du tout évident en 1608. Québec n'était, à ses tout débuts, qu'une tête de pont commerciale sur l'Amérique.
Né vers 1570, Champlain s'est d'abord distingué comme jeune géographe, cartographe et explorateur. C'est à ce titre qu'il accompagna les marchands de fourrures. Mais, la France étant alors dirigée par Henri IV, puis Louis XIII (et le grand Richelieu), il réussit à se faire mandater comme lieutenant du roi, c'est-à-dire, comme administrateur colonial, et ensuite comme premier gouverneur de la Nouvelle-France (ou Canada) en 1632. Jusqu'à sa mort, en 1635, à Québec, on peut affirmer qu'il a maintenu presque à lui seul la petite colonie, pendant les longs balbutiements qui mèneront à la fondation de Trois-Rivières (en 1634) et de Montréal (en 1642).
C'est à travers les intrigues des commerçants (eux aussi mandatés par le roi), ses récits de voyages, ses entrées à la cour et sa ténacité que Champlain réussit malgré tout à s'imposer. À une époque (avant 1629) où les vaisseaux marchands n'osaient pas s'aventurer plus en amont que Tadoussac, il poussa l'exploration, en barque ou en canot, jusqu'au lac Huron, à l'ouest, et à la rivière Hudson, au sud; sans compter ses expéditions précédentes sur la côte atlantique.
En 1629, Québec compte 117 habitants; en 1641, 240; en 1653, 600 (année de grande recrue). En 1666, sous le nouveau roi Louis xiv et Colbert, environ 500 âmes peupleront chacune des trois villes de Québec, Trois-Rivières et Montréal.
« Québec : quatre siècles d'une capitale ». 692 pages. Les Publications du Québec, Québec, 2008. 70$. ISBN 978-2-551-19804-7
C'est l'automne, et à la Salle Alec et Gérard Pelletier, c'est le retour des soirées d'impro. La LIV(Ligue d'Improvisation du Village) est devenue un incontournable à Sutton, presque une institution. Depuis le premier match qui a eu lieu le 27 mai 2005, l'en-gouement pour ce sport théâtral n'a cessé de grandir. On peut même parler de la « fièvre du vendredi soir de la LIV ». Le premier match de cette quatrième saison a lieu le 12 septembre à la Salle Alec et Gérard Pelletier. Cette année encore, les matchs seront animés par le maître de cérémonie Pierre-Jean Cuillerier, Pierre Laurendeau nous réjouira à la musique et Jean-Marc Lavergne, toujours aussi sérieux, agira à titre d'arbitre en chef.

Pour ceux qui n'ont jamais assisté à une telle rencontre, c'est l'occasion idéale pour découvrir ce jeu théâtral très convivial dans une atmosphère dynamique et festive. En juin dernier, la finale a soulevé l'enthousiasme de toute la population et on a dû refuser des gens à la porte. Alors cette année, n'oubliez pas de réserver pour vous assurer d'assister aux matchs.
L'automne, c'est aussi le retour du Festival de Jazz de Sutton. Le 20 septembre, le Festival ouvre en grand avec le Quatuor Donato, Fortin, Léveillé et Nasturica. Venez découvrir cet univers musical qui passe du swing au tango, de la valse au blues. Deux guitares, une basse et un accor-déon s'interpellent et se répondent pour créer des harmonies sublimes.
Le Festival de déroule du 20 septembre au 19 octobre. À la salle Alec et Gérard Pelletier, vous pourrez aussi entendre Félix Stüssi 5, lauréat du prestigieux Grand Prix de Jazz General Motors du Festival International de Jazz de Montréal 2007. Le trio Estrio (Prud'homme, Lafleur, Hamelin) qui revient cette année avec de nouveaux rythmes entraînants, mêlés de sonorités aux accents africains, orientaux et latins. Le Home Dixieland Band, ce bon vieux jazz traditionnel de la Nouvelle-Orléans qui donne des fourmis dans les orteils! Le Quatuor Kevin Dean, un groupe de musiciens de jazz renommés de Montréal, vous propose une soirée rythmée, excitante et à la portée de tous. André Giroux, pianiste, propose une soirée où s'entremêleront blues et jazz. Sonia Johnson, en compagnie de Luc Beaugrand au piano et de Frédéric Alarie à la contrebasse, explore avec brio les différents styles du jazz vocal. Le Quatuor Marie-Annick Duhaime interprétera des arrangements originaux de standards de jazz et bossa. Avec Alex Bellegarde à la contrebasse, Dominic Gobeil à la guitare, Michel Berthiaume à la batterie, et Marie-Annick Duhaime à la voix cristalline et chaleureuse.
Le spectacle de clôture réunit quatre femmes autour du jazz manouche : Christine Tassan et les Imposteures. Fortement inspirées par le jazz swing de Django Reinhardt, elles repoussent les frontières du style en y intégrant des chansons françaises et québécoises. Un concert exceptionnel!
La Salle Alec et Gérard Pelletier, c'est aussi le Ciné-Cabaret qui célèbre son premier anniversaire à la fin août. Nouveau : en réponse aux désirs des cinéphiles de la région, le Ciné-Cabaret vous proposera régulièrement d'excellents documentaires et des films sur l'art, en plus de continuer à vous offrir des films d'auteur. Par exemple, au cours des derniers mois, on y a présenté Le monde selon Monsanto, La visite de la fanfare, Délice Paloma, Persépolis, Sur le Yangtze, Le fils de l'épicier, Les Trois brigands, et bien d'autres primeurs dans la région. Surveillez le nouvel horaire.
Septembre, c'est aussi le retour des Dimanche famille, des spectacles, des films et des animations pour toute la famille qui reviennent le premier dimanche de chaque mois.
Cet automne, vous découvrirez un nouveau volet aux activités : des lectures publiques de pièces de théâtre. La première lecture se tiendra le samedi 27 septembre à 14 h, dans le cadre des Journées de la culture. Il s'agit de la première d'une série de six lectures de textes écrits originalement pour la télévision par Andrée et Louise Pelletier : La Maison du Carré Saint-Louis.
Bien sûr, il y a aussi les spectacles de chansons et de musique d'artistes d'un peu partout, de la région, du Québec, du monde. Attendez-vous à quelques surprises. Pour plus de détails au sujet de la programmation, consultez le site : www.salleagpelletier.com.
Michèle Normandin
L'évidence de s'envoyer en vert
Projet Écosphère : du 26 au 28 septembre
La troisième édition de la foire Projet ÉCOSPHÈRE nous propose des moyens d'effectuer le virage vert en posant des gestes simples et pratiques. Dès le vendredi 26 septembre, les organisateurs gonflent à bloc l'enthousiasme des citoyens en présentant à Cowansville trois conférenciers chevronnés : L'écocommunicatrice « K » et L'ABC du changement vivifiant ; le journaliste de La Presse, François Cardinal, et Le Mythe du québécois vert ; ainsi que la coprésidente d'ÉCOSPHÈRE, Dominique LaRoche, et les réchauffements climatiques, inspiré du film de Al Gore.
La mission de sensibilisation et d'éducation se poursuit tout au long du weekend à Brome avec plus de 40 conférences et tables rondes qui proposent des solutions concrètes aux problèmes liés à la consommation dans divers domaines, dont l'habitation écologique, le transport alternatif, l'alimentation saine et la médecine complémentaire. Venez trouver des solutions, entre autres, aux questions suivantes : Habitation : Comment s'affranchir d'Hydro Québec? ; Transport : Comment réduire sa dépendance au pétrole? ; Santé : pour ou contre les vaccins? Peut-on protéger les enfants?; Alimentation : Quels aliments mettre dans son assiette (OGM, bio, marchés locaux)?
Il semblait évident que Daniel Pinard, épicurien et défenseur de l'agriculture locale et écologique, endosse la vision d'ÉCOSPHÈRE et accepte la présidence d'honneur pour l'édition 2008.
Afin d'appuyer le propos de monsieur Pinard, un des conférenciers vedettes de la fin de semaine, les organisateurs du Projet ÉCOSPHÈRE ont concocté la venue du journaliste et écrivain scientifique français Thierry Souccar, auteur des livres à succès Lait, mensonges et propagande, ainsi que Santé, mensonge et propagande. Venez entendre ces deux visions inspirantes lors du lancement de la foire, le samedi matin.
Pour une troisième année consécutive, la comédienne engagée Pascale Bussières, bien connue pour son rôle-titre dans la série à saveur environnementale Belle Baie, sera la porte-parole de l'événement.
En plus de la tournée des quelques 150 exposants et des 40 conférences, une programmation ambitieuse attend toute la famille : Défilé de mode récup' avec la participation des jeunes créateurs du concours Je m'emballe autrement ; parade d'enfants costumés ; ateliers pratiques de couture ou d'herboristerie ; aménagement paysager écologique; fabrication artisanale de fours à pain et plusieurs autres…
Même le gourmet vert en vous sera ravi… Un grand marché champêtre vous offrira des fruits et légumes bio de la région. Les restaurateurs vous proposeront aussi une vaste gamme d'aliments naturels et savoureux… biologiques, bien sûr!
En marge de la foire Projet ÉCOSPHÈRE, les salles communautaires, cafés et brasseries de Lac-Brome, Dunham et Sutton offrent en primeur cette année des documentaires portant sur l'environnement. Les titres suivants seront à l'affiche le samedi 27 septembre : Le monde selon Monsanto, Les réfugiés de la planète bleue, The story of Stuff, et Homo Toxicus.
D'autres surprises attendent les 7 000 visiteurs venus de partout pour se renseigner sur les plus récentes technologies vertes. Dans le bâtiment de l'habitation saine et des nouvelles technologies, vous retrouverez des solutions concrètes aux problèmes de consommation d'énergie, de filtration des eaux usées ou de gestion des matières résiduelles. Les universités présenteront leurs programmes de formation spécia-lisée. Quelques voitures hybrides seront stationnées à l'entrée du bâtiment, tandis qu'une voiture au moteur propulsé à l'huile de friture tentera de leur voler la vedette.
Dans le bâtiment des produits et ressources, on nous parlera des aliments et détergents qui assurent un milieu sain à notre corps et à son environnement. Même son de cloche dans le chapiteau santé famille, axé sur une hygiène de vie plus harmonisée à la nature.
À l'intérieur du bâtiment des organismes communautaires, on nous mettra en garde contre les coupes forestières sauvages, l'impact de la pollution dans notre milieu de vie ou le manque d'eau et de nourri-ture dans les pays sous-développés; tout en suggérant diverses pistes pour résoudre ces grands défis sociaux et environnementaux.
Évident, le virage vert? Venez vivre une expérience familiale inoubliable et … évidemment, éco-respon-sable!
Informations et programmation : www.projetecosphere.org
Dominique LaRoche, Suzanne Cazelais et Éric Ferland
Pour » la protection de la nature : une évidence même!
Demandez-le autour de vous, il serait surprenant qu'une personne vous dise qu'elle est contre la protection de la nature. Contre les parcs naturels, les forêts ou les marais. Contre les orignaux, les oiseaux et les grenouilles! Au contraire, la nature fait partie de notre patrimoine et on ne voudrait pas que les choses soient autrement. Qui ne s'émerveille pas à la vue de canetons sur un lac ou d'un flamboyant paysage automnal? Qui rêve plutôt d'un monde sans arbres et sans fleurs? C'est une évidence : nous aimons la nature!
Or, même si nous prenons pour acquis ces milliers d'hectares de forêts qui agrémentent nos paysages et nos villes, sachons que leur présence, telle que nous la voyons, dépend du bon vouloir de leurs propriétaires. Eh oui, la forêt des Cantons-de-l'Est appartient presque exclusivement à des propriétaires privés. À vos voisins, à vos amis, à vous peut-être. Il n'en tient donc qu'aux propriétaires actuels et futurs de préserver un couvert forestier pour la protection de la faune et de la flore, au bénéfice du futur de leurs enfants et petits-enfants.
Une importante pression sur les épaules des propriétaires de forêts? Certainement! Il faut dire que la population tient beaucoup à ses forêts puisque l'industrie touristique régionale y est liée, tout comme notre bonne santé (Est-il nécessaire de répéter les multiples bienfaits que nous apportent nos milieux naturels?…). Le maintien des forêts est entre nos mains et il pourrait bien ne pas résister au temps ou aux changements de générations.
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Photo par Marcel Grenier |
Voilà ce qui devrait nous inquiéter. Il n'est pas aussi évident que nous pourrions le croire que les prochaines générations de propriétaires auront le désir de maintenir la forêt dans sa splendeur actuelle. Le risque de fragmentation dû au développement est réel et les occasions de transformer les milieux naturels en lieux incompatibles avec les besoins de la faune et de la flore sont multiples. C'est pourquoi le Corridor appalachien et ses partenaires souhaitent démontrer aux propriétaires l'importance de protéger à perpétuité les milieux naturels par le biais d'actions de conservation. Donner sa propriété à un organisme de conservation, la grever d'une servitude de conservation ou lui donner le statut de réserve naturelle sont des options disponibles pour les propriétaires qui souhaitent que leur propriété demeure forestière, à tout jamais.
