Les milieux humides au coeur des réflexions

L’été se pointe enfin, quel bonheur! Or, si la belle saison nous arrive pleine de promesses, elle traîne dorénavant avec elle un nouveau vent d’inquiétude. Les derniers étés ne nous ont-ils pas réservé leur lot de surprises telles que des inondations, des contaminations aux algues bleues et de violentes tempêtes? Heureusement, il semble que les citoyens, tout comme nos élus, portent de plus en plus attention au rôle que jouent les milieux naturels sur la régulation de la météo. Plus concrètement, on voit émerger dans la région toute une gamme de nouvelles idées qui font la promotion d’un développement qui respecte l’écologie.

Le Corridor appalachien (ACA) est certainement à l’affût de cette ouverture d’esprit et a choisi de vous faire part d’une de ses contributions : la protection des milieux humides. L’ACA travaille de plus en plus de concert avec les municipalités pour délimiter les zones humides et ultimement empêcher le développement dans ces lieux si essentiels à notre qualité de vie.

La définition d’un milieu humide

Un milieu humide, qui inclut les marais, les marécages, les bandes riveraines et les tourbières, n’est nul autre qu’un lieu entre l’eau et la terre qui se trouve submergé à certaines périodes de l’année. On le trouve là où l’eau d emeure à la surface du sol ou près de celle-ci pendant une période suffisamment longue pour influencer la végétation qui y pousse.

Le plus souvent, les milieux humides occupent les rives des étangs, des lacs et des cours d’eau à débit lent, mais dans la région du corridor appalachien, il n’est pas rare de les rencontrer ailleurs, comme au bas des versants montagneux où l’eau ne s’égoutte que très lentement ou dans les dépressions où l’eau s’accumule.

Il est essentiel de protéger les milieux humides

En plus d’être le berceau de centaines d’espèces animales et végétales, les milieux humides ont des fonctions très précises et essentielles à l’équilibre de notre milieu de vie. Ils jouent le rôle d’une éponge en absorbant les surplus d’eau lors d’inondations et de crues printanières, filtrent les matières en suspension dans l’eau, ce qui réduit considérablement la pollution des lacs et des rivières. Les racines de leurs plantes solidifient le sol et réduisent l’érosion.

Si les milieux humides sont éliminés de notre environnement, notre société devra trouver des solutions artificielles et coûteuses pour les remplacer.

L’ACA propose des outils pour mieux planifier

L’équipe de biologistes de l’ACA a mis sur pied une méthode efficace pour identifier les zones humides qui auraient intérêt à demeurer en place. Après avoir été identifiées sur le terrain, ces zones sont cartographiées. Les municipalités ont donc en main le meilleur outil pour faire un choix éclairé dans la priorisation des développements futurs.

Si le sujet vous intéresse, sachez que l’ACA organise des sorties en pleine nature pour les municipalités, les propriétaires de la région et les citoyens qui veulent une démonstration tangible de l’apport de ces milieux si méconnus. Le prochain événement sera diffusé dans les médias locaux.

La directrice générale de l’organisme Corridor appalachien et biologiste en conservation, Francine Hone, s’est récemment démarquée en recevant la nomination de « Femme de la Terre » de la Fondation Yves Rocher. Celle qui est aussi la cofondatrice de l’organisme s’est vu décerner le 2 e prix canadien de ce programme international. Le prix reconnaît notamment son implication et son dévouement dans l’ambitieux projet de protéger les milieux naturels faisant partie du corridor appalachien qui se dresse en Montérégie et en Estrie. Grâce à cette reconnaissance, le travail de Francine Hone, de son équipe du Corridor appalachien et des partenaires affiliés à l’organisme rayonnera partout au pays. Bravo!

Francine Hone émerge parmi les Grands protecteurs de l’Environnement

Jacinthe Caron