Les légumes: suffit d’y penser

Consommez-vous des légumes et des fruits parce qu’ils sont pauvres en calories ou parce qu’ils sont riches en éléments bioactifs aux vertus antioxydantes et anticancérigènes reconnues? Préférerez-vous un potage aux légumes maison par obligation ou parce que c’est délicieux, nourrissant et énergisant? Est-ce que vos aliments sont constitués de gras-sucre-sel ou vitamines-minéraux-éléments bioactifs essentiels?

Évidemment, il est reconnu qu’une saine alimentation dépend de la QUALITÉ de l’aliment consommé. Toutefois, à cause du souci de vouloir sauver du temps ou parce qu’il est mal avisé, le consommateur s’éloigne d’une saine alimentation. On constate donc une triste réalité dont les jeunes adultes et les enfants souffrent le plus. La malbouffe demeure un des facteurs majeurs qui contribue au développement de l’obésité et des maladies chroniques telles que le diabète type 2, les maladies cardiovasculaires et plusieurs cancers. Il est pertinent de répéter que les frites, les boissons gazeuses, les beignes, les soupes commerciales et une multitude de repas prêts-à-manger ou de restaurants contiennent un surplus de GRAS, de SUCRE, de SEL. Les portions excessives font aussi partie des caractéristiques des aliments de malbouffe. Il est impératif d’en consommer le moins souvent possible.

Par ailleurs, parmi les nombreux facteurs qui affectent les choix alimentaires se trouve l’ignorance. Cette tare va à l’encontre de l’adoption de saines habitudes alimentaires comme, par exemple, manger une variété des légumes très colorés et, le plus frais possible. En effet, pour réussir à mettre en pratique nos connaissances, il est nécessaire de planifier ses repas et de les cuisiner… Y réfléchir, l’exécuter et le répéter jusqu’à ce que cela devienne acquis et, pourquoi pas, jusqu’à ce que cela soit transmis à la prochaine génération… Manger en toute vitesse sans y penser, sans la moindre implication, se résume aussi à de la malbouffe!

Retenez : 911 pour contrer la malbouffe1. Le chiffre représente 9 portions de légumes et fruits par jour ( si vous préférez : 4 à 5 légumes + 4 à 5 fruits), 1 heure par jour pour manger et 1 heure (en moyenne) d’activité physique par jour. Consultez le Guide alimentaire canadien pour vous aider à déterminer le nombre et l’ampleur de portions de chacun des groupes d’aliments2 à consommer. Achetez des aliments le plus frais possible. De plus en plus, il y en a de disponible partout en région que ce soit de la viande, des produits céréaliers, des pains, des fruits et légumes… Et, on peut en profiter toute l’année s’ils sont bien conservés. Il suffit d’y penser d’avance et de planifier. Si vous y avez déjà songé, pourquoi ne pas l’essayer?

Puisque les légumes sont des aliments incontournables, mais qu’ils s’avèrent souvent négligés, voici quelques endroits où vous en procurer. Depuis quelques années, il est possible de se procurer des paniers de légumes (ASC3) issus d’une production maraîchère manuelle, sans pesticides ni intrants chimiques. C’est l’occasion de se régaler de légumes et de fines herbes de variétés originales et de qualité supérieure, riches en fibres, en vitamines, en minéraux et en éléments bioactifs essentiels. Le seul défi qui s’impose est celui d’apprêter ces légumes et de les consommer dans la semaine ou bien de les congeler pour les consommer ultérieurement dans l’année. D’ailleurs, les néophytes reçoivent le descriptif de la récolte et des méthodes culinaires utiles.

Pour l’information au sujet de l’inscription, du point de chute et du kiosque de vente communiquez avec Yan Gordon, gradué en agronomie, au 450 538-0719 : Les potagers des nues mains.

Il y a aussi « Les Jardins communautaires », une excellente initiative pour les pouces verts. Information : Anne Vastel 450 538-7494.

Puis, il y a Alban Houle et fils, distributeur de fruits et légumes et l’épicerie IGA où le choix et la disposition des légumes sont remarquables.

En somme, les légumes se consomment tels quels, comme crudités, en salade et en sandwich. On peut aussi les cuisiner pour en faire des potages, des sauces, des sautés ou les préparer en papillotes sur le BBQ : c’est fameux! Consacrez-leur 50 pour cent de votre assiette. Ce qui n’est pas consommé retourne au compost. Zéro gaspillage!

Sophie Lambert Dtp.

1-Réjeanne Gougeon, Ph.D. Professeure agrée, Université McGill
2-http//www.santécanada.qc.ca/guidealimentaire
3-ASC : Agriculture soutenue par la communauté