Ce qui est évident, c'est que nous avons tous à cœur de protéger nos milieux naturels. Ce qui est moins évident, au premier coup d'oeil, c'est de savoir comment le faire! Heureusement, plusieurs organisations gravitent autour d'actions visant le maintien de nos forêts. Dans la région, songeons à l'Association de conservation du mont Echo, à la Fiducie foncière du mont Pinacle et à celle du marais Alderbrooke. De plus, il existe le Groupe de réflexion et d'action sur le patrimoine et le paysage (GRAPP) et le Parc d'environnement naturel de Sutton, qui intègrent la protection des milieux naturels dans leurs activités. Quant au Corridor appalachien, son rôle est de mettre en œuvre une stratégie de conservation pour l'ensemble des milieux naturels d'un grand segment sud-québécois des Appalaches. Tous ces organismes ont le pouvoir d'influencer les propriétaires, les industries, les promoteurs immobiliers et les municipalités en plus de poser des actions concrètes pour assurer un avenir aux forêts dont ils sont propriétaires. Ces forêts qui font notre fierté régionale.
Pour nous, il est évident que la préservation de nos richesses fauniques et floristiques est primordiale. Il faut avoir les yeux ouverts, cibler les milieux à haute valeur écologique, se joindre aux organismes qui oeuvrent en ce sens et qui réalisent des actions de conservation avec des propriétaires privés, des entreprises et des municipalités. Il faut respecter la nature et sensibiliser les gens qui nous entourent. Passons le message autour de nous.
Jacinthe Caron
Corridor appalachien
Il semble que la courbe montagneuse de cette région soit une source d'inspiration pour de nombreux créateurs. Avec raison, j'en conviens. Cette créativité omniprésente crée un bassin d'œuvres d'art et de métiers d'art d'une exceptionnelle richesse. À peu près tous les objets utiles et/ou agréables à la vie quotidienne ont des concepteurs ici même. Cet article vous propose un tour d'horizon partiel des représentants d'un des métiers d'art important des environs : l'ébénisterie.
Chose certaine, il y a de tout pour tous les goûts. L'intéressé n'a qu'une petite recherche à faire pour trouver l'ébéniste adéquat et le tour est joué. Et même si l'artisan repéré ne fait pas dans le style demandé, il recommandera le collègue d'art approprié. Le respect mutuel règne et la niche de chacun est claire et affichée.
Le style Shaker vient de ce groupe religieux formé en Angleterre au 18e siècle par des dissidents des dogmes d'alors. Ils émigrent aux États-Unis en 1774. Leur mot d'ordre: « La main à l'ouvrage, le cœur à Dieu ». Leur ‘christianisme révolutionnaire' a vivement choqué à l'époque, mais la vie monacale, le vœu de simplicité et surtout, l'esprit d'entreprise de leurs communautés permirent aux Shakers de laisser une marque historique. La chaise Shaker est devenue une icône du mobilier états-unien. Le style est simple, efficace, avec des lignes sobres d'une grande finesse. Aussi développé aux États-Unis à la fin du 19e siècle, le trait Mission vient du design d'une église de San Francisco fortement influencé par les missions espagnoles environnantes. Formes carrées, grosses pattes de tables et fines baguettes des dos de chaise, lignes droites, genre rustique hyper raffiné.
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Meubles Shaker par Gary Bursey |
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Le plus fidèle représentant de ces styles est Gary Bursey, Meubles Shaker à Stanbridge East. Ébéniste professionnel depuis près de trente ans, Bursey travaille principalement avec du cerisier tardif, essence locale au grain chaleureux. Que du bois massif, pas de contre-plaqué. La simplicité des styles n'appelle pas tellement le travail de placage. Sa collection est exposée à l'étage mais, comme la majorité des ébénistes rencontrés, l'artisan fait surtout du sur mesure, des meubles, ou des intérieurs de maisons, pièces fixées ou encastrées. On parle ici de l'art d'assembler le bois pour que l'œuvre supporte le poids du temps et que l'œil soit simplement ravi pour des siècles et des siècles, Amen!
La ligne frugale du style Shaker est en fait très populaire et elle se retrouve souvent dans les designs demandés.
Espace AK, une équipe d'ébéniste établie depuis trois ans taille sa place à table. Ce sont les forces alliées de Rebecca Barrett, issue de L'École des métiers du meuble de Montréal, et de Cédric Poitras-Kaempf, formé en génie mécanique. Le duo est tout à fait complémentaire et la réalité de son jeune âge le rend très moderne, pas tant dans le style que dans la façon de travailler : plans 3D sur ordi portable et dynamisme fringant, par exemple. Leur atelier est petit, mais ils arrivent à mener de front plusieurs projets, en canon. Les genres varient et les ébénistes sont flexibles, toujours heureux de relever de nouveaux défis. Ils ont le souci du travail bien fait, du meuble qui vieillit bien.
Ce concept est une constante, et l'art des ascendants contribue à son application. Stéphane Bingen est porteur de cet héritage. Formé en France, l'homme est spécialiste des meubles anciens. Il les reproduit, les restaure, les étudie et les admire. Il sait profiter de la leçon d'histoire que chaque meuble mis en morceau lui offre. Alors, il reconstruit la pièce en magnifiant sa beauté. Il travaille avec le rythme du meuble et celui du bois, considérant la respiration de celui-ci, utilisant le nombre d'or comme référence esthétique. La passion et le perfectionnisme règnent en son lieu. Tout est fait main, du plan à l'échelle à la gomme-laque. C'est comme de la haute couture en bois. L'art de la marqueterie et de l'incrustation.
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Stephane Bingen |
Parlant de marqueterie, selon les définitions officielles, « seuls les meubles en bois plaqué sont à proprement parler d'ébénis-terie ». Les placages sont généralement faits de bois exotiques, l'arbre est servi en fines feuilles aux artisans qui semblent prendre un malin plaisir à choisir leurs morceaux, à jouer avec le grain du bois. Il ne représente usuellement qu'une partie d'un meuble de bois massif. Le placage permet en outre d'utiliser des essences de bois rares ou sujets à des restrictions de coupe, sans pour autant vider les forêts.
Un autre artiste en la matière : Jean-François Néron. Formé en atelier avec un descendant des compagnons français, mais aussi dans l'Ouest, où le mur rond façonne le skyline, il connaît le classique, aime le contemporain, refus l'armoire antique québécoise. Une partie de ses clients sont à Montréal où le look ‘in' des magazines est de mise. Il remplit haut la main la commande! Il met l'accent sur l'art de monter le meuble afin d'assurer sa longévité en permettant au bois de bouger comme bon lui semble.
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Jean-François Néron |
Cette notion revient comme un leitmotiv dans les propos des ébénistes rencontrés.
Le plus organique d'entre eux est Roger Tousignan. Au départ, il faisait des meubles classiques québécois sur commande. Ses armoires ont quelque chose de très doux. Maintenant, il intègre le bois fini, le bois de grange et les morceaux uniques. Il procède à l'inverse des autres, laissant au bois le soin de déterminer le meuble àréaliser. Les résultats prennent la forme d'armoires, de tables, de boîtes, ou de nichoirs extrêmement bien étudiés. L'histoire et la nature guident la marche.
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Roger Tousignan |
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Le bois est le dénominateur commun François Fournier, avec ses lignes épurées et l'utilisation des couleurs naturelles du bois qu'il travaille, crée des meubles contemporains, d'inspiration ‘Arts & Crafts' et art déco, avec une touche zen. Des courbes, des formes fines, des signes distinctifs. Il fait des œuvres magnifiques qui tiennent compte de l'ergonomie et ajoutent un grain à la poésie de la vie.
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François Fournier |
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Un second François, Clermont celui-là, ébéniste aussi depuis trente ans, comme le précédent, mais pour le plaisir plutôt qu'à temps plein. Il compte s'y mettre d'ici quelques années. Il a quand même réussi, à temps perdu, à produire une quantité incroyable de petites tables mosaïques, portes-plantes, patères et coffres. Il se spécialise donc, pour l'instant, dans les meubles d'appoint. À suivre.
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François Clermont |
Et, pour conclure ce tour, Jean Prud'homme. Son atelier est un ancien théâtre d'été, grand, équipé de fond en combles, chambre de finition quasi hermétique, etc. Deux personnes travaillent avec lui à temps plein. Ils prennent de gros projets qu'ils peuvent pratiquement monter en atelier. Prud'homme est installé ici depuis 5 ans et son entreprise roule suffisamment pour que ses employés fassent tourner la production et qu'il se concentre sur la mise en marché ou les projets plus artistiques, avec des pièces de bois exotiques notamment. Comme plusieurs des autres ébénistes, il touche aussi les coproductions avec entre autres La Forge d'Oll d'Olivier Burnham.
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Jean Prud'homme |
Alors comme je disais, le bassin d'œuvres et d'artisans est incroyable. J'espère avoir réussi à rendre, avec mes mots au moins, un brin de l'appréciation que je porte à leur travail. Si les arbres sont coupés, mais continuent leur vie entre leurs mains, alors ça va, même Idéfix serait d'accord!
Annie Rouleau
Meubles Shaker, 450 248-7624
L'Espace AK, 450 538-0524
Ébénisterie Stéphane Bingen, 450 538-6843
Jean-François Néron, 450 538-1426
Roger Tousignan, 450 538-3707
François Fournier, 450 538-5720
François Clermont, 450 295-2151
Jean Prud'homme, 450 242-2176
LA « TOURNÉE DES 20 »
L'accomplissement du beau : UNE ÉVIDENCE
« Vingt fois sur le métier, remettez votre ouvrage, polissez-le sans cesse et le repolissez. »
Les artistes et les artisans de la Tournée des 20, sans doute inspirés par cette pensée de Boileau, refont cet exercice annuel dans le but d'offrir aux visiteurs amateurs d'art leurs plus belles créations. Ainsi, à l'occasion de cette 13e édition, s'imposent-ils avec détermination et enthousiasme l'obser-vance des règles de l'art.
Le mot ART dans sa signifi-cation première suppose une méthode, un ensemble de règles qu'on se donne pour réaliser une œuvre. Ne dit-on pas : « faire quelque chose selon toutes les règles de l'Art! »
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Alors ?
André Gide, pour rajouter aux exigences, avance que « l'Art naît de contraintes, vit de luttes et meurt de liberté. » L'EXIGENCE EN ART EST UNE ÉVIDENCE.
Avant de produire, d'exhiber, d'exposer une œuvre, l'artiste et l'artisan doivent rendre manifeste toute composition, mettre en relief toute forme, et en lumière toute couleur. Pour en arriver à la conclusion de leurs réalisations, l'artiste et l'artisan doivent se donner comme fin et unique fin l'atteinte du BEAU.
« l'Art pour l'Art signifie un travail dégagé de toute préoccupation autre que celle du BEAU en lui-même. » Th. Gauthier
Le beau, c'est ce qui fait éprouver une émotion esthétique et les règles de l'esthétique sont évidemment très exigeantes.
« Les règles du BEAU sont éternelles, immuables, et les formes en sont variables. » Delacroix
D'heureuses souvenances, alors que je n'avais que 6 ou 7 ans, je revois mon grand-père maternel, du balcon du 3e étage où il demeurait, me montrer du doigt les édifices de Montréal et le Mont Royal porteur de sa croix illuminée ou me feuilletant les pages de grands peintres : « Regarde comme c'est beau », me répétait-il à chaque fois que je lui rendais visite.
Ou encore Guy Boulizon, professeur d'histoire de l'Art, palpant de ses mains les formes quasi parfaites de ces vases anciens, amphores, cratères, urnes, etc. : « Touchez comme c'est beau. », nous invitait-il.
L'Art doit obligatoirement se rattacher au BEAU.
Dans l'œuvre qui s'accomplit, l'artiste et l'artisan doivent cohabiter avec l'harmonieux, le magnifique, l'imposant, l'incomparable, le poétique, le ravissant, le sculptural, le formidable, le magique, le grand... L'EXIGENCE en Art est une ÉVIDENCE. Que dire encore de la création d'une œuvre belle sinon de saisir que c'est ce qui fait naître un sentiment d'admi-ration (souvent mêlé de plaisir), qui doit s'approcher de la perfection en son genre.
L'Art naît avec l'exigence comme évidence et s'achève avec l'exigence...comme évidence.
Les 20 artistes et artisans de la Tournée des 20, coiffés de leurs caractéristiques propres, offrent à chaque année des œuvres signées de mains de professionnels. Durant quatre fins de semaine consécutives, les ateliers et les galeries offriront donc aux visiteurs la transparence du vitrail, la matière ligneuse du bois, la délicatesse des textiles, l'émaillage des porcelaines et des céramiques, le travail ouvragé des bijoux, les vibrants coloris et la vivacité des tableaux.
La Tournée des 20 rappelle annuellement cette insistance que les œuvres présentées sont « des créations faites dans Brome-Missisquoi ».
Cette démonstration artistique offre ses couleurs locales et priorise la personnalité de chacun de ses participants. S'offrir une telle tournée correspond, et c'est là une ÉVIDENCE, à un parfait bonheur.
Les 27-28 septembre, les 4-5, 11-12-13, 18 et 19 octobre, le rendez-vous est fixé avec les 20 artistes et artisans de la Tournée.
