Résolution et objectif, tout en nuances

En début d’année, comme plusieurs personnes de votre entourage, vous avez sûrement été tenté de prendre des résolutions. Selon les statistiques, seulement 28 % des Québécois ont pris cette année une résolution. De ce nombre, 13 % devraient atteindre leur but, 74 % respecteront partiellement leur engagement et 12 % oublieront leur promesse dès la mi-janvier.

Une résolution se définit principalement comme un engagement à résoudre un problème récurrent comme ne plus fumer, perdre du poids, éliminer ses dettes ou aller plus souvent au gym. D’ailleurs, il n’est pas étonnant que ces centres offrent des promotions alléchantes en janvier. Les résolutions sont couramment prises spontanément. Dans bien des cas, elles ne sont pas assez ciblées et en lien avec la mission de vie de la personne. De plus, elles sont souvent formulées négativement.

Un bon objectif a, quant à lui, toutes les chances d’être atteint parce qu’il est personnalisé et en lien direct avec ce que vous désirez devenir ou obtenir. Il vous fait regarder en avant tout en vous mettant en action dès maintenant. Contrairement à la résolution qui est spontanée, il faut prendre le temps de réfléchir afin de cerner le bon objectif. Il faut d’abord se reconnecter à ce que l’on est aujourd’hui et à ce qu’on veut améliorer. Ensuite, il est suggéré de prendre une heure seul avec soi-même et d’écrire l’objectif selon six critères. Il doit être positif (et formulé au présent), spécifique (décrire la situation lorsque j’aurai atteint mon objectif), réaliste (dépendre exclusivement de vous) et vérifiable.

Il doit également préserver les avantages que vous aviez avant de faire le changement et être en harmonie avec les valeurs de votre entourage.

Prenons la traditionnelle résolution : être moins stressé. Transformons-la ensuite en objectif atteignable. Voici ce que ça pourrait donner : « Je m’engage à changer mon style de vie : dès maintenant, je mange mieux (plus de légumes, etc.), je fais de l’exercice trois fois par semaine (20 minutes de marche) et je pratique du yoga deux fois par semaine. Pour être en harmonie avec mes valeurs familiales, je fais mes entraînements lorsque les enfants sont à l’école ».

Mieux vaut commencer avec un petit objectif qui fera boule de neige. Et si vous avez un grand projet en tête, pourquoi ne pas le couper en petits objectifs à court terme. C’est plus motivant! Pour mettre toutes les chances de votre côté, vous pouvez organiser votre environnement dans l’esprit de votre objectif. Par exemple, si vous souhaitez faire du yoga, aménager une pièce qui vous inspirera. Il faut également que l’objectif soit en lien direct avec le sens que vous voulez donner à votre vie. Qu’est-ce qui compte pour vous : la carrière, la famille, la liberté, rendre le monde meilleur? Vous aurez ainsi plus de motivation à faire votre yoga si vous savez que cela vous aidera à vous centrer et à aider les gens autour de vous.

Bernard Voyer a conquis l’Everest et a traversé l’Antarctique en solitaire en tirant un traîneau avec cette devise : Je rêve, je décide, je marche. Je rêve de façon grandiose, je passe en revue toutes les étapes du cheminement, je décide si je m’aventure ou non, puis je mets un pas devant l’autre, le cœur léger.

Plus près de chez nous, une quarantaine de personnes de la région ont fait l’ascension du Kilimandjaro l’automne dernier dans le but d’amasser des fonds pour la construction de la future maison Au Diapason de Bromont. Pour certains, la motivation première était d’aider l’organisme. Ils n’auraient peut-être jamais pensé faire une telle ascension auparavant. Il s’agit donc de trouver ce qui vous motivera à atteindre votre objectif : défi personnel, être avec les amis, vieillir en santé.

Comme dit mon amie Nicole Dumoulin, « On ne va pas plus loin que ses rêves! »

Quel est donc votre objectif pour 2008?

Natalia Théoret
Coaching de vie et d’affaires Praticienne en pnl
450 295-3109

www.nataliatheoret.com