« L’Art d’aimer »
Vous avez sûrement remarqué la maison blanche sur la Principale à Sutton dont le balcon accueille des sculptures et des tableaux qui font des clins d’œil aux passants. C’est la galerie L’Art d’aimer qui vient tout juste (2007) d’afficher ses couleurs sous la forme d’un énorme cœur rouge.
Cette enseigne originale, c’est l’idée de Dany Goyette, un amoureux de l’art qui croit que celui-ci a, au-delà d’une vocation esthétique, une vocation sociale. Sa galerie, il la voit comme un « toit rassembleur » sous lequel se concentre une grande famille dont il choisit les membres un à un. D’ailleurs, ma première réaction quand j’y suis entrée, en fût une d’exubérance et de fourmillement, car peu importe où se posaient mes yeux, il s’y trouvait toujours quelque chose de nouveau à regarder. En somme, la galerie abrite une cinquantaine d’artistes, tous du Québec. « On gagnerait davantage à promouvoir nos produits québécois, et ce, dans tous les domaines », précise-t-il.

Dany Goyette adore le métier de galeriste qu’il exerce depuis 1998. En effet, la galerie L’Art d’aimer a fait ses débuts sur la rue Amherst à Montréal avant d’avoir pignon sur rue à Sutton en 2004. « J’ai toujours baigné dans le monde artistique. Mon père était sculpteur-mouleur et j’ai travaillé pendant plus de 30 ans dans le milieu des arts. » Dany a été graphiste, du temps des Lettrasets, bien avant l’ère de Photoshop. Puis il a tenu un commerce d’affiches et d’encadrement à Montréal. « Ce que je préfère dans mon travail, c’est le contact avec les artistes. Dans le temps que j’avais ma boutique d’encadrement, j’aimais les conseiller et mettre en valeur leurs œuvres, peu importe le médium et le format. »
Cette ouverture d’esprit, il continue de l’entretenir aujourd’hui, car il ne fait toujours pas de distinction entre les artistes et les artisans, entre les débutants et ceux qui pratiquent leur art depuis toujours. Contrairement à la majorité des galeries, il ne se restreint pas non plus à un seul style ou à un seul médium. Ainsi, des tableaux de peinture à l’huile illustrant des paysages peuvent côtoyer des oiseaux sculptés dans le bois, des figurines historiques, des coupe-papier en étain ou encore des tableaux d’art naïf. Mais le mélange s’avère heureux, comme si toutes les personnalités des artistes arrivaient à trouver leur place dans cette grande famille.
D’ailleurs, Dany cherche toujours à agrandir le cercle de sa famille et de ses amis, que ce soit du côté des artistes ou des amateurs d’art. « J’aime partager ma passion pour l’art avec le plus de gens possible, d’où le nom de la galerie. » Au printemps prochain (2008), il ouvrira un Salon de thé sur sa terrasse à l’arrière. « Je veux que les gens se sentent ici comme à la maison. » Dany travaille donc à ce projet, tout en restant disponible à vous accueillir du mercredi au dimanche, de 11 à 18 heures.
Geneviève Hébert