Renseignements : 888 811-4928 ou www.tourneedes20.com
Jean Villeneuve
Photos par Line Lamarre
DE L'EXTASE ÉVIDENCIELLE
Bandes dessinées et musiques
Par Ramon Vitesse
J'admets volontiers me méfier de toutes ces évidences préfabriquées qui nous sont parachutées en continue. Ce petit tour de piste automnale BD et musique tente donc le pari de farfouiller en conséquence pour dénicher l'évidence autrement plus timide qu'on ne le croirait de prime abord…
Un brouet composé d'éléments autobiographiques, de réflexions sur un quartier en voie de disparition puis, d'un retour en arrière sur l'occupation allemande à Trieste (Italie) nous est proposé dans Aïda à la croisée des chemins (Dargaud) de Vanna Vinci. Fort habilement, l'auteure, qui affectionne un style à la croisée du manga et des graphic novels, tisse une toile où l'héroïne en peine d'amour renouera avec les fantômes de ses grands-parents maternels et celui d'un cousin qui a littéralement été défait par la guerre. Dans Aya de Youpougon 3 (coll. Bayou, Gallimard) Marguerite Abouet et Clément Oubrerie font mouche avec un roman-fleuve africain dont les personnages principaux sont de jeunes femmes qui flirtent avec la vie. Jamais à l'eau de rose, le récit des mille et une duperies auxquelles elles, femmes de tous âges, font face n'en demeure pas moins prêt à prendre des embranchements inédits ou à pleurer un bon coup pour rebondir. Le statut d'homme omnipotent se transforme souvent en ridicule bouffon à trop vouloir ergoter…

Si l'homme a plus d'un défaut, la femme passe au tordeur dans Le Rouge vous va si bien (coll. Bayou, Gallimard) de Lucie Durbiano et Hélène Bruller est une vraie salope (Vent des savanes) d'Hélène Bruller, deux livres de femmes qui n'hésitent pas un instant à jouer totalement la corde de l'autodérision. Dans le premier, pas moins d'une demi-douzaine de courtes histoires au dessin quasi enfantin sont d'autant plus déroutantes qu'à deux reprises des contes bien connus sont trafiqués – Le petit chaperon rouge et une séquence d'Alice au pays des Merveilles. Ici, la femme persiste à poursuivre une archiévidence : le prince charmant. Ça rate immanquablement… Dans le second livre, attention aux dégâts puisque le personnage de l'auteure elle-même refuse de perdre son amour au point d'éliminer la concurrence et de se jouer de tous les crapauds de la création. Le tout en couleurs aveuglantes et à l'aide de traits assassins.
On se souvient de Mafalda?! Du splendide et éloquent dessin humoristique que Les gens sont méchants! (coll. Humour, Glénat) de Quino qui en est le père. Particulièrement habile à démonter des évidences factices ou des faux semblants, Quino dissèque ici la vieillesse, l'amour cupidon, les affairistes et, l'environnement qui s'en prend plein la gueule. À la fin, la police de l'humour embarque ce mauvais drôle qu'est l'auteur… Titine au bistrot, T.2 Délire total! (Fluide Glacial) de Lindingre propose une grande sœur dégourdie qui tapine copain afin de subvenir aux appétits tous azimuts d'un petit frère grandissant. Dépravé serait le mot clef pour résumer ces courtes histoires désopilantes avec des bons hommes à têtes en forme de poires et dotés de groins qui leur vont comme un gant. Présentant un dessin plus formel, L'amour cash (Dargaud) de Tonino Benaquista et Philippe Bertrand dépeint, sous forme d'un long flash-back, l'idylle d'un paparazzi et d'une prostituée de luxe. Là, plus que jamais, on s'éloigne de l'évidence. On largue franchement les amarres avec La Beauté (Futuropolis) du talentueux Blutch. Dans ce livre para BD Blutch dérape avec une série de dessins réalisés aux crayons de couleur pour explorer les arcanes du rêve et du fantasme; rien de moins.
Histoire de reprendre notre souffle, voici deux livres destinés aux jeunes et moins jeunes : D'abord Marion Duval, L'aventure au cœur battant (Bayard) d'Yvan Pommaux qui reprend quatre enquêtes ayant le mérite de ne pas présenter la justice comme acquise et évidente. L'amitié et l'amour prennent souvent des chemins chaotiques dans cette œuvre sans prétention renouvelant la BD d'aventure dans le style ligne claire (Hergé et consorts). Un personnage patrimonial joyeusement revampé? Spirou, le journal d'un ingénu (Dupuis) d'Émile Bravo. Bravo c'est le cas de le dire, ce Spirou n'a plus rien du héros et les questionnements qui l'assaillent sont pour le moins pertinent : qu'est qu'un Belge pur (à l'aube de la Deuxième Guerre mondiale)?, Pourquoi un animal familier?
Et bien d'autres sur les tenants et les aboutissants guerriers… Le tout à travers un bouquin à l'humour ravageur!
En avant la musique pour rechercher par quelles évidences nous pourrions, par exemple, décoder la répression politico-policière menée le 1er mai dernier dans Hochelaga Maisonneuve lors du jour des luttes tandis que les syndicats persistent désormais à des fêtes décervelées un weekend avant ou après… La Descente du coude, Coup de foudre (Grosse Boîte) jongle précisément sur le sujet en relisant le Capital et en parlant de peanuts en délestant un peu son punk pour un chouïa de rock. Allergies est le titre de cette pièce merveille. Un futur raz-de-marée à l'instar de Tricot Machine? Guérilla Poubelle, Punk=existentialisme (Slam Disques/ Dep) privilégient pour leur part la médecine punk ultra véloce pour défenestrer l'évidence que l'on refuse trop souvent d'admettre par auto aveuglement. Un exemple? Le travail rend libre… Dany Placard, Raccourci (Indica) s'est entouré d'une bande de musiciens disciples, notamment de cuivres, pour parvenir à son western alternatif ode au pick-up et à la route. Pointe d'auto dérision à l'ère du déclin de l'énergie fossile facile?! Enfin, MAP, Repose en paix (Slam Disques/Local) choix punk rock que je réitère avec emphase pour saluer la révérence de ce groupe rigoureux à démêler la donne de notre Éden des cennes au cours des treize dernières années… Ils reposent désormais en paix!

Les principes de santé et d'équilibre sont à la base assez simples et évidents... Ce qui l'est moins, c'est de les mettre en pratique constante en se rappelant régulièrement notre savoir, nos connaissances, notre sagesse.
Respirer. C'est simple. C'est essentiel et fondamental. Et pourtant, on respire souvent mal et pas suffisamment; c'est-à-dire pas assez profondément, en soulevant les épaules. Mais, pire encore, on oublie de respirer en situation de stress, de peur, d'angoisse, de douleur... Au moment où l'on en a le plus besoin quoi! Gardons-le donc en mémoire : quand on gouverne sa respiration, on dirige mieux la situation. De plus, une bonne marche ou autre activité d'oxygénation, particulièrement le matin, permet d'activer les circulations corporelles. Et si on prend le temps de boire une tasse d'eau chaude à jeun, suivie d'une cuillérée de miel sous la langue, notre activité matinale alimentera d'autant mieux notre cerveau de ses nourritures préférées : l'oxygène et le sucre. L'eau chaude nous permettra de mieux éliminer à notre retour.
Boire de l'eau est aussi un besoin fondamental. En boire beaucoup, mais peu à la fois pour mieux l'assimiler. Quand on boit de très grandes rasades, on se sent désaltéré, mais on a plus facilement tendance à se déminéraliser. Alors, ce n'est plus seulement l'hydratation des cellules et l'élimination des toxines que l'on encourage, mais aussi la perte des minéraux essentiels à notre survie.
L'alimentation et l'élimination sont deux autres besoins fondamentaux quotidiens qui vont de pair. Bien s'alimenter, c'est d'abord choisir des aliments le moins transformés possible. Consommer plus de fruits et de légumes que tout autre aliment. Songer à la variété, à la fraîcheur, aux couleurs stimulantes, aux saveurs vraies et simples. Des herbes aromatiques plutôt que des épices (à l'exception de quelques-unes d'entre elles comme la cayenne qui purifie le sang et le curcuma un antioxydant...). Préférer des combinaisons alimentaires qui favorisent l'élimination sans gaz ou fermentation. Manger les fruits à part, les légumes avec les grains ou les légumes avec les protéines; mais éviter les grains en même temps que les protéines... Ainsi, les aliments fermenteront moins, le transit se fera plus rapidement, on élimi-nera mieux et on accumulera moins de toxines...
Puis, on a tous besoin d'un bon sommeil récupérateur et régénérateur. Avec une saine alimentation et une bonne hydratation, de l'exercice, de l'air frais, on a déjà plus de chance de bien dormir. Mais, pourquoi ne pas y rajouter une séance de relaxation ou encore un petit somme de 20 minutes après le repas du midi pour faire reposer les cellules? On sera plus performant après!
À cette « recette » de base, on peut ajouter des ingrédients qui permettent de toucher à l'ensemble de notre être. Comme socialiser profondément, c'est-à-dire se donner l'occa-sion de partager son histoire, ses idées, ses sentiments de façon personnelle dans un échange énergisant. D'être à l'écoute de soi et des autres.
Enfin, rechercher un contact avec la nature et la beauté parce que toutes deux ont le pouvoir de guérir l'âme et le corps. Allez, ne vous gênez pas, osez! Trouvez un bel arbre et embrassez-le à bras le corps!
Santé!
Anik Kelly
Masso-kinésithérapeute
La journée Townshippers est organisée annuellement par l'Association des Townshippers et un partenaire local dans un endroit différent des Cantons- de-l'Est. L'Association est un organisme communautaire à but non lucratif non partisan fondé en 1979.
La journée des Townshippers se définit comme un festival culturel bilingue et une foire d'information pendant laquelle les voisins d'expression anglaise et d'expression française se rassemblent pour célébrer la communauté et le patrimoine des Cantons-de-l'Est.
La Journée se tiendra le samedi 20 septembre et attirera quelque 12 000 visiteurs dans la rue Principale de Sutton et au Mont Sutton, des sites d'une vitalité culturelle et d'une beauté exceptionnelle. La journée des Townshippers offrira un vaste éventail de choses à voir, à entendre et à faire pour les personnes de tous les âges : expositions culturelles et historiques, performances artistiques, sports et jeux, artisans, présentations environnementales et économiques, services communautaires et gouvernementaux, et plus encore.
Mot du Maire
C'est avec plaisir que j'adresse mes plus cordiales salutations à tous ceux et celles qui participeront à la 29e édition annuelle de la Journée des Townshippers 2008 qui se tiendra au Mont Sutton et dans la magnifique ville de Sutton le 20 septembre prochain.
La Journée Townshippers vise à mettre en lumière la communauté anglaise et son patrimoine lors d'une journée d'amitié. Cet objectif se réalise par la présentation de vitrines culturelles sur des artistes, artisans et activités bilingues, musiques et restauration santé. Installée pour l'occasion dans le cadre des paysages sublimes dans les Cantons-de-l'Est en automne, cette activité attire annuellement plus de 12 000 personnes à la recherche de moments agréables l'espace d'une journée de plaisirs en famille.
J'en profite pour féliciter tous les organisateurs ainsi que ceux et celles qui contribuent à la mise sur pied de ce remarquable événement.
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Comité organisateur de gauche à droite: |
Je vous souhaite mes meilleurs voeux pour une rencontre enrichissante à la hauteur de nos espérances.
Kenneth Hill
Maire de la Ville de Sutton
Concert gala
Société philharmonique de Montréal
Sous la direction de Miklós Takács
La réputation de maestro Miklós Takács dépasse les frontières du Québec et du Canada. En effet, il a par le passé dirigé des choeurs et des orchestres prestigieux aux États-unis ainsi que dans plusieurs pays d'Europe, du Proche-Orient et d'Asie.

Sous sa direction, le Choeur de l'UQUAM a atteint une notoriété internationale et a été invité à plusieurs reprises à se produire à Carnegie Hall, à New York, de même qu'en Autriche, en France et en Hongrie. Le 19 septembre à 20 h à l'église Saint-André de Sutton. Entrée : 25 $
Au programme :
Airs d'opéra et d'oratorio (Haendel, Mozart, Bernstein...)
Brahms : Liebeslieder Waltzes, Op.52a (Valses d'amour)
Michèle Bolduc, soprano; Johanne Patry, mezzo-soprano; Aldéo Jean, tenor; Pierre Dufourd, barytone-basse; Claudette Denys, piano; Miklós Takács, piano.
« Nous qui vivons au temps présent et jouissons de tout ce confort moderne et ses agréments, évidemment pensons avec beaucoup de compassion à l'époque pas si lointaine où nos ancêtres ont dû affronter toutes les difficultés et les nombreuses épreuves de cette région sauvage afin de gagner à peine de quoi faire vivre leur famille, » déclare le docteur Cedric Cotton en 1898, lors des célébrations du 100e anniversaire de fondation du village de Cowansville.
Évidemment, William Warren Lynch, juge à la Cour supérieure du district de Bedford, est d'accord avec cette déclaration, à l'exception….des routes de la région qu'il trouve être dans un état déplorable. Il est même certain que plusieurs routes n'ont jamais été aussi mauvaises et il entend bien y remédier.
