Éloge à la lenteur

La publication de ce numéro complète le 25e volume du journal Le Tour. Le premier numéro, à l’automne 1983, comportait 12 pages, toutes en noir et blanc. Ce numéro possède 52 pages, dont 16 en couleurs. Comme le journal est financé exclusivement par le produit des ventes, leur niveau détermine l’espace disponible pour des articles.

La croissance du nombre de pages a évolué à petits pas. Il fallait que les annonceurs obtiennent des résultats avant de réserver une part plus importante de leur budget publicitaire à un petit journal de village... Or, seul le contenu a pu assurer le succès du journal, car il fallait qu’il soit lu avant de pouvoir fournir des résultats aux commerçants.

L’évolution a été lente de 1983 à 2008, même si quelques changements cosmétiques ont donné l’impression de fréquents changements. Le journal initial, de douze pouces et quart par quatorze, s’est transformé, après quelques années, en un cahier sur papier offset blanc de huit et demi par onze. Le plus récent virage date de 1998, quand le journal est passé au format taillé actuel de dix pouces et demi par quatorze avec des pages « process » (couleur).

Le type de contenu a peu changé : nature, culture, histoire, activités touristiques, calendrier... Mais, le journal s’est adapté à la géographie du produit touristique en étendant son contenu à la plus grande région, surtout à Dunham et Frelighsburg.

De fait, si sa distribution a crû, le principe n’a pas beaucoup changé. Le journal est expédié par la poste aux résidents (environ 5 000 exemplaires) et distribué dans des points de chute tels les commerces, bureaux d’information touristique des municipalités voisines et aux deux principales sorties de l’autoroute (2 000 ou 3 000 exemplaires selon le besoin saisonnier). Depuis décembre, il est lu par des lecteurs de partout dans le monde qui ont accès à l’Internet!

Le nombre de collaborateurs par numéro est passé d’une demi-douzaine à plus d’une quarantaine. Le succès du journal leur revient, car ce sont leurs connaissances et leur vision qui rejoignent les lecteurs et qui répondent à leurs besoins. Néanmoins, sans le soutien des commerçants l’entreprise serait futile. Et, sans votre achalandage dans leur commerce... il va sans dire. Le Tour vous remercie donc de les reconnaître et de les soutenir autant que possible.

Même si le monde roule à toute vitesse, Le Tour vous invite à ralentir au maximum et à profiter pleinement des valeurs que la lenteur enveloppe.

Bonne et lente lecture!

Denis Boulanger