Faciliter sans céder à la facilité

Un simple geste comme tenir la porte pour une autre personne, exercer de la patience derrière une auto qui se stationne, répondre à une demande d’information ou offrir un droit de passage qui donne accès à la nature, sont autant de façons de faciliter la vie autour de nous. Bien sûr, il en existe une panoplie d’autres, et ce journal en est un.

Le journal Le Tour a été publié pour la première fois à l’automne 1983 par le Bureau du tourisme et des congrès de Sutton (BTCS). L’organisme comportait une poignée de membres bénévoles qui voulaient travailler au développement de Sutton. Sa structure était presque identique à celle de l’actuelle Corporation de développement économique et touristique de Sutton. À cette période-là, le mot «touriste» avait, plus qu’aujourd’hui, une connotation péjorative chez de nombreux citoyens qui tiraient indirectement des bénéfices économiques de ces vacanciers.

On identifiait un problème de communication. D’abord, les visiteurs, pour ne pas dire les touristes ou villégiateurs, avaient de la difficulté à obtenir la moindre information au sujet des activités existantes et des services disponibles à Sutton. Ensuite, les citoyens interprétaient chacun à leur façon les besoins des visiteurs et répondaient aléatoirement à leurs demandes. Les directeurs du BTCS se sont donc penchés sur ce manque et ont entrepris des mesures pour y pallier. Le Tour est né pour faciliter les échanges d’information.

Pour ce faire, Le Tour a choisi de publier des articles concernant les deux groupes, citoyens et touristes. Par exemple, le premier numéro de12 pages (septembre 1983) offrait les articles suivants :

Le numéro était financé exclusivement par des ( 43) publicités de commerçants de la région qui voulaient d’abord soutenir le besoin de communication, et ensuite faire connaître leur commerce. Et, c’est toujours le cas aujourd’hui.

Faciliter la communication, sans céder à la facilité, demeure la vocation du journal dans une région qui a été élargie à Dunham et Frelighsburg en 1998.

Bonne lecture!

Denis Boulanger