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Warren Lynch, juge en 1890 |
Rue Principale, Sweetsburg |
Le 6 janvier 1898, le juge Lynch préside, au palais de justice de Sweetsburg, la première assemblée annuelle de « l'Association du district de Bedford pour les bonnes routes ». Depuis quelques années, il est un ardent défenseur de la qualité des routes dans la région et cette nouvelle association, dont il est le président, s'est donnée comme mission d'améliorer l'état des routes. Dans ses commentaires d'ouverture, Lynch déclare : « Je me risque à dire qu'il n'y a pas un homme, une femme ou un enfant dans le district de Bedford qui n'est pas prêt à dire, après un moment de réflexion et avec l'assurance de ne pas se tromper, que les routes en général sont mauvaises et que même à plusieurs endroits, elles ne peuvent être plus mauvaises. »
L'année suivante, le 6 janvier 1899, lors de la deuxième assemblée annuelle, le juge Lynch fait le constat suivant : « Je pense que nous sous-estimons tous les attraits que notre région possède pour attirer les touristes durant la saison estivale, et il est évident que nous sous-estimons surtout la valeur que nous apporte leur visite. Et pour les attirer, il n'y a aucun doute dans mon esprit que d'avoir de bonnes routes est aussi un facteur important. Si les bonnes routes ont aidé les centres de villégiature du New Hampshire à obtenir autant de succès, il paraît évident que nous devrions déployer tous les efforts possibles afin que notre région connaisse le même succès. »
Et le juge Lynch de poursuivre : « Et si les taxes, perçues pour les routes depuis 1867 dans le district de Bedford, avaient été dépensées judicieusement et avec discernement pour l'entretien de nos routes principales, il est évident que nous jouirions aujourd'hui d'un système routier de première classe. Sommes-nous prêts à laisser cette situation continuer à se détériorer au cours des trente prochaines années ? » Lynch est certain que si l'entretien des routes est mieux planifié, la population réalisera rapidement, ce qui leur semble impossible présentement, qu'avoir de bonnes routes n'est peut-être pas un rêve si difficile à atteindre. Mais les années passent et la situation ne semble guère s'améliorer.
Ainsi en 1904, dans une allocution lors d'une célébration tenue à l'hôtel de ville de Cowansville, le sénateur George Barnard Baker raconte: « Le révérend Fyles nous rappelait, il y a quelques instants lors de son allocution, l'état pitoyable de nos routes lorsqu'il est arrivé dans la région il y a quarante ans. Et bien, il devrait se joindre au mouvement pour les bonnes routes, car encore aujourd'hui il y a des sections de route dans le village de Cowansville qui sont dans un état tellement déplorable que de nombreux conducteurs et leur voiture en ressortent fortement ébranlés lorsqu'ils les empruntent, surtout à la noirceur. »
En 1907, le juge Lynch, toujours président de l'association pour les bonnes routes, déclare lors de l'assemblée tenue à Farnham le 4 janvier: « Nos routes ne sont pas aussi bonnes qu'elles devraient être, surtout elles ne sont pas aussi bonnes compte tenu de l'argent qu'elles nous coûtent, et si seulement cet argent était mieux dépensé. Naturellement la route idéale est celle qui est macadamisée. Mais je me dois de reconnaître qu'un tel système de routes en macadam pour toute la province ne peut être réalisé sans l'aide du gouvernement. En attendant, nous devons nous contenter d'améliorer nos routes de campagne. Mais pouvons-nous faire mieux? Avons-nous les moyens de faire de meilleures routes? Je pense que oui, en utilisant le même budget, mais en travaillant plus intelligemment. »
Et Lynch de conclure: « Il est évident que le mauvais état de plusieurs routes est en partie causé par les mauvaises conditions climatiques, lesquelles sont hors de notre contrôle. Ainsi le printemps dernier, dû à l'absence de neige et au gel profond du sol, plusieurs routes furent tout simplement impraticables pendant de nombreux jours, et même à certains endroits, très dangereuses. Mais un observateur averti aurait vite réalisé que ces chaussées étaient plus basses au centre que sur les côtés, causant ainsi des accumulations d'eau. Pourtant, nous savons tous que l'eau est l'ennemi le plus tenace de nos routes, donc tous nos efforts devraient être dirigés à combattre cet ennemi. »
À la tête de l'association pour les bonnes routes depuis maintenant dix ans, le juge Lynch garde toujours l'espoir, malgré tout, de voir se réaliser son rêve, car selon lui, il est évident que si les routes de la région étaient de « bonnes routes », non seulement les touristes viendraient en plus grand nombre, mais cela aiderait grandement le développement de la région. Le juge Lynch va continuer à promouvoir les « bonnes routes » jusqu'à son décès en 1917, mais sans jamais parvenir à réaliser complètement ce rêve.
Michel Racicot
Société d'Histoire de Cowansville
www.societehistoirecowansville.com
Sources
• Gibson's Monthly, juin et juillet 1899
• Semi-Centennial Anniversary, Parish of Nelsonville, 1854-1904
• The News and Advocate, janvier 1907
• Then and Now in Missisquoi 1867-1967, Volume 10, (M.H.S.), p.26
L'évidence d'un talent silencieux
Louise Thibault Poirier
Les décors créés par Louise Poirier ne s'oublient pas. J'ai eu l'occasion d'en admirer plusieurs, à l'église Saint-André, mais ne cherchez pas la signature… elle est invisible! Pourtant, Joshua Bleser souligne et décrit en termes admiratifs, le travail de décoration assumé par Louise, depuis plus de vingt ans (Brome County News, January 2006). Le texte est illustré par la crèche montée à partir de matériaux recyclés et réutilisés, année après année, révélant toujours des éléments nouveaux, à l'image de la naissance qu'on célèbre. La noblesse de la création, sans budget!
C'est à la demande de notre éditeur, Denis Boulanger, que j'ai pris rendez-vous avec Louise Poirier, à sa maison de Sutton, pour cette présentation qui accompagne l'illustration de la « une ». Chez Louise et Serge, l'aménagement paysager est intéressant et dégage un certain mystère. Elle m'attend et commence à me parler, mais je ne la vois pas encore!
En quelques instants, nous nous retrouvons dans sa cuisine-salle à manger à aires ouvertes, devant un délicieux café et nous parlons de sa production artistique qui a débuté bien avant qu'elle s'inscrive au Baccalauréat en arts visuels, à l'Université Bishop de Knowlton. Louise gênée? Je dirais plutôt réservée, discrète, déterminée : une force tranquille qui a fort à faire et ne perd pas son temps.
Elle est née à Laval, d'un père « briqueteur » qui pouvait transformer une simple colonne de brique en véritable œuvre d'art, et d'une mère qui fabriquait tout de ses dix doigts ingénieux.
Dès son jeune âge, elle s'intéresse au dessin et à la peinture. Pour ses dix ans, elle reçoit une boîte de 60 crayons Prismacolor… Quel bonheur que ce cadeau inoubliable! « La boîte s'ouvrait de façon à tenir seule sur la table : je me faisais un devoir de replacer les couleurs au bon endroit ». L'enfance de l'art sait composer avec ordre et méthode.
Plus tard, elle fréquente l'école des Beaux-Arts. Il était très difficile, à cette époque, de passer l'examen d'entrée. « Imaginez ma joie, lorsque je reçus la lettre annonçant que j'étais acceptée. Je touche, à peine, toutes les techniques, durant la première année. Je participe à une exposition à l'Institut de microbiologie de Laval, où je travaille à ce moment-là. Cette exposition mettait en vedette différents talents du personnel. Je remporte le 2e prix (!), le premier ayant été attribué à un type qui fabriquait des mouches pour la pêche, de toute beauté ».
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Louise prend conscience qu'elle peut peindre, laisser aller son imagination et oublier qu'elle n'a pas une très grande formation. Elle a un public qui aime ce qu'elle peint : natures mortes, portraits, quelques paysages. Elle développe ses habiletés dans la représentation des personnages, des rues bondées de gens, des cafés. Elle peint aussi des fleurs géantes et privilégie le « rouge », sa couleur fétiche. Elle peut compter sur l'appui de son premier et fidèle critique. Serge sait faire des commentaires judicieux, sans complaisance.
En 1979, elle emménage à Sutton, avec son mari et ses trois belles filles. « Là je suis servie, des artistes, il y en a beaucoup. J'aurai même le plaisir de suivre un cours avec la talentueuse Hélène Kelly, qui m'encou-rage beaucoup à poursuivre ma recherche artistique ».
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Louise s'inscrit à l'Univer-sité Bishop. Elle touche à la sculpture durant une année et en garde un excellent souvenir, puisqu'elle préfère cette discipline, les étapes, les trois dimensions (qu'elle explore constamment lors-qu'elle fait des décors, des dispositifs scéniques, des accessoires de théâtre…) L'artiste aime affronter les aléas de la météo : elle fait de la sculpture sur glace ou sur neige et les grands formats ne la rebutent pas. On se souviendra de ses personnages en costume d'époque, Place Sutton, de la voiture et du cœur dans la main! Trois premiers prix! que le mercure n'a pas épargné!
À l'université, elle fait aussi deux ans de peinture et de dessin et obtient des notes excellentes. Elle admire René Tardif et s'inscrit à une de ses sessions, où elle fait de réels progrès. Elle fait aussi du dessin avec Rachel Dennis, aux Imagiers. Des personnages imaginaires viennent habiter ses créations où on sent la complicité chaleureuse, les couleurs et les textures « Louise Poirier »! Elle ne craint pas de s'aventurer du côté de l'abstraction où on découvre des personnages-instruments de musique ou vice versa, des chaises rouges voguant dans l'espace, un couple de danseurs poisson-sirène…
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Je pourrais ajouter que j'ai eu le plaisir et l'honneur de découvrir les tableaux et sculptures qui habitent la maison de Louise et Serge. J'ai pu apprécier ses talents de décoratrice ingé-nieuse, ses aménagements aérés, ses couleurs énergiques et bien agencées : un chez soi où il fait bon vivre et dont l'artiste est fière, en toute simplicité. Nous pouvons lui souhaiter une exposition solo prochainement!
Lise F. Meunier
Dans le cadre de sa programmation d'automne 2008, le directeur artistique de Sur la scène Davignon a créé une offre qui s'imposait d'elle-même. La petite église de 160 places et la qualité acoustique du lieu donnaient déjà le ton à ce tout qui s'y déroulera. La connaissance du public, après autant d'années d'existence, simplifie les choix et donne un éventail de soirées musicales de grand acabit.
Le 4 octobre, on ouvre le bal avec ANGEL FORREST. Découverte lors d'une prestation surprise lors du show des Respectables, elle fut un coup de cœur en 2007. La réaction de l'assistance a parlé d'elle-même : Angel a conquis l'auditoire cowansvillois. C'est une chanteuse québécoise à la voix chaude et railleuse qui sait charmer son auditoire avec quelques airs de folk rock blues et avec ses vibrantes interprétations de Janis Joplin, Melissa Etheridge, Pink Floyd… Des moments inoubliables en présence d'une grande dame authentique imbue de joie de vivre, une chanteuse de « feeling ». Elle dégage une telle aisance et un tel aplomb qu'on se laisse d'emblée envoûter par sa personnalité. « Angel sur scène, c'est une riche découverte. »
En octobre encore, BRUNO PELLETIER foulera les planches de la grande scène de l'auditorium. Cet artiste possède une des voix les plus appréciées du Québec, dans le registre grand public, avec des chansons que tous fredonnent après quelques minutes d'écoute. Un chanteur qui s'amuse, des musiciens qui s'éclatent, inspirés par le pur plaisir de jouer et le « trip » de chanter simplement des chansons, d'hier à aujourd'hui, qui trottent dans la tête. En toute simplicité, à pas feutrés et sans prétention, au son du GrosZorchestre, un « Big band » de…trois musiciens! Ensemble, ils vous proposent un répertoire composé de quelques standards jazz, de chansons anglophones et francophones et, bien sûr, de quelques-unes issues de son répertoire.
La rapidité phénoménale de la vente des billets pour la prestation de DANIEL BÉLANGER en 2007, commandait une supplémentaire à ce spectacle intime et chaleureux au cours duquel un véritable échange a eu lieu avec le public. Le 8 novembre à 20 h, le spectacle « L'échec du matériel » nous ramènera à ce qui a fait le succès de l'artiste. Le son s'inscrit dans la conti-nuité de « Rêver mieux », alors que les textes se font cette fois plus subversifs, s'intéressant aux temps modernes. Si c'est la musique, souvent dense, parfois sombre et toujours intense qui retient l'attention, à priori ce sont les textes qui provoquent un effet coup de poing.
C'est une première pour FRANCE D'AMOUR que d'offrir un spectacle intimiste. Cette artiste de réputation n'a pas encore foulé les planches de Sur la Scène Davignon à l'église Emmanuel. Avec plusieurs années d'expérience en formule « show rock », la carrière de France D'Amour est celle d'une battante persévé-rante, amoureuse de la musique. Elle offre des chansons surprenantes, baignées d'une musique plus brute, plus fougueuse, plus près de ses débuts tout en conservant les acquis d'une carrière rutilante. Vous aurez droit à des textes teintés d'ironie avec un excellent sens de la mélodie et du refrain accrocheur. Un esprit festif, un regard moqueur sans méchanceté et un côté éternellement rebelle, voilà l'atmosphère qui vous attend le samedi 15 novembre.
