Et, le plaisir!
La devise de Slow Food embrasse, en trois mots, une philosophie qui nous réfère à notre passé par la tradition de savoir-faire; à notre présent, par l’actualisation de notre plaisir et par l’éthique de nos achats; et à notre futur, par le respect de l’environnement des méthodes de production.
«La mission de Slow food est de sauvegarder la biodervisité de notre alimentation, à diffuser l’éducation au goût et à relier des producteurs d’aliments d’excellence à des consommateurs, à travers des événements divers.» ( Le Memento Slow Food)

Créé à la fin des années 80, en Italie, le mouvement Slow Food regroupe aujourd’hui plus de 80 000 membres dans une superstructure internationale au travers des conviviums locaux. Le siège social est situé à Bra en Italie, le président fondateur est Carlo Petrini.
Le convivium, «…outre d’établir le lien entre les producteurs et la communauté, mène des campagnes pour protéger les produits alimentaires traditionnels, organise des dégustations et des ateliers, incite les chefs à utiliser des produits locaux, sélectionne les producteurs qui participeront à des événements internationaux et travaille pour développer l’éducation au goût dans les écoles.» ( Le Memento Slow Food)
SlowFood n’est pas un regroupement de gens fortunés en mal de repas gastronomiques. Slow Food est un mouvement qui s’implique localement pour une agriculture équitable, un environnement sain et « lie plaisir et nourriture avec conscience et responsabilité».
Slow Food est un mouvement contre la malbouffe, c’est l’antithèse du FAST FOOD. C’est aussi un ardent défenseur de l’éducation au goût et au plaisir. Préparer et partager de bons repas en famille, entre amis. Prendre le temps de bien manger, un art de vivre ancestral… «Slow Food rend à la nourriture sa dignité culturelle et à la table sa lenteur et sa convivialité».
Slow Food, c’est aussi des Ateliers du Goût et des dégustations de produits locaux, une université de la gastronomie en Italie, un site Internet, un magazine et des bulletins d’informations nationaux. Slow Food, c’est également l’Arche du goût pour redécouvrir et sauvegarder des saveurs oubliées comme la poule Chanteclerc et la vache canadienne. C’est sans oublier les Sentinelles, de petits projets visant à aider des groupes de producteurs artisanaux; et les événements internationaux tels que Terra Madre et le Salone del Gusto (en octobre, en Italie).
Au Québec, le premier convivium à voir le jour, en 2001, a été celui de Montréal, Slow Food Québec. Depuis l’an dernier, quelques conviviums se sont formés en Abitibi, dans Charlevoix et, maintenant, dans Brome-Missisquoi, qui s’associe à la Haute-Yamaska, pour la création du convivum La porte des Cantons de l’Est sous l’égide de Slow Food Québec. Encore tout jeune, ce dernier convivum a été créé en avril et convoquera sa première rencontre à la fin du mois de septembre 2006. Les membres de Slow Food sont des individus et non pas des entreprises. Chaque membre peut jouer un rôle actif dans la définition de la spécificité de son convivium.
Pour devenir membre du convivium La Porte des Cantons de l’Est.
Danielle Bilodeau
Convivum : du latin «festin, banquet, réception». Présentement, on compte plus de 1000 convivums.