Antiquités à Dunham
Toute expédition débute par un premier pas. Ainsi a commencé, il y a près de trente ans, la collection de plus de 2000 antiquités de Linda Dinarzo et Gaston Chamberland. Passant d’une modeste collection d’objets personnels à la restauration de meubles antiques à Sept-Îles, leur vie fut, dès lors, perturbée. L’aventure les a menés jusqu’à Dunham en 1983, puis sur une ferme devenue leur propriété, il y a une douzaine d’années, sur le chemin Noiseux. Or en mai 2006, ils vivent une autre perturbation en décidant que leur commerce aurait pignon sur rue au centre du village de Dunham.
Antiquités G. Chamberland a confiance que la boutique contribuera à l’effervescence du commerce d’antiquités. S’ils se sont établis à quelques portes d’un autre commerce d’antiquités, c’est pour mieux compléter l’offre qui est faite aux amateurs d’antiquités. « Quand les gens magasinent chez nous, mais qu’ils ne trouvent pas exactement ce qu’ils cherchent, nous les invitons à passer à notre entrepôt au 2535, chemin Noiseux. Nous espérons ainsi mieux satisfaire les gens pour qu’ils en parlent à d'autres », souligne madame Dinarzo. Comme les objets trouvés chez les antiquaires complètent merveilleusement bien une visite du circuit patrimonial et la compréhension de l’histoire de Dunham, la Ville et les commerçants ont accueilli à bras ouvert leur décision de s’installer dans le village.
L’antiquaire se spécialise dans les meubles victoriens et québécois, qu’il obtient de successions ou de gens qui lui proposent des antiquités. Hélas! Le couple n’a plus de temps d’entreprendre des tournées de recherche d’antiquités comme jadis. La nouvelle boutique expose des meubles et de nombreux objets dans cinq pièces au rez-de-chaussée de cette ancienne maison du 3768, Principale.
Questionnés sur d’aucuns items que les perturbations des temps modernes auraient relégués aux antiquités, on nous a mentionné la baratte à beurre manuelle et le soufflet de forge.
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La baratte à beurre en pin était en usage, surtout sur la ferme, il y 150 ans pour produire de 10 à 20 livres de beurre à la fois. Elle a été remplacée par la baratte à beurre à manivelle, qui a fait place à la baratte mécanique, puis électrique. Aujourd’hui, on achète le beurre à l’épicerie pour des raisons économiques. Cependant, madame Dinarzo connaît une dame qui en fabrique encore selon la méthode traditionnelle pour sa propre consommation…le goût serait exquis!
Le soufflet de forge était utilisé pour attiser les feux de charbon qui servaient à transformer le métal en de gros objets tels des intérieurs de foyers et des appareils aratoires. Les techniques industrielles modernes ont supplanté celles des forges. De nos jours, de petits soufflets semblables servent plutôt à allumer le feu dans le foyer. Le soufflet exposé dans la boutique est de 4 pieds de largeur par 3 pieds de hauteur, et remonte à 200 ans. Un acheteur pourrait le transformer en table et le placer… à la retraite devant un foyer.
Information : 450 295 1190 ou 295 1490;
DB