Mis en veilleuse dans la programmation depuis plusieurs années, le directeur artistique a jugé que le diffuseur était assez fort pour présenter les CHARBONNIERS DE L'ENFER. La population les attendait puisque plusieurs billets sont déjà vendus.
« Orchestre de Chanteurs » a capella, né d'une « maudite mémoire », cette formation possède un répertoire traditionnel et fait en sorte qu'on ne l'oublie jamais! C'est dans le souffle de ses voix que tout prend forme comme une machine à voyager dans le temps, une rafale qui nous transporte dans un passé riche de culture. À la grâce de Dieu, quel merveilleux spectacle à nous offrir en ce dimanche 7 décembre.
Pour de plus amples informations sur la programmation, consultez le site www.scenedavignon.com ou composez le 450 263-6666. Des abonnements pour 5, 10 ou 12 spectacles sont offerts.
Brigitte Messier
Expressions artistiques, évidences et mieux-être
Centre d'art de Dunham
5 juillet au 30 août, vernissage 2 août : « Ça aussi, c'est la vie… » de Liette Gaudreau et Sylvie Roy dans la salle Normand Gaudreau.
2 au 29 août, vernissage 2 août, dans la deuxième salle : « La ferme en délire », créations récentes de « Mo », à l'aiguille, au point de peinture.
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Monique Bouchard |
Sylvie Houle |
3 au 28 septembre, vernissage 7 septembre : « Le grand bal » de Katia Racine, dans la salle Normand Gaudreau et « Au gré des saisons » de Normande Gagné Racine et Linda Beauregard, dans la deuxième salle.
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Katia Racine |
Cette exposition regroupe un corpus d'œuvres figuratives ayant pour thème l'amour courtois. Les tableaux des cours célèbres aux XVIIe et XVIIIe siècles inspirent les costumes qui évoluent dans des mises en scène « symbolistes », dignes des primitifs flamands. Un coup de pinceau « à la Chagall » harmonise fond et forme.
Katia nous fait voir des scènes intimistes où la romance se déploie en modes bonheur/tristesse... « Ici, la matière (coquilles d'œufs) s'acoquine bien avec le thème. Les métaphores qu'elle suscite épousent bien les dialogues amoureux, même dans leur dualité : la maternité versus la mort, la résistance protectrice versus la fragilité… »
Ses deux élèves, Linda M. Beauregard et Normande Gagné Racine ont regroupé leurs créations sous le titre : « Au gré des saisons », une première pour elles et pour nous!
Toutes deux citoyennes de Dunham, elles ont appris à aimer et à observer la nature dans toute sa magnificence : leur première source d'inspiration pour les sujets et les couleurs.
Quelques années de formation en peinture sur bois ont amené Beauregard à la toile! Elle découvre ainsi une palette de possibilités chromatiques infinies et explore différentes compositions picturales figuratives.
Gagné Racine a toujours fait preuve d'une grande créativité avec les tissus. Couturière experte, elle a un sens aiguisé de la couleur et du détail. Un accident vasculaire cérébral l'amène à une nouvelle forme d'expression. Malgré son handicap, elle réussit avec brio à nous transmettre son amour de la vie. Des couleurs fortes et un choix de sujets révélateurs!
Vous aurez le plaisir de rencontrer les trois artistes, le dimanche 7 septembre (14 h -16 h) : rendez-vous au vernissage!
4 au 29 octobre, vernissage 4 octobre : « Présences Nature » de France Malo, peintures-sculptures/techniques mixtes.
Cette exposition retrace les mémoires de sept années de vie dans les Cantons-de-l'Est et est constituée aussi d'œuvres nouvelles, sur le thème de la Nature.
Comme dans toutes ses explorations thématiques, Malo s'exerce à trouver le point limite d'un matériau ou d'une technique. L'utilisation de la force sculpturale par la couleur, combinée à une gestuelle mnémonique des objets et de lieux, lui permettent de créer des espaces vivants et inusités.
« Présences Nature », les mémoires d'un passage dans des lieux réels et inventés : une invitation de France Malo, au Centre d'art de Dunham, salle Normand Gaudreau.
1er au 29 novembre, vernissage 8 novembre : « Arbres en Duo » de Michèle Côté et Lucie Champoux, salle Normand Gaudreau.
Lucie nous revient avec des œuvres récentes, surtout de style figuratif, à l'acrylique.Elle utilise également le collage et des techniques mixtes sur canevas, encre et aquarelle sur papier d'Arches. Elle nous présente aussi des sculptures de plâtre et des petites impressions.
Michèle Côté nous présente, en première, des œuvres figuratives : peintures acryliques, collages, dessins à l'encre… Quelques monotypes, collages, sculpture de plâtre et poteries Raku font aussi partie de sa production. Michèle et Lucie exposent également une œuvre créée en duo.
Offrez-vous le plaisir de rencontrer nos artistes, le 8 novembre (14-16 h), au Centre d'art de la Bibliothèque de Dunham, édifice Pierre Bernier, 3638, Principale. Renseignements : 450 295-2621 ou 2273.
Lise F. Meunier
Dunham, une destination évidente cet automne
Êtes-vous du genre à remarquer que le vert des champs est moins vert, que le temps est plus frais et que les journées sont plus courtes? Ou bien, vous concentrez-vous plutôt sur les couleurs de la nature et les plaisirs de l'automne à venir? Bientôt, les feuilles tomberont et la nature s'endormira encore une fois pour revenir de plus belle au printemps. Mais avant cette hibernation, nous aurons droit à un spectacle de couleurs. Certains diront que c'est la grisaille qui s'installe tandis que d'autres soutiendront que plusieurs belles journées automnales permettent des sorties et des trouvailles bien spéciales. Après tout, ce qui est évident pour l'un, ne l'est pas toujours pour l'autre, car on peut voir son verre à moitié plein ou à moitié vide – à chacun de choisir.

En effet, l'automne nous offre tout un spectacle de couleurs et une abondance de fruits et de légumes à cueillir. C'est la saison des vendanges sur la Route des vins et de la cueillette de pommes, de poires et de prunes dans nos vergers. C'est évident que Dunham est une destination de choix pour ses diverses activités intéressantes telles l'exposition de sculptures Nature et Création au vignoble du Domaine des Côtes d'Ardoise, une fin de semaine de concert dans chacun de ses cinq vignobles, des promenades en carriole gratuites sur la rue Principale ainsi que l'Oktoberfest qui se tiendra lors de la soirée du 18 octobre chez Brasseurs et Frères. Pour en savoir plus, visitez le site www.ville.dunham.qc.ca.
Ce qui est aussi évident, c'est que l'automne à Dunham est une saison d'abondance et de teintes rougeoyantes qui font oublier le temps plus maus-sade de certains jours. Le secret pour voir son verre à moitié plein peu importe le climat, est de découvrir quelque chose de nouveau autour de soi, d'admirer un coucher de soleil ou encore d'éteindre le téléphone, l'ordinateur et la télévision afin de pratiquer des activités adaptées à chaque saison. Pourquoi ne pas aller cueillir des pommes avec les enfants, pique-niquer dans un vignoble, marcher dans les sentiers en forêt, vous évader en bicyclette sur les chemins de champagnes? Il y a tant à faire à l'automne, c'est évident!
Les bénévoles du Comité Action Tourisme de Dunham vous souhaitent un bel automne, de nouvelles découvertes et une excellente récolte. À votre santé, évidemment!
Gisèle LaRocque
450 295-1155
Comité Action Tourisme de Dunham
PAS ÉVIDENT de suivre un cours de GÉOLOGIE…et pourtant!
La SOCIÉTÉ TEMPS LIBRE (STL) avec l'UTA de Sherbrooke, antenne de Brome-Missisquoi, propose cet automne un cours sur la planète Terre. Alors que nous nous préoccupons à juste titre de notre environnement, il n'est pas évident que nous connaissions bien cette entité qu'est la Terre, les mécanismes des séismes et du volcanisme, la tectonique des plaques ou les grandes glaciations. Les satellites, une cartographie détaillée et l'étude des fonds océaniques ont jeté un éclairage nouveau sur l'origine et l'évolution de la planète. Actualisons donc nos connaissances avec M. Bruno Landry, M. A. en géographie, les mercredis de 9 h 30 à 12 h, du 17 septembre au 5 novembre, au Centre communautaire John-Sleeth, 7, rue Academy, Sutton. Droits de scolarité : 85 $

Histoire et musique, deux cours traditionnels de la STL, seront offerts à Cowansville, à la maison Bruck, 225, Principale.
URSS? RUSSIE? Il n'est pas évident non plus de toujours relier les images présentées au petit écran à nos connaissances historiques. M. Benoit Gascon, étudiant en post doctorat et chargé de cours à l'UQAM, revient de Russie; dans le cours Histoire de la Russie des origines au XXe siècle, il mettra en évidence les spécificités et les similitudes de cet État avec l'histoire universelle, qui ont amené ce pays à être l'une des principales puissances de la planète. Jeudi de 13 h à 15 h 30, du 18 septembre au 6 novembre. Droits de scolarité: 85 $
Le même lieu accueillera Mme Lynne Gagné, musicologue qui, avec son dynamisme habituel et par l'écoute de pièces musicales, présentera l'Époque moderne de la musique de 1900 à aujourd'hui. Jeudi de 9 h 30 à 12 h, les 2, 9, 16, et 23 octobre. Droits de scolarité: 50 $
Évidemment, pour les Québécois qui ont chanté « Chevaliers de la table ronde », un perfectionnement dans la connaissance des vins sera un sujet de prédilection! M. Benoit Lajeunesse, sommelier à l'auberge West Brome reviendra parler des vins rouges, blancs ou rosés de France, d'Italie, d'Espagne, du Portugal, de l'hémisphère sud et des Amériques tout en perfectionnant notre vocabulaire de la dégustation par l'analyse sensorielle, au cours d'exercices pratiques, évidemment!
Rendez-vous au Centre communautaire John-Sleeth, 7, rue Academy, Sutton, le mardi de 13 h 30 à 16 h, les 14-21-28 octobre et le 4 novembre. Droits de scolarité 50 $ (25 $ de plus sont à prévoir pour les dégustations).
Inscriptions : 9 septembre entre 15 h et 17 h, bibliothèque municipale Gabrielle Giroux-Bertrand, 175, rue Principale à Cowansville ou à Sutton au Centre Communautaire John- Sleeth entre 19 h et 21 h.
Renseignements :
Alexandrine Poissant 450 538-3135,
Jacques Alary 450 242-4422
DEUX CONFÉRENCES ouvertes à toute la population, auront lieu à l'Église anglicane Grace Church, 54, rue Principale Sud, Sutton à 19heures.
Un siècle de féminisme au Québec, le mercredi 29 octobre. La conférencière, Mme Micheline Dumont, professeure retraitée à l'Université de Sherbrooke, mettra en évidence le rôle et l'influence des féministes québécoises par rapport à notre situation de femme aujourd'hui.
Marche vers Saint-Jacques-de-Compostelle, le mercredi 12 novembre. Venez apprendre le comment et le pourquoi de cette démarche avec Mme Florence Péloquin, M. en psychopédagogie et M. Jean-Paul Hébert, Ph. D. en sciences politiques qui nous relateront leur expérience vécue en mai 2007, sur 750 km.
Coût d'entrée : 10 $. Réservation: Alexandrine Poissant 450 538-3135 et Jacques Alary 450 242-4422.
Sophie Testard-Findlay
L'Univers voit et entend, c'est évident!
De toute évidence, la Vie cherche à communiquer avec nous et pour capter notre attention fait preuve d'une inventivité, d'une créativité foisonnante. Bien sûr, c'est à nous d'être attentifs et d'ouvrir nos yeux et nos oreilles sans oublier notre cœur, cela va de soi.
Les synchronicités font partie du langage que la Vie emploie pour se présenter à nous de façon à être remarquée. Une synchronicité est un hasard significatif qui crée un lien entre le monde invisible et le monde matériel. Par ce moyen, la Vie donne à voir, rend manifeste ce dont on tend à douter, soit de l'évidence du lien qui nous unit à un univers conscient et bienveillant et à tout ce que celui-ci contient. Ces petits hasards – souvent très cocasses - viennent démentir le sentiment d'isolement et de séparation qu'on peut ressentir et nous rappeler que les désirs qui vivent et respirent au plus profond de nous sont vus et entendus, reçus, accueillis et reflétés. Les signes que l'on reçoit sont parfois si flagrants que c'est à se demander comment on fait pour retomber dans le doute!
