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Les événements bousculent la vie. Et, Le Tour n'a pas été exempt de nombreuses perturbations. Il est le fruit d'une évolution constante étalée sur vingt-quatre volumes, 96 numéros et deux éditions spéciales. Bien sûr, le journal a manifesté une forme de résilience, car il a su s'adapter, voire s'améliorer, sous l'impact du changement qui lui a souvent été imposé.

À ses débuts, le journal était imprimé par Le Progrès de Magog. L'équipe de rédaction bénévole (Betsy Johnston, Daniel Paquette, Denis Boulanger) y passait jusqu'à trois jours pour assister la personne qui montait le journal. Les textes originaux, manuscrits ou dactylographiés, étaient recomposés avant d'être apposés avec la cire sur une maquette. Cette dernière servait à produire des films utilisés dans la préparation des plaques pour la presse. Un processus minutieux puisqu'on tenait à une qualité impeccable.

Après quelques années de rodage, il fut difficile de changer d'imprimeur quand Le Progrès annonça qu'il fermait. La production a donc été déplacée au Record à Sherbrooke... Non seulement était-ce plus loin et plus coûteux, mais on intervenait avec difficulté au sein de ce quotidien qui travaillait à l'édition du journal Le Tour lorsque ses propres besoins étaient satisfaits et que le temps le permettait.

La tâche est vite devenue trop lourde pour des bénévoles. Le Bureau du tourisme et des congrès de Sutton (BTCS) engagea alors un contractant pour vendre les annonces, rédiger les textes et publier le journal. Les bénévoles en assuraient toujours la direction. Or même les contractuelles les plus stables et les administrateurs les plus dévoués subissent le changement qui, à son tour, impose de nouvelles adaptations.

La conjoncture économique, les perspectives différentes au sein d'un conseil d'administration et l'évolution de la communauté ont sans cesse aiguillé l'apparence et le contenu du journal. Chose certaine, les besoins du lecteur se transforment (interactivité), les méthodes de communication évoluent (la numérisation), les lecteurs deviennent plus exigeants (information à jour), les entreprises se développent et les marchés se spécialisent. Or qu'adviendra-t-il du futur journal? Chose espérée, le journal se transformera avec résilience, afin qu'il demeure un moyen de communication utile servant à la fois la population, les visiteurs et le développement de la communauté. À suivre... www.letoursutton.com

Bonne lecture!

Denis Boulanger