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La roue de médecine |
J'aimerais vous faire part d'une synchronicité que j'ai vécue dernièrement. Celle-ci s'insère dans le contexte d'une série d'ateliers de créativité que j'ai co-animés avec Lynda Bruce sur le thème de la Roue de Médecine amérindienne. Pour vous situer, la Roue de Médecine est un espace sacré construit avec des pierres qui représentent les forces de la Nature, les points cardinaux, le cycle des saisons et les étapes de nos vies. S'y recueillir permet de franchir le seuil du quotidien pour toucher à l'indicible et contacter des forces favorables à notre épanouissement. Ce printemps nous nous sommes intéressées à la direction Est qui symbolise l'éveil, le renouveau, l'innocence et la capacité d'émerveillement. L'aigle est l'animal totem attribué à cette direction. Nous avons beaucoup contemplé les qualités de l'aigle, surtout sa capacité à voir les choses d'une perspective plus large. L'expression « Vision de l'aigle » est revenue souvent dans nos échanges de groupe. Nous avons aussi fait appel aux rêves pour mettre en lumière des thèmes significatifs et inspirer notre travail de création. Évidemment, durant toute cette période, je me suis sentie très imprégnée de ces enseignements. Et un jour, alors que j'étais en auto avec une des participantes, je décide de lui raconter un rêve très révélateur que j'avais eu récemment et dans lequel un aigle est apparu. Au moment même où nous discutions du fait que l'oiseau semble vouloir attirer mon attention sur un aspect erroné de ma vision du monde, une petite « hatchback » bleu ciel se faufile devant nous. Et savez-vous quelle était la marque de cette auto ? : « EAGLE VISTA », autrement dit : « point de vue de l'aigle » ! Connaissez-vous cette marque peu commune ? Moi non plus. Inutile de vous dire que ce clin d'œil de la Vie m'a soufflée ! Que je ne te reprenne plus, Bénédicte, à douter ! Vas-tu finir par admettre ce qui est incontestable : l'Univers te voit et t'entend. Il sait que tu existes. Il ne pourrait pas s'imposer à toi de façon plus évidente !
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Eagle Vista |
Bénédicte Deschamps M.A., A.T.P.Q., A.T.R.
Art-thérapeute / Ateliers de créativité « Art, corps et âme »
www.artcorpsetame.com
Descendants de Huguenots devenus vignerons
Le nom Bresee est assez bien connu dans la région. La famille est active et les enseignes commerciales affichant ses lettres se sont multipliées. La plus récente est celle du Vignoble Domaine Bresee.
Le vignoble en est à sa première cuvée produite sur place. Les débuts vinicoles de Richard Bresee se firent à Coaticook dans un projet coopératif. L'expérience ne fut pas aussi concluante que prévu. Le bâtiment principal du vignoble suttonois fut donc rénové et équipé pour recevoir la production. L'histoire peut commencer.
Le Domaine compte 12,5 acres plantés de vignes en 2001, cépage Sainte-Croix. Sur l'ensemble du Québec, c'est le cépage le plus cultivé. Les ceps des Bresee sont assez espacés et la production annuelle est d'environ 15 tonnes de raisins. Le sol est sablo-graveleux. C'est le type de sol qui permet au Pomerol d'être aussi délicieux. Évidemment, nous sommes en Amérique du Nord. La comparaison est purement géologique.

Richard Bresee est un passionné. Il s'est formé à Saint-Hyacinthe en production artisanale, technique de vinification et de viticulture. Son travail se fait conjointement avec Gilles Benoît, vigneron d'expérience, propriétaire du Vignoble des Pins, établi à Sabrevois depuis 1986. Le Maître parle de l'apprenti avec beaucoup de considération. Richard a soif d'apprendre et d'expérimenter. Gilles Benoît agit comme consultant professionnel et, ensemble, ils élaborent le vin.
Le Vignoble Domaine Bresee produit pour l'instant, deux vins, le Rosé Nessa 2007 et le Bressoc 2006 en rouge. Le rosé à un nez de bonbon, ou de gelée de fruits. En bouche, le côté friandise est encore présent sans être agressant. Les fruits en gelée perdurent, longtemps. Le vin n'est pas doux, une légère acidité le rend, ma foi, fort agréable. Les goûts se discutent, mais je dirais qu'il accote sans problème les autres rosés régionaux et qu'il vaut le détour.
Le Bressoc 2006, du nom des ancêtres français des Bresee, huguenots ayant fui leur terre d'origine durant la Guerre des Religions. Ce vin est encore jeune, d'un rouge fuchsia assez clair, nez de groseilles ou de cerises amères. En bouche, il est peu tannique, peu de fruits, mais l'oxygène lui donne plus de présence. Le produit est honnête, surtout pour une première production.
Le vigneron ne chôme pas. Il n'est pas seul dans l'aventure, le Vignoble Bresee est une véritable entreprise familiale. Tout le monde s'implique, du plus jeune au plus vieux, et l'aide-bénévole donne un sérieux coup de pouce pour les premières années d'une affaire. Le vignoble possède aussi plusieurs atouts accrocheurs pour les visiteurs, la viande de ses bœufs en est un. Congelée, empaquetée sous vide en coupes variées et disponibles à la boutique du Domaine.
Des projets aussi, comme un nouveau lopin de 3,5 acres planté en 2007 et 2008, pour de futurs vins blancs et vins de glace. Des fûts de chêne entreront probablement dans l'atelier en octobre 2008. La passion et le dynamisme ne manquent pas, ce qui est en soi l'élément primordial de toute entreprise! On peut donc prévoir un bel avenir au Vignoble Domaine Bresee.
Information : 450 538-3303 ou www.vignobledomainebresee.com
Annie Rouleau
Une évidence pas si apparente!
Les sentiers du Parc d'environnement naturel de Sutton accueillent chaque année plusieurs milliers de randonneurs qui s'adonnent avec joie et détermination à une de leurs activités favorites, la marche. Pourquoi mentionner détermination? Parce que la marche en montagne avec ses dénivelés sollicite le système cardio-vasculaire et les muscles. Il faut parfois persister à l'effort pour pouvoir goûter au plaisir de découvrir les magnifiques paysages qu'offre le massif des monts Sutton. Hé Hop, il faut prendre un bon élan! Et pour s'aider, de plus en plus de randonneurs ont recours à des bâtons de marche. Que cache cette nouvelle habitude? Une évidence à laquelle il faut s'arrêter!

Le marcheur s'appuie sur ses bâtons pour se propulser, garder son rythme et maintenir son équilibre. À chaque plantée de canne, la pointe acérée du bâton s'enfonce dans le sol et libère un peu de terre une fois le mouvement complété. Un marcheur ou deux, ou quelques-uns, l'impact sur le sol n'est pas significatif. Quand les sentiers attirent beaucoup de randonneurs, comme celui du Round Top, le phénomène devient perceptible à l'œil nu et les sols étant plus friables, il contribue à l'accélération de l'érosion. Et la pérennité des sentiers s'en trouve menacée. La solution est simple, installer sur les pointes des bâtons des embouts de caoutchouc! L'adhérence à la pente n'est pas diminuée, au contraire, elle en est facilitée. Et aucune marque n'est laissée au sol. Certains embouts sont même censés renforcer la force de traction par une forme adaptée! Certains pays rendent maintenant obligatoire leur usage sur leurs sentiers. Le PENS pour sa part sensibilise les marcheurs et les encourage à en faire de même. Des panneaux de sensibilisation seront bientôt installés à cet effet.
À l'issue de l'assemblée générale tenue le 25 mai 2008, les membres présents ont élu un nouveau conseil d'administration. Le nouveau conseil est maintenant composé de Johanna Ryffel, Thérèse Leclerc, Liette Métras, Jean-Marc Lareau, Jean Compagna, Frédérick Tremblay, Mario Paquet, Yvon Fleury, Richard Falcon, Frank Ruis et Réal Michon. Ces personnes seront heureuses d'accueillir toutes les suggestions et commentaires pouvant contribuer à l'évolution de la mission du PENS et d'améliorer les services offerts.
Le nouveau conseil souligne le départ de Denis Bouvier qui tire sa révérence après de nombreuses et fructueuses années à la tête du PENS. Sa contribution a été marquante et grandement appréciée.
Le concours de photos se tiendra du 20 septembre au 13 octobre. Les photos seront exposées au chalet Alt. 400 de la montage. Les visiteurs pourront voter pour déterminer les gagnants. Les photos doivent être soumises avant le 13 septembre.
Une nouveauté cette année, une traversée de la Réserve naturelle des Montagnes Vertes est prévue pour le 11octobre, avec départ de Potton et arrivée à Sutton.
Deux autres traversées sont également au calendrier : 27 septembre, traversée de la Vallée-Missisquoi-Sutton; 1 novembre traversée Mont-Écho-Sutton; 16 août une randonnée à la pleine lune est ouverte à tous.
Deux soupers offerts au Chalet altitude 840 permettent de profiter de la vue spectaculaire et du coucher de soleil : 4 octobre, fondue au fromage; 1 novembre, raclette.
Pour plus d'informations et vous inscrire à ces activités, visitez le site www.parcsutton.com, par téléphone, composez le 450 538 4085 ou par courriel au info@parcsutton.com.
Du 18 au 21 septembre, de nombreux visiteurs seront à la découverte de Sutton, dans le cadre du Weekend des Townshippers. Le PENS leur souhaite la bienvenue et pour agrémenter leur séjour leur suggère de se laisser surprendre par les Gorges, site accessible par deux entrées situées sur Maple, entre la rue Highland et le parc Godue. Les Marmites de la sorcière vaut aussi le détour, point de vue accessible par une entrée située à l'angle des rues Réal et Bernier.
D'autres plus hardis voudront peut-être se rendre sur le sentier du lac Spruce entre les intersections 528 et 740 pour explorer le nouveau Parcours d'interprétation de la flore.,
Thérèse Leclerc
Dans le silence plein d'échos du dîner, je dessers la table. Lave et range la vaisselle.
Le sommeil de mes grands-parents se berce dans ce début d'après-midi de mai.
Les linges sèchent sur la corde. Je descends les quelques escaliers de bois : dehors, il y a la même légèreté que celle qui chatoie dans la maison. Je fais le tour de la propriété. Je regarde là où abondaient les pivoines, jadis, et les rosiers. Je marche à l'endroit où une serre couverte de vignes à raisins couvait les semis et servait de remise. Je longe la haie de cèdres où une ouverture secrète s'est refermée. À chaque foulée, je réentends le rire de ma grand-mère emmêlé au vent, le bruissement de sa jupe sur ses pas de terre ferme, sa voix chantante comme les oiseaux et le rouge des gadelles avant qu'elle ne les croque.
Je marche et j'entends tout cela, l'enfance, dans le sommeil de mes grands-parents, endormis à l'épaule de l'après-midi, dans la tendre fraîcheur de la maison.
Je m'accoste au tronc du tilleul avec lequel j'ai grandi, un recueil de Pierre Morency en main. Quelque part entre le livre et le rêve, je regarde le temps qui passe. Devant moi, le vent s'amuse dans les branches du lilas en fleurs.
Au détour d'une rêverie, j'entends mon grand-père qui descend les marches. Mon grand-père n'est plus l'homme fier et droit de mes souvenirs. Il marche, disloqué, à l'aide d'une canne. Son dos est courbé et ses épaules semblent vouloir débarquer. Seuls ses cheveux ont gardés de leur ardeur : ils se tiennent drus et argent sur sa tête, comme d'une couronne d'un ancien règne. Dans le regard de mon grand-père, il n'y a plus la force tenace et espiègle de l'esprit de l'homme, mais bien la vulnérabilité, cet incommensurable amour, et une certaine souffrance qu'il tait, comme d'un renoncement.
«Je m'en vais chercher de la rhubarbe pour ta grand-mère », qu'il dit. Évidemment, je délaisse mon livre et propose de l'accompagner. J'ai toujours aimé le suivre au jardin.
Ce trajet que je faisais en courant pour pouvoir le suivre, je le fais aujourd'hui en refoulant chaque pas. Tout prend du temps avec la vieillesse et semble demander un effort.
Mon grand-père est un homme de la terre. Dans ce discours silencieux qu'il entretient avec elle, il en fait ressurgir les plus beaux fruits. Accroupi, il cueille la rhubarbe pendant que je tiens sa canne. Je le regarde faire. Pour apprendre de son savoir, il faut observer mon grand-père. Il me demande si j'en veux. Bien sûr que je veux de ces bâtons au goût amer! Je le regarde tirer sur les branches et écoute le son clair de la tige qui se rompt. Bientôt, j'ai de la rhubarbe plein les bras.
Au retour, il s'arrête sur les marches du perron de devant, là où, en saison, il nettoie les concombres et les poivrons. Son souffle est ébréché et râle. Il me dit de jeter la rhubarbe à terre, sur l'herbe. Il sort son canif de la poche de son pantalon et s'assoit sur la deuxième marche. Puis, il prend une branche et m'apprend comment la parer lorsqu'on ne la consomme pas tout de suite. Il coupe le feuillage un-demi pouce au-dessus du nœud. Il effeuille ainsi toutes les tiges de rhubarbe. Il me demande si je sais l'éplucher. Je réponds non, pour l'entendre me le dire. Il m'explique, en me montrant avec le couteau, qu'on coupe le bas et que l'on pèle la fine peau jusqu'à l'autre extrémité, en coupant, cette fois, un-demi-pouce en dessous du nœud. Et, d'un bout à l'autre, on épluche tout le tour. « Regarde, qu'il me dit, c'est comme cela que ta grand-mère les aime. » Il prend la plus petite et la plus rose tige. De ses vastes mains sillonnées de la terre, il épluche ce petit fruit d'amour pour le cœur de ma grand-mère qui dort. Et moi je regarde en apprenant des mains de mon aïeul. Il me tend son couteau et une nouvelle tige. « Essaie! » qu'il me dit. Il me regarde, me corrige, me fait reprendre. Puis acquiesce. « C'est beau! » dit-il. Il se lève péniblement. « Viens , on va la donner à ta grand-mère. »
Dans la maison, pas un bruit. Tout est d'un lumineux silence d'ombre fraîche. Les branches du tilleul flattent les murs du salon. C'est toujours une danse muette, les après-midis, dans le salon de mes grands-parents.
Sur son petit lit, ma grand-mère dort. Un rayon de lumière est posé sur son épaule.
« J'm'en vas aller m'étendre un peu. Tu la donneras à ta grand-mère quand elle se réveillera. », me dit mon grand-père.
Et il laisse, sur la table, le fruit, pelé.
Et moi je sors, poser quelques larmes sur ce jour sans vent, d'une grave clarté, apportant avec moi, ma leçon de rhubarbe.
Pour André, mon cher grand-père, qui nous a quittés, au jour de plus longue lumière.
Véronique Gemme
La Boutique Nath'Elle, déjà 10 ans
La Boutique Nath'Elle a été inaugurée le 22 août 1998. À l'époque, la boutique était située au 33 rue Principale Nord, sur un emplacement qui correspond à l'entrée actuelle du stationnement du Home Hardware à Sutton. Le déplacement de la bâtisse a permis le réaménagement du sous-sol ce qui accorde à la boutique une superficie essentielle.
Nathalie Bédard, propriétaire de la boutique, est originaire de Sutton. Elle ne se doutait pas, lorsqu'elle a ouvert son commerce, qu'il obtiendrait le succès qu'il connaît aujourd'hui, même si l'achalandage local s'est manifesté dès le départ. « La boutique devait répondre à un besoin parce qu'une clientèle régionale et de villégiature s'est vite concrétisée. Les gens ne viennent pas seulement pour magasiner, ils viennent pour entretenir une relation d'amitié, de respect et de fidélité avec ma mère et moi », avoue fièrement Nathalie. Les dames ressentent l'esprit de famille en entrant. Elles partagent leurs histoires et demandent conseil en toute confiance. La boutique est conviviale et un endroit propice pour se saluer, rire et se détendre.
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Nathalie et sa mère, Colette |
Le rez-de-chaussée comporte plusieurs collections pour dames de tout âge avec un choix renversant pour les occasions diverses et une vaste sélection de styles pour toutes les tailles. D'ailleurs, pendant la haute saison, on y découvre des nouveautés chaque semaine.
Le sous-sol est consacré aux vêtements d'enfants âgés d'un jour à 16 ans et aux vêtements d'entrepôt offerts à des rabais de 50 pour cent et plus.
Les clientes et clients profitent aussi d'autres avantages sur les lieux : une buanderie, un dépôt de nettoyage à sec et un service de retouche.
De toute évidence, la Boutique Nath'elle possède une belle notoriété en raison des vingt-deux années d'expérience de Nathalie, de la complicité de sa mère, Colette Bolduc Bédard, et de ses conseillères avenantes et dévouées Dorothy Symington, Jacqueline Larose et Luce et Shirley Leitham.
Questionnée sur le secret de son succès, Nathalie répond : « Demandez cela plutôt à mes clientes et amies! »
La Boutique célèbre son dixième anniversaire, à compter de 10 heures, le 23 août en offrant un vin d'honneur, des tirages et des rabais jusqu'à 70 pour cent. Toutes et tous sont bienvenus.
DB
Quatre expositions à ne pas manquer à la Galerie Arts Sutton
La Galerie Arts Sutton a connu un été éblouissant grâce à l'exposi-tion collective des membres du Tour des Arts suivie des œuvres de céramique et d'art textile présentées par Lorie Schinko.
L'automne s'annonce tout aussi riche et varié. Il ne faudra pas manquer les expositions suivantes :
Tout d'abord, Ed Pien et Johannes Zits, artistes torontois reconnus sur la scène internationale, nous feront l'honneur d'inaugurer la saison automnale. Cette exposition intitu-lée « Consolation » prend l'affiche du 6 septembre au 5 octobre. Les artistes y mettent en relief leur relation avec la nature et plus spécifiquement celle avec les arbres. Zits documente sa relation physique avec les arbres par des performances au cours desquelles il explore et interagit allègrement avec tout ce qui l'entoure. De son côté, Pien est inspiré par les gigantesques arbres anciens. Non seulement ces arbres sont spectaculaires et splendides, mais ils renferment une multitude d'histoires. Dans cette exposition, les œuvres de grand format découpées dans du papier ou des toiles de bâches de Ed Pien seront présentées avec les projections et les œuvres en deux dimensions de Johannes Zits.
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Ed Pien- Eclipsing the Past, Present and Future )2008), papier emplificateur de lumière laminé sur du papier Shoji, 8,5,x12' |
Johannes Zits, still from the Tree Climber (2006), video |
Exceptionnellement, madame Gaëtane Verna, directrice du Musée d'art de Joliette, fera une présentation sur l'œuvre de ces deux artistes le jour même du vernissage, soit le 6 septembre à 15 h. Une occasion unique de lever le voile sur la démarche artistique de deux créateurs particulièrement talentueux.
Suivra Lumière sur les Cantons de l'Est, du 11 octobre au 16 novembre. Cette exposition est une collaboration entre la Galerie Arts Sutton et la Galerie d'art Stewart Hall de Pointe-Claire. Elle mettra en valeur les œuvres exceptionnelles des artistes de renommée internationale et venant d'une même région géographique : John Ballantine, Pierre Blanchette, Liz Davidson, Michèle Drouin, David James, Holly King, Darren Millington, Todd Munro, David Sorenson, Monique Voyer et Morton Rosengarden. Le public aura donc l'occasion d'apprécier des œuvres en peinture, sculpture, photographie, technique mixte et gravure. Cette exposition, comme son titre l'indique, veut témoigner de l'éclatante et éblouissante créativité qui existe ici, près de chez nous.
Madame Monique Nadeau-Saumier, historienne de l'art et membre associée de l'Institut de recherche en art canadien Gail et Stephen A. Jarislowsky de l'Université Concor-dia, prononcera une conférence, en français, le 25 octobre 2008 à 14 h, en lien avec cette prestigieuse exposition.
Du 17 au 23 novembre, la Galerie présentera une exposition dans le cadre du projet « L'École décore le Village ». Cette nouvelle initiative prend la forme d'ateliers de création destinés aux jeunes de l'école primaire de Sutton qui
travailleront sous la direction d'artistes membres de la Galerie. Des prix seront remis aux élèves qui auront réalisé les œuvres les plus originales. En plus de l'exposition à la Galerie, les travaux des jeunes seront exposés chez les marchands de la ville de Sutton.
Pour clôturer la saison automnale, la Galerie cèdera son lieu aux artistes et artisans de la région pour son Marché de Noël qui se tiendra du 22 novembre au 21 décembre. Une chance extraordinaire de se procurer les cadeaux de Noël pour la famille et les amis tout en soutenant le travail de nos artistes.
La Galerie est située au 7, rue Academy à Sutton et elle est ouverte du jeudi au dimanche de 11 h à 17 h. Renseignements : 450 538-2563 ou info@artssutton.com ou www.artssutton.com
Catherine Audet
L'AUTOMNE D'ESPACE SUTTON
LE MUSÉE DES TABLEAUX VIVANTS
Un automne lumineux s'annonce pour Espace Sutton : les Tableaux Vivants renaîtront dans les couleurs d'automne, le samedi 4 octobre et le dimanche 5 octobre sous une forme muséale. Espace Sutton relance, après presque deux ans d'absence, les Tableaux Vivants dans une présentation mettant en scène les neuf tableaux créés depuis 2002 et qui ont été présentés sous différentes formes évènementielles depuis lors.
Les spectateurs pourront ainsi admirer :
« Chez le Père Lathuille » d'Édouard Manet, dévoilé lors de la première présentation des Tableaux Vivants à Sutton en 2002 et représenté en 2004; « Bal à Bougival » de Pierre Auguste Renoir, ainsi que « La serveuse de bocks » d'Édouard Manet, tous deux présentés uniquement en 2003, au chalet de la montagne; « Les joueurs de cartes » de Paul Cézanne, présentés en 2003, puis en 2006 lors du dernier évènement « Tableau Musette et Bal Vivant », en même temps que « Le Moulin Rouge » de Henri Toulouse-Lautrec.
Les années 2004-2005 ont vu naître le concept théâtre et Tableaux Vivants conjugués, avec la pièce « Pourquoi créer? » de Jean Sicotte, qui présentait « Déjeuner sur l'herbe » de Claude Monnet, « Washington Square bar & grill » de Guy Buffet, « La sieste » de Paul Gauguin, et « Le Balcon » d'Édouard Manet.
L'évènement de cette année permettra de découvrir ou redécouvrir tous ces tableaux dans le cadre du Musée des Tableaux Vivants. Les spectateurs seront invités, par groupe, à une visite d'environ une heure, animée par un guide bilingue qui mettra en relief l'histoire et les particularités de chacun des tableaux. Ce concept donnera l'occasion au spectateur de saisir l'essence de chaque tableau dans un contexte unique. La visite guidée sera précédée d'une présentation audio visuelle relatant l'historique et le rôle d'Espace Sutton dans la création et dans la réalisation des activités évènementielles à Sutton et essentiellement celles des Tableaux Vivants.
Le musée sera réalisé au chalet principal du Mont Sutton lors du Panoramaduhodlacôte, il occupera trois étages du bâtiment la fin de semaine du 4 et 5 octobre.
Attention particulière aux familles : des activités à saveur artistique seront prévues pour les enfants de moins de douze ans en parallèle au musée et des tarifs familiaux seront offerts.
L'évènement de cette année sera réalisé par une équipe de plus de 50 personnes, des bénévoles pour la grande majorité. Vingt figurants et une équipe technique, logistique et organisationnelle de plus de 30 personnes, sous la direction artistique de Manon Rivest, seront nécessaires pour réaliser ce projet unique.
Pour toutes informations complémentaires, visitez le site www.espacesutton.com
Roland Degani
Vice-président d'Espace Sutton
En évidence à la station de ski
Tout Sutton est en ébullition. Nous avons tous été témoins des transformations du village pour s'adapter à de nouvelles réalités et ainsi rendre la vie plus agréable aux citoyens et aux visiteurs. À la montagne, les dernières années ont également été fertiles en innovations.
Tout d'abord, il y a eu la création du bar Le Tucker. En effet, depuis un peu plus d'un an, la station offre à sa clientèle un établissement qui complète à merveille une journée de glisse. Dans un décor authentique, agrémenté du panorama offert par l'altitude et la vue sur les pentes, les amateurs d'après-ski viennent se détendre et poursuivre les rencontres amorcées sur les pistes.
Et puis, SUTTON a ajouté au site montsutton.com une section des petites annonces. Ce lien informatif représente une amélioration importante pour la communauté de skieurs et planchistes. Que ce soit pour vendre des skis ou offrir du covoiturage, les messages s'y succèdent fournissant aux usagers un lien devenu essentiel.
Cet hiver, nous reverrons, bien sûr, nos fameux guides ambassadeurs sur les pistes. Cette innovation répond à merveille à la mission d'intégration des nouveaux visiteurs à SUTTON. Skieurs chevronnés et familiers de tous les secteurs de la montagne, les ambassadeurs guident les nouveaux clients et leur permettent de découvrir, d'entrée de jeu, les joies et les beautés de SUTTON.
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Ambassadeurs |
Isabelle Émond |
À la carte des services, s'est ajoutée la possibilité de tenir des formations d'entreprise en ski ainsi que d'autres offres aux organisations. Déjà, plusieurs groupes se sont prévalus de la possibilité de louer les chalets, avec ou sans balade en télésiège. Quoi de plus enchanteur et inspirant que de se réunir, en pleine nature, devant le superbe panorama offert par la montagne?
Plus récemment, SUTTON a repris la gestion de son école de glisse. Dans la foulée, le Mont Sutton passe à une ère nouvelle avec la nomination d'Isabelle Émond au poste de directrice de l'École des sports de glisse de SUTTON. Nul doute que cette addition viendra donner un souffle nouveau à une institution qui emploie une centaine d'instructeurs. Gardez l'œil ouvert sur les développements à venir à l'école.
Par ailleurs, SUTTON est impatiente de mettre à profit la longue expérience en restauration et en service de traiteur de son nouveau directeur de la restauration. L'entrée en poste de Patrice Lobet, chef propriétaire du restaurant Amore di Pasta à Sutton, est un atout supplémentaire pour la station… ainsi que pour les skieurs, gourmands et gourmets.
D'autres nouveautés viendront s'ajouter presque chaque semaine. Par exemple, les membres pourront se procurer leurs billets en ligne et profiter des nouveaux avantages réservés aux détenteurs de passes de saison. Également au menu : de nouveaux produits et événements, ainsi que des surprises. Et, comme d'habitude, Le Panoramaduodlacôte, le coloré festival d'automne, qui offre, du 20 septembre au 20 octobre, une panoplie d'activités culturelles et de plein air aux visiteurs.
Ainsi donc, à sa façon, SUTTON va de l'avant pour contribuer à l'émergence d'une qualité de vie, à Sutton et dans la région.
Pierre Ostiguy
Cet automne, lors de la 7e édition de «Sutton en Blues», les Productions Kazou (www.productionskazou.com/) vous présente des valeurs sûres, des surprises et des coups de cœur qui, de toute évidence, sauront plaire à tout amateur de bonne musique.
La série démarre, le 18 octobre, avec la venue d'un bluesman de Toronto, Jerome Godboo. Si on se fie au respect que ses pairs lui vouent, Jerome Godboo est sûrement un des géants de la scène de la musique au Canada. Il a joué avec des grands tels : Prince, James Cotton, The Tragically Hip, Johnny Winter, Jose Feliciano, Billy Ray Cyrus et d'autres. Ceux et celles qui ont a déjà vu Jerome sur scène ne peuvent s'empêcher d'y voir un Jim Morrison à l'œuvre. Cependant, il n'imite personne, il est une vedette authentique. Un des grands préférés des dames amoureuses de blues qui brasse les sens. www.jeromegodboo.ca
Le 25 octobre présente un harmoniciste de 22 ans qu'il faut découvrir. Récemment, il jouait avec Harry Manx au Chicago Blues Festival où il a reçu une ovation monstre. Il fut nommé « Nouvel Artiste de l'Année » et « Joueur d'Harmonica de l'Année » au dernier Maple Blues Awards. Steve avoue : « Pour moi, le meilleur endroit où jouer est au Québec. Les audiences sont les meilleures, sans question ». Doté d'un talent fou, ce jeune harmoniciste saura vous faire danser de plaisir. www.stevemarriner.com
Le 1er novembre appartient au Blues Delight. Les musiciens du groupe comptent de nombreuses années d'expérience professionnelle, mais il est évident que leur amitié et leur amour profond du Blues leur permettent de jouer avec authenticité. Les membres ont joué avec Art Blakey, Dizzy Gillespie, et avec tous les grands d'ici, dont Michel Rivard, Monique Leyrac, Plume, Jean Leloup, etc. Ces amoureux du blues interprètent les grands succès d'un blues tiré de Robert Johnson, Muddy Waters, Bessie Smith et autres. Un bon vieux blues ancré dans la plus pure tradition. www.bluesdelight.com
Le 8 novembre, un vrai coup de cœur, Shakura S'Aida. Née à New York, élevée en Suisse et maintenant résidente de Toronto, Shakura, a ébloui les juges et musiciens du International Blues Challenge à Memphis, Tennessee où elle se méritait une 2e place l'hiver dernier. Son style de R&B classique, sa voix saisissante et une personnalité dotée d'une énergie sans limites, lui ont permis de se démarquer de 159 artistes provenant 36 états, 10 pays et 6 continents. Le spectacle de la série à ne pas manquer. www.shakurasaida.com
Le 15 novembre accueille nul autre que Jack De Keyser. Originaire de Londres, en Angleterre, et maintenant résident de Toronto, il raflait en 2003 un Juno pour son CD, « 6 String Lover » (Blues Album of the Year). Musicien accompli depuis l'âge de 18 ans, il a foulé les planches des plus grands festivals du Canada, des États-Unis, du Mexique et de l'Europe. Il est récipiendaire d'un Juno, de sept Maple Blues Awards et il a gagné, en 2008, parmi 15 000 participants, le Prix du International Songwriting Competition de Nashville.
« Possiblement le plus grand guitariste de blues et rock'n'roll que la Canada ait vu. » Blues Revue. www.jackdekeyzer.com
Sur la scène, le 22 novembre, Bharath & His Rhythm Four est de retour à la demande populaire. De passage en 2004, il avait créé un tabac tel que l'auditoire en demanda davantage. Alors le voilà! Gagnant d'un Maple Leaf Awards en 2003, le groupe joue avec des instruments, micros et amplis des années 60 et constitue une merveilleuse réplique de l'âge d'or du blues. Même ses compositions originales semblent écrites par Jimmy Reed ou Willie Dixon. C'est un spectacle à ne pas rater pour ceux et celles qui aiment profondément le blues. www.myspace.com/bharathandhisrhythmfour
C'est donc un rendez-vous à l'Auberge des Appalaches au 234, rue Maple à Sutton les samedis soirs à 20 h 30 du 13 octobre au 24 novembre. Des forfaits et passeports (115 $) sont disponibles.
Information : 450 538-0037 ou www.auberge-appalaches.com
Jean Sicotte
Il existe une très ancienne théorie, d'abord spirituelle et occulte, devenue philosophique et scientifique, voire même outil de diagnostic médical. Elle est nommée la « Doctrine des signatures ». Les premiers textes connus qui en traitent, remontent au temps d'Abraham avec le Corpus hermeticum qui dit qu'un magus serait capable de comprendre l'humain, le microcosme, par l'étude du macrocosme, puisque le premier est la représentation du second. En occident, c'est au 16e siècle que la Doctrine des signatures est davantage popularisée avec le médecin suisse Paracelse. Le principe s'applique à tout, mais je ne vous parlerai que de son lien avec les plantes médicinales. En termes simples, la doctrine dit que par une observation soignée, il est possible d'apprendre l'usage d'une plante à partir de certains aspects de sa forme ou de son lieu de croissance. Jadis, le mysticisme religieux parlait de la Doctrine des signatures en terme de « marquage divin », Dieu laissant en signes des indications relatives à ses motifs de création. Au cours des siècles, les sciences, médecine comprise, ont su faire bon usage de ces indices. Tout comme les anciens herboristes.
De nombreuses plantes illustrent bien le précepte. L'une d'entre elles me plaît particulièrement et, comme d'habitude, elle me servira de vecteur : l'agripaume. Leonurus cardiaca. Motherwort en anglais.

L'analogie de l'agripaume est presque banale : sur la tige de cette lamiacée s'échelonnent les feuilles, opposées, décussées, des aisselles desquelles sortent les fleurs, identiquement étalées, cycliques. L'agripaume est une plante de rythme, de régularité, comme les battements du cœur, ou le souffle d'un dormeur tranquille. L'aspect physique de la plante donne ainsi des indications sur ses propriétés médicinales. C'est la Doctrine des signatures.
Dans la pratique, l'agripaume agit principalement sur trois systèmes : reproducteur des femmes, nerveux et cardio-vasculaire. C'est d'abord une plante qui aide l'humain à rester centré. Pour les femmes, l'agripaume va tonifier l'utérus et aider à régulariser et harmoniser le cycle menstruel. Elle est indiquée lorsque le SPM est pénible, que les règles sont spasmodiques et douloureuses, pour les crampes, le retard ou l'absence de menstruation et autres signes de stagnation utérine. On parle également d'accouche-ments longs, qui s'arrêtent au fil du travail, crispent et laissent la maman exténuée et en état de choc. La plante est aussi utilisée pour stimuler l'utérus à reprendre sa forme après l'accouchement. L'agri-paume est antispasmodique des muscles lisses, comme ceux de l'utérus et du cœur. Elle augmente les contractions de ces deux organes, harmonise le rythme, la cascade, le flot. Au niveau du cœur, on l'utilise particulièrement lorsque le système est en excès : tachycardie, arythmie, palpitations, angine de poitrine et crise cardiaque. Défaillance cardiaque, en d'autres termes! Dans tous les cas, l'agripaume est particulièrement bénéfique lorsque le trouble est accompagné d'angoisse et d'anxiété. Ces signes sont d'ailleurs l'autre grand domaine de la plante, soit le système nerveux. C'est l'allié des gens qui voient le pire scénario possible dès le moindre trouble, les laissant paniqués et proches de l'hystérie. Elle agit alors comme un anxiolytique, instantané de surcroît. Femmes au bord de la crise de nerfs, dixit Almodovar! Hommes dans le même état aussi, il va sans dire.
L'agripaume était très utilisée par les sages-femmes d'autrefois, celles qu'on appela sorcières, qui montèrent au bûcher et virent leur savoir proscrit, oublié. La Doctrine des signatures faisait partie de leurs connaissances. Les observations scientifiques permettent aujourd'hui de reconnaître les usages empiriques des plantes en démontrant l'action de leurs constituants, comme les alcaloïdes ou les glycosides qui, par exemple, font que l'agripaume stimule les contractions utérines et relaxe le muscle cardiaque. Les techniques changent, mais les résultats demeurent semblables. L'évidence à sept milliards de définitions!
Annie Rouleau
Herboriste
450 538-6454
Observer Zéphyr et Volker dessiner constitue un plaisir intense… Depuis tout petits, des crayons et autres matériaux sont toujours à portée de main. Ainsi, l'écriture, à la suite du dessin adopte la forme du jeu, de la découverte. C'est à partir de la seule disponibilité et curiosité de l'enfant que son éducation prend vraiment un sens et, surtout facilite le bonheur d'apprendre à apprendre par tâtonnement expérimental… Par exemple, Volker dessine pour la première fois un jeu d'échec : « Je ne l'ai jamais fait, mais je vais essayer. ».
Cette affirmation, pouvant sembler évidente relève quand même d'une méthode dite naturelle, notamment développée par Célestin Freinet et utilisée au volet alternatif Le Rebond au sein de l'école Curé A. Petit à Cowansville. Déjà à sa deuxième année d'existence, cette éducation alternative est offerte gratuitement par la Commission scolaire Val-des-Cerfs. Essentiellement, ce qui y est appris, reste l'ensemble du
programme tel qu'établi par le ministère de l'Éducation. Là où réside l'alternative, c'est tout simplement de prendre pour levier l'enfant chercheur (par exemple, Mathilde s'intéresse aux fourmis) puis de le soutenir dans sa démarche éducative (un projet) et de l'outiller (développer ses habiletés en y intégrant des savoirs). À l'alternatif, l'apprentissage de la communication, de l'autonomie, mais également de la coéducation et de la solidarité, sont des essentiels.
Dans un livre où Freinet explique sa méthode, qui en passant n'est pas une recette puisque l'auteur insiste sur le fait qu'elle doit être appropriée et modulée par l'enseignant – et les parents puisque ceux-ci sont tout autant actifs dans le processus, en rapportant ce dialogue : « Tous nos enfants lisent avec enthousiasme leurs propres textes; ils s'essayent à lire globalement quelques textes de leurs correspondants. Ils distinguent seulement quelques mots, et pas toujours parfaitement. Mais ils ont, en eux, lié intimement à toute leur vie psychique et sociale, l'image diverse d'une foule de mots qui, brusquement, viendront au jour, dans leur sens véritable et total. Alors, notre enfant saura lire et pour toujours, parce que cet apprentissage naturel fera corps avec la vie elle-même et le processus d'évolution de l'individu. »
- Mais pour l'instant, pourra objecter M. l'inspecteur, comment puis-je constater un résultat ? Quelle totale assurance pouvez-vous me donner ?
« Aucune, en effet, si ce n'est le spectacle émouvant d'une classe vivante et enthousiaste qui marche, qui monte et qui, parce qu'elle va de l'avant, atteindra immanquablement et dépassera les buts proposés ou imposés par les programmes et les règlements. ». (Célestin Freinet, Œuvres pédagogiques 2, Éditions du Seuil, 1994)
Au volet alternatif Le Rebond, membre du RÉPAQ (voir le Référentiel du Réseau des Écoles publiques alternatives du Québec en ligne au www.repaq.qc.ca), essentiellement, il est question de ne pas tordre l'enfant pour lui apprendre des choses d'une manière préfabriquée… En effet, Freinet écrivait : « Seules l'enfance et la jeunesse sont capables de monter hardiment vers les sommets. Encore faut-il ne pas les en empêcher. » Il est donc question d'une éducation disponible aux besoins spécifiques de l'enfant.
Pour information : 450 263-7533
Ramon Vitesse
LES ÉTOILES BRILLENT AUX APPALACHES !
La Corporation de l'industrie touristique du Québec vient d'attribuer la classification d'établissement hôtelier 3 étoiles (***) à l'Auberge des Appalaches à Sutton.

Pour les obtenir, les chambres ont été entièrement rénovées, les aires de vie commune à l'intérieur ont été rafraichies et l'environnement extérieur réaménagé. D'ailleurs, la bâtisse affiche de nouvelles couleurs soleil! Ces atouts ajoutés aux saveurs de la table, au décor champêtre et aux couchers de soleil laissent présager de bons souvenirs à tous ceux qui y séjourneront.
C'est avec une grande fierté que l'équipe des Appalaches a accueilli cette bonne nouvelle de Tourisme Québec.
26e Festival de la Tarte aux Pommes au Musée Missisquoi
Le prix d'admission comprend : tarte aux pommes, crème glacée, café, thé ou jus de pommes, une visite du Musée. Il y aura aussi de la musique ainsi que des activités pour les enfants. Arrivez de bonne heure - les portes sont ouvertes à compter de 10h ! Vous pouvez apporter votre pique-nique et profiter du terrain adjacent au Musée ou vous prévaloir du dîner à la soupe à la Salle Mémoriale, à partir de midi.
Dimanche le 21 septembre, de 13 h 30 à 16 h
Prix d'entrée : 7$ – Adultes; 2$ – Enfants 10 